soupes

La soupe de rave de ma grand-mère : retour vers la tendresse de l’enfance

Et oui, beaucoup de soupes sur mon blog cet hiver. Sans doute parce que chaque année ma vie est plus speed, plus excitante aussi, plus pleine, et que du coup, un immense besoin de nourriture bien chaude et réconfortante se fait sentir. Et côté nourriture réconfortante, si déjà une soupe c’est bien, quand en plus c’est la recette de la grand-mère, alors là on est carrément dans le bonheur, la tendresse et la douceur…

Ma grand-mère faisait, en hiver, de la soupe chaque soir. Ou, plus exactement, elle en préparait tous les 2 jours, et ce pour 2 jours. Quand je rentrais de l’école, comme mes parents travaillaient tous les 2, c’est chez elle que j’allais prendre mon goûter. Et chaque soir, je rejoignais mes parents enfin rentrés du boulot avec mes devoirs faits et une gamelle de soupe toute chaude, ou juste à faire réchauffer… Parmi les soupes classiques de ma grand-mère, il y avait bien sûr la soupe de légumes variés, toujours patates, poireau carotte et reste de tous les légumes du frigo. Également la soupe au chou. Parfois, et exclusivement servie chez elle le samedi soir à toute la famille, la gratinée à l’oignon… que je n’ai encore jamais faite. Il va falloir que je me lance! Il y avait encore bien entendu la floraline au lait, alors ça c’était ma nourriture de base, à moi gamine, à tel point que quand nous habitions aux USA, dans la région d’Atlanta, les Géorgiens « pure souche » ne comprenaient pas comment je pouvais apprécier leurs « gritts »… Hé hé, s’ils avaient connu ma grand-mère… lol! Il y avait aussi le vermicelle au bouillon de poule, succédant à la poule au pot de la veille… Et, j’y arrive enfin,

la soupe de rave de ma grand-mère

Prep : très long, il faut couper les raves en petits cubes… Mais certaines mandolines ou robots savent simplifier le travail…
Cuisson : 30 min

Les raves sont des petits navets ronds violets. Il faut les choisir pas trop petits, sinon on n’a pas fini de peler et peler encore, mais pas trop gros non plus, car plus ils sont gros, plus on court le risque qu’ils soient creux et fibreux. Il faut toujours en prévoir plus que ce dont on aura besoin, car il arrive qu’ils soient véreux, ou bien qu’ils aient « pris un coup de froid » : leur chair au lieu d’être très blanche et opaque, se teinte de reflets jaunasses ou noirâtres et semble devenir translucide… Bref, il y a du gâchis… Penser aussi à les peler au couteau et non à l’économe, car leur peau est épaisse, quand on coupe le haut de la rave, on voit un cercle environ 3mm à l’intérieur… C’est le repère à atteindre pour être sûr d’avoir supprimé toute la peau, dure et filandreuse.

Pour 4 personnes qui ne mangeront que ça ce soir!

1 patate à soupe par personne, selon la taille (1 grosse et 2 moyennes pour moi)
1 belle carotte par personne (donc 4 pour moi)
1 rave moyenne ou 2 petites par personne, plus du rab’ au cas où il y aurait de la perte… (jamais de grosses raves!)
du bouillon de volaille pour couvrir juste à niveau, pas plus
et ma grand-mère ajoutait parfois une poignée de riz qui cuit en 10 minutes (thaï, basmati, etc…)
Lait à volonté
sel, poivre

Commencer par peler, laver et couper en petits cubes tous les légumes. Pour moi, la taille idéale des cubes c’est environ 1cm de côté. Cela devrait plaire à Mercotte… Quoi que je ne suis pas sûre que les cubes soient assez petits pour lui apporter zénitude et paix de l’âme… 😉
En tout cas, si vous taillez plus petit, ça cuira plus vite mais que de temps à couper des cubes… Et si vous coupez plus gros, prévoyez une cuisson un peu plus longue.

Placer tous les légumes dans une casserole, couvrir juste à niveau, pas plus, je dirais même plutôt à peine moins, avec le bouillon de volaille froid (de l’eau avec un cube de bouillon déshydraté feront parfaitement l’affaire).
Porter à ébullition, puis baisser le feu et laisser bouillonner doucement à couvert jusqu’à ce que les légumes soient tendres, ce qui prendra environ 20 à 30 minutes selon la taille des cubes.
Ajoutez le riz environ 10 minutes avant la fin de la cuisson, quand les patates semblent ne plus arriver vraiment à résister à l’écrasement de votre cuiller en bois contre les parois de la casserole… et surveillez la cuisson en ajoutant du lait si le riz manque de liquide pour bien gonfler.

Résistez à l’envie pourtant très naturelle d’utiliser dur riz complet, ou alors faites le précuire avant, car il lui faut 45 minutes pour être tendre, la soupe n’en demandera jamais autant!

Quand tout est cuit, le niveau du bouillon peut être plus haut que les légumes si vous n’avez pas mis de riz. Je vous recommande alors d’en retirer un peu et de le remplacer par du lait. Cette soupe est vraiment un bouillon dans lequel nagent beaucoup de légumes, avec ou sans grains de riz, mais en aucun cas une soupe pour chien épaisse et pâteuse! Donc il faut ajouter du lait pour obtenir la consistance désirée.

Poivrer. Goûter, rectifier en sel et poivre.
Servir rapidement, surtout en présence de riz… et très chaud.

Je rajoute même encore du lait bien froid dans ma soupe pour pouvoir la déguster plus vite! C’est que je n’aime pas attendre, surtout une telle soupe! Et comme toujours sur les soupes de mon enfance, je place le morceau de gruyère à faire tremper dans le bol pour le ramollir et le grignoter tout doucement, une petite bouchée par cuillerée de soupe… Mmmmmmmm…

Que de souvenirs… C’est ça, la « comfort food »…

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8 réflexions au sujet de « La soupe de rave de ma grand-mère : retour vers la tendresse de l’enfance »

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