soupes

soupe de courge butternut rôtie, feuilletés chèvre romarin

Il fait un grand soleil depuis plusieurs jours (pourvu que ça dure ! Pluie la nuit, soleil le jour, le secret du bonheur pour une Cath…), et cela renforce mes envies de légumes primeurs… A quand les petits pois tout frais, sucrés et croquants qu’on mange crus tandis qu’on les écosse… A quand les délicieuses fèves, tellement pénibles à préparer mais tellement délicieuses qu’on ne peut pas s’empêcher de continuer à en acheter…
Vendredi, au marché, on trouvait de tels primeurs, en provenance du Maroc ou d’Espagne. Si ces petites merveilles étaient au rendez-vous de mes envies, le prix y était aussi… Glups… Je suis repartie avec bien peu de choses dans mon panier… et pas primeurs du tout ! Vivement que le printemps s’installe !

Et je continue en attendant à publier les dernières recettes hivernales… Celle-ci est délicieuse, une soupe veloutée, lisse comme je les aime, et avec un goût incroyable dû à l’utilisation de vin blanc et de jus de citron… C’est très curieux, je sais, c’est bien ce que j’ai pensé moi aussi, et c’est pour cela que j’ai voulu tenter. Nous en avons tous été ravis ! Alors laissez vous surprendre vous aussi ! Et attention aux enfants, il y a de l’alcool !

Soupe de courge butternut rôtie et feuilletés chèvre-romarin

Deux recettes du magazine Good Food de novembre, roasted butternut squash soup et goat’s cheese and rosemary tarts

Pour 4 personnes

soupe :
4 tranches de poitrine fumée bien fines
1 courge butternut pelée et graines ôtées (environ 600g)
1 gros oignon
2 gousses d’ail
1 csoupe miel liquide
2 ou 3 tiges de romarin, de quoi obtenir une quinzaine de petits « plumeaux ».
600ml bouillon de volaille ou de légumes
150ml vin blanc
100ml crème liquide allégée
jus de 1 citron
1 poignée de pignons de pin
QS sel, poivre

feuilletés :
300g de pâte feuilletée
1 bûche de chèvre
1 ou 2 tiges de romarin, de quoi faire 8 petits plumeaux
QS poivre

On commence par la soupe.

Préchauffer le four à 100°C/180°C chaleur tournante/gaz6

Cuire les tranches de poitrine dans une poêle sur feu vif  jusqu’à ce qu’elles deviennent croustillantes. Réserver sur du papier absorbant.

Torréfier les pignons de pin à sec dans une poêle. Bien surveiller et mélanger très régulièrement, ils ne doivent pas brûler.

Peler la courge, ôter les graines, couper en cubes grossiers d’environ 2cm de côté
Peler l’oignon, peler l’ail et le dégermer, hacher grossièrement.
Mettre la courge, l’oignon et l’ail sur une plaque à pâtisserie anti adhésive ou dans un plat à four.
Répartir une quinzaine de plumeaux de romarin, verser le miel en filet de façon à ce qu’il y en ait un peu partout sur les légumes

et rôtir environ 30 minutes, en sortant la plaque ou le plat à mi cuisson pour retourner les cubes de courge.
La courge doit être cuite, tendre, et avoir légèrement doré.

Ne pas couper le four, il va servir pour les feuilletés, toujours à la même température.

Pendant ce temps, chauffer le bouillon.
Sortir du four, jeter le romarin, transférer le contenu de la plaque vers le bol d’un mixeur ou, si possible, encore mieux, d’un blender, ajouter le vin blanc, le jus de citron, le bouillon petit à petit selon la consistance voulue, mixer,

assaisonner, rectifier la consistance et l’assaisonnement, terminer en ajoutant la crème, goûter rectifier.

L’utilisation du vin blanc et du jus de citron donnent une acidité à peine adoucie par la crème. Le résultat est étonnant mais absolument délicieux. Attention pour les enfants : le vin n’aura pas bouilli donc il y a de l’alcool.

On réchauffera la soupe au moment de servir.

On peut commencer les feuilletés pendant la cuisson de la courge, surtout s’il faut étaler la pâte (c’est à dire si vous n’utilisez pas une pâte déjà pré-étalée).

Étaler un pâton d’environ 300g de pâte feuilletée et y découper 8 cercles de 8cm de diamètre. Oui, c’est énorme, mais une fois cuits, ils seront bien plus petits : la pâte se rétractera dans le four !
Placer les cercles sur une plaque de cuisson anti adhésive (ou mettez du papier cuisson) et en piquer le centre de quelques coups de fourchette. Si le four n’est pas encore libre, placer en attente au frigo.

Enfourner 10 minutes puis sortir du four, ne toujours pas couper le four. Les feuilletés sont levés mais pas dorés.

Couper 8 tranches de bûche d’environ 1cm d’épaisseur, déposer une tranche sur chaque feuilleté, piquer un petit plumeau de romarin,

poivrer,

enfourner pour environ 10 à 15 minutes, le temps que le fromage commence à fondre et que les feuilletés soient totalement levés et dorés à souhait.

Service :

Réchauffer la soupe juste avant de sortir les feuilletés du four.
Servir la soupe saupoudrée de pignons et de miettes de poitrine fumée.
Accompagner des feuilletés tout chauds.

Tout a instantanément coulé au fond de la soupe et a disparu… J’ai dû mettre trop de bouillon et ma soupe devait être un peu trop liquide…
Le goût de cette soupe est tout simplement incroyable… L’acidité du vin et du citron, ça change complètement la courge. Au lieu d’avoir un velouté doux, quasi sucré, on a un truc incroyable qui explose dans la bouche tout en réussissant l’exploit de ne pas être agressif ! C’est spécial, c’est alcoolisé, l’alcool n’ayant pas bouilli – ou pas suffisamment – est forcément toujours là. Il n’y en a pas beaucoup, mais il y en a quand même, il faut le savoir si vous avez à votre table des enfants ou des gens qui ne consomment pas du tout d’alcool.
Mes feuilletés, réalisés avec ma pâte feuilletée maison que j’avais congelée, ont tellement bien levé qu’ils étaient presque trop hauts pour entrer dans ma bouche… Bon, allez, OK j’exagère un peu, mais pas beaucoup ! 😉 Sinon, curieusement, certains feuilletés étaient penchés : ils avaient  plus levé d’un côté de qu’un autre… Pourquoi ? Sans doute parce que j’ai utilisé un emporte pièce et non la pointe d’un couteau tenu verticalement pour découper mes cercles. Un emporte pièce ne fait pas une coupe assez nette, il écrase la pâte, et pas de façon uniforme, d’où mon résultat bancale… Mais ça leur donnait un aspect coquin…
J’ai hésité à enlever le romarin au moment de servir car non seulement on ne va pas le manger mais en plus, un peu brûlé comme ça il n’était pas forcément très joli… Et puis je l’ai laissé pour informer du goût de romarin à attendre dans cet ensemble soupe/feuilleté.

Bon appétit !

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7 réflexions au sujet de « soupe de courge butternut rôtie, feuilletés chèvre romarin »

  1. Un dernier velouté à la butternut avant le printemps, elle me plaît bien ta recette. Cuite au four, une nouveauté pour moi. Il faut juste que je pense à prendre du romarin au marché.

    1. @Vanille : bon marché ! Et la technique de rôtir au four, c’est vraiment très intéressant, c’est comme sauter dans du beurre ou de l’huile dans la casserole avant d’ajouter des liquides mais en mieux parce qu’on ne brutalise pas les légumes : moins de perte d’eau, moins de perte de forme aussi, et surtout moins de matière grasse ! (Enfin, je trouve !)

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