sorties

Olivier Boizet, le château de Champlong, Villerest (42)

Dimanche dernier, mes parents nous ont invités à déjeuner au restaurant avec eux, près de Roanne, à environ 1h30 de Lyon.

Un pur moment de bonheur…

Ne manquait à cette journée que Fifille n°2 restée à la maison pour réviser pour le bac blanc qui commençait dès le lendemain… Mais Fifille n°1 était avec nous, digne représentante de la 3ème génération autour de la table!

Bon, il ne faisait pas très beau, on ne peut pas dire que le soleil aide à mettre en valeur le cadre pourtant superbe!

Pour l’apéro, 3 cuillers nous ont été proposées :

cuiller du fond : guacamole et une touche de pomme verte
Cuiller du milieu : coeur de canard tiède au sésame
Cuiller de devant : heu… je ne sais pas trop… calamar et crevette en tapenade de tomate avec des herbes sur une gelée de tomate ?
Je n’en sais pas plus car la description exacte n’est pas marquée sur le menu. Mais ce dont je suis sûre c’est que c’est délicieux!

Voici le menu que nous avions choisi :

Le premier plat à base de langoustines a été remplacé par un plat sur le thème des St Jacques, et je suis sûre que nous n’avons pas perdu au change… Il y avait une noix entière, sans corail, chaude avec du beurre et du citron, et un carpaccio de St Jacques délicatement disposé sur une tapenade de tomate assez proche de celle de la cuiller d’apéritif elle-même tartinée en couche hyper fine sur une tranche d’un biscuit tout aussi fine et tellement croustillante…

Je vous présente maintenant avant de reprendre la suite du menu les pains que nous nous sommes vus proposés :

Le pain n’est pas fait sur place.

Tout d’abord un pain au sésame :

et un pain noir au graines et orge malté… Mon préféré… J’aurais pu ne manger que lui (Hein? Mais oui j’exagère! Un tout petit peu! lol! Mais le coeur y est! )

Mais revenons à notre menu avec la sole et le concombre :

Dessous, on distingue un quinoa blanc cuit à la perfection, avec un petit goût de citron délicat… Et surmontant le tout une rondelle de citron séchée à laquelle je n’ai pas pu résister : je l’ai d’abord délicatement grignotée pour voir quel goût (confite à l’huile, sucrée, salée ?) elle avait, elle était nature, juste séchée au four, mais séchée juste ce qu’il faut, avec encore beaucoup de jus dans la chair… Hop, j’ai tout croqué! 😉 Pour ce qui est de la sole, j’avoue avoir rarement dégusté des goujonnettes cuites de manière aussi parfaite : caramélisation de la surface, et l’intérieur d’une tendreté et d’un moelleux extraordinaires. Bref, tout le goût de la sole était là! Et le concombre était extra. C’est là que j’ai compris que je fais trop cuire mon concombre! Désormais je le garderai un poil plus croquant!

Ensuite le chef nous a régalés d’un imprévu…

Il s’agit d’un pavé de bar avec un blanc manger d’asperge et une demi asperge. Un peu d’huile de noisette sur le blanc manger… Là encore un régal. Il faut absolument que j’arrive à copier ce blanc manger, c’est tout simplement sublime! Vous allez sûrement vous moquer, mais la peau du bar était tellement croustillante et parfumée qu’on s’est demandé quel pouvait bien être ce sel aromatisé que le chef avait utilisé! Et que, sans la moindre honte, on a demandé ce que c’était… Et la réponse fut « de la fleur de sel ». Bon. Ce n’est donc pas un sel aromatisé… Mais alors, qu’est-ce qui donne cette saveur à la peau du poisson? Un  poivre? Une herbe? Nous ne le saurons pas…

Ensuite, le veau avec ses champignons, une sauce à base d’artichaut et de champignons, et un artichaut surprise :

Je ne sais pas si on voit bien sur la photo qui suit, mais la côte de veau cuite à la perfection (cuisson de 5 heures, mais je ne sais pas si c’est cuit sous vide ou à la vapeur ou « bêtement » au four…) semblait avoir ensuite été panée style tempura à la coriandre! La finesse de cette croûte, comme une très fine peau transparente parsemée de petites brisures de feuilles de coriandre… La sauce, sans doute émulsionnée, d’une tenue parfaite et au parfum de champignon très incisif, cachant l’artichaut qui – paraît-il – entre dans sa composition et qui n’est pas arrivé jusqu’à mes papilles…
Quant au petit artichaut violet tourné dans son jus, je l’ai qualifié d’artichaut « surprise », car il était farci. Mais je n’ai pas su déterminé à quoi… A quelque chose de délicieux en tout cas! 😉

A suivi le fromage. Pour moi, une fromage frais avec une petite compote de griotte :

Comme vous pouvez le voir, le fromage blanc, bien qu’accompagné d’une compote sucrée, était salé et poivré… Un régal. Les autres avaient préféré un charolais frais « amélioré » :

Il y avait un peu d’huile de noisette et de noisettes concassées. Pour accompagner une simple salade de betterave rouge crue et de céleri rave râpés, une merveille pour les papilles, mais pour les yeux aussi, regardez, admirez :

A suivi un verre de pré-dessert grand marnier, ananas,

Il y avait du chocolat au fond, de l’ananas, et la crème au grand-marnier, le tout surmonté d’une mignonne chouquette… Trop bon…

Et nous avons fini en beauté sur le thème de la pomme verte, en version crue, sorbet et gelée… Encore un régal, une simplicité désarmante pour un résultat carrément au top!

Nous avons passé un moment extrêmement agréable, nous avons été accueillis avec une totale gentillesse par Véronique Boizet tandis que son mari Olivier officiait en cuisine. Des travaux dans le château vont être effectués afin que l’an prochain une douzaine de chambres soient disponibles. Si j’ai bien compris, un système de table d’hôte devrait aussi être mis en place…

A suivre donc…

Le Château de Champlong
Véronique et Olivier Boizet
42300 VILLEREST
(33)4-77-69-69-69
chateauchamplong@wanadoo.fr
www.chateau-de-champlong.com

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9 réflexions au sujet de « Olivier Boizet, le château de Champlong, Villerest (42) »

  1. Merci pour ce magnifique voyage culinaire! Tes photos sont magnifique et donnent très bien l’idée des plats ..mmmmm.. tout à l’aire très appétissante.Dommage que ce soit trop loin de chez moi, mais j’ai quand même noté l’adresse au cas où j’irai vers Lyon. Bye 🙂

  2. miam!! Magnifique repas !!!!! j’imagine la tête des garçons quand tu as pris les photos (superbes au demeurant)…soit ils t’ont prise pour une espionne envoyée par la concurrence soit ils se sont dit…tiens v’là une blogeuse !!!!Avec nos blogs, on dégaine l’apn aussi vite que les japonais devant le Cervin!!!bisous

  3. bon moment le poing sous le menton j’ai dégusté ton post…qu’elle simplicité et en, même temps qu’elle maitrise extrème il en ressort!!!une belle expérience !!merci d’avoir partagé !biseélise

  4. Ce repas a dû être tout simplement fabuleux. La viande n’était-elle pas cuite à basse température pour cuire aussi longtemps ? J’attends ta version du blanc manger aux asperges et tu nous feras peut-être les desserts aussi.

  5. Bonjour,Je suis addict de Mercotte et c’est depuis son site que je suis arrivé ici. Je découvre ce restaurant et je vais aller visiter les autres de la catégorie sorties. En effet j’ai vécu 10 ans à Lyon et j’ai une soif de bonnes adresses pour mon retour en métropole en 2009.Bonne continuation à votre blog.Thierry

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