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Visite à Annecy chez Laurence Salomon

Je vous avais déjà mentionné mon passage au restaurant Nature & saveurs de Laurence Salomon (clic), mais je n’avais pas encore eu l’occasion de vous raconter tout ça… Allez, je m’y colle maintenant. Même si Dominique de Cuisineplurielle en a déjà parlé ici (clic), je viens mettre à mon tour mon grain de sel pour parler du repas très agréable que nous avons partagé, Dominique de Cuisineplurielle, donc, Mireille de Menus Propos, Cath.Woman de la Gazette des Fourneaux, Lorette de la Table de L et moi-même.

C’était d’ailleurs sur une réflexion de ma part lors d’une de nos rencontres précédentes que nous avions décidé d’aller déjeuner chez Laurence Salomon. En effet, j’avais été un peu surprise l’an dernier lors de mon passage au salon primevère à Lyon de voir comme bien des préparations alimentaires étaient ternes… Comme si « naturel » était équivalent à triste… Comme si les couleurs, la brillance des aliments n’étaient qu’artifice et produits chimiques à rejeter à tout prix… Après tout, il me semble que le rouge de mes tomates ou le vert de ma menthe et de mon persil qui poussent sur ma terrasse ne doivent rien à la chimie mais juste au soleil et à la pluie (heu… Et à l’eau de la ville aussi! lol!). Je voulais savoir ce qu’un grand nom du naturel pouvait faire… Et c’est ainsi que quelques mois plus tard, je peux vous raconter nos aventures annéciennes.

Nous voici à Annecy bien en avance, nous commençons donc par repérer les lieux.

L’équipe est déjà à table en terrasse :

Et croyez bien que voir Laurence Salomon (et les 2 autres membres de son équipe) à table sauçant son assiette avec du pain nous a fait remarquer que cétait quand même super bon signe! lol!

Bref, nous étions très en avance, Mireille et Lorette qui venaient elles de Grenoble n’étaient pas encore là. Nous avons décidé de braver le froid (il faisait pourtant chaud à Lyon ce matin là!) et de nous ballader dans le quartier.

Ce sont là les alentours directs de la terrasse du restaurant.

Très très en avance, je vous assure! Nous explorons un peu plus loin…

jusque là :

où nous entrons nous réchauffer autour d’une petite table et d’une bonne tasse de thé ou de café. La dame qui nous reçoit est d’une gentillesse exquise, nous nous promettons de repasser après le repas prendre quelques tablettes de chocolat (aux cranberries pour moi!), nous ne voulions pas nous encombrer avant.

Puis nous reprenons notre promenade, toujours pas de nouvelles de Mierille et Lorette.

Le centre ville, piéton pour une très grande partie, est très agréable. Et en plus le voile nuageux commence à se dégager…

Soudain, ça y est, Mireille et Lorette nous appellent, elles sont déjà au restaurant, installées sur la terrasse… Il ne nous reste plus qu’à nous dépêcher pour les retrouver… Aïe, nous nous sommes bien trop éloignées…
Nous arrivons enfin.

Il ne fait toujours pas bien chaud en terrasse, mais c’est cependant notre choix : le ciel se dégage de plus en plus, nous prenons donc le pari que ça va encore s’améliorer. Et puis pour les photos, la lumière sera meilleure qu’à l’intérieur!

Pas de menu, pas de carte. Nous mangerons ce qu’on mettra dans nos assiettes. Pas de problème pour moi, j’aime tout sauf les marrons (et encore, seulement quand ils sont sucrés). lol!
Certaines d’entre nous qui n’avaient pas à conduire ont pris la formule avec verre de vin en accord avec les plats dégustés. Des vins bio ou « nature », bien sûr, présentés avec amour, et ça change tout!
Laurence Salomon nous propose de goûter son eau en version plate ou pétillante, je vous laisse cliquer ici pour tout savoir sur cette eau. Il faut reconnaître qu’elle est très pure au goût (dans sa version plate, celle que j’ai goûtée).

Nous attaquons avec un lot de couleurs me rassurant tout de suite sur le fait que non, bio ne veut pas dire terne! Ouf!

Le seul problème, c’est que ça fait longtemps, et je ne retrouve pas le papier où j’avais tout noté ce que nous avions mangé… Je vais essayer de faire de mémoire, mais bon… Pardonnez-moi…

Nous avons d’abord une quenelle de caviar d’aubergine doux et subtilement parfumé, une bouchée de 2 riz sur un coulis de tomate maison, une purée de courgette et une petite sauce bien mousseuse dont je ne me rappelle plus la composition… Il y avait aussi une belle feuille de basilic dressée comme une voile, un morceau de petite courgette en pickle maison. Cette entrée représentait un jeu de consistances puisque tout, coulis, sauce, purée, caviar et boulette de riz était souple, sans croquant. Le seul croquant était apporté par la courgette en pickle, nécessaire non seulement à l’équilibre des consistances (par contraste) mais aussi pour trancher par son acidité hyper présente avec la douceur des autres éléments. Ca, c’était attaquer en beauté!

Nous poursuivons avec le plat, un poisson (féra du lac d’Annecy et non du Léman, Laurence Salomon a bien insisté!) salé au gomasio (sel au sésame) sur un lit d’algues fraîches et vertes dont je n’ai pas retenu le nom, accompagné d’une quenelle de crème de tofu au citon confit (maison) et aux herbes à se rouler par terre (alors solide, le tofu, pas soyeux! Ben oui, on n’était pas d’accord entre nous alors on a demandé! lol! Et Laurence Salomon nous a répondu en toute simplicité, sans rien cacher, tout naturellement, une femme totalement dans le partage!), quelques haricots azukis simplement cuits à l’eau avec quelques aromates et du miso (ho ho, j’ai bien un bouillon cube au miso dans mon placard, moi, non?) agrémentés d’une espuma aux algues rouges. Le poisson était cuit à la perfection, et vous savez comme je suis difficile et exigeante sur ce point précis. La -ou le- féra n’est certes pas mon poisson préféré mais je reconnais tout son talent à la chef car j’ai tout mangé! Les azukis sont des haricots rouges très farineux, j’ai eu un peu peur pour le retour dans ma voiture, mais non, tout s’est bien passé. Une absence d’effet due à la chef ou à la qualité de ce haricot sec? A tester à la maison.

L’assiette de fromage, alors là, encore une merveille de couleur, de parfums, de consistances entre la confiture de potimarron si je me souviens bien (un chutney d’après le menu, mais pour mon palais c’était plutôt une confiture) et les graines de courge et de tournesol torréfiées, la petite salade de feuilles assaisonnée à l’huile de pépins de courge, quelques magnifiques et délicieux raisins noirs juteux et croquants, et, je garde le meilleur pour la fin, les 2 roblochons : une boule de roblochon frais, un peu comme de la mozzarelle fraîche mais avec le goût de roblochon en fond, et une tranche de roblochon affiné, celui que nous connaissons tous, mais d’une qualité exceptionnelle. Je ne sais pas qui est son fromager mais franchement, un roblochon comme ça je peux faire 200 kilomètres pour aller en acheter. Comment ? Qui a dit que c’est pas bon pour le cholestérol ? lol!

Nous terminons par un dessert qui n’avait à priori rien pour me plaire sauf le chocolat… Une tarte banane-chocolat (recette dans son livre « fondre de plaisir ») agrémentée de coco râpée torréfiée jusqu’à coloration, et une boule de glace au citron et au lait de riz. Heu… De riz ou d’amande ? Heu… De riz je crois bien… Ah la la, il va falloir que j’y retourne! lol! Sur un coulis de chocolat chaud et une petite crème dont j’ai oublié de demander de quoi elle était faite… Ce qui n’était pas mentionné, c’était la présence de cannelle dans la pâte à tarte (faite avec une margarine végétale et non du beurre… hé hé hé!) qui rendait l’association chocolat-banane pas écoeurante du tout… Quant à la glace présentée comme au citron, je n’arrivais pas à comprendre d’où venait l’amertume très présente, plus encore que l’acidité. Alors j’ai demandé, et Laurence Salomon a répondu! C’était du citron confit entier par ses soins… C’est pour ça que c’était si bon! Et que l’ensemble était si digeste!

Un 2ème dessert nous surprend alors :

Cette toute simple compote de prunes à laquelle il semblerait que quelques prunes caramélisées aient été ajoutées, complétée par un peu de crème d’amande et une amande torréfiée nous a toutes scotchées. Je me demande s’il en est une seule de nous 5 qui n’ait pas essayé de refaire à la maison! Dominique en a parlé ici, Lorette , moi aussi j’ai essayé mais j’ai fait cet essai avec mes dernières prunes lors de la diffusion en direct live chez moi du film d’horreur « la nuit de l’attaque des asticots », Fred et Cath.woman comprendront 😉 et je n’ai retrouvé dans ma casserole qu’une purée brûlée amère et fumante… Je ne m’avoue pas vaincue : je réessaierai l’an prochain!

Laurence Salomon est venue discuter à notre table tandis que nous terminions notre dessert. Nous en sommes venues à discuter pain, levain et… elle nous a offert de goûter des madeleines au levain qui venaient de sortir du four!

Peut-on vraiment les appeler madeleines ? Ces petits gâteaux en ont la forme mais rien d’autre à part le fait qu’ils sont délicieux. A la 1ère bouchée, une impression de pâte un peu épaisse et sèche, comme un peu sablée. A la 2ème bouchée, le goût éclate. C’est très bon! Et le levain (pas un levain liquide type Kayser mais pas un levain « sec » non plus, entre les deux, nous a expliqué la chef) est visiblement très en forme, regardez-moi ces alvéoles!

Nous sommes sorties de table calées mais pas lourdes, ravies de s’être autant régalées sainement, riches de la rencontre avec cette femme qui m’a fait penser un peu à Anne-Sophie Pic en plus grande et moins timide : ses yeux s’illuminent quand elle parle de ses recettes, des producteurs qui la fournissent, son amour du produit… L’une d’entre nous ayant calé au dessert, Laurence Salomon est venue nous demander pourquoi (au cas où ça n’aurait pas été bon, mais nous l’avons vite rassurée!), et elle nous expliqua alors à quel point il lui était difficile de voir une assiette revenir sans être finie, à quel point il lui était pénible de devoir jeter le reste à la poubelle : « Je sais ce que j’ai mis dedans, il n’y a rien que des bons produits », dit-elle… et ça lui fait mal au coeur. On la comprend…

Nous profiterons encore un peu de l’après-midi (enfin) ensoleillée pour nous promener dans la ville

et nous sommes finalement reparties dans le froid : le soleil se cache tôt dans les montagnes! Le froid nous a chassées… Et nous en avons oublié nos plaquettes de chocolat Thuriès…
Tant pis…
Une autre fois?

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8 réflexions au sujet de « Visite à Annecy chez Laurence Salomon »

  1. la prochaine fois je t’en pris ne m’oublie pas j’aurais ete plus que ravie de faire partie des votres et de faire enfin la connaissance cath woman et pour partager ne votre compagnie une de ses superbes journées

  2. C’est vrai j’ai moi aussi tenté de reproduire le dessert aux prunes mais n’ai pas réussi à reproduire la perfection de celui de « la chef » pourtant je l’ai fait sereinement et contrairement à toi, non entourée de monstres.La lecture de ton billet vient de me permettre de revivre de bons et très savoureux moments.

  3. Lorette et Mireille se faisaient attendre quand finalement ce sont elles qui ont attendu… Pour de belles retrouvailles et une dégustation pleine de découvertes. Vivement la prochaine sortie! Biz.

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