apéro·entrées

Mousse de betterave au thon et chèvre, émulsion de persil

Encore une recette sans cuisson et à déguster bien fraîche, faut dire que la canicule ne nous lâche pas !

C’est une recette découverte sur un groupe facebook d’utilisatrices TM qui déchirent carrément 😉
J’ai donc tout naturellement trouvé des recettes sur le site Thermomix, en voici une (clic), et une autre (sa soeur jumelle… clic), et comme vous le verrez si vous cliquez sur les liens, ce sont des recettes avec de la crème. Seulement voilà, allez comprendre pourquoi, je ne digère pas toujours très bien la crème, alors que l’huile par contre passe comme une lettre à la poste. Pourtant, l’huile c’est 100% de matière grasse, et la crème environ 32 ! Va comprendre, Charles…

J’ai donc poursuivi mes recherches et j’ai trouvé ZE recette parfaite sur 750g !

Alors mets de l’huile… clin d’oeil à Valérie Lemercier, qu’on salue au passage !

Mousse de betterave au thon et chèvre,
émulsion de persil

Je vous promets que ce sont les vraies couleurs !

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Franchement, on comprend pourquoi j’avais flashé sur cette recette, non ? 😉

Voici le lien vers la recette d’origine, donnée pour le Thermomix, mais très honnêtement un bon blender conviendra très bien. Ou tout appareil capable de mixer menu menu, et d’émulsionner la mayonnaise, sans doute faudra-t-il cependant ajuster un peu la méthode en incorporant l’huile petit à petit par exemple ? A voir !

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Avec les proportions données j’ai obtenu 6 verres à tapas. Et l’émulsion de persil n’a pas recouvert la totalité de la surface, mais ce n’est pas gênant car c’est très goûtu et c’est une quantité parfaitement calculée pour complémenter sans neutraliser la betterave.

Je pense qu’en ces quantités, on peut faire 4 verres à tapas comme entrées, ou 6 verres à tapas comme apéro minimaliste, ou carrément 18 à 24 mini verrines pour un apéro genre épatez-vos amis !

Qu’ai-je changé à la recette ? Pas grand chose.

Pour la mousse de betterave :
J’ai fait la mousse de betterave avec du fromage de chèvre genre petit billy, 150g, parce que je n’avais pas de faisselle.
J’ai mis une gousse d’ail, et j’aurais dû en mettre 2.
J’ai mis du balsamique blanc comme indiqué dans la recette, et c’était tellement douçâtre que j’ai vite complété avec du jus de citron pour dé-sucrer et ré-acidifier ! Attention, c’est normal que ça soit douçâtre, c’est de la betterave quand même ! Mais trop c’est trop. Donc éviter les vinaigres sucrés me paraît important.
Le thon a laissé des petits points blancs formant un doux sable sous la langue. Peut-être aurais-je dû mixer plus longtemps pour les faire disparaître ? Ou passer au tamis ultra fin ? Bof, en tout cas, ça n’est absolument pas gênant.

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Pour l’émulsion :
Il faut bien les 2 gousses d’ail pour donner du peps !
J’ai eu peur que le vert devienne gris par oxydation lors du passage au frigo en attendant la dégustation, donc j’ai ajouté du jus de citron, le jus d’environ 1/2 citron.
J’ai eu peur également que l’émulsion déphase mais en fait pas du tout ! Au bout de 24 heures (car on n’a pas tout mangé le 1er soir…) elle avait quand même un poil grisé sur le bord, mais elle était toujours aussi ferme ! J’étais incroyablement agréablement surprise ! On peut donc faire cette recette la veille !

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Pour la déco :
J’ai pris ce que j’avais : quelques feuilles de persil et des graines de sésame noir. Je n’ai pas voulu mettre de féta, et je n’avais plus de betterave, alors forcément… 😉

Mon conseil :
ne pas faire cette mousse sans la contrebalancer par l’émulsion pour compenser le côté douçâtre de la betterave.

Bon appétit !

 

entrées

salade de céleri rave à la pomme verte

En ce moment, mon foie a des soucis pour s’acclimater : des jours on lui propose des plats bien réchauffants, adaptés aux froides journées de fin d’hiver/début de printemps, et d’autres jours, on se croirait en été et il ne laisse rien passer ! Je fais une petite cure de jus de radis noir et d’artichaut, ça aide bien, mais il s’agit de ne pas contrer les bienfaits de cette cure avec une alimentation trop riche et globalement inadaptée.

Salade de céleri-rave à la pomme verte, sauce au yaourt de brebis et à la menthe

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adapté d’une recette du livre « Moi, je cuisine vert et gourmand » de Brigitte Namour

C’est une entrée, à la base, mais nous, pour en faire un plat complet, nous avons ajouté du hareng acheté dans une grand magasin Suédois, si vous voyez ce que je veux dire 😉
Voici ce que j’ai fait :

Pour 2 personnes

1 petit céleri rave
1 grosse pomme verte granny smith
2 cébettes

1 yaourt de brebis
1 petit jus de citron
1/2 ccafé vinaigre balsamique
1 petite pointe de couteau de paprika doux
les feuilles de 2 branches de menthe
QS sel, poivre

Pour servir : feuilles de salade de couleurs différentes et appétissantes et, pourquoi pas, des harengs, qu’ils soient doux et marinés à la française, ou marinés aux aromates suédois… 😉 ainsi qu’un pain bien rustique, le superbe pumpernickel ikea vendu en carton et à cuire chez soi est idéal.

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On commence par peler, laver, râper, ciseler et rassembler dans un saladier.
On fait la sauce, ya qu’à mélanger…
On brasse les râpés/ciselés dans la sauce, on goûte et on rectifie.
On met la jolie salade colorée dans un plat, on dépose dessus les râpés en sauce.
On n’oublie pas le pain.
Si on le souhaite, on rajoute les harengs.
Et si j’avais eu assez de menthe – ben oui, elle démarre juste dans mon jardin, mes 2 branches étaient bien « raquenettes » (serait-ce du patois lyonnais ?) – j’en aurais mis pour décorer.

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Bon app’ !

entrées

salade aux choux de Bruxelles d’après Giada de Laurentiis

J’avais vu il y a quelques temps que Tiuscha cuisinait le chou de Bruxelles cru, en salade. Dans sa recette, Tiuscha les utilise vraiment crus, mais il s’agit des plus petits choux, des « bébés » en quelque sorte, tout frais tout tendres. Sur Facebook, elle avait précisé qu’on pouvait bien entendu les blanchir, si on craignait le cru, ou pour des choux de taille un peu plus « commune » (et importante). Avec ces infos en poche, quand je suis tombée sur cette recette de Giada de Laurentiis, j’ai foncé. J’ai bien sûr un peu mis à ma sauce si j’ose dire, en jouant un peu plus que Giada sur les couleurs, mais à part ça je n’ai vraiment pas changé grand chose.

C’est beau, et c’est bon. C’est facile et ça peut se préparer à l’avance. Bref, c’est une salade que je ferai pour recevoir des amis, c’est certain.

Salade aux choux de Bruxelles, endives, roquette et amandes grillées d’après Giada de Laurentiis

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Traduit et adapté d’une recette du livre « Weeknights with Giada: Quick and Simple Recipes to Revamp Dinner » de Giada de Laurentiis, Brussels sprout leaf salad

Pour 4 personnes en entrée mais 2 personnes qui ne mangeront que cela

Pour les proportions, je vous propose de raisonner avec moi :

Je sais que je vais mettre environ 250g de choux de Bruxelles. Je n’ai pas pesé, c’est juste que j’avais demandé à mon marchand au marché bio de me mettre 1/2 livre de choux de Bruxelles.
Je sais aussi que je vais mettre une endive de belle taille, ou 2 bien fines.
Après, je procède par déduction :
Je prépare mon endive, la coupe en rondelles et regarde le volume que ça me fait au fond de mon saladier. Ce volume va me servir de référence pour les autres salades.
Je prépare alors 2 fois ce volume en roquette, sans tasser. Pour moi, « préparer », c’est ouvrir un sachet… 😉
Je prépare ensuite le même volume en feuilles de trévise, coupées en lanières, toujours sans tasser, ce qui fait très peu de feuilles, en fait… ou je mets une endive carmine de même taille que l’endive « normale ».

Ensuite je prépare 1 bonne poignée d’amandes effilées et 50g de parmesan en bloc de façon à le râper au moment, c’est je trouve toujours meilleur de râper au moment que d’acheter tout prêt. D’autant plus que je ne veux pas faire de la poudre mais du râpé, avec des filaments. Pas de la poudre. J’insiste !

Pour la sauce, je réunis 1 citron, de l’huile d’olive, du sel et du poivre.

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Tout est prêt, on peut commencer.

On met à torréfier à sec dans une poêle sur feu doux les amandes effilées en surveillant bien pour ne pas les brûler. On remue de temps en temps. Une fois dorées, on réserve hors du feu (attention, ça continue à cuire dans la poêle, donc mélanger une dernière fois avant de mettre de côté, ou verser dans un récipient ne craignant pas la chaleur !)

En même temps on prépare les choux de Bruxelles : couper le trognon, ôter les feuilles extérieures souvent noires et piquées, passer sous l’eau en écartant les feuilles le plus possible pour déloger les petites bêtes qui, elles aussi, aiment les choux de Bruxelles… et on égoutte bien. Je coupe en 4 les plus gros, en 2 les moyens, laisse entiers les petits, et, je répète, je n’avais pas de « minis ».

En même temps, on met de l’eau salée à bouillir pour blanchir les choux de Bruxelles. Comme Giada, je dirai de garder crus les « minis », ceux qui ne sont pas plus gros que des boutons de culotte, mais si j’en avais des petits et des gros, je n’en avais pas de vraiment minis… Je préfère chauffer l’eau salée dans une casserole à large fond, quitte à avoir peu d’épaisseur d’eau, enfin assez pour recouvrir mes choux quand même ! plutôt que de chauffer une casserole étroite mais haute. Le volume d’eau est la même, mais comme mes choux vont vouloir flotter à la surface, avoir une base assez large pour leur permettre à tous de flotter sans s’enfoncer les uns les autres, et donc de cuire de la même façon.

Je prépare un bain de glace (grand bol d’eau additionnée de glaçons) et une écumoire.

Quand l’eau bout, plonger les choux de Bruxelles pour les blanchir 1 minute, pas une de plus ! Ce qui fait qu’on n’attend pas la reprise de l’ébullition ! Et vite je transvase dans le bain de glace avec mon écumoire. Dès que c’est froid, on égoutte. Bien évidemment, vous pouvez goutter à ce moment-là, et si ça vous paraît insuffisamment cuit, vous pouvez toujours les replonger 30 secondes dans l’eau bouillante !

Dans un saladier, mélanger salades et choux délicatement pour ne pas froisser. On regarde l’équilibre des couleurs et on rajoute ce qui semble manquer à l’équilibre de la composition : c’est donc l’œil qui joue !

Par dessus, on place environ 3/4 des amandes effilées, on en réserve un peu pour la déco des assiettes.

Et si on veut, on peut s’arrêter là et faire la suite le lendemain. On gardera bien le saladier couvert d’un film plastique au frigo.

J’ai ensuite râpé mon parmesan dans un bol, et j’en ai saupoudré environ les 3/4 sur ma salade. J’ai conservé de quoi saupoudrer les assiettes finales.

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Il ne reste plus qu’à faire la sauce : le jus du citron, du sel, du poivre, et de l’huile d’olive à émulsionner, au goût. J’ai mis en gros le même volume d’huile que de jus de citron.

Au moment de manger, ajouter la sauce dans la salade, pas forcément tout, juste ce qu’il faut, il sera toujours temps d’en rajouter alors qu’en enlever sera plus difficile, et mélanger délicatement. Goûter, rectifier.

Répartir dans les assiettes, ajouter la déco.

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Miam !

La clé du succès :
la cuisson des choux. Il faut vraiment les garder encore fermes. Si 1 minute de cuisson suffit, eh bien que ce soit une minute. Si c’est 30 secondes, eh bien que ce soit 30 secondes. Et si c’est 2 minutes, eh bien que ce soient 2 minutes ! Ce qui signifie que faire un test préalable pour savoir à quel degré de cuisson vous appréciez le chou de Bruxelles s’impose… ou me faire confiance  😉
Si, comme moi, vous n’aimiez pas les choux de Bruxelles à cause des souvenirs de cantine, essayez de les manger comme ça : ça change tout. Cuire, recuire, ça donne des masses molles et détrempées au goût amer que des lardons et bouillons cubes ne peuvent rattraper… C’est comme la plupart des légumes, cuits trop longtemps ils deviennent mous et insipides…
le parmesan râpé et non « poudré ». La poudre va « caquer », prendre en mottes ou donner l’impression d’une sauce graveleuse…

entrées

salade craquante de courgettes radis et olives, tartine de chèvre frais au thym

Et après ma précédente recette, je me retrouvais avec un demi bouquet de radis que je ne voulais pas manger à la croque au sel, vu que j’évite le beurre au maximum. Dans le magazine Delicious, le même que celui de la précédente recette, j’ai trouvé cette

Salade craquante de courgettes radis et olives,
tartine de chèvre frais au thym

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Traduit et adapté du magazine Delicious, Sepembre 2013, « Tim Bouget’s marinated courgette and goat’s curd salad »

Pour 2 personnes qui ne mangeront que ça

2 petites courgettes. Si elles sont trop grosses, elles vont avoir plein de graines au centre, il faudra les enlever, et la chair aura moins ce petit goût de fraîcheur pure si caractéristique.
100ml (75 + 25) huile d’olive
1 citron jaune, zeste et jus
1 csoupe miel
1 grosse gousse d’ail
3 branches de thym frais bien chargées
2 belles tranches de pain de campagne (en fait, il faut imaginer que vous allez les passer au grille-pain ou au four et que ça sera votre tartine au chèvre, donc selon la forme de votre pain, choisissez la taille adéquate ou faites plusieurs tranches par personne).
1/2 fromage de chèvre frais genre « p’tit Billy »
1 csoupe yaourt nature
1 pincée de muscade
1 grosse poignée de roquette
1 poignée de radis
1 poignée d’olives noires de bonne qualité.
QS sel, poivre

matériel : mandoline ou couteau économe. Four ou grille-pain.

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J’ai un four et un grille-pain. Vu la consommation d’un four électrique, j’ai choisi d’utiliser le grille pain, ce qui impose de modifier légèrement le modus operandi…

Mais commençons avec la méthode four : après tout, si vous venez de cuire votre tarte ou avez autre chose à cuire ensuite, ça devient rentable !

Préchauffer le four à 180°C/160°C chaleur tournante/gaz4 (pour la version four, sinon c’est pas la peine !)

Réserver 25ml d’huile à part.

Laver les courgettes, ôter le trognon et couper en lamelles super fines dans la longueur. Mandoline ou couteau économe recommandé !
Étaler sur un grand plat creux, saler, poivrer, puis verser les 75ml d’huile en filet. Saupoudrer du zeste du citron.
Presser la moitié du-dit citron et verser en filet sur les courgettes. Verser ensuite le miel en filet.
Couvrir d’un film plastique ou d’un papier alu et réserver à température ambiante le temps de faire la suite (et que le four chauffe).

Séparer les feuilles de thym de la tige. Réserver la moitié des feuilles obtenues pour le fromage, la première moitié sera utilisée ici sur le pain.

Pour la version four : Couper des tranches de pain d’environ 1,5cm d’épaisseur. Les frotter avec la gousse d’ail juste pelée sur toute une face, puis passer un petit filet du reste d’huile sur un seul côté et saupoudrer enfin avec la moitié du thym. Placer sur une plaque de four et cuire environ 10 minutes (surveiller) jusqu’à ce que ça soit joliment doré. Laisser refroidir.

Pour la version grille pain : Passer le pain au grille pain. Des qu’une tranche est chaude et grillée au point d’en être croustillante, la sortir en laissant les autres au chaud et la frotter sur une face à l’ail juste pelé, puis verser un tout petit filet d’huile d’olive, et enfin, saupoudrer de quelques feuilles de thym. Passer à la tranche suivante qui doit être encore chaude et croustillante, et répéter.
La version grille pain est plus difficile à réaliser que celle au four ! Le pain doit être grillé juste à la perfection ! Assez pour que la tranche soit croustillante et gratte l’ail, mais pas trop sinon c’est brûlé ! 😦
J’avais oublié le thym, alors je l’ai mis dans le fromage de chèvre… ^^

Normalement, la faisselle de chèvre sert à faire la sauce de la salade. Mais il y a déjà la marinade des courgettes pour faire la sauce… Alors j’ai décidé de faire plutôt une crème de chèvre à mettre sur les tartines. Une version plus compacte donc.
Ecraser ou mixer le fromage avec le jus de la 2eme moitié du citron, un peu de muscade, quelques feuilles de thym, et ajouter un peu de yaourt si c’est trop compact ou que le mixeur n' »accroche » pas. La préparation doit être lisse mais épaisse, pas coulante. Assaisonner au goût.

Préparer les radis et les couper en rondelles.
Dénoyauter les olives
Laver la roquette et l’essorer.
C’est fini ! On assemble !

Dans une grande assiette creuse, on met les courgettes et leur marinade, les olives, les rondelles de radis, on assaisonne et on touille bien. On ajoute enfin la roquette et on mélange délicatement. On tartine les tranches de pain grillé de la crème de chèvre et on se régale !

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Et ben c’est vraiment tout un tintouin pour pas grand chose ! Des courgettes marinées à l’huile d’olive et au citron (dans la recette d’origine c’était une huile au goût neutre !!! même pas une bonne huile bien goûteuse !) avec des olives et des rondelles de radis et un poil de roquette… Le tout en gros avec des croutons et du fromage de chèvre…
Ah ben je me suis bien faite avoir sur ce coup-là, moi !
C’était bon, pas de doute, mais ça ne mérite pas toute cette débauche de cuisson au four, d’ajout de yaourt au fromage (quand même, on ouvre un yaourt pour pas grand chose ! Mieux vaudrait du lait…)
Quand je pense qu’il aurait fallu, si j’avais respecté la recette, que j’arrose ma salade déjà assaisonnée de vinaigrette au citron et au miel avec la sauce au fromage de chèvre ? Heu… J’ai pô tout suivi, là…

En fait, j’avais lu la recette en diagonale et j’avais cru que j’allais faire cuire les courgettes au four (et non le pain) donc ça m’avait intéressée… Mais là franchement… Je suis déçue.

Bref.

Je publie quand même, car cela fait partie de mes aventures culinaires, et que c’est bon, mais franchement j’ai le sentiment de m’être fait avoir et je m’en veux un peu…

Bon app’ quand même ! 😉

entrées

salade de nouilles de soba aux aubergines, mangue et tofu

Une nouvelle recette d’aubergines… Ben oui, c’est que j’en ai eu plein le jardin, à ne plus savoir qu’en faire…

C’est une recette du magazine Delicious que je vous propose aujourd’hui. Elle m’a attirée car j’avais tout ce qu’il fallait pour la faire, sauf le tofu. Et comme j’ai la chance d’avoir une petite épicerie exotique au village, hop, en 2 temps 3 mouvements – c’est-à-dire 30 minutes quand même… – j’avais tout !

salade de nouilles de soba aux aubergines,
mangue et tofu inspirée d’Ottolenghi

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Traduit et adapté du magazine Delicious septembre 2013

Oui, la recette est indiquée dans le magazine « inspirée de Jacqui Ottolenghi », ce n’est pas moi qui me suis inspirée d’une recette d’Ottolenghi ! Comme j’aime bien me référer à l’original quand je travaille sur une inspiration, j’ai essayé de retrouver la recette d’Ottolenghi, dont j’ai justement un livre à la maison. Pas de chance, je n’ai rien trouvé ni dans mon livre ni sur le web. Si vous savez quelle est la version d’origine de cette recette, j’espère que vous voudrez bien la partager ici ?

Pour 2 goinfres personnes qui ne mangeront que ça, ou pour 4 à 6 en petite entrée légère

A préparer un peu à l’avance pour que les cuissons aient le temps de refroidir.

2 petits paquets de nouilles de soba. Ces nouilles sont vendues en France sous forme de petits paquets liés d’un ruban de papier, en général par groupe de 5 ou 6 petits paquets. C’est facile à doser, il faut 1 paquet par personne.
1 petite aubergine (ou une moitié, voire 1/3 selon la taille, faut arriver à environ 200-250g) coupée en cubes de 1cm (2cm dans la recette, mais l’alligator fait du 1cm… 😉 )
1 mangue mûre à point coupée elle aussi en cubes de 1cm
1 morceau de tofu soyeux ferme, c’est-à-dire chinois. Attention à ne pas utiliser celui des magasins bio. En effet, le tofu soyeux bio est aussi solide qu’un yaourt nature, il ne conviendrait pas du tout à cette réalisation.
1 petit oignon rouge (ou 1/2)
1 poignée de radis
1 poignée de feuilles de basilic
1 poignée de feuilles de coriandre
QS huile d’olive, sel

Pour la sauce :
120ml vinaigre chinois noir (le « black ») Si vous n’en avez pas, utilisez du vinaigre balsamique, et ne mettez pas le sucre avant d’avoir goûté votre sauce pour savoir si elle le supportera ou non. Avec le balsamique ça sera différent mais ça ira.
40g sucre roux
2 gousses d’ail
1 petit piment rouge langue d’oiseau
1 csoupe huile de sésame toastée (ou huile de sésame chinoise. Perso, l’huile Leblanc est ma préférée, et c’est mon avis non influencé par un quelconque partenariat 😉 )
1 citron vert, zeste et jus donc si possible bio, sinon au moins non traité après récolte.

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Cuire les nouilles soba dans une grande casserole d’eau bouillante très peu salée selon le temps indiqué sur le paquet. Pour moi c’était 3 minutes. En goûter une pour s’assurer qu’elle est cuite, vider dans une passoire et rincer à l’eau froide pour stopper la cuisson. Réserver dans la passoire en secouant régulièrement pour éviter qu’elles collent. Le magazine dit plutôt d’y mettre un peu d’huile d’olive, je trouve que ça marche bien de les secouer de temps en temps, elles ne collent pas. Si secouer ne vous convient pas, ajoutez leur un peu d’huile !

Pendant ce temps, commencer par peler, dégermer et écraser ou ciseler menu menu l’ail.
Ciseler menu menu le piment. Vous pouvez bien sûr enlever les graines si vous avez peur que ça chauffe.. Car c’est clair que ça chauffe, un petit piment comme ça pour 2 personnes ! 😉

Pendant ce temps, mettre dans une  petite casserole le vinaigre et le sucre. Chauffer un peu, juste pour dissoudre complètement le sucre. Ôter du feu et ajouter l’ail écrasé, le piment finement ciselé et l’huile de sésame. Laisser refroidir. Terminer en ajoutant le zeste et le jus du citron vert.

Pendant ce temps (et oui, on rentabilise le temps !) couper l’aubergine en cubes de 1 (ou 2) cm.

Une fois que les nouilles sont cuites et essorées, que la sauce refroidit tranquillement (voire qu’elle est terminée), on peut passer à la suite.

Préparer une assiette couverte de papier absorbant.
Chauffer un peu d’huile d’olive dans une grande poêle ou sauteuse anti adhésive sur feu vif et faire dorer l’aubergine. Il faut vraiment que le feu soit très vif, la poêle très très chaude, pour que l’aubergine cuise en dorant plutôt qu’elle relargue de l’eau et qu’elle bout. Et il faut touiller très très régulièrement pour pas que ça brûle ou attache. Donc pendant la cuisson, il n’y a pas de « pendant ce temps » possible… Quand les aubergines sont dorées (mais pas brûlées) et tendres, c’est à dire cuites, les mettre à refroidir dans l’assiette préparée. Saler légèrement.

Pendant que tout revient à température ambiante, on va émincer l’oignon rouge en fines fines lamelles, peler et couper la mangue en cubes de 1cm, couper le tofu soyeux chinois en cubes d’1/2 cm. Préparer les radis et les émincer en fines rondelles pour des radis ronds, en longs quarts pour les radis longs et minces. Laver, sécher et déchirer les herbes. Et on réserve le tout au frais jusqu’au moment d’assembler et de passer à table.

On goûte la sauce : on rectifie le cas échéant (sel, sucre, jus de citron, etc. Perso, je n’ai rien eu à ajouter)

On assemble tout dans un grand saladier sauf la mangue et les herbes, on touille, on verse dans le plat de service, on ajoute alors la mangue en touillant délicatement, et on termine avec les herbes.

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Et bien je vais vous dire… Comme on dit par chez moi, c’est « put*** bon » !!! 😉

Et même que mon Nomamoi a mangé du tofu sans râler ! Je dirai même qu’il a apprécié ! Si si, je vous jure !

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Bon app !

entrées

Oeuf brouillés à la truffe

J’espère que les fêtes se sont bien passées chez vous aussi, et que 2013 vous trouve en pleine forme, prêts à bâtir une année magnifique !

Chez nous, l’année a plutôt bien commencé, jugez-en par vous-même… Que je vous raconte :

Mon cousin Philou, avant de partir réveillonner chez des amis sans le midi, m’a laissé une boite d’œufs… Je me suis dit qu’il n’avait plus que ça dans son frigo à débarrasser avant de fermer son appart… Mais figurez-vous que dans la boîte, parmi tous les oeufs bien dodus et blonds, il y en avait un tout pourri… Tout noir et qui puait…

Si je suis pas gâtée, moi, hein ?

Alors s’imposaient comme une évidence des

œufs brouillés à la truffe

C’était une grosse truffe, pour 6 personnes elle convenait à la perfection.

Je l’ai utilisée de 3 façons dans ces oeufs brouillés : hachée menu, râpée et en lamelles…

Pour bien faire, j’aurais dû procéder au bain marie pour obtenir une onctuosité baveuse à souhait, mais j’avais autre chose à faire que passer 2 heures devant ma cuisinière donc je suis partie sur les scrambled eggs à l’américaine, on verse les oeufs battus avec un peu de lait dans le beurre mousseux, et on touille !

Nous étions 6, j’ai mis 12 œufs et environ 125ml de lait, et un peu de sel et de poivre blanc.
J’ai frotté ma truffe dans du sopalin avec vigueur pour bien la nettoyer. J’ai coupé les 2/3 de ma truffe en lamelles fines, j’ai prélevé les 6 plus belles que j’ai remisées bien fermées dans le sopalin avec le « cul » restant de ma truffe. J’ai ciselé les lamelles que je n’avais pas mises de côté.
J’ai mis le beurre à chauffer dans la poêle, quand il a moussé j’ai versé mes œufs et j’ai commencé à touiller, lentement, régulièrement, à feu doux-moyen. Au bout d’un moment, ça a commencé à prendre : des catons d’œuf mollet se sont formés. J’ai continué à touiller sans interruption, un peu plus vite, et quand tous les œufs ont été presque pris, j’ai ajouté la moitié de ma truffe hachée. Une fois les œufs terminés et sortis du feu, j’ai ajouté la 2eme moitié de mon hachis et mélangé en apportant la poêle sur table.

Nous nous sommes servis. Nous avons alors déposé chacun une lamelle de truffe, puis je suis passée et j’ai râpé le reste sur chaque assiette. Et voilà !

Mes agneaux, c’est une tuerie…
Croquer dans une lamelle de truffe… Rhââââââ… Trop cool !

Merci Philou !

Bon appétit, et surtout

Merveilleuse année 2013 de bonheur et de gourmandise à toutes et tous !

 

entrées·soupes

soupe de pain toscane d’après Alba Pezzone

Alba Pezzone, spécialiste de la cuisine italienne sur Cuisine + (anciennement Cuisine TV), m’a toujours séduite avec son accent à couper au couteau.

Vous savez sûrement si vous suivez mon blog que nous avons vécu, mon Nomamoi, nos fifilles et moi, pendant 3 ans aux Etats-Unis. Là-bas, j’ai suivi des cours d’anglais, enfin plus exactement d’américain, car mon anglais très correct mais aussi très scolaire ne me permettait pas de me sentir à la hauteur pour toutes les choses qu’on n’apprend pas à l’école, comme la description des symptômes chez le médecin ou la prise de RV avec un plombier… et aussi pour perdre (enfin tenter de perdre…) mon horrible accent français… Et la prof m’avait souri en me disant que mon accent était magnifique et qu’il ne fallait surtout pas que je le perde… Ce n’est que bien plus tard que j’ai réalisé à quel point elle avait raison, ma prof… (et puis tant mieux, parce que mon bel accent français, lyonnais, même, n’est pas parti… et n’a même pas diminué !!! )

Bref, tout ça pour dire que je trouve Alba Pezzone super et qu’elle ne serait pas la même sans son accent.

Il y a quelques temps, je suis tombée sur son émission sur Cuisine+, Ma Cuisine Italienne, et elle présentait cette soupe Toscane à base de produits bon marché : tomates en conserve et pain rassis…

Pain rassis ? Moi qui n’achète qu’une grosse miche de pain au levain au marché du vendredi et qui vis dessus toute la semaine, je me débrouille quand même pour toujours avoir des restes ! Il faut dire que mon Nomamoi carbure au pain de mie… Ce qui explique que le pain « frais » ne disparaisse pas plus vite.

Voilà une possibilité de ne pas donner tout mon vieux pain aux oiseaux ! D’autant plus qu’il paraît que ce n’est pas bon de leur donner du vieux pain, que ça les empoisonne… Info ou intox ? Va savoir… 😉

soupe de pain toscane d’après Alba Pezzone

Adapté de la recette d’Alba Pezzone : Pappa al pomodoro

pour 4 personnes
compter environ 30-35 min + 30 minutes environ de repos.

Reste de pain, si possible campagne ou levain. Éviter la baguette, sauf si vous n’avez que ça évidemment ! Il faut une tranche très épaisse de pain de campagne, l’équivalent de 5 tranches de baguette je pense. A vue de nez. Comme dit toujours Fatéma Hal, « ton oeil est ta mesure ».
1 boite de 400g de pulpe de tomate
500ml passata (ou coulis de tomate si vous n’avez pas de passata. La passata c’est le coulis de tomate le moins cher !)
2 branches de céleri
1 belle carotte
1 oignon doux (oignon blanc ou rouge par exemple, j’ai mis un de chaque, ils étaient petits !)
2 belles gousses d’ail
1 branche de basilic
1 feuille de laurier (2 petites pour moi)
1 brindille de thym, un tout petit peu de romarin et quelques brindilles de sarriette
1 petit piment (facultatif)
environ 150ml d’huile d’olive (50 ml pour la cuisson et 100 ml pour l’émulsion à la fin)
QS sel, poivre

Couper le pain en cubes grossiers. Il vaut mieux enlever la croûte, sinon votre soupe aura un look un peu trop rustique pour le 21eme siècle…
Voici mon superbe pain :

C’est du pain au levain, il donne à cette soupe une légère acidité à peine détectable et inimitable.

Mettre le pain à tremper dans de l’eau froide.

On voit que j’ai enlevé la croute de façon très imparfaite !

Préparer les légumes (oignon, carotte, céleri) et les couper en petite brunoise

Chauffer un peu d’huile d’olive dans une sauteuse (environ 2 ou 3 csoupe) et y mettre la brunoise à suer tranquillement en remuant souvent.

Pendant ce temps, préparer les herbes, l’ail et le piment.
Voici mes herbes, encore toutes mouillées d’avoir été rincées.

On va laisser entières les branches de thym, sarriette et romarin, elles seront plus faciles à enlever. Et on les ajoute tout de suite dans la sauteuse. On cisèle ensuite le piment hyper finement : sinon, dur dur de tomber sur un morceau à la dégustation ! Et on l’ajoute lui aussi.

Mélanger et continuer à suer le tout, le temps d’ouvrir les boites et de chauffer environ 250ml d’eau dans la bouilloire.

On ajoute ensuite la boite de tomate et la passata, et on rince la boite de conserve de tomate avec un peu d’eau bouillante qu’on mettra dans la sauteuse rejoindre son contenu !

Mélanger, saler, poivrer et laisser cuire tout doucement une dizaine de minutes.

Pendant ce temps, on va ciseler l’ail et le basilic en gardant de petites feuilles pour la déco.

Au bout de 10 minutes, on enlève les branches d’herbes. Puis on va bien essorer la mie de pain et l’ajouter petit à petit dans la sauteuse en mélangeant fermement

On obtient une purée épaisse et grumeleuse.

Quand j’ai fait l’ajout du pain mouillé-essoré dans ma sauce tomate, je me suis demandé si je devais tout mettre. Il y a eu un moment où je me suis dit que si j’en rajoutais encore, ça serait trop épais. J’ai respecté la recette, ou du moins l’idée des 5 tranches de pain… Car cela faisait plusieurs jours déjà que l’émission d’Alba Pezzone était passée à le télé, et je ne me souvenais plus trop du volume de pain qu’elle mettait… Eh bien j’aurais dû respecter ce que mon œil, ma mesure, me disait, parce que c’était vraiment, mais alors vraiment trop épais, en voyant les photos finales vous comprendrez !

Donc respectez votre œil, mettez du pain jusqu’à ce que cela vous paraisse suffisant.

Si le pain reste trop compact, utilisez un fouet et allez-y vigoureusement, il finit par se déliter

Mijoter cette crème lourde de pain à la tomate encore une dizaine de minutes sans couvrir la sauteuse.

Goûter et rectifier l’assaisonnement.

Ajouter ensuite l’ail et le basilic

et mélanger.
Ôter du feu, attendre environ 5 minutes puis ajouter l’huile d’olive restante en filet tout en mélangeant vigoureusement au fouet, comme pour monter une mayonnaise.

Laisser reposer à température ambiante environ 20 à 30 minutes.
Servir tiède, arrosé éventuellement d’un petit filet d’huile d’olive. (heu… Il y avait bien assez d’huile à mon goût !)

Comme vous le voyez sur la photo, la masse est compacte au point de ne pas s’étaler dans l’assiette !!! Je me souvenais quand même que la soupe d’Alba Pezzone était compacte aussi, mais pas à ce point !!! Je ne savais pas quoi faire… Allais-je risquer de tout gâcher en délayant avec de l’eau ? Vous me connaissez, téméraire dans l’âme que je suis… Hum hum hum… J’ai pris mes photos et puis j’ai goûté avant toute chose. Et puis finalement, on a fini notre assiette, mon Nomamoi et moi. Parce que c’était bon. Tout simplement. Et après, on était bien calés ! lol !

Et j’avais donc des restes pour le lendemain midi puisqu’il s’agit d’une recette pour 4 personnes, et que nous n’étions que 2 sur sa version « non diluée »…

Le lendemain, j’ai réchauffé légèrement mon bol de cette soupe au micro ondes, très peu puisqu’elle se mange tiède, et j’ai ajouté un peu d’eau bouillante de la bouilloire, juste de quoi « étirer » la consistance. Une fois que j’ai eu atteint la consistance épaisse mais pas compacte de la soupe, je l’ai mangée avec bonheur : la consistance, plus fluide, était plus agréable.

Conclusion : quand vous mettez votre mie de pain essorée, arrêtez-vous quand vous sentez que ça suffit !

Bon appétit !