apéro

crackers salés aux herbes

Hier, je suis allée à Auchan.
Voilà qui est passionnant, non ?
Je vais souvent à Auchan.
Dans le supermarché, mais aussi dans les diverses boutiques de la galerie marchande.
Je laisse alors mon caddy, que j’ai dégagé de son rangement à l’aide d’un jeton, et mes paniers, sacs et autres contenants vides devant la boutique que je vais mettre à sac et ai donc les mains libres pour vadrouiller entre les rayons richement achalandés.
Mais je garde toujours un oeil sur mon caddy, on ne sait jamais qui aurait besoin d’un caddy vide ou d’un jeton percé…
C’est donc ce que j’ai fait hier après-midi lors d’un de ces raids dont j’ai le secret… partagé par tant de femmes… 😉
Sauf qu’un appel téléphonique m’a distraite. Agacée. Mise en fureur. Consternée. Désabusée. C’était mon banquier…
Il y a 12 jours de cela, j’ai demandé à ce que soit effectué un virement en devises à l’étranger pour inscrire Fifille n°1 dans une école de théâtre, la validation de l’inscription étant faire par la réception des pépettes… Et le nombre de places étant limité, ce serait basé sur un système premier arrivé, premier servi… D’où mon empressement à effectuer le virement immédiatement.
Le virement en question n’est pas passé. Plus exactement, il est passé dans une faille de l’espace-temps… Si je n’avais pas été surprise de voir que les sous que j’avais sortis de nos économies exprès pour ce virement étaient toujours sur mon compte, personne ne se serait aperçu de rien ! Inquiète et à la recherche d’une explication, je suis passée en urgence à la banque, puisque personne ne répondait au téléphone au standard d’une part, que mon conseiller était sur boîte vocale d’autre part, et enfin que de toute façon ce conseiller avait quitté l’agence pour être remplacé par une conseillère toute fraîche toute neuve, bref j’ai dû laisser en plan toutes mes super passionnantes-accaparantes-et-utiles-à-sauver-la-planète activités pour sauter dans ma super Cath-mobile et essayer de trouver quelqu’un à la banque qui puisse me dire si cette situation était normale… « Je me renseigne et je vous rappelle quand je sais », m’a-t-il été répondu, très gentiment. Manquerait plus en plus qu’ils soient malpolis, à ma banque !
Et j’étais justement en train de stocker sur un bras tout un lot de shorts, mini-jupes et T-shirts à bretelles (encore des trucs qui vont faire tiquer mes Fifilles… lol !) quand mon portable a sonné. J’ai donc tout lâché, les vêtements ont quitté mon bras, mes yeux ont quitté le caddy, toute ma concentration s’est concentrée (j’insiste sur l’énergie que j’ai mise dans ce coup de fil) sur mon but principal : inscrire ma fille dans son école.
C’était le banquier.
« Le virement n’a pas été fait il m’avait semblé en effet, on ne sait pas pourquoi moi non plus, on n’a pas été avertis moi non plus, on est désolés pas autant que moi, on vous offre les frais liés au virement c’est la moindre des choses surtout si l’argent arrive trop tard et que les inscriptions sont closes, sans ma fille, toutes mes confuses etc. etc. etc. bla bla bla ».
Enfin en attendant, qui c’est qui est dans le caca ? C’est Fifille n°1 qui ne saura sans doute que demain si les sous sont bien arrivés à sa future école et qui pourra alors leur téléphoner pour s’assurer que tout se passe bien…

Mais il y avait quelqu’un d’autre dans le caca hier dans la galerie commerciale d’Auchan : une Cath qui, après avoir exprimé tout son mécontentement à son banquier et raccroché un peu beaucoup sèchement son téléphone, a tenté alors de raccrocher aussi son regard à son caddy…

Plus de caddy !

Plus de panier d’osier !

Plus de jeton percé si parfaitement adapté à son rangement sur un trousseau de clés de voiture…

Adieu caddy, panier, jeton, veau, vache, cochon, couvée…

Au dire des agents de sécurité, les paniers d’osier ne sont jamais retrouvés… Notez vous aussi ce pluriel. Perspicace, j’en déduis que j’ai été bien bête naïve confiante, depuis 9 ans maintenant, d’abandonner mon caddy dans la galerie pour quelques minutes (environ, hein, faut pas non plus chercher une précision totale, n’est-ce pas, surtout quand il s’agit du temps que peut passer une Cath à essayer des vêtements dans une boutique, d’ailleurs les mecs ne peuvent pas comprendre et disent que ça dure des heures… Meuuuuuuuuh non !  Pfffff ! Mauvaises langues !).

Il ne m’est plus resté qu’à prendre un nouveau caddy, avec un jeton plastique et non percé donné à l’accueil du supermarché par une hôtesse compatissante qui m’a confirmé qu’on ne revoyait jamais les paniers je crois que je vais haïr le pluriel, et trimballer mes courses sans panier pour les rassembler et donc article par article du caddy au coffre de ma voiture puis du coffre à la maison… Quant à ma sélection chez Camaieu, une gentille vendeuse avait déjà tout rangé, je suis repartie sans rien acheter dégoûtée et épuisée. Pas grave, j’y suis retournée aujourd’hui, sans panier ni caddy, et je me suis vengée ! Mes filles n’ont pas fini de jaser sur l’état mental vestimentaire de leur mère !

Demain je descendrai à  Lyon racheter un panier d’osier à fond plat et rectangulaire parce que le mien, je l’adorais !

Pourvu que j’en trouve un…

Crackers salés aux herbes

d’après une recette de Martha Stewart

facile
prep 5 minutes
congélateur 15 minutes
cuisson 15 minutes

Pour une quinzaine de sablés

145g farine
1/2 ccafé sel
poivre fraîchement moulu
2 csoupe ciboulette hachée
1 csoupe thym frais
1 ccafé origan séché
60g beurre très froid, coupé en petits dés
60g lait ribot (crème sûre dans la recette d’origine – mais yaourt ou fromage blanc marcheraient aussi bien)
QS fleur de sel de Guérande

Dans un mixeur à couteau, rassembler farine, sel, poivre, herbes et petits dés de beurre très froids. Mixer pour sabler.
Verser le lait ribot tout en mixant et arrêter de mixer dès qu’une boule se forme.
Etaler la pâte très finement sur le plan de travail recouvert d’une feuille de papier cuisson légèrement farinée ou d’un silpat. Saupoudrer de très peu de fleur de sel puis donner un léger coup de rouleau pour que le sel « accroche ». Piquer la pâte à la fourchette, découper les crackers à l’emporte-pièce sans chercher à les déplacer et mettre au congélateur environ 15 minutes.
Pendant de temps, préchauffer le four à 170°C.
Sortir la pâte du congélateur. Décoller les crackers gelés et les placer sur une plaque à pâtisserie
Enfourner 10 à 15 minutes, surveiller.
Refroidir sur une grille.

J’avais fait ces crackers avec un velouté de topinambours dans le but de travailler le restant de l’ail des ours que Madeleine de la cuisine des 3 soeurs m’avait si gentiment offert, mais quand j’ai ouvert mon frigo, le peu d’ail des ours qui restait avait complètement pourri… Rappelez-vous, je vous avais parlé des crackers à l’ail des ours que je voulais faire avec un velouté de topinambours monté à l’aide d’un beurre d’ail des ours… Résultat, des crackers à la ciboulette, thym et origan accompagnant un velouté de topinambour au pesto d’oseille… lol ! Comme on dit, « on fait ça qu’on peut avec ça qu’on a »… Et c’est quand même bien agréable de n’avoir qu’à sortir sur sa terrasse pour trouver ciboulette, thym frais, oseille et autres herbes de saison !

J’ai oublié de saupoudrer le sel de guérande sur les crackers et en effet, ils n’étaient pas assez salés. Dommage…

S’ils sont tout à fait adaptés à l’accompagnement d’une soupe chaude, ces crackers peuvent parfaitement mettre en valeur également une soupe froide comme un gaspacho par exemple. Ou servir de support à une bonne trempette du style fromage de chèvre frais à l’ail et aux fines herbes.

Conclusion, même pas assez salés, ces sablés sont délicieux. Et s’ils avaient été non seulement correctement salés mais aussi à l’ail des ours, je pense que ça aurait été délicieux aussi, peut-être même plus encore !

Pour tester à l’ail des ours, il va falloir attendre le printemps prochain… Je suis déjà en manque…

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12 réflexions au sujet de « crackers salés aux herbes »

  1. je compatis a la perte de ton joli panier, c’est siderant! Piquer une babiole dans une grande enseigne ne me choque pas vraiment. Voler un individu, je trouve ca pitoyable et effarant.Heureusement il y a des petits plaisirs culinaires ou vestimentaires qui attenuent la colere provoquee par ces saletes de banquiers et de voleurs de caddies!!!

  2. Bonjour Cath,Je constate que c’était pas ton jour hier ! Entre le banquier et le vol de ton caddy ! J’espère que ça ira mieux pour toi et que tu retrouveras un joli panier en osier comme le tien : c’est honteux que les gens se servent comme ça !!!Je me laisserai bien tenté par un de tes carckers…Allez courage !Bisous.Claudia.

  3. Eh beh quelle histoire! le coup de l’argent qui s’est volatilisé on ne sait malheureusement ca ne m’etonne pas plus que ca! Enfin en tout cas j’espere que tout s’arrangera pour ta fille!Je craque pour tes tits crackers! ils ont l’air trop trop bon!

  4. Comme d’hab, miam miam ! Je sens que je vais bientôt faire ces biscuits apéritifs de Martha Stewart.Pour le lait ribot, on peu le remplacer aussi par le lait fermenté, mon fromager dixit et il a raison. Il vend une marque qui s’appelle luxlait (du Luxembourg).

  5. Quelle mésaventure! Voler un caddy avec un panier quand même! C’est honteux!!!Tes crackers me font bien envie! Ils ont sûrement un ptit goût d’y r’viens y!bisous et j’espère que tu as pu retrouver un panier en osier!

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