confitures

Pâte de coing

Jeudi je vous avais raconté comment j’avais fait ma gelée de coing. Aidée par mon fidèle Thermomix, mais bon, avant d’avoir ce TM31, je la faisais à la casserole et ça marchait aussi bien. Je devais sans doute être moins feignasse… 😉

Avec la pulpe pressée qui me restait, j’ai confectionné la pâte de coing demandée par mon Nomamoi. Souvenir d’enfance…  😉

Pâte de coing

pâte-de-coing-05

Je me suis basée sur 2 recettes : Celle de l’espace recettes Thermomix, ici (clic) et celle d’Anne de Papilles et Pupilles, là (clic). Si vous les lisez attentivement, vous verrez que d’une part, la pulpe n’est pas préalablement pressée, et ensuite le temps de cuisson va de 15-20 minutes à 50 minutes… Donc vous imaginez mon embarras…

J’ai donc commencé par trier ma pulpe pour enlever les pépins et les trognons restants, d’où ma remarque rajoutée a posteriori dans mon récit sur la gelée… 😉
J’ai pesé cette pulpe, 890g.
J’ai jouté 890g de sucre cristal, fastoche.
J’ai mélangé, il était évident que le sucre n’allait jamais fondre dans un truc aussi sec…
Que faire ?

Dans une autre recette, malheureusement je ne sais plus laquelle, je me souvenais avoir lu de rajouter de l’eau quand la pulpe avait été pressée auparavant pour la gelée. Comme il me restait un peu du jus à gelée, j’en ai rajouté un peu dans ma pulpe.
Au pif.
120g de jus de coing.
Si je n’en avais pas eu de reste, j’aurais mis de l’eau.
En effet, quand j’ai mixé tout ça, ça s’est très bien passé.

Et j’ai décidé de lancer la cuisson de la recette Thermomix, puisque j’allais faire au Thermomix.
Donc 50min/température varoma/vit4 sans bouchon et avec mon entonnoir inox à l’envers pour éviter les projections.

Voici mon système de protection anti éclaboussures :
Coupez le son si nécessaire ! 😉

Pas de Thermomix ? Remontez vos manches et faites la même chose à la casserole… Mais très honnêtement, à la casserole les 20 minutes d’Anne de Papilles et Pupilles doivent suffire, il doit falloir par contre les laisser sécher (une fois coulées) bien plus longtemps.

Au début, mon TM31 était stable et ne bougeait pas trop. Puis, quand ça a commencé à bouillir, il s’est mis à bringuebaler sur le plan de travail… Un peu inquiète, j’ai chaussé mes gants anti-chaleur, rabaissé mes manches sur mes avant-bras au cas où des projections passeraient mon barrage anti missile en inox, et maintenu la bête pendant bien 5 ou 6 minutes pour éviter qu’elle se sauve… Et là je me suis maudite : « Mais qu’est ce que j’ai fait de faire ça au Thermomix ? C’était pour pouvoir faire autre chose pendant que ça cuit tout seul, s’il faut maintenant que je passe 40 minutes accrochée à cet engin qui en plus fait un bruit d’enfer, ça va pas le faire ! » Bref, pas contente, la Cath, pas contente du tout du tout… Mais bon, la 1ère fois qu’on fait une recette, il faut s’attendre à des surprises, et aussi être patiente et persévérer. C’est donc ce que j’ai fait. Et heureusement, la vibration a nettement diminué, j’ai pu lâcher la chose et trafiquer ce que j’avais à trafiquer, mais sans quitter la cuisine au cas où ça recommencerait. Et ça n’a pas recommencé, ouf, la prochaine fois je saurai qu’après cette phase un peu délicate, je pourrai aller faire autre chose.

Eh ben je vais vous dire un truc : des missiles collants et brûlants sont allés s’accrocher jusqu’au haut de la porte d’un placard haut de ma cuisine à côté duquel j’ai placé mon TM… Alors heureusement que c’est le TM qui travaillait, et pas moi de mes douces mains… Respect à toute personne qui fait sa pâte de coing elle-même à la casserole…

Au bout des 50 minutes en tout, j’ai versé en poussant avec la spatule, parce que c’est hyper pâteux et collant, un magma orange merveilleusement odorant dans un moule Demarle rectangulaire à bords de 2cm de haut. Comme vous le voyez sur la photo, cette quantité n’a pas rempli le moule complet. Et comme j’ai eu un truc super épais et pâteux, il m’a été très difficile de l’étaler de façon uniforme.

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(au fond, mes pots de gelée de coing !)

Vous ne croyez pas que je l’ai fait trop cuire ? Est-ce que c’est si épais que ça, la pâte de coing, au moment où on la verse dans le moule ?

Enfin bon, je reprends le récit de mon aventure.

J’ai laissé sécher 24 heures.

Au bout de ces 24 heures, j’ai mis du sucre cristal sur un plateau et j’ai retourné ma plaque de pâte de coing sur le sucre. J’ai laissé sécher 24 heures de plus ainsi. J’ai alors tranché la pâte en rectangles directement dans le plateau

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et j’ai saupoudré de sucre cristal avant de finir de couper aux ciseaux (je ne cherchais pas à faire des morceaux parfaitement égaux)

pâte-de-coing-03

puis de tourner et retourner tous les morceaux dans le sucre.

Et hop, en sachet ! Ou plutôt en tupp !

pâte-de-coing-04

Mais pas les morceaux « moches » ! Non, ceux-là, ils étaient pour Bibi ! Hé hé hé… Crô miam !

Enfin quand même, je me demande si un peu moins de cuisson n’aurait pas suffit… J’aurais dû contrôler la température au thermomètre pour voir dans un livre de théorie de la confiserie si je n’avais pas un poil trop évaporé de liquide…
Je le ferai la prochaine fois !

QUESTION à celles et ceux qui la font à la main : quel est votre ressenti par rapport au touillage pendant que ça bout et gicle ? Combien de temps cuisez-vous la pâte ?

EDIT : je reviens compléter ce billet après consommation des-dites pâtes de coing. Un régal. Vraiment. Et non, elles ne sont pas trop cuites, par contre je pense qu’elles ne sont pas assez sèches. J’en ai porté à Fifille n°1 et Copain n°1 qui habitent dans une région plus humide que la mienne et elles ont eu tendance à « fondre ». Le sucre d’enrobage disparaissait petit à petit, et la pâte de coing ramollissait. Il aurait fallu les sécher plusieurs jours je pense, en atmosphère « sèche » comme chez moi ces derniers jours où nous avons bénéficié d’un merveilleux été indien, avant de les découper et rouler dans le sucre. Je pense également qu’il faut les garder dans des récipients hermétiques et surtout les consommer rapidement. Mais ça, c’est vraiment pas un problème, hein ? 😉

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4 réflexions au sujet de « Pâte de coing »

  1. Bonjour Cath. Tu t’en ai bien sorti malgré tout. Hummm! Le veinard.
    La première fois (et la dernière aussi) que j’ai fait de la pâte de coing au Thermomix, comme toi il a fallu le tenir fermement et il a… brulé! Zut alors! CQFD. Plus de TH.
    Pour le stockage, jamais au frigo, jamais au tupp, mais à l’air libre au sec… à l’abri d’une cage à fromage par exemple.
    BiZ, Pat

    1. @Pat : merci pour tes conseils. Quant à ton TM… OMG ! Brûlé ??? Tu t’en servais beaucoup, en plus… Tu n’as pas été tenté d’en racheter un ?

  2. Chère Cathy, Oui bien sur, je m’en servait très très souvent (un TM3300). Je l’aimais beaucoup, ça a été un peu dur et j’ai été « handicapé » qq temps bien sur. Quand on sait s’en servir (le chouchouter et le respecter!-) il devient un ami fidèle et indispensable sur lequel on peu compter. J’espère en avoir un autre un jour… Dommage. CQFD!
    Bon apprentissage, c’est un peu déroutant au début, mais ça vient vite quand on est Feixxx… LOL. Biz

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