desserts

Arlequin

Aujourd’hui, nous allons faire une petite incursion dans le style « épatez vos amis », qu’on peut également appeler le style « gâteau-qu’on-dirait-fait-par-un-pro ». Ca faisait longtemps que je ne vous avais pas mis un beau gâteau comme cet arlequin, n’est-ce pas ?

Il est parfait pour un anniversaire (c’est d’ailleurs à cet effet qu’il a été utilisé chez moi, par le plus grand des hasards!), il peut être préparé à l’avance et rester au congélateur jusqu’à la date prévue, il est aisément décorable, voilà encore quelques qualités appréciables pour un si beau (et si bon) dessert!

Et en parlant d’anniversaire, j’offre cet arlequin à mon amie Mimi dont c’était justement l’anniversaire il y a quelques jours… Mimi la reine des moules à la tangéroise, vous vous souvenez ? 😉

L’arlequin, c’est un pur régal, une pure gourmandise… Une couche de biscuit moelleux au chocolat, une de crème brûlée, une de mousse au chocolat et on recommence une 2ème fois… C’est bon… Mais c’est bon…

Arlequin

une recette Demarle

Pour le petit cadre rectangulaire,  environ 12 à 15 personnes.

Biscuit chocolat
4 oeufs (2 entiers + 2 blancs + 2 jaunes)
100 g + 20 g de sucre
30 g de farine
25 g de cacao en poudre

Battre au fouet, dans un petit saladier, 2 oeufs, 2 jaunes d’oeufs (réserver les blancs) et 100 g de sucre.
Chauffer ce mélange dans un bain-marie.
Battre au fouet jusqu’à ce que le mélange tiédisse : surtout ne pas laisser frémir.
Dès que le mélange est tiède, retirer le plat du feu et mélanger au batteur électrique jusqu’à obtention d’une mousse.
Les jaunes doivent être totalement blanchis et avoir triplé de volume. Cette opération prend presque 10 minutes, il est donc très agréable d’habiter au paradis des flemmardes et d’utiliser un mixeur du type kitchenaid ou kenwood…
Préchauffer le four th7 (210°C). Pour moi, mode gâteau 210°C.
Incorporer ensuite la farine et le cacao en poudre.
Monter les 2 blancs en neige réservés, en incorporant les 20 g de sucre dès que les blancs commencent à mousser.
Ils ne doivent pas être trop fermes. Ajouter délicatement les blancs montés à la préparation.
Verser la pâte sur le flexipat (ou une plaque pour biscuit roulé graissée).
Enfourner 10 à 12 minutes.
Démouler quelques minutes après la cuisson sur un silpat ou une feuille de papier cuisson.

Crème brûlée vanille
1 gousse de vanille ou 1 ccafé extrait de vanille
13 cl de lait entier (130 g)
33 cl de crème fraîche liquide (330 g)
6 ou 7 jaunes d’oeufs (130g)
110 g de sucre

Couper la gousse de vanille et gratter l’intérieur, mettre les grains et la gousse dans le lait avec la crème. Si on utilise de l’extrait de vanille et non une gousse, l’ajout de cet ingrédient se fera plus tard.
Porter le mélange à ébullition.
Dans un saladier, battre au fouet les jaunes d’oeuf et le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse.
Lorsque le lait et la crème sont à ébullition, verser sur le mélange blanchi et mélanger délicatement : ne pas fouetter pour ne pas faire de mousse.
Préchauffer le four à Th3/4 (100°C). Pour en avoir fait les frais, je précise que la chaleur tournante est impérative pour mon four, ainsi que de peser les jaunes pour en avoir réellement 130g (ne pas croire que 6 jaunes vont suffire, cela dépend de leur poids!) et d’utiliser du lait entier ! Sinon, 2 heures plus tard il n’y a toujours pas de crème brûlée mais un liquide absolument pas pris, ni même un début d’épaississement 😦 groumpfff…
Retirer le cas échéant la gousse de vanille, et sinon, ajouter l’extrait de vanille et mélanger.
Utiliser une passette ou un chinois étamine pour verser la crème dans un récipient à bec verseur.
Placer le flexipat sur la plaque perforée et sur la grille de votre four (attention c’est chaud!) pour éviter de renverser en amenant le silpat jusqu’au four. Verser dans le flexipat à moitié dans le four, repousser doucement la grille, fermer le four et laisser cuire 40 à 45 minutes (il m’a fallu 1 heure).
Pour vérifier la cuisson, faire vibrer la plaque, la crème ne doit plus bouger et être totalement solide.
Quand la crème est cuite, la sortir du four et laisser refroidir.
Lorsque la crème est froide, mettre le flexipat au congélateur pendant 1 à 2 heures minimum (2 jours pour moi).
Démouler à la sortie du congélateur, juste avant de faire le montage du gâteau.

Mousse au chocolat noir
150 g de chocolat noir 70%
30 cl de crème fraîche liquide (300 g)

Casser le chocolat noir dans un saladier et le fondre au bain-marie ou au micro-ondes (avec dans ce denier cas, beaucoup de précaution!).
Fouetter la crème fraîche liquide bien froide jusqu’à obtenir une mousse pas trop ferme.
Incorporer 1/3 de crème fouettée dans le chocolat encore chaud pour le faire baisser en température, puis incorporez le reste à la maryse.

Sirop de rhum
5 cl d’eau (50 g)
60 g de sucre
1 cuillère à soupe de rhum

Dans une casserole, portez à ébullition le mélange d’eau et de sucre.
Retirez la casserole du feu et incorporez le rhum lorsque le sirop est froid, pour que l’alcool ne s’évapore pas.
Ma version très personnelle de ce sirop consiste à mélanger 4 csoupe de sirop de canne et 1 csoupe de rhum… Bienvenue au paradis des flemmardes, je vous dis… 😉

Montage de l’arlequin

Poser le cadre sur un plateau plat et placer si possible une bande de rhodoïd sur tout le pourtour.
Couper le biscuit en 2 et le placer au fond du cadre, côté en contact avec le flexipat lors de la cuisson dessus : son aspect  poreux indique que le sirop de ponchage sera bien absorbé.
Imbiber de sirop au rhum à l’aide d’un pinceau, poser dessus une moitié de crème brûlée, puis verser une partie de la mousse au chocolat noir, environ un peu moins de la moitié, lisser à la spatule, bien insister dans les coins.
Renouvelez l’opération biscuit, crème brûlée et mousse au chocolat.

Mettre au congélateur 2 heures minimum, mais il est possible de le préparer très à l’avance et de le congeler.

Sortir l’arlequin du congélateur 6 heures environ minimum avant de pouvoir le déguster, le laisser dégeler tranquillement au réfrigérateur. Je le sors 12 heures avant.

Et voilà!

Le montage est d’après moi l’opération la plus difficile à réaliser, surtout quand on doit travailler la crème brûlée congelée et qu’il fait 28° dans la cuisine… Cela n’aurait eu aucune importance si j’avais pu consommer le gâteau dans la même journée, autrement dit si je ne l’avais pas entièrement congelé, mais quand on prépare à l’avance et qu’on sait que la congélation est la seule façon d’y parvenir, on doit opérer sans rompre la chaîne du froid… Ce qui signifie ne pas laisser dégeler la crème brûlée lors du montage…
Voici la façon dont j’ai procédé :
Ma crème brûlée, réalisée plusieurs jours avant le montage, attendait au congélo.
J’ai placé le 1er demi-biscuit dans le cadre au préalable chemisé de rhodoïd. Je l’ai ponché.
J’ai coupé la crème brûlée gelée en 2, remis immédiatement une moitié au congélo et rogné un peu l’autre de façon à ce que sa dimension s’adapte au cadre, je l’ai placée très rapidement dans le cadre (j’ai dû encore rogner un peu pour que ça rentre avec une paire de ciseaux) et j’ai mis le tout au congélateur environ 1 heure.
Il faisait tellement chaud dans ma cuisine que je sentais, alors que je tassais bien la plaque de crème brûlée pour la faire rentrer, la crème ramollir, surtout aux endroits où je posais mes doigts…
Ensuite j’ai fait la mousse au chocolat.
J’ai ressorti le gâteau commencé du congélo, j’y ai étalé la 1ère moitié de mousse au chocolat en faisant bien attention à pouser la mousse jusque dans les coins à l’aide d’une corne, puis placé la 2ème moitié de biscuit et ponché.
J’ai sorti la 2ème moitié de crème brûlée, je l’ai « rognée » rapidement pour qu’elle rentre dans le cadre, placée dans le cadre, versé et étalé le reste de la mousse au chocolat. J’ai lissé le mieux possible, bien insisté dans les coins, et hop très très vite au congélo.
Au cours d’un autre essai, j’avais remis le gâteau en l’état biscuit+crème+mousse+biscuit au congélo pour 1 heure et le reste de mousse au frigo, ce n’est pas une bonne solution car la 2ème moitié de mousse prend dans le frigo et il devient ensuite très difficile de l’étaler et de la lisser…

En tout cas, le résultat est à la hauteur des efforts, et c’est ça le plus important!

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12 réflexions au sujet de « Arlequin »

  1. Ce dessert est un délice ! Je l’ai réalisé plusieurs fois. Pour la crème brûlée, vous parlez de silpat (c’est en réalité le Flexipat).Tous les gâteaux au cadre paraissent longs à faire mais quand on voit le résultat!!!! on ne peut que s’émerveiller!!

  2. @Menus Propos : Merci Mireille!@3 chatons : oui, bien sûr, merci, je vais vite corriger ce lapsus… J’ai fait juste pour le biscuit mais je me suis trompée pour la crème brûlée, c’est terrible je confonds toujours les 2 mots! Enfin bon, pour récapituler, il faut le tapis rectangulaire qui a des petits bords tout autour, nommé flexipat! Ouf, j’espère que je ne referai pas le même lapsus ailleurs…@Claudia : merci !

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