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Ragoût de boeuf à la Guinness, pruneaux et échalotes confites en cuisson longue

Si vous cherchez des idées pour votre prochain repas dominical, ne cherchez plus !

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Quand j’ai vu cette recette dans le magazine Delicious de Mars, je me suis dit que c’était fait pour moi. J’aime la cuisine à la bière (ou au cidre), ça change du bouillon… J’aime aussi la petite touche de douceur qu’apportent les fruits séchés dans un plat, sans pourtant le tourner en sucré-salé… Et j’aime les plats à cuisson longue, ceux qu’on peut laisser tranquillement dans le four pendant des heures, heures qu’on peut occuper à tant d’autres choses, ceux qu’on peut réchauffer plusieurs fois et qui n’en seront que meilleurs, ceux dans lesquels la viande devient aussi tendre que du beurre oublié sur la table de la cuisine après le petit déjeuner, ceux qu’on peut même éventuellement congeler pour les ressortir plus tard quand on a envie d’un bon plat qui réchauffe le cœur et le corps…

La recette d’origine est pour 8 personnes. J’en voulais pour 4 seulement, donc j’ai divisé la viande par 2. Mais la sauce… Alors ça non, pas question de diviser par 2 ! Je veux de la sauce, plein de sauce, des litres de sauce, pour arroser mes pâtes, pour remplir le volcan dans la purée, pour imbiber les grains de riz, pour saucer avec du bon pain de campagne maison, mmmmmm, j’veux d’la sauce !

Ragoût de bœuf à la Guinness, pruneaux et
échalotes confites en cuisson longue

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adapté d’une recette du magazine Delicious de Mars 2013 « Slow-cooked beef in stout »

matériel : cocotte en fonte avec couvercle passant au four, four.

prep : 15 minutes
cuisson : environ 3 heures.
Encore meilleur réchauffé sur feu tout doux le lendemain !

Pour 4 personnes

800g bœuf à cuisson lente : mon boucher m’a donné de la basse-côte, un morceau qui m’était totalement inconnu : excellent ! Je n’en ai pris que 660g car nous mangeons peu de viande.
35g farine
1 belle pincée de sel, 2 de poivre
3 csoupe huile végétale neutre en goût
2 branches de céleri et garder 2 ou 3 feuilles pour la déco
3 gousses d’ail
4 fines tranches de poitrine salée
2 csoupe concentré de tomates
330ml bière brune (j’ai pris de la Guinness)
500ml bouillon de bœuf (reconstitué à partir d’un cube)
1 feuille de laurier (les miennes sont tellement minuscules que j’en ai mis 3 !)
6 pruneaux dénoyautés
30g beurre
400g échalotes
environ 400g carottes (3 carottes pour moi car mon Nomamoi ne les apprécie pas du tout… mais moi si !)

Commencer par mettre le four à chauffer à 150°C (convection naturelle)/130°C (chaleur tournante)/ gaz 2
Mettre 500ml d’eau à bouillir dans la bouilloire
Couper la viande en cubes de 3cm de côté.
Peser la farine et l’assaisonner.

Chauffer l’huile sur feu vif dans une cocotte en fonte possédant un couvercle (style le Creuset) et passant au four. Y faire dorer la viande. Le feu doit être vif pour que la viande soit bien saisie et dore plutôt que rendre de l’eau et bouillir dans son jus. Pour cela il ne faut pas non plus que les morceaux se chevauchent, donc procéder en plusieurs fois si nécessaire.

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Quand la viande est bien dorée sur toutes ses faces, la retirer à l’aide d’une écumoire et réserver dans un saladier.

Pendant ce temps, peler, laver le céleri et le couper en lamelles. Peler, dégermer l’ail et le hacher finement. Couper la poitrine en petites allumettes. Rassembler les 3 dans un bol.

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Mesurer le concentré de tomates.

Quand toute la viande est dorée et hors de la cocotte, baisser un peu le feu, remettre un peu d’huile si nécessaire (mais ça ne devrait pas être le cas) et mettre à rissoler la poitrine, le céleri et l’ail en remuant en permanence pour pas que ça brûle.

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Au bout de 3 ou 4 minutes, la poitrine commence à dorer et le céleri et l’ail sont tendres.

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Remettre alors la viande dans la cocotte sans laisser perdre les sucs qu’elle aura libérés dans le saladier, mélanger, saupoudrer de la farine préparée,

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mélanger, ajouter le concentré de tomate

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et mélanger environ 1 minute, la viande et les légumes deviennent d’apparence toute sèche et grumeleuse…

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Ajouter la bière,

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ça mousse, mélanger, ajouter l’eau bouillante et le cube de bouillon de bœuf, les pruneaux, le laurier,

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bien mélanger, ça épaissit au fur et à mesure qu’on approche de l’ébullition. Quand ça bout, couvrir et enfourner pour 1h30.

Peler les échalotes, les laisser entières.
Chauffer le beurre dans une sauteuse sur feu moyen et y faire suer les échalotes

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en mélangeant de temps en temps jusqu’à ce qu’elles commencent à dorer et que les plus petites d’entre elles soient tendres. Ne pas hésiter à sortir les plus petites pour pas qu’elle brûlent pendant que les plus grosses sont encore dures comme de la pierre !
Quand elles sont à point,

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ôter du feu, réserver.

Pendant ce temps, peler les carottes, les laver et les couper en morceaux de 2 cm, par exemple en biseau ou en sifflet (des rondelles de 2cm conviennent aussi, mais biseau et sifflet c’est plus sympa). J’ai ajouté les carottes dans la sauteuse où les échalotes cuites attendaient, ça m’a permis de libérer de la place sur le plan de travail et de commencer la vaisselle.

Au bout de l’heure et de mie de cuisson au four, sortir la cocotte, ouvrir le couvercle et regarder si la viande est couverte de sauce.

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Si elle ne l’est pas, ajouter juste ce qu’il faut d’eau chaude ou de bouillon. En effet, la viande non immergée va noircir et sécher. Ajouter enfin les échalotes et les carottes,

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mélanger, couvrir et renfourner pour 1 heure.

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Goûter, rectifier l’assaisonnement et servir bien chaud avec pâtes fraîches (ou pas), purée ou toute autre garniture qui s’entend bien avec ce genre de sauce riche épaisse et gouteuse. Pâtes sèches du commerce pour nous ! Miam ! Terminer en saupoudrant de quelques pluches de feuilles de céleri finement ciselées.

Je suis sûre que vous vous dites que les couleurs sont complètement truquées sur mes photos… Des carottes de cette couleur, impossible ! Eh bien si ! Les carottes sont confites et fondantes, et elles prennent réellement cette couleur rouge. Les échalotes sont un légume à part entière dans ce plat, elles ne servent pas juste à donner du goût. Les pruneaux ont quasiment fondu, disparu dans la sauce, ils sont là pour contrebalancer légèrement l’amertume de la Guinness. La sauce est incroyable ! Épaisse, crémeuse, riche, parfumée, gouteuse, un vrai bonheur !

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N’hésitez pas à faire ce plat la veille et à le réchauffer tout doucement le jour J : il n’en sera que meilleur !

Bon appétit !

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10 réflexions au sujet de « Ragoût de boeuf à la Guinness, pruneaux et échalotes confites en cuisson longue »

  1. Ahhhhhhhhhh, ce n’est pas bien de me prendre par les sentiments lol ! Bon, peut-être que ce plat mijotera dans la cuisine du Z vendredi soir ! En plus, et même si je cuisine de temps à autres avec de la bière, c’est souvent avec de la blonde. Je me suis dis que je me ferait un de ces 4, un rotis de porc à la bière brune, mais finalement, je pense que ta recette va passer à la casserolle avant, c’est le cas de le dire !
    Merki pour ces idées bien « yummy » !

    PS: J’ai retiré un z dans mon adresse (rire), tu ne devrais plus avoir de problème ^ ^ !

    Bizzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

  2. Comment ne pas craquer devant ce style de plat mijoté, pour ma part je suis toute acquise à cette cuisine que rien ne remplace, on se régale déjà avant de manger en sentant tous les parfums de la cuisson qui embaument la cuisine et puis c’est un plat convivial, sans chichi, j’adore.

    1. @Choupette : convivial et sans chichi, c’est exactement ça ! Et les parfums… Rhôôôô la la, rien que d’y penser je salive !

    1. @ Z : as-tu fait qque chose de différent ? Par exemple tu ne t’es as abonné aux commentaires alors que tu le faisais les fois précédentes ?

  3. Bravo pour cette recette, un plat qui mijote longuement, des saveurs qui se mélangent, cette recette est à faire damner un Saint, à faire au plus vite.
    Merci Lacath .
    Andrée

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