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macaroni aux anchois frais et « cime di rapa »

Les « cime di rapa », nous on adore. Je ne sais pas si tout le monde connaît en France, en tout cas c’est quand on vivait aux USA qu’on a découvert ces feuilles parfois garnies de boutons de fleurs jaunes et montées sur des grandes tiges. Feuilles de navet ? Aucune idée de ce que c’est. Une sorte de chou d’après Wikipedia. En tout cas c’est une feuille amère très consommée en Italie et aux USA, mais pas facile à trouver au marché de mon village. Seul un petit papy d’origine italienne en vend… mais bon, cultivé au pied des tours de la raffinerie de Feyzin, est-ce bien consommable raisonnable ? Ô_o
J’en trouve à Grand Frais aussi, mais une version énorme, gigantesque, à se demander si ces « cime di rapa »-là n’ont pas poussé au pied des tours de la centrale du Bugey… Ouais, bon, je sais, jamais contente, la Cath… Arf… Enfin bon, je ne sais pas où la version de Grand-Frais a poussé, tout ce que je sais c’est que ces bêtes-là plus c’est gros plus c’est filandreux, épais, bref c’est meilleur petit…

Quand j’arrive à trouver de jolis petits « cime di rapa », je n’hésite pas, j’en achète. Ca se conserve relativement bien au frigo (enfin faut pas réver, ça se conserve mieux qu’une salade et moins bien qu’une courgette!) et je peux donc réfléchir à ce que je vais en faire.

Je vous avais déjà présenté les « cime di rapa » dans une autre recette, les tagliatelles, saucisses italiennes piquantes et « cime di rapa »

Mais ça c’était parce que je n’avais pas d’anchois sous la main… Hé hé hé! Et figurez-vous qu’un vendredi au marché je trouve le même jour les « cime di rapa » chez le petit papy, et des anchois frais chez le poissonnier! J’allais enfin pouvoir retrouver ce plat que j’adore!

Mais avant de passer à la recette, je voudrais vous rassurer, chers lecteurs, car je sens poindre dans vos yeux comme qui dirait une légère inquiétude quant à mon état de santé : la saison de l’anchois est depuis longtemps terminée, pour ne pas dire de même de la saison des « cime di rapa » qui ne supportent pas le gel! Je sais que je viens de dire que les « cime di rapa » se conservent bien, mais pas à ce point! lol! J’avais fait cette recette à l’automne dernier et je n’avais pas encore eu le temps de la publier…

Dans les « cime di rapa », on ne consomme que les feuilles et les tiges les plus tendres, les grosses tiges ne se mangent pas.
Cette recette se fait traditionnellement avec des anchois en conserve, donc quand on n’a pas d’anchois frais on prend sans hésiter des anchois à l’huile. Et quand on ne trouve pas de « cime di rapa », on prend des feuilles de navets, on est en pleine saison de la rave!

Macaroni aux anchois frais et « cime di rapa »

pas de source précise, c’est une recette traditionnelle que chacun réalise à sa guise

Pour 4 personnes (en plat unique)

500g macaroni
8 beaux anchois (soit 4 filets par personne. S’ils sont petits il en faut plus.) Avec des anchois à l’huile, on en prendrait seulement 2 petits filets par personne, sinon ça serait trop salé et le goût trop fort.
3 csoupe huile olive (2 + 1)
environ 750g à 1 kilo de « cime di rapa » non préparés (je rappelle qu’on ne mange pas les grosses tiges!)
1 piment rouge
3 ou 4 gousses d’ail
1/2 jus de citron
50g environ de parmesan

Mettre une grande quantité d’eau salée à bouillir.

Préparer les anchois. Tirer la tête, les vider sous l’eau du robinet avec l’ongle, puis ôter l’arête centrale, peu importe si les filets se séparent. Arracher enfin la nageoire dorsale. Réserver au frigo.

Comme on le voit sur la photo ci-dessus, j’avais nettement plus que 16 filets d’anchois frais… Mais je n’aurais pas su quoi faire du reste (congeler : bôf… mettre à mariner : pas le temps…) alors j’ai voulu tout mettre dans ce plat et ça faisait vraiment trop…

Je rédige ce billet à l’avance tout en regardant d’un oeil la télé où se joue le film « La visite de la fanfare ». Excellentissime! Je crois que je reprendrai ce billet plus tard!😉
En effet, le film était excellentissime, et je reprends… le lendemain!

Préparer et laver les « cime di rapa » : jeter les parties ligneuses des tiges et garder les plus tendres ainsi que les feuilles, laisser les feuilles entières, surtout ne pas les hacher!

Ôter les graines du piment et le ciseler, peler, dégermer et hacher l’ail.

Quand l’eau bout, y jeter les pâtes et les cuire selon les indications sur le paquet.
3 minutes avant la fin de la cuisson des pâtes ajouter dans l’eau les « cime di rapa ».
En même temps, chauffer 2 csoupe d’huile d’olive à feu vif dans une sauteuse anti adhésive. Quand elle « frise », ajouter ail, piment, mélanger pour pas que ça risque de brûler puis ajouter très vite les anchois et mélanger. Les 3 minutes ont dû s’écouler, récupérer les « cime di rapa » dans l’eau des pâtes avec des pinces et les mettre à revenir dans la sauteuse avec les anchois, bien mélanger, baisser le feu. Prélever 1 louche d’eau de cuisson des pâtes, réserver. Egoutter les nouilles, les remettre dans la casserole et verser 1 csoupe d’huile d’olive dessus, mélanger.

Mélanger le contenu de la sauteuse, si ça paraît sec ajouter un peu de l’eau de cuisson réservée. Les « cime di rapa » sont cuits quand ils sont tendres, et comme ils ont été pré-cuits avec les pâtes, cela va très vite. Saler, goûter, rectifier.

Réunir avec les pâtes, ajouter un peu de jus de citron et servir saupoudré de parmesan fraîchement râpé.

J’aime le contraste entre l’amertume des feuilles et le goût iodé de l’anchois. Les pâtes apportent rondeur à l’ensemble. Quand au piment et au citron, je crois que sans eux l’assiette serait très lourde! Ils apportent donc de l’énergie au plat et… à notre digestion!😉
Et comme toujours, je me demande si ça ne serait pas encore meilleur avec 2 piments et non pas un seul… On ne se refait pas…😉

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En 2008 notre dessert était un exceptionnel chausson feuilleté aux poires et fruits secs et sa petite sauce. Si vous l’aviez manqué l’an dernier, ne le laissez pas passer cette année!