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Epinards aux épices et lait de coco

Voici une recette adaptée du livre « mes petites recettes magiques : cétogènes, + de graisses, 0 sucre », de : Olivia Charlet et Alix Lelief-Delcourt.

Je ne suis pas un régime cétogène, je mange de tout, surtout quand il y a des épices, et justement il y en a !

En fait, tout a commencé quand j’ai servi des épinards vapeur à ma petite-fille de presque 2 ans au moment où ça s’est passé. Elle qui mangeait volontiers des epinards mixés dans de la purée quand elle était bébé, eh bien l’amertume et l’astringence qui font le bonheur des amoureux d’épinards l’ont rebutée.

J’ai donc cherché autre chose que mes habituels épinards à la mauricienne pour lui faire goûter, histoire de changer un peu.

De plus, je suis passionnée par tout ce qui ce qui concerne alimentation, nutrition et santé. C’est pourquoi je m’intéresse aux diverses formes de régimes alimentaires, régime n’étant pas du tout à prendre dans le sens restrictions alimentaires destinées à perdre du poids mais plutôt aux habitudes alimentaires ciblées, reconnues et portant un nom particulier, que ce soit végétarien par exemple, ou, dans ce cas-ci, cétogène.

Voici donc mes

épinards aux épices et lait de coco

Cette recette utilise normalement de l’huile de coco, du tofu ferme et du sel. Moi pour ma petite fille j’ai mis de l’huile végétale neutre en goût, de la sauce soja, et j’ai servi avec du poulet vapeur. J’aurais très bien pu couper mon poulet (cru) en morceaux et les cuire avec les épinards mais il aurait fallu, pour ne pas les surcuire, les enlever puis les remettre à la fin, bref le genre de truc compliqué à faire avec un petit poussin de 2 ans dans les bras.
Cela dit, en règle générale, et donc quand ma petite puce n’est pas là, je ne mets ni tofu ni poulet et je fais au sel ou à la sauce soja selon l’humeur du moment. Quant à l’huile de coco, je n’en utilise pas car elle est dans la salle de bain : je l’utilise pour ma peau et mes cheveux !

Alors voilà !

Pour 2 adultes (et un bébé goinfre)

750g épinards frais (sans les grosses côtes)
2 csoupe huile végétale neutre
1 oignon, haché
3 gousses d’ail, hachées
3 brindilles de thym
1 ccafé curcuma
2 ccafé cumin en poudre
1 ccafé paprika doux (du piquant irait aussi)
200ml lait de coco (ou 100ml crème de coco)
Sauce soja au goût (2 ccafé pour moi) ou sel
Et j’ai mis quelques feuilles de coriandre pour la déco mais franchement ce n’est pas nécessaire, il y a bien assez de vert comme ça ! lol !

Allez, au boulot !

On fait fondre les oignons dans l’huile avec le thym sur feu moyen-doux

Voici les épices :

Quand l’oignon est fondu on monte le feu sur moyen-fort et on ajoute l’ail.

On mélange bien et on ajoute les épices pour les torréfier légèrement sans les roussir ni roussir l’ail : on mélange bien.

Puis on ajoute les épinards poignée par poignée (sauf si on a une très grande casserole dans laquelle tout tient d’un coup ) et on mélange régulièrement pour les tomber

Quand tout est tombé on ajoute le lait de coco, on mélange et on laisse mijoter à feu moyen-doux pour évaporer le trop d’eau. On n’oublie pas de saler au goût, donc il faut goûter pour savoir !

J’ai ajouté de la coriandre pour la déco, mais ce n’est absolument pas nécessaire.

Et voilà ! Bon appétit !

accompagnements

riz 3 couleurs aux noix, cranberries et persil

Voici le dernier épisode, très en retard, de notre saga « thanksgiving », très en avance, lui. Oui, je sais, il manquera le chutney de coing, mais pour celui-là je vous ai juste mis le lien : je n’ai absolument rien changé à la recette d’origine, et en plus elle est en Français, aucune traduction à faire, donc c’est parfait.
Et puis je ne sais pas vous, mais moi, ce thanksgiving, j’en ai assez, j’ai envie de vous parler d’autres recettes !

riz 3 couleurs aux noix, cranberries et persil

Une recette de Martha Stewart wild rice walnut and cranberry dressing

Pour 8 personnes

2 csoupe beurre (ou d’huile végétale neutre en goût)
1 très gros oignon haché finement (on doit obtenir un volume d’1/2 litre de petits morceaux)
4 gousses d’ail très finement hachées
QS sel, poivre
360g de mélange de riz 3 couleurs
1 1/2 cup (= 250+125=375ml) noix, que vous ferez toaster à sec à la poêle puis que vous concasserez grossièrement
1/2 cup (=125ml) cranberries séchées
1/2 cup (125ml) persil haché (un gros bouquet, rien que les feuilles hachées puis pas trop tassées dans le verre doseur)

Dans une grande sauteuse possédant un couvercle, fondre le beurre sur feu moyen.
Ajouter l’oignon haché et laisser cuire à feu moyen en remuant régulièrement, l’oignon doit fondre et colorer légèrement.
Ajouter l’ail et cuire encore 1 minute. Saler et poivrer généreusement.
Ajouter 3 cups (=750ml) d’eau, porter à ébullition. Quand ça bout, y verser le riz, mélanger, porter à ébullition.
Quand ça bout, baisser le feu au minimum et couvrir du couvercle. Laisser mijoter tout doucement et à couvert le temps indiqué sur le paquet. Tester alors la cuisson de chaque sorte de grain. Pour moi, le riz sauvage n’était pas cuit, il est cuit quand on commence à voir apparaître le blanc du coeur du grain et on ne voyait rien.
Si nécessaire, rajouter de l’eau bouillante. Si toute l’eau n’est pas adsorbée (ce qui n’a pas été mon cas), je suppose qu’il faut filtrer à la passoire puis « sécher » le riz à la casserole, en tout cas c’est ce que j’aurais fait si j’avais eu ce problème.

Ajouter les noix, les cranberries et le persil haché, mélanger et servir.

Bon appétit.

accompagnements

gratin de maïs au parmesan… ou sans

Voici maintenant la traduction de la recette du gratin de maïs. Je n’ai rien changé à part que j’ai doublé les proportions données et que j’ai cuit à part dans 2 petits plats à clafouti du gratin sans le parmesan pour les 2 personnes ne mangeant pas de fromage.

Gratin de maïs au parmesan

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Que l’on peut très bien faire SANS parmesan

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source : corn gratin

J’ai remplacé le maïs frais par du maïs en boite, et j’ai doublé les proportions données ci-dessous

1/2 ccafé beurre à température ambiante
1 grosse boite de maïs (800g), égouttée
2 oeufs
2 csoupe farine (rases bien sûr)
125ml lait
125ml crème liquide entière (de la 12% conviendrait)
QS sel, poivre, parmesan fraîchement râpé

Préchauffer le four à 190°C

Beurrer un plat à four de 1 litre environ

Mettre le maïs dans un mixeur à couteau genre magimix. Mixer sans chercher à tout liquéfier, il doit rester des morceaux. Ajouter les autres ingrédients sauf le parmesan, saler (attention, le maïs en conserve est très salé), poivrer et mixer pour rendre la préparation homogène : il reste toujours des morceaux de maïs et c’est bien ce qu’il nous faut. Goûter pour rectifier l’assaisonnement.
Verser dans le plat.

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Râper du parmesan (si vous en voulez !) et saupoudrer sur toute la surface du gratin

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Enfourner pour environ 35 minutes, ça gonfle

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mais ça redescendra si vous le laissez refroidir pour le réchauffer ensuite au moment de servir, ce qui fut mon cas : je l’avais fait la veille de notre grand repas de famille puisque le four allait être occupé par les chapons.

Voilà, c’est fait en 5 minutes, et c’est super bon !

Bon appétit !

accompagnements

Tomates et courgettes gratinées aux restes de pain au levain

Tiens, dans la série anti gaspi, j’ai trouvé une autre recette encore pour ne pas jeter un reste de pain au levain aussi sec que du béton !
Ben oui, je suis désolée de vous le dire, mais parfois il y a des restes de pain chez moi, aussi durs que du béton… Parce que j’achète un pain au levain au marché bio le mercredi et que ce pain se conserve super longtemps… Les premiers jours on le mange tel quel, ensuite on le passe au grille pain… Et il reste comme ça, délicieux, plus d’une semaine. Et après une bonne semaine, on n’arrive plus à le manger, alors qu’il est encore bon… Savez-vous pourquoi ?
Parce qu’il est tellement dur qu’on n’arrive même plus à en couper des tranches… Enfin, on arrive à couper des formes bizarres, cassantes, impossibles à passer dans un grille pain !

Ce que je trouve idéal pour ne pas gaspiller du pain « blanc » bien sec, c’est la chapelure. Là, j’avais un pain au levain, aux graines de lin et de tournesol…

Et puis je suis tombée par hasard sur cette recette :

Tomates et courgettes gratinées aux restes
de pain au levain

courgette-tomate-gratinee-pain-levain-06

Traduit et adapté du magazine Delicious d’aout 2014, tomato and courgette gratin with sourdough crumbs

Oui, le même magazine, le même numéro en plus, que la recette de la tarte au chutney de tomate que j’ai trouvée pas bonne du tout au point de n’en garder que le chutney à mettre dans une vinaigrette ou pour accompagner un plat en tant que condiment… Je dois aimer vivre dangereusement ! lol !

Pour un gratin pour 4 personnes, il vous faudra :

4 à 6 petites courgettes toutes jeunes : vous allez les couper en cubes et en remplir le plat donc jugez à l’œil des courgettes qu’il vous faudra selon le plat à gratin que vous aurez choisi
6 à 8 tomates selon leur taille : vous allez les couper en rondelles et en recouvrir le plat donc jugez à l’œil comme pour les courgettes.
1 oignon
4 filets d’anchois à l’huile
1 micro-poignée de menthe fraiche (il fallait 1 poignée de persil mais je n’en avais plus, pas même surgelé… et la mente, c’est fort, alors j’en ai mis très peu en regard des 2 autres herbes)
1 poignée de basilic frais
1 poignée d’origan (frais, bien sûr, sinon remplacer par une autre herbe fraiche de type méditerranéen mais pas du thym, ça serait trop fort au goût… ou bien alors juste 1 brindille peut-être…)
50g de reste de pain au levain
25 à 50g de parmesan
QS huile d’olive, sel, poivre

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Préchauffer le four à 210°C/190°C chaleur tournante/gaz 6 1/2

Chauffer une poêle wok ou une sauteuse anti adhésive avec un bon peu d’huile d’olive.
Couper les courgettes en dés d’environ 2cm de côté (en 2 dans la longueur, encore en 2 dans la longueur, puis des tronçons de 2cm) et les faire sauter sur feu vif pour les colorer légèrement. Il faut faire vraiment sur feu vif. En effet, sur feu pas assez fort, les courgettes vont se transformer en purée mollassonne, et perdre du volume, du coup, avec 4 petites courgettes vous n’arriverez même pas à nourrir 2 personnes ! Procéder en plusieurs fois si nécessaire : trop de courgettes d’un seul coup ferait trop baisser la température de la poêle et ça ne dorerait pas.
Pendant ce temps, couper des rondelles de tomate en nombre suffisant pour recouvrir la surface de votre plat à gratin.

Quand les courgettes sont bien dorées (mais pas cramées !) les verser dans le plat à gratin. Saler (peu) poivrer (généreusement). Recouvrir avec les tranches de tomate. Ne pas saler. Ajouter un mince filet d’huile d’olive puis enfourner pour environ 20 minutes : les tomates doivent commencer à se rabougrir sur les bords.

Pendant ce temps, hacher finement l’oignon et les filets d’anchois, et faire sauter ce hachis dans une poêle avec un peu d’huile d’olive sur feu vif en remuant en permanence. Là aussi, on veut une légère coloration. Je me suis demandé si je n’allais pas faire faire ce travail par Max le Momix, mais non, je n’aurais pas eu de coloration de mon oignon aux anchois. Donc Max m’a haché mon oignon et mes anchois (5sec/vit5), j’ai ouvert, vu qu’il restait encore quelques morceaux, rabattu à la spatule et relancé quelques secondes. Mais j’ai fait revenir mon hachis à la poêle.
Réserver.

Normalement, quand vous en arrivez là, les tomates ont dû commencer à « friser ». Vous pouvez donc sortir votre plat du four, mais laissez bien le four en chauffe.

Hacher grossièrement les herbes fraîches (ce que j’ai fait au couteau) et en saupoudrer régulièrement la surface du gratin.

Par dessus, répandre le hachis d’oignon.

Déchirer le pain au levain en très petits morceaux et les répartir sur le hachis d’oignon. Bon, inutile de vous dire que je n’aurais jamais pu déchirer le moindre morceau de mon reste de pain. Du béton, je vous le rappelle ! J’ai essayé d’en tirer 2 tranches à peu près régulières que j’aurais ensuite coupées en petits cubes, mais même ça je n’y suis pas arrivée. J’ai tranché comme j’ai pu avec mon super couteau, c’était tout tordu, je ne suis pas arrivée à recouper mes tranches (enfin si on peut appeler ça des tranches) de façon à peu près régulière, alors je me suis dit que Max le Momix arriverait peut-être, lui, à me faire des petits morceaux. Pas de la chapelure, mais des petits morceaux. J’ai mis vitesse 10, sans nettoyer le bol après mes oignons et sans préciser de durée et j’ai regardé par le petit trou… Et j’ai obtenu une chapelure assez grossière qui m’a paru parfaite…  et que j’ai de suite versée sur mon plat.

Râper le parmesan, entre 25 et 50g selon la surface que ce râpé devra recouvrir, là encore c’est à l’oeil !  Max le Momix m’a fait ça en un peu moins de 20 sec / vit 7 dans son bol vidé mais pas nettoyé: quand les couteaux tournent dans le vide, c’est fini !
En recouvrir le gratin.

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Remettre au four pour 5 à 10 minutes.

Tan daaaaaan !

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Il est beau, et puis surtout qu’est ce qu’il sent bon !
Quand on sert les parts, on découvre que le résultat n’est pas du tout sec, au contraire !

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Voilà, c’était bien réussi !

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En version petites cocottes individuelles, ça doit être encore plus sympa ! Faudra que j’y pense, tiens, à l’occasion d’un repas entre amis.

Bon appétit !

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accompagnements

Vinaigrette au chutney de tomate

Est-ce que vous avez regardé l’autre soir sur M6 l’émission sur le gaspillage alimentaire ? Moi oui. Et j’avoue que je fais partie des gens qui jettent parfois des choses… mais pas à la poubelle ! Déjà, nous compostons, donc jeter un légume abîmé devient un geste utile puisqu’ensuite nous utilisons le compost dans le jardin. En ce qui concerne les protéines animales, que ce soit viande ou poisson, là par contre il est extrêmement rare que nous jetions. Quand ça approche trop la DLC, nous congelons. Tout simplement.

Toujours est-il que cette émission m’a « interpelée quelque part », comme on dit… Et j’ai regardé avec attention le contenu de mon bac à légumes dans le frigo, ainsi que la panière à fruits et tomates, en me disant que cette fois, plutôt que de nourrir le compost, je trouverai quelque chose à cuisiner. J’avais des tomates qui tiraient la gueule, et des concombres très très mous… Les concombres pouvant attendre le lendemain, je me suis concentrée sur les tomates. Il fallait impérativement les cuire, seules quelques unes d’entre elles avaient encore un aspect correct mais auraient été trop molles pour être mangées crues en salade.

Alors j’ai trouvé une recette de tarte dans laquelle on met un chutney de tomate ! Mmmmmmmm, un chutney de tomate… Moi qui adore les chutneys…

Ça me plaît, ça… Je regarde donc de plus près la recette. Et je m’y jette.

Je vous raconte.

Ce chutney de tomate était un des constituants d’une quiche à la tomate, au parmesan et à la mozzarelle, un chutney de tomate à se rouler par terre alors que la tarte, elle, nous l’avons tout simplement trouvée mauvaise. Oui, mauvaise. Peut-être parce que j’avais substitué du Philadelphia au mascarpone initialement prévu ? Je ne sais pas. Mais ce que je sais c’est que c’était pô bon du tout… Le chutney, par contre… Une tuerie ! Avec une viande il doit être à tomber ! Très très sucré, très très acide, une pure merveille. Il ne contient aucune épice, mais un sucre au goût naturellement délicatement épicé, le sucre muscovado… Qui bien sûr s’était totalement pris en bloc dans son paquet et que j’ai dû remplacer par de la vergeoise… Grrrrrrr !!! Un peu moins épicée, mais quand même bien goûteuse.

J’ai utilisé ce chutney pour finaliser la vinaigrette de la salade servie avec la tarte, et avec du canard ou toute autre viande ça doit être un régal.

Sur les photos, vous allez voir cette tarte, elle est bien belle, elle est juste pas bonne… Et vous allez voir la salade avec sa vinaigrette toute particulière et délicieusement parfumée…

Vinaigrette au chutney de tomate

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Traduit et adapté d’une recette du magazine Delicious : heritage tomato, cheese and chutney tart with fennel pastry

Je ne vous parlerai pas de la tarte, elle n’était pas bonne du tout.

Commençons par le chutney :

J’ai fait la moitié des proportions données dans la recette d’origine.

350g tomates très mures
125g sucre vergeoise, moitié blonde moitié brune, mais j’aurais aimé faire moitié muscovado, moitié vergeoise, car dans la recette d’origine il est indiqué « light muscovado » (muscovado clair)
125ml vinaigre de vin
2 grosses gousses d’ail
1 piment rouge langue d’oiseau (facultatif)

Hacher grossièrement les tomates.
Peler l’ail (le magazine ne le dit pas mais je pense qu’il faut hacher)
Mettre tous les ingrédients dans une casserole à fond épais.
Mijoter sur feu doux environ 30 à 40 minutes en mélangeant souvent, le chutney obtenu doit être épais, brillant, bref, très réduit. Poursuivre la cuisson si ce n’est pas le cas.
Verser dans un pot stérilisé.
Laisser refroidir au moins 2 heures.

Bon ben ça c’est une mission pour Max le Momix ! Mijoter en touillant, c’est pour lui !
Et en effet…
J’ai tout mis, les tomates entières (j’avais soigneusement ôté – et composté ! – les parties abimées), l’ail pelé juste dégermé, le piment entier avec les graines, dans le bol

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et hop, une dizaine de secondes à vitesse 4 et encore quelques secondes à vitesse 8… Puis 40 minutes/température 100°/vitesse 1,5/sans bouchon. Au bout des 40 minutes, c’était très liquide, j’ai rajouté 20 minutes : parfait. Donc il fallait programmer 60 minutes/ temp 100° / Vitesse 1,5 sans bouchon.

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Et j’ai réservé dans un bol : chez nous les chutneys, pas besoin de stériliser les pots… Contrairement à la confiture !

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Une grande partie du chutney est partie dans la tarte, mais il en restait un peu. Or, quand je l’avais goûté, je lui avais trouvé une idée du vinaigre de prune japonaise, le vinaigre umeboshi. Super acide ! Super fruité ! Du coup, j’ai pensé à ma vinaigrette, elle ferait le lien entre la tarte (que nous n’avions pas encore goûtée…) et la salade servie avec.

Vinaigrette :

Mettre dans un saladier 1 belle pincée de sel, quelques tours de moulin de poivre, 1 ccafé moutarde jaune et 1 ccafé de chutney. Mélanger. Ajouter 1 csoupe de vinaigre de vin rouge, mélanger, puis terminer avec de l’huile d’olive en émulsionnant bien.

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Les filaments blancs sur la salade, c’est juste du parmesan râpé, là aussi pour faire le lien avec la tarte…

A tomber, cette vinaigrette !

Au fait, j’oubliais de vous dire : la tarte, on ne l’a pas jetée… Pas même au compost… On l’a mangée ! Pas bonne, mais pas immangeable non plus ! 😉 « 15 jours sous une benne », disait ma grand-mère… 😉

Bon appétit !

accompagnements

sauce bolognaise blanche

Je suis tombée par hasard sur cette recette en me promenant sur internet, et j’en suis tombée amoureuse…
Et puis il me restait du veau… Alors du coup… Hé hé hé… Voyons voyons…
Oh, justement, j’ai un peu de porc au congélateur… Ho ho hoooo…
Et je n’ai pas de panais, vu que mon Nomamoi n’aime pas, mais le céleri rave est très poche et en goût et en consistance, et justement j’ai un céleri rave dans le frigo…
Par contre je n’ai plus de céleri branche… Tant pis, on s’en passera.
Rhôôôôôôô… Décidément, elle est faite pour moi cette recette !

Et me voilà partie pour faire cette sauce qui ne pouvait qu’être délicieuse, Martha Stewart étant une valeur sure.

Eh bien quand je l’ai goûtée, ça a été une révélation… Quelle merveille !
Allez-y, c’est un régal !!! Un vrai régal !!!

Je vous encourage à aller voir la recette d’origine, et surtout la vidéo… Juste pour les quantités cuisinées !!!!! On croirait qu’elle va nourrir une armée… 😉 J’adore !

Sauce bolognaise blanche

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Traduit et adapté d’une recette de Martha Stewart et John DeLucie, silk handkerchief pasta with white bolognese

pour 3 personnes

1 oignon
4 gousses d’ail
1 fenouil
1 petit céleri rave
1/2 verre de vin blanc
200ml bouillon de volaille (attention au sel)
250g veau
150g échine porc
3 csoupe crème liquide allégée
4 feuilles de sauge fraiches

250g pâtes (spaghetti)
QS huile d’olive, parmesan fraîchement râpé

On commence par hacher les viandes au hachoir (ou on demande à son boucher !) Éviter le mixeur à couteau qui donnerait de la bouillie.

On prépare les légumes : oignon émincé, céleri rave et fenouil râpés, ail écrasé ou haché menu, sauge finement ciselée
On prépare aussi le demi verre de vin blanc (j’ai pris du Noailly-Prat).

On chauffe un peu d’huile d’olive dans une sauteuse anti adhésive sur feu moyen. Quand l’huile est chaude, on ajoute les viandes hachées et on les fait revenir jusqu’à évaporation totale de tout le liquide rendu. Cela prend bien 10 minutes, attention à ne pas vouloir précipiter les choses en poussant le feu plus fort ! Réserver dans un bol. Ne pas saler. Mais on peut poivrer !

Ensuite, dans la même sauteuse, on rajoute un peu d’huile d’olive si nécessaire mais ça ne devrait pas être le cas. On y ajoute les oignons pour les faire suer sans coloration. On ajoute ensuite les autres légumes (fenouil, céleri rave et ail) et on fait sauter en montant un peu le feu, toujours sans coloration, sinon il faut baisser le feu ou passer très vite à la suite !

Préparer du bouillon bouillant. Attention à la doser très faiblement, car ce bouillon va réduire TOTALEMENT une fois dans la sauteuse, donc il risque d’apporter beaucoup de sel. Vous connaissez votre bouillon, s’il est salé, mettez moitié moitié de bouillon reconstitué et moitié eau, sinon le plat risquera d’être hyper salé. J’en sais quelque chose, c’est ce qui m’est arrivé ! J’ai dosé mon bouillon normalement et c’était trop. Alors mieux vaut en mettre le moins possible et compléter avec de l’eau. Ou utiliser des produits sans sel, je sais que ça existe pour les bouillons de légumes.

Quand les légumes sont « tombés », il reste bien moins de volume et les râpés sont mous ! On ajoute alors la viande, on mélange, on verse le vin et on laisse évaporer sur feu moyen-vif. On mouille ensuite presque à hauteur avec le bouillon bouillant. Et on laisse à nouveau réduire en surveillant bien : il ne doit plus rester de liquide.
On ajoute alors la crème et un petit peu de sauge, environ les 3 quarts des 4 feuilles ciselées. La sauge a un goût très puissant, il en faut peu…

Et on laisse réduire pour la dernière fois, le temps de râper le parmesan et de cuire les nouilles (des spaghetti pour moi).

Goûter la sauce pour rectifier l’assaisonnement, lui ajouter les pâtes égouttées et bien mélanger.
Servir saupoudré de parmesan et de quelques tout petits brins de sauge minuscules.

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Éventuellement, prendre une photo de votre assiette puis l’inonder de tonnes de parmesan ! 😉

Le Petit Jésus en culotte de velours moi je vous dis !

Bon appétit !

accompagnements

légumes, quinoa, épices en cuisson douce

Ce n’est pas du tout ce que j’avais prévu de publier…
En effet, c’est juste un « jifoutou » de restes de morceaux de légumes entamés…
Le genre de truc que je fais pour moi toute seule à midi tellement j’aurais honte de faire manger ça à n’importe qui d’autre… Ou éventuellement à mes ennemis si j’en avais ! lol !

Le résultat m’a tellement plu que j’ai choisi de le partager tout de suite avec vous !

Il s’agit pour moi d’un plat quasiment végétarien (j’ai mis du bouillon de volaille et de la crème, il suffirait de remplacer par du bouillon de légumes ou simplement de l’eau et de la crème d’origine végétale comme avoine ou soja par exemple pour en faire un vrai plat végétarien), mais dans notre cuisine de type « globalement français », je dirais que c’est plus à considérer comme un accompagnement d’une viande blanche.

Légumes, quinoa, épices en cuisson douce

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Préparation : 0 : on fait au fur et à mesure.
cuisson : 2h

Pour 1 personne (ou 2 petits appétits)

1 échalote
2 toutes petites gousses d’ail, ça fait une « normale »
1/2 blanc de poireau
2 petites carottes
1 belle branche de céleri
3 feuilles de chou blanc, grande taille ( donc pas le coeur, pour le coeur il en faudrait beaucoup plus !)
1/2 courgette
2 csoupe de quinoa (mesurées rases)
1 csoupe poudre sambhar (j’ai trouvé cette recette sur le net, c’est celle qui est la plus proche de la compo de la poudre que j’ai achetée l’an dernier au salon Primevère. Ce qui est important, c’est que cette poudre contient des lentilles et des pois chiches en poudre, source de ce « goût en plus » d’une poudre de curry habituelle)
2 csoupe de crème (je voulais de la crème d’avoine ou de soja, je n’en avais plus… Damned… Alors crème à 12%)
125ml bouillon de volaille (ou de légume, ou de l’eau tout simplement)
QS huile d’olive (environ 2 ccafé), sel, poivre noir fraîchement moulu

J’ai utilisé ma super cocotte en terre noire pour une cuisson toute en douceur. Une cocotte en fonte ou une casserole avec couvercle et fond épais conviendrait parfaitement. Il faudrait néanmoins réduire un peu le temps de cuisson car la montée en température à l’intérieur de ma cocotte en terre est bien plus longue que celle de tout autre casserole « normale ».

Les proportions de liquide que j’indique ici sont liées à mon type de cocotte dont l’ébullition est tellement douce que très peu de vapeur s’échappe, et dont la taille est totalement adaptée pour 1 à 2 personnes. Avec une cocotte dont la surface du fond aurait été plus importante, j’aurais peut-être dû mettre plus de liquide. Alors pensez toujours à bien adapter les proportions à votre matériel, à votre source de chaleur.

J’aurais aimé réaliser cette cuisson au four à 120°C mais malheureusement mon four ne marche plus très bien, en tout cas il n’est plus fiable, et comme je ne voulais pas rester à côté de mon four armée de ma sonde de température pour surveiller, j’ai choisi la cuisson sur le gaz. Ce n’est pas économique, 2 heures de cuisson à feu tout doux tout doux, mais bon… C’est en attendant d’avoir un four neuf !

Allez, on attaque !

  • Peler une des 2 gousses d’ail et en frotter l’intérieur de la cocotte en terre, y compris les côtés, cela dépose un film qui empêche les aliments d’attacher.
  • Verser un peu d’huile d’olive et étaler fond de la cocotte.
  • Mettre à chauffer sur diffuseur et au réglage le plus doux possible pour le gaz.
  • Peler l’échalote et la couper en rondelles fines ; étaler au fond de la cocotte.
  • Peler la carotte et la couper en fins quarts de lune. Ajouter.
  • Peler le céleri et couper également en morceaux de la même taille (environ !) que la carotte, ajouter.
  • Peler la 2eme gousse d’ail, et ciseler finement, ainsi que la gousse d’ail ayant servi à tartiner la cocotte. Ajouter.
  • Émincer finement les feuilles de chou et ajouter. Le chou, c’est ce qui va mettre le plus longtemps à cuire. Donc si vous le souhaitez bien cuit, bien tendre, et plus du tout croquant, il faudra faire des lanières hyper fines.
  • Mélanger un petit peu, juste pour dire de répartir.
  • Rincer les 2 csoupe de quinoa et bien égoutter, ajouter.
  • Couper la courgette en quarts de lune un peu épais (ça fond à la cuisson, la courgette, alors si on souhaite en retrouver un peu sous la dent, il faut faire plus épais que les autres légumes.) Ajouter.
  • Chauffer le bouillon (ou l’eau), ajouter la poudre de sambhar pour la délayer, verser sur les légumes. J’ai préféré délayer pour assurer une meilleure répartition des épices plutôt que saupoudrer. J’utilise le bouillon bouillant pour ne pas abaisser la température dans la cocotte.
  • poivrer
  • Vérifier que l’ébullition arrive, monter un peu le feu si nécessaire (pas trop ! Attention ! La terre est sensible aux fortes variations de température !) puis rebaisser le gaz au minimum dès que l’ébullition est atteinte.
  • Fermer la cocotte et laisser cuire tout doux tout doux environ 1h30. Il faudra beaucoup moins de temps pour une cocotte en fonte, je pense que commencer à tester la cuisson au bout de 30 à 45 minutes serait une bonne idée…
  • Veiller au son qu’il y a bien une toute douce ébullition dans la cocotte, ajuster le feu en conséquence.
  • Goûter pour vérifier la cuisson. Si quinoa et chou sont assez cuits, couper le feu, sinon poursuivre la cuisson un peu plus longtemps.
  • Ajouter la crème de votre choix, mélanger, goûter, rectifier l’assaisonnement (j’ai ajouté du sel et un peu de sambhar saupoudrés dessus) et mélanger, couvrir et laisser finir de compoter 5 minutes, hors du feu.

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Sur la photo ci-dessus, vous pouvez apercevoir le diffuseur sous la cocotte.

La chaleur emmagasinée par la cocotte en terre permet de conserver longtemps les aliments au chaud… J’ai donc pu me servir une première fois, puis retourner terminer mon plat tellement c’était succulent !

Si j’avais eu un peu de coriandre, j’en aurais saupoudré quelques feuilles ciselées pour faire de la couleur. J’aurais pu mettre quelques pluches de céleri, mais je n’y ai pas pensé !

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N’ayant pas destiné ce plat à une publication sur mon blog, je n’ai hélas pas d’autre photo… J’aurais aimé montrer comme d’une cocotte pleine on arrivait à la fin à juste cette quantité de légumes… Ça diminue de moitié.

Bon appétit !

PS : je ne fais pas de publicité pour cette cocotte en terre, je vous offre seulement par le biais du lien mentionné plus haut la possibilité de faire connaissance avec cette superbe pièce. De même, le lien que je donne pour la poudre de sambahr est juste un exemple de composition de cette poudre, je n’ai pas testé cette recette, c’est juste pour information. Vous trouverez sur le net des sites commerciaux pour acheter cette poudre ou d’autres recettes pour la fabriquer vous-même.

accompagnements

Gratin de pâtes fraîches aux blettes

Je vous avais promis cette recette pour terminer les restes de blettes à la tomate. J’ai mis du temps, mais la voilà enfin ! C’est super simple et c’est un régal !

Gratin de pâtes fraîches aux blettes

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Pour 4 personnes

Il faut que la quantité de blettes restant soit suffisante pour faire une couche d’environ 1cm minimum dans votre plat. A vous de juger s’il y en a assez ou si vous devrez réduire la taille du plat, quitte à ce qu’il soit plus profond, de façon à atteindre ce cm minimum pour une belle réussite de votre gratin.

1 paquet de 250g de farfalle (papillons) fraîches au rayon pâtes fraîches de votre supermarché
environ 300ml de crème liquide 12% (remplaçable par de la crème liquide entière ou une sauce blanche bien fluide).
Le reste des blettes
1 ou 2 boules de mozzarelle (de quoi faire assez de rondelles pour recouvrir toute la surface du gratin)
QS râpé, sel, poivre, muscade, huile d’olive

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On commence par huiler très légèrement le fond du plat à gratin, et on préchauffe le four à 180°C chaleur tournante.

On verse le contenu du paquet de pâtes au fond du plat, on étale un peu pour égaliser l’épaisseur, on verse la crème dessus ; en principe, 250ml devraient suffire si vos blettes contiennent pas mal de jus tomaté, mais si vos blettes sont un peu sèches, il faudra mettre plus de crème.
On sale, poivre, muscade en saupoudrant pour répartir.
On peut mettre du piment d’Espelette en poudre si on a envie (et si les blettes ne sont pas déjà super pimentées !)
Et on recouvre entièrement d’une bonne couche de râpé.

Ensuite on répartit les blettes par dessus. Si elles sont un peu sèches, on met tout le liquide. Si au contraire elles sont vraiment très trempées, on les égoutte rapidement avant de les disposer, en les prenant à l’aide de 2 fourchettes et en secouant un peu pour les égoutter par exemple.

A nouveau une belle couche de râpé.

Puis des rondelles de mozzarelle tout partout.

Enfin, au moment d’enfourner, un petit filet d’huile d’olive par dessus. Si cous avez envie d’ajouter quelques herbes de provence, ou d’herbes italiennes, c’est le moment.

Et enfourner pour environ 30 minutes, le temps que ça soit bien doré en surface.

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Et c’est top méga slurp !

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Il y avait un peu de liquide au fond de mon plat quand j’ai servi mon gratin : un mélange de crème et de jus de cuisson des blettes à la tomate. Ce liquide a été ensuite absorbé par les restes (nous n’étions que 2 à table, nous n’avons donc mangé que la moitié de ce gratin) lors du refroidissement. Les restes, consommés le lendemain, étaient plus parfumés mais plus consistants, « étouffe-chrétien » que la version dégustée à la sortie du four…

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Bon appétit !

 

accompagnements

blettes à la tomate

Après la série aubergines causée par la production « massive » (à mon échelle…) de ces légumes-fruits dans mon jardin, voici la série blettes…  J’avais en effet semé aussi des blettes multi colores.

Pas grand intérêt à l’aspect multi colore de ces cardes : les couleurs s’estompent à la cuisson.

Les blettes, c’est une carde que j’adore, surtout depuis qu’on m’a expliqué qu’il suffisait de couper les côtes aux ciseaux, sans perdre du temps à les peler… J’avoue que ça a changé ma vie… (oui je sais j’exagère un peu… 😉 )

Je mettrai à la fin de ce billet mes autres recettes favorites de blettes, mais en attendant découvrons ces

blettes à la tomate

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J’avais quasiment 2 kilos de blettes arrivées à maturité (belle taille de côtes), et les limaces ou autre bestioles commençaient à dévorer les feuilles, j’ai donc cueilli une belle quantité. J’ai décidé de tout cuisiner à la tomate et de voir ce que je pourrais faire avec les restes. En effet, quand on a un blog, on ne peut pas refaire plusieurs fois la même chose, alors même si certaines recettes passées avaient tous les suffrages à la maison, il fallait bien que je change.

Pour un peu moins de 2 kilos de blettes, j’ai mis :
de l’huile d’olive
2 gros oignons (vraiment GROS !)
1 tête d’ail (oui oui, une tête !)
2 petits piments langue d’oiseau – 1 rouge et 1 vert – mais c’est facultatif, si vous craignez, mettez-en moins. Ou pas du tout.
1 belle branche de thym frais, bien garnie,
2 feuilles de laurier,
1 boite 400ml de pulpe de tomate et une brique de 500ml de coulis de tomate (il ne me restait qu’une boite de pulpe sinon j’en aurais mis 2 et pas de coulis en brique)
sel, poivre

J’ai commencé par préparer mes blettes, c’est à dire séparer le blanc (multi colore) du vert. J’ai coupé les côtes en petits morceaux, aux ciseaux. Des morceaux bien plus petits que ce que je fais d’habitude car je voulais les cuire à l’étouffée avec ail et oignon plutôt que de précuire à l’eau une vingtaine de minutes comme je le fais habituellement.

C’est beau, quand même, hein ?

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J’ai pelé et haché mes oignons en gros cubes (alligator, 1cm)
J’ai pelé dégermé et haché l’ail (alligator mini)
J’ai haché les piments (alligator mini)

Dans une sauteuse anti adhésive possédant un couvercle, j’ai mis les oignons à colorer très légèrement dans un peu d’huile d’olive sur feu moyen. Quand ça a commencé à colorer, j’ai ajouté ail et piment et laissé colorer un peu plus en mélangeant régulièrement pour pas non plus que ça brûle. J’ai ajouté mon laurier et mon thym.

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Quand la couleur a été assez dorée et surtout assez régulièrement répartie, j’ai ajouté mes côtes coupées. J’ai salé un peu, mélangé et couvert, tout en baissant le feu pour que ça cuise à l’étouffée sans brûler.  J’ai soulevé le couvercle et mélangé de temps en temps pour vérifier la cuisson et m’assurer que ça n’attachait pas au fond. Je n’ai pas eu de souci mais si ça avait commencé à attacher, j’aurais ajouté 2 csoupe d’eau.

Pendant ce temps, j’ai coupé les verts en fines lanières.

Quand les côtes ont commencé à ramollir (ça prend une dizaine de minutes), j’ai ajouté les verts. Je mets 2 photos : la 1ere pour voir que les belles couleurs ont disparu,

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et la 2eme pour montrer que ça fait pas mal de vert…

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Mais c’est comme les épinards, dès que c’est « tombé », il ne reste plus rien…

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J’ai ensuite ajouté les tomates et laissé mijoter sans couvrir environ 30 minutes.

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J’ai bien sûr retiré thym et laurier, et goûté pour rectifier l’assaisonnement. Pétard, ça manquait sacrément de sel ! Et aussi de poivre, vu que je n’en avais pas encore mis du tout !

Il restait pas mal de jus de tomate, j’aurais pu cuire sur feu plus vif et plus longtemps pour en évaporer plus, mais comme j’allais servir avec du riz (et un magnifique steak !) je me suis dit que ça ferait plus de sauce pour mon riz.

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Hi hi, on voit bien que c’est une photo prise en direct, on voit la vapeur qui se dégage tellement c’est chaud ! ^^

Qu’est-ce qui fait la différence, dans cette recette ? C’est la coloration des oignons et de l’ail. Franchement, ça change tout.

Dans mon prochain article, je vous raconterai comment j’ai cuisiné les restes… Un gratin de pâtes aux blettes à la tomate à se rouler par terre !

Je vous avais promis au début de cet article d’autres recettes avec des blettes, les voici :

Gratin de blettes presque comme ma grand-mère
lasagnes aux blettes et aux foies de volaille
quiche aux blettes
Risotto aux blettes
gratin de blettes aux pâtes et aux saucisses

Voilààààààà !

Bon app’ !

accompagnements

Gratin d’aubergines à ma façon

Il y a de nombreuses années, je ne me cassais pas la tête pour faire un gratin d’aubergines. Je mettais dans un plat allant au four un filet d’huile d’olive, une couche d’oignons grossièrement hachés, une couche d’aubergines coupées en morceaux, une boite ou 2 de pulpe de tomate selon la surface du gratin, sel, poivre, herbes de provence et râpé, et hop, au four, et vogue la galère.

Bien sûr, ce n’était pas mauvais… Mais ce n’était pas « Bon » avec un grand B non plus… C’était juste bon, quoi.  L’aubergine rendait de la flotte, c’était un peu bizarre, et surtout assez amer. Fallait aimer l’aubergine. Et puis il y a 2 ans environ, ma belle-mère nous a servi un gratin d’aubergines inoubliable… Je m’en suis goinfrée à ne pas pouvoir me coucher sur le ventre ce soir-là… C’est dire ! Je ne sais pas comment elle l’avait fait, mais depuis je cherche à retrouver ce goût…

Bon, mon gratin n’a pas tout à fait le même goût, mais franchement c’est le meilleur que j’ai jamais fait.

Gratin d’aubergine à ma façon

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Pour 4 à 6 personnes

Je prépare le gratin la veille pour le midi ou le matin pour le soir, il ne me reste plus que la partie « four » à faire au moment.
Il est possible de le faire entièrement la veille et de le réchauffer au moment voulu, ça marche très bien aussi.

1 gros oignon ou 2 petits
2 belles aubergines. Les miennes étaient de mon jardin, j’étais super fière ! ^^
environ 1kg de tomates
2 gousses d’ail
Fromage à fils genre gruyère, emmental etc. en bloc
2 boules de mozzarelle
1 petit piment langue d’oiseau
2 brindilles de thym bien chargées
1 petite brindille (6cm environ) de romarin coupée en 2 tronçons
QS huile d’olive, sel, poivre, herbes de Provence (je mets en général de l’origan et du thym secs)

Je pense qu’il est important de travailler avec une sauteuse ou un wok anti adhésif, sinon il faudra beaucoup d’huile pour les aubergines. Oui, je sais, on vante beaucoup l’huile d’olive, le régime crétois etc. mais bon, je préfère mettre une gougoutte d’huile d’olive sur mon gratin juste au moment de l’enfourner que de cuisiner avec des litres d’une huile qui aura cuit, recuit et perdu ses merveilleuse qualités alimentaires.

Suer l’oignon haché sur feu vif dans un peu d’huile d’olive jusqu’à coloration. Saler légèrement et verser dans le plat à four.
Je pèle et hache grossièrement l’oignon. Je le mets à suer sur feu moyen dans une sauteuse anti adhésive avec un peu d’huile d’olive

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jusqu’à ce qu’il soit translucide puis commence à colorer sans brûler. S’il colore avant d’être translucide, c’est que le feu est un peu trop fort. On peut s’aider en ajoutant une toute petite pincée de sel, ça aidera à rendre l’eau de végétation et donc à devenir translucide plus rapidement avant de colorer. Il faut remuer souvent pour pas que ça attrape.
Quand c’est fait, j’étale au fond de mon plat à four.

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Passer ensuite un petit coup de sopalin sur la sauteuse : toute particule d’oignon qui sera oubliée dans la sauteuse va brûler lors d l’étape suivante…

Pendant ce temps, je coupe l’aubergine en 4 puis en cubes de 1 à 2 cm de côté.
Je pèle et hache l’ail menu menu, mais on peut l’écraser.
Je hache menu menu aussi le piment. Perso je laisse les graines, mais bon, j’aime bien quand ça pique et souvent mes invités ont un peu de mal avec mes dosages de piment, vinaigre, ail etc… ^^ Bref. Oubliez le piment si vous craignez vraiment, ou bien ôtez les graines ! A vous de voir selon votre tolérance. Très honnêtement, dans ces quantités là, ça fait un gratin bien relevé mais pas pimenté, si vous voyez ce que je veux dire.

Dans la même sauteuse, chauffer un peu d’huile d’olive sur feu max et saisir les aubergines coupées en cubes jusqu’à les dorer complètement sans les brûler, ajouter alors l’ail, le piment et les herbes puis finir la cuisson sur feu moins fort. Réserver sur un papier absorbant puis saler et poivrer.
Une fois la sauteuse libérée de l’oignon, j’y remets un peu d’huile d’olive toute neuve et cette fois je chauffe à fond, comme un wok. Quand l’huile est vraiment brûlante, j’y verse mes cubes d’aubergine.

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Et je mélange pratiquement sans arrêt pour que mes aubergines dorent sans rendre d’eau. Je veux l’équivalent d’une friture, mais avec le minimum d’huile possible. Ha haaaaaa, vous lisez le mot « friture », alors vous pensez que je mets beaucoup d’huile d’olive, genre 4cm au fond de la sauteuse ? Eh bien non, pas du tout ! Pour 2 aubergines, j’en mets environ 2 csoupe, et je regarde comment mes cubes d’aubergine se comportent. S’ils dorent bien sans attraper au fond, je n’ajoute rien. S’ils collent vraiment au fond et que je « déchire » les cubes en les touillant avec ma cuiller en bois, je rajoute encore 2 csoupe d’huile, et là en principe ça suffit pour que ça ne colle plus. Mais il faut touiller quasiment en permanence pour pas que ça attache, et sur feu hyper fort, sinon ça va bouillir et rendre de l’eau, comme une ratatouille !

Quand les aubergines commencent à dorer un peu sur toutes leurs faces, j’ajoute l’ail et le piment, une branche de thym, un petit bout de romarin

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et je poursuis la cuisson en remuant très très régulièrement, quasiment en permanence, jusqu’à ce que les cubes soient cuits. Je baisse parfois un peu le feu, suivant si ça menace de brûler avant que la cuisson complète soit atteinte. A la fin, les cubes sont dorés sur au moins 3 de leurs faces, et ils sont tout mous. L’ail est devenu transparent, voire a disparu.
Je verse le contenu de la sauteuse dans un plat sur lequel j’ai mis plusieurs couches de sopalin, je sale, poivre (pas trop ! Je goutte !) et laisse absorber l’excédent de gras. C’est à ce moment là que je sale et poivre et non dans la sauteuse, car je ne veux pas que la moindre eau de végétation soit rendue.

Je nettoie à nouveau la sauteuse anti adhésive d’un petit coup de sopalin.
Je coupe les tomates en cubes de 1 à 2cm, je ne me casse pas la tête à enlever les graines, vous faites comme vous le sentez. Si vous enlevez les graines, il vous faudra peut-être plus de tomates ?

Compoter les tomates en cube sur feu moyen dans un peu d’huile d’olive avec les herbes restantes. Assaisonner.
Je remets un peu d’huile d’olive à chauffer à feu moyen et j’ajoute les cubes de tomate, je mélange bien, j’ajoute la 2eme brindille de thym et le 2eme morceau de romarin, si vous voulez mettre du laurier ou autre chose, allez-y, du moment que vous restez en Provence. Ou en Italie.

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Je laisse compoter à découvert tranquillement en remuant de temps en temps. Je vais laisser cuire jusqu’à ce que ça devienne une compote bien épaisse, où on peut tracer une ligne au fond de la sauteuse sans que ça se referme immédiatement avec du liquide. Alors je sale. Je ne sale pas plus tôt car le volume de tomate diminue tellement qui si je base la dose de sel sur le volume en début de cuisson, ça sera hyper trop salé ! Et bien entendu je goûte pour en rajouter un peu si nécessaire. Pas trop, le fromage dessus sera salé.

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Dans le plat, ajouter les aubergines égouttées en couche nette puis les tomates en enlevant les tiges des herbes. Couvrir d’une couche de fines lamelles de fromage à fils puis d’une de fines tranches de mozzarelle. Saupoudrer des herbes sèches.
Bon, pas besoin de plus d’explications, là, je crois.
Ça fait ça,

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puis ça,

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ça,

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et enfin ça, sauf que j’avais oublié de faire la photo alors bon, c’est déjà dans le four du coup !

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Préchauffer le four à 200°C. Une fois le four chaud, verser un minuscule filet d’huile d’olive sur la mozzarelle et enfourner pour 35 à 45 minutes.
Là, il faut quelques explications : Si votre gratin est encore tout chaud parce que vous venez de faire vos cuissons, vous allez mettre le four plutôt à 210°C pour que ça gratine directement le fromage, et 35 minutes suffiront largement. Par contre si vous l’avez fait il y a plusieurs heures et qu’il a donc eu le temps de refroidir, vous allez plutôt mettre votre four à 180°C et laisser cuire 45 minutes. C’est logique, non ?

Le gratin doit être brûlant et le dessus bien doré, bien gratiné. Servir rapidement.
Ben oui, sinon le fromage est moins liquide, moins fondu, il se raffermit, et c’est super dommage en bouche.
Mais ça se réchauffe super bien au micro-ondes !

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C’est beau, quand même, non ?

Et puis c’est tellement bon…

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C’est avec un riz basmati vapeur, aux longs grains fins, que je préfère déguster ce gratin.

Bon appétit !