soupes

Soupe crue tiède de petits pois au basilic

Voici une de mes recettes favorites quand j’ai besoin de retrouver de l’énergie : une soupe crue tiède.

Non, je ne suis pas végétarienne ou vegan ou quoi que ce soit, et d’ailleurs je déteste être cataloguée, c’est restrictif, non représentatif, et cela empêche la découverte de plein de choses formidables !

Mais quand c’est bon, c’est bon, alors pourquoi ne pas en faire profiter ses ami(e)s ?

Et puis y’a pas de mal à se faire du bien !

Bon, évidemment, si vous trouvez des ingrédients bio c’est forcément mieux qu’à votre supermarché habituel, mais faut pas se leurrer :
– le bio c’est cher, n’en déplaise à certaines personnes qui veulent nous prouver le contraire, surtout au supermarché
– les petits pois ne sont plus trop de saison, donc en trouver en bio n’est pas évident (il y en avait mercredi dernier au marché bio, mais une dame a fini le cageot juste devant moi…)
Donc on ne se flagelle pas si on n’a pas tout bio, c’est de toute façon mieux qu’une soupe cuite ou un plat tout prêt du commerce !

En été, j’essaie pendant quelques jours, voire quelques semaines, du mieux que je peux, de manger à midi une soupe crue, ou bien une grosse salade de crudités de type « jifoutou », et je perds 1 ou 2 kilos, mes cheveux et mes ongles poussent…
Ça fait rêver, non ?
Bon, pas tout le monde…
Mon Nomamoi par exemple, pas la peine de lui proposer ce genre de soupe, c’est pas son truc, à part le gaspacho ! Donc une petite soupe ou salade le midi pour moi toute seule, et un repas « normal » pour nous 2 le soir, et c’est déjà super !

Heu… Mais que mange donc mon Nomamoi le midi alors, vous demandez-vous ? Rien ? Meuuuuuuh non ! Il mange à la cantine au boulot !

Je vous donne ici mon adaptation de la recette de Nadège, le lien vers la recette d’origine est plus bas.

Soupe crue tiède de petits pois au basilic

Adapté d’une recette du blog veganbio : Velouté cru de petits pois au basilic

Pour 1 personne (ça fait un gros bol)

1 petite gousse d’ail
1 cup (250 ml) de petits pois frais écossés (à défaut congelés)
1/2 csoupe de purée de sésame (ou d’amande)
1/2 avocat
4 petits champignons de Paris
quelques feuilles de basilic frais (ou l’équivalent congelé), garder une petite mini-feuille pour la déco
QS sel (si possible sel gris de mer)
1 cup (250ml) d’eau bouillie refroidie environ 5 minutes, le temps de préparer tout le reste

J’ai fait au Thermomix mais évidemment, tout autre blender/mixeur/girafe convient.

mettre l’ail dans le bol, 4s/vit7
ajouter tous les autres ingrédients, l’eau chaude en dernier, ça lui laisse un peu de temps pour refroidir, 1min/vit 10, rabattre, touiller, goûter, rectifier l’assaisonnement, et remixer 20s/vit10, ça ré-émulsifie la soupe qui devient toute mousseuse.
Servir et manger tout de suite car c’est vraiment tiédasse et ça refroidit hyper vite.

J’ai oublié que je voulais ajouter quelques gouttes d’une bonne huile d’olive…
La prochaine fois !

Bon appétit !

soupes

chorba aux pois cassés verts

Encore une idée d’agneau pour Pâques… Oui, je sais, la chorba ça sent le plat reconstituant pour l’hiver… Enfin dans mon esprit en tout cas… Une bonne soupe complète rassasiante et réchauffante, de la « comfort food » en fait…
N’empêche que si ça caille pour Pâques comme ça arrive si souvent, à qui vous penserez ? Ben à moi, tiens, pour me remercier ! lol !

chorba aux pois cassés verts

chorba-agneau-pois-casses-verts-01

Ma parole, je suis toujours aussi douée pour les photos ! Mais qu’est-ce qui m’arrive ? Enfin bref. Passons.

Adapté du magazine Gazelle Cuisine n°5

Pour 2 personnes, parfaitement multipliable pour plus de convives ! La recette d’origine était pour 4. Et à part la viande et les pois cassés où j’ai diminué les quantités, pour le reste j’ai tout mis pareil que pour 4… 😉

Prévoir 1 heure en tout.

250g environ d’épaule d’agneau en cubes (3 tranches de collier d’agneau dans la recette d’origine)
150g pois cassés verts (350g dans la recette d’origine)
1 oignon
1 boite de pulpe de tomates 400ml
2 csoupe concentré de tomate
1 branche de céleri
1 courgette
1 petit piment vert langue d’oiseau (facultatif. Un grand piment doux vert dans la recette d’origine)
1 ccafé coriandre en poudre
1 ccqfé cumin
1 ccafé curcuma
1 cube de bouillon de mouton (pas dans la recette initiale, mais moi j’adore ça !)
QS huile olive, sel, poivre

Ce qui m’a bien plu dans cette recette, c’est qu’on met tout dans la casserole, qu’on ajoute l’eau et qu’on laisse cuire jusqu’à ce que ça soit cuit ! Fastoche non ?

Alors j’ai donc pelé et ciselé mon oignon, coupé ma courgette en quarts dans la longueur puis en cubes, coupé ma branche de céleri en petites demi-lunes et réservé les feuilles pour la déco, coupé mon piment vert en mini mini morceaux, rincé et égoutté mes pois cassés.

J’ai mis ma bouilloire à chauffer.

Dans ma cocotte en fonte le Creuset, j’ai mis au fond une bonne lampée d’huile d’olive. J’ai commencé à chauffer à feu moyen et j’ai posé dessus ma viande, le concentré de tomates, les poudres d’épices, mes petits morceaux de piment, mon céleri et ma courgette, et renversé ma passoire pleine des pois cassés par dessus tout ça. Sans la moindre précaution.
J’ai vidé ma boite de pulpe de tomate dessus. J’ai émietté mon cube de bouillon, poivré mais pas salé, à cause du cube. Si vous ne mettez pas de cube de bouillon, salez.
Je n’ai même pas mélangé… Et j’ai mouillé avec l’eau bouillante à hauteur. Si je me souviens bien, ça devait faire un peu moins de 750ml d’eau. De toute façon, c’est une soupe, donc même s’il y a un peu trop d’eau ce n’est pas bien grave, et s’il n’y en a pas assez, il sera toujours possible d’en rajouter.

J’ai mélangé, porté à ébullition. La recette ne précisant pas s’il fallait ou non couvrir la casserole, j’ai choisi de couvrir à moitié… J’ai baissé le feu pour mijoter tranquillement.

Et au bout d’environ 40 minutes, c’était prêt. A mon goût, en fonction de la taille des cubes d’agneau ! Bien sûr, pour de gros morceaux, il ne faut pas hésiter à goûter et éventuellement prolonger la cuisson ! Mais aussi pour les pois cassés. En effet, eux aussi doivent être cuits comme vous aimez ! Ni trop pour ne pas faire de la purée, ni pas assez. Je trouve que c’est parfait quand les pois cassés sont entiers mais s’écrasent facilement et que l’agneau est encore ferme, qu’il n’est pas devenu « fibreux ». Ce qui est le danger avec l’épaule d’agneau dans ce genre de cuisson. L’avantage du collier c’est que c’est plus gras et qu’il y a de l’os, donc ça reste très très tendre, la viande peut même se décrocher des os, sans que cette dernière ne devienne sèche et fibreuse. Mais j’ai pris ce que j’avais.

Pensez bien toujours à goûter pour éventuellement rectifier l’assaisonnement. Dans mon cas, il manquait du sel, j’en ai donc rajouté.

Je me suis servie des feuilles de céleri réservées, finement ciselées, pour décorer les assiettes.

chorba-agneau-pois-casses-verts-02

Un régal.

Super bon, mais même si mes photos sont ratées, on voit quand même bien que c’est pas top pour un repas de Pâques… Bon, je vous proposerai autre chose. J’ai encore 2 recettes d’agneau sous le coude ! 😉

Bon appétit !

 

 

 

 

soupes

la soupe super photogénique de l’hiver

Vendredi 20 décembre… Demain c’est l’hiver, et surtout ce sera la nuit la plus longue de l’année…
Pour passer ce cap difficile, voici une soupe super colorée et photogénique.
Avec ses couleurs de joyaux, elle vous donne un peps du tonnerre !

soupe-courge-rotie-kale-avoinettes-17

En plus, c’est une merveille… Alors on en profite vite !

Et pas de panique ! Chou kale… Vous n’en avez pas ? Pas de souci, prenez les feuilles les plus foncées d’un chou vert frisé !
Vous en voyez au supermarché et vous hésitez :
– Quoi ? Acheter un bouquet de kale pour juste une soupe ? Mais qu’est-ce que je vais faire des restes ?
Pas de souci, la prochaine recette vous permettra d’en utiliser encore !

Soupe de courge rôtie, chou kale et avoinettes

soupe-courge-rotie-kale-avoinettes-16

Traduit et adapté d’une recette du magazine Delicious de novembre 2013

Pour 2 personnes

cuisson au four et en casserole
compter 45 min en tout

200g de courge préparée genre potiron ou butternut
1 brin de romarin
QS huile olive
60g pâtes avoinettes (également appelées orzo, orzoni, risoni et j’en oublie sûrement). Si vous n’en avez pas, mettez du riz, cela changera un peu le temps de cuisson donc je vous donnerai les consignes adaptées au moment voulu.
1 oignon
1 branche de céleri
1 carotte
1 gousse d’ail
3 belles feuilles de chou kale (ou quelques feuilles de chou vert frisé, les parties les plus sombres seulement)
environ 3/4 litres bouillon de légumes (ou eau… tout simplement)
1 jus de citron
2 tranches de pain de campagne rustique, genre levain, rassis
QS huile olive, parmesan fraîchement râpé, sel, poivre

soupe-courge-rotie-kale-avoinettes-15

Préchauffer le four à 200°C (chaleur tournante pour moi)

Pendant que le four chauffe, peler la courge et la couper en petits dés d’environ 2cm de côté. Ce qui compte, c’est qu’ils soient de taille régulière pour éviter des disparités de cuisson.
Les rassembler dans un bol avec un peu d’huile d’olive et 2 ou 3 petits plumeaux de romarin

soupe-courge-rotie-kale-avoinettes-02

Oui, bon, je sais, hein, un bol orange pour mettre de la courge orange, c’était pô une bonne idée…

Bien mélanger pour enrober le tout et laisser s’imprégner en attendant que le four ait fini de chauffer.
Préparer une plaque à rôtir ; quand le four sera chaud, on y étalera la courge et on la mettra au four pour… le temps qu’il faudra ! On reste à côté et on surveille !!! Quand ça dore c’est bon ! Suivant votre four et la taille de vos cubes de courge cela peut prendre entre 5 et 20 minutes… En fait mon four ne marche plus, le thermostat est HS, donc je fais du mieux que je peux et je ne vous donnerai pas d’indication précise…

Pendant ce temps, mettre 3/4 litre d’eau à bouillir dans la bouilloire.
Préparer les légumes :
Une petite brunoise d’oignon, carotte et céleri (alligator 1/2cm)
et l’ail haché finement (alligator mini)

Dans une casserole, mettre un bon glurg d’huile d’olive et chauffer à feu moyen.
Y mettre à revenir la brunoise oignon carotte céleri en remuant régulièrement pour la « suer » sans coloration

soupe-courge-rotie-kale-avoinettes-03

Laver le kale et le déchirer grossièrement

soupe-courge-rotie-kale-avoinettes-01

peser les avoinettes

soupe-courge-rotie-kale-avoinettes-04

ou le riz si vous n’avez pas d’avoinettes.

A ce moment-là, la brunoise doit être bien suée… Ajouter l’ail

soupe-courge-rotie-kale-avoinettes-05

et mélanger pour suer l’ail sans le bruler.

Ajouter alors l’eau bouillante et le cube de bouillon le cas échéant. Sinon, saler. Laisser bouillir environ 10 minutes.

soupe-courge-rotie-kale-avoinettes-07

Normalement, votre courge devrait avoir fini de dorer…

soupe-courge-rotie-kale-avoinettes-06

Ôtez le romarin, rassemblez la courge au milieu (ou dans un bol, peu importe), salez modérément et poivrez.

soupe-courge-rotie-kale-avoinettes-10

Quand la soupe a bouilli une petite dizaine de minutes, 2 cas se présentent suivant le temps de cuisson des pâtes ou du riz que vous utilisez. En effet, il faut environ 4 minutes pour cuire le kale, 4 minutes aussi pour les avoinettes, mais minimum 10 minutes pour le riz…

1er cas : vous utilisez comme moi des avoinettes, ou tout autre pâte d’une durée de cuisson similaire à celle du kale (4 minutes) : ajoutez le kale

soupe-courge-rotie-kale-avoinettes-08

et mélangez, puis tout de suite les avoinettes

soupe-courge-rotie-kale-avoinettes-09

2eme cas, mettez vos pâtes ou votre riz et ajoutez le kale 4 minutes avant la fin de la cuisson…

On reprend la suite ensemble.

soupe-courge-rotie-kale-avoinettes-11

Préparer les bols.
Faire griller le pain au grille pain ou dans le four encore chaud.

Quand la soupe est cuite (cela se teste aux pâtes qui doivent être cuites mais fermes), goûter pour rectifier l’assaisonnement.
Verser un bon fond de bol sans trop de bouillon et placer le pain dessus (si vous mettez tout de suite du bouillon, le pain va se détremper trop vite)

soupe-courge-rotie-kale-avoinettes-12

Ajouter la courge

soupe-courge-rotie-kale-avoinettes-13

De plus près :

soupe-courge-rotie-kale-avoinettes-14

On ajoute un peu de parmesan râpé (on en garde un peu pour la déco) et là seulement on mouille bien de bouillon, ça va réchauffer la courge au passage, et on termine en rajoutant un filet de jus de citron (Peu ! Juste quelques gouttes, on ne fait pas une soupe au citron !) et on remet un tout petit peu de parmesan « frais » dessus.

soupe-courge-rotie-kale-avoinettes-18

Bon appétit !

soupes

soupe miso wakame, la soupe qui fait bon chaud au ventre !

Voilà une petite soupe que je fais régulièrement, surtout quand je suis seule, car les bouillons et mon Nomamoi, ça fait 2…
Quand il fait froid, elle me réchauffe bien… Quand j’ai trop mangé la veille, elle me remet le corps en place… et me redonne l’appétit.
Prête en quelques minutes seulement, ce n’est nullement une corvée à faire, au contraire.
Et on peut l’agrémenter d’un peu ce qu’on veut…

Soupe miso wakame

soupe-miso-wakame-01

Pour réaliser cette soupe, il y a 3 ingrédients que vous ne pouvez pas éviter, ce sont :

– le bouillon dashi déshydraté : Anne, dans cet article, vous apprend à le faire vous-même si vous le souhaitez, mais pour reprendre sa phrase de fin, je cite : « Le Dashi, à l’instar des bouillons KUB s’achète également déshydraté. C’est forcément moins bon qu’un bouillon maison mais c’est hyper pratique. »

– les algues wakame déshydratées, une petite recherche sur le web vous apprendra tout sur cette algue !

– la pâte miso : Anne, grande spécialiste, utilise du miso blanc (voir ici sa recette de soupe miso), moi, j’ai du rouge. Pourquoi ? Eh beh… J’ai un peu honte de vous le dire… Bref. Quand je suis allée au magasin japonais demander de quoi faire ma soupe, la dame m’a dit, avec un superbe accent de là-bas-comme-j’aime, qu’il me fallait de la rouge… 😉

Je vous vois venir… Vous allez me dire que vous n’allez pas acheter un paquet de produits comme ça pour ne s’en servir qu’une fois ! Eh bien j’ai la réponse, et je parle d’expérience… Déjà, on n’en fait pas qu’une fois, car on y prend vraiment goût… Ensuite les ingrédients déshydratés se conservent pour la nuit des temps si on prend bien soin, pour l’algue, de refermer le sachet hermétiquement… Quant à la pâte miso, c’est comme le vin, c’est un produit issu d’une fermentation… Alors, même une fois ouverte, conservée au frigo, tant qu’il ne lui pousse pas des poils de toutes les couleurs dessus tant qu’elle ne change pas d’aspect, c’est OK. J’ai la mienne depuis un peu plus d’un an… Si si ! Faut dire que j’ai un gros pot !

Mais revenons à notre bouillon.

Le principe est très simple. On a notre bouillon, notre algue et notre pâte miso. Ensuite, on ajoute ce qu’on veut ! Le plus classique c’est le tofu soyeux. Pas de tofu soyeux bio, car il est trop « yaourt » et se déliterait dans le bouillon. Du tofu soyeux (silken tofu) d’épicerie asiatique conviendra mieux ! Il m’arrive aussi de mettre des dés de jambon blanc bien français… Ou des champignons de paris finement tranchés… Ou des dés de courgette… Et une petite feuille de coriandre pour décorer et réveiller !

soupe-miso-wakame-02

Commencer par délayer la poudre de bouillon dashi dans l’eau sur le feu. Porter à ébullition et laisser bouillir à tout petit bouillon. Je compte un sachet de bouillon pour 500ml d’eau, donc pour 2 personnes. Mais en général, ya que moi qui mange ça, donc ça fait pour moi toute seule, deux jolis services. ^^
Ajouter 3 feuilles de wakame par personne. Pas plus, car en se réhydratant, elles deviennent énormes ! Donc moi, dans mes 500ml de bouillon, j’en mets 6.
Et laisser bouillir tout doucement 10 minutes environ.
Si vous voulez ajouter des morceaux de poisson, de viande, de jambon, ou bien des dés de légumes, c’est le moment. Il faudra faire vos dés de taille adaptée à une cuisson de 10 minutes maximum dans le bouillon, donc évitez la poitrine de poulet entière, n’est-ce pas ? 😉
Le tofu, lui, ne cuira pas dans le bouillon. On le mettra en tout petits dés au fond des bols de service et on versera la soupe brûlante par dessus. C’est une méthode que vous pouvez parfaitement adapter aux produits qui peuvent se manger crûs, comme les champignons de Paris par exemple, ou au jambon qui est déjà cuit. A vous de réfléchir et d’adapter en fonction de ce que vous aimez et souhaitez.

Une fois les 10 minutes écoulées, ôtez la casserole du feu. Préparez une louche et une petite cuiller.
Prenez environ 1/2 cuiller à café de pâte de miso rouge.
Dans la louche, prenez un bon peu de bouillon.
Transférez le petit morceau de pâte miso dans la louche et remuez-le, travaillez-le, écrasez-le avec la petite cuiller de façon à le dissoudre petit à petit dans le bouillon. Le bouillon contenu dans la louche va se troubler, et l’odeur si caractéristique de la soupe miso va vous chatouiller, vous affoler les narines !
Sans dissoudre le morceau complet, reversez le bouillon – et rien que le bouillon – de la louche dans la casserole et mélangez, goûtez : Si le goût vous convient, c’est prêt. Sinon, prenez à nouveau du bouillon dans la louche où se trouve toujours votre petit morceau de miso en la plongeant dans la casserole, et recommencez à dissoudre la pâte miso petit à petit, et ainsi de suite pour augmenter la concentration de votre soupe en miso jusqu’à avoir VOTRE soupe miso à VOTRE goût.

Avec un peu d’habitude, vous saurez combien de miso utiliser dans votre soupe et vous pourrez dissoudre la quantité exacte sans plus avoir à réfléchir !

Il ne vous reste plus qu’à déposer au fond des bols de service ce que vous avez décidé d’y mettre… et à verser la soupe par dessus. Une petite feuille de coriandre (ou d’une autre herbe de votre choix, tout dépendra de ce que vous aurez ajouté dans votre bol !) pour la déco et hop, cul-sec ! 😉
Meuuuuuh noooooon, je rigole ! 😉

soupe-miso-wakame-02

Le secret de la réussite, dans cette soupe, c’est de gérer la pâte miso en n’en mettant qu’un peu à fois et en ne faisant plus bouillir une fois qu’on a commencé à en mettre.

La conséquence, c’est que cette soupe sera délicate à réchauffer, puisqu’elle ne devra plus bouillir.
Mais bon, est-ce vraiment grave ? Après tout, son intérêt c’est de permettre d’incorporer quelques légumes et/ou une source de protéine en en conservant au maximum la fraîcheur et la richesse en nutriments… Non ?

Bon appétit !

 

soupes

Velouté de petits pois à l’ail des ours, saumon fumé aux baies roses de la Cuisine des 3 Soeurs

Toujours dans ma recherche de produits frais, sains et de saison, car c’est à mon avis là le premier réflexe à avoir quand on veut respecter son corps, plus exactement son système digestif, je suis restée en arrêt devant une nouvelle recette de Vanille du blog La Cuisine des 3 Sœurs. Dans cette recette, le Velouté des ours au saumon fumé, Vanille (alias Accrochoc) utilise de l’ail des ours, cette herbe printanière que je ne trouve dans aucun magasin dans mon quartier, pas même à Grand-Frais qui a pourtant un choix impressionnant de produits des plus variés d’origines les plus diverses, c’est dire sa rareté dans ma région et du coup, pour l’amoureuse que je suis, l’immense valeur qu’elle a pour moi !

Il me restait encore un peu d’ail des ours de ma précédente cueillette ; il faut dire que c’est une herbe de bonne composition, on peut la conserver longtemps au frigo, soigneusement lavée, légèrement essorée à l’essoreuse à salade et roulée encore un peu humide sans superposition dans du sopalin, puis fermée dans un sac plastique dans le bac à légumes du réfrigérateur. Cette recette me tentait, alors j’ai craqué !

Velouté de petits pois à l’ail des ours, saumon fumé aux baies roses de « la Cuisine des 3 Sœurs »

velouté-petits-pois-ail-des-ours-saumon-fume

Source : Je vous laisse le soin de vous reporter directement à la source : Velouté des ours au saumon fumé

Dans cette recette de Velouté de petits pois, Vanille utilise des petits pois surgelés, mais j’en suis à court, alors que j’avais justement fait le plein de petits pois frais à Grand-Frais… J’avais 670g de petits pois frais dans leur cosse, je n’ai pas pesé les petits pois préparés. J’ai fait cuire les petits pois bien plus longtemps : les extrafins surgelés cuisent bien plus vite que les frais, surtout quand ils ne sont pas extra fins ! Ils ont du cuire environ 20 minutes dans le bouillon.

velouté-petits-pois-ail-des-ours-saumon-fume-04

Après avoir prélevé une louche de bouillon, j’ai mixé dans mon super-blender-de-la-mort-qui-tue-tellement-fort-et-pour-de-vrai-qu’il-a-été-retiré-de-la-vente car jugé dangereux, mais moi je ne saurais pas m’en passer… Il mixe aussi bien qu’un thermomix ou un cook’in ! J’ai donc mixé, ça n’accrochait pas, manque de liquide, et plutôt que de remettre le bouillon réservé, j’ai ajouté beaucoup plus de crème liquide 12% que les 75g de crème fraîche préconisés par Vanille… J’ai presque mis toute ma petite bouteille de 200ml… Pas tout à fait quand même… J’ai bien dû mettre 150g, le double donc de la dose « normale »… Même pas honte ! lol ! Et j’ai ajouté mes feuilles d’ail des ours.

velouté-petits-pois-ail-des-ours-saumon-fume-03

Grâce à ce super blender, j’ai obtenu un velouté aussi crémeux qu’au restaurant sans avoir à filtrer.

Le velouté était un peu épais, mais je n’ai pas souhaité rajouter du bouillon que j’avais réservé. J’aime quand ça a du corps ! Hé hé hé !

Mais quand ça a du corps, ça ne peut pas être mousseux comme sur les photos de Vanille… C’est donc un choix.

Ensuite, j’ai fait comme Vanille a dit sans rien changer, et c’était topissime !

velouté-petits-pois-ail-des-ours-saumon-fume-02

Je ne savais pas que le saumon fumé s’accordait aussi bien avec l’ail des ours ! Avec les baies roses, c’est un triplé gagnant !

Bon, alors maintenant, je n’ai plus d’ail des ours, donc je devrai aller en cueillir rapidement si je veux tenter les Quenelles à la ricotta, sauce aillée des ursins de Vanille !

Bon appétit !

Veloute petits pois ail des ours saumon fumé

soupes

soupe de potiron aux lentilles corail, curry et lait de coco

Décidément, je vous fais voyager grâce à ce dernier panier surprise de mon partenaire Panier d’Oullins ! Il faut reconnaître que la lentille corail est un produit qui porte très nettement la connotation indienne… D’où ces quelques soupes très parfumées que vous pouvez aussi bien servir en entrée qu’en mini-verrine pour un apéro hivernal : ça réchauffe !

soupe de potiron aux lentilles corail, curry et lait de coco

soupe-potiron-lentille-corail-curry-lait-de-coco-10

Pour 3 personnes

matériel : mixeur plongeur ou blender
prep : 10 min
cuisson : 20 min

environ 660g de courge (potiron tranché pesé avec peau et sans graines), soit 550g une fois pelé
3 carottes moyennes (140g, reste 110g une fois préparées)
1 gros oignon blanc
un morceau de gingembre frais de la taille d’un pouce (1 ccafé bombée de gingembre râpé)
1/2 ccafé de pâte de curry jaune + 1/2 ccafé de curcuma. Ou 1 petite csoupe de curry en poudre genre Ducros + 1/2 ccafé de curcuma. Attention au dosage du curry, selon les marques ça peut piquer très très fort ! Pour certaines marques vendues en bocaux, on peut aller jusqu’à 3 csoupe sans que ça pique, donc faites selon votre goût. Le curcuma lui ne pique pas, mais il cause de l’amertume si on en met trop.
100g lentilles corail
200ml lait de coco
QS huile végétale neutre, eau, sel, poivre noir du moulin, jus de citron, feuilles de coriandre pour la déco
J’ai choisi de servir avec du riz vapeur pour assurer notre ration de protéines car nous n’allions manger que cela pour notre souper. Si vous servez des protéines animales dans ce repas (poisson, œuf ou viande), pas besoin d’ajouter le riz.

Attention pour ceux qui comme moi ont du cholestérol : le lait de coco, bien que végétal, n’est pas recommandé du tout. Mais bon, on n’en mange pas tous les jours… 😉

soupe-potiron-lentille-corail-curry-lait-de-coco-01

Commencer par peler l’oignon le gingembre la courge et les carottes.
Ciseler grossièrement l’oignon et râper ou mixer le gingembre
Laver puis couper en cubes le potiron et en rondelles les carottes. Il faut savoir que plus les morceaux seront petits, plus la soupe cuira vite… mais plus vous passerez de temps à préparer vos légumes… Donc une taille intermédiaire, ni petite ni trop grosse s’impose…
Mettre de l’eau à bouillir dans la bouilloire (prévoir environ 750ml)

Dans une casserole, chauffer un peu d’huile (colza pour moi) sur feu vif. Ajouter la pâte de curry et la faire frire en remuant avec une cuiller en bois environ 30 secondes. Pas de pâte de curry mais de la poudre ? Passez directement à la suite !

soupe-potiron-lentille-corail-curry-lait-de-coco-02

Ajouter le gingembre, mélanger, ça fait des cloques bizarres qui bouillent, ajouter le curcuma (et le curry le cas échéant) et mélanger 30 secondes pour torréfier les épices. Ça peut coller au fond de la casserole, c’est pas grave, bien gratter en remuant avec la cuiller en bois.

soupe-potiron-lentille-corail-curry-lait-de-coco-03

Ajouter l’oignon,

soupe-potiron-lentille-corail-curry-lait-de-coco-04

mélanger environ 2 minutes puis ajouter la courge et la carotte et mélanger à nouveau : il vous faudra sans doute baisser un peu le feu pour faire revenir les légumes sans les brûler, environ 2 à 3 minutes. J’ai oublié de prendre une photo !!!!!
Ajouter l’eau bouillante pour arriver à hauteur, pas plus. Ne pas jeter l’eau restant dans la bouilloire. Ne pas saler.
Quand ça bout, baisser le feu et couvrir pour mijoter environ 10 minutes : les morceaux de légumes doivent être cuits mais fermes. Prolonger un peu la cuisson si jamais ils sont durs à piquer avec la pointe d’un couteau.

Pendant ce temps, rincer soigneusement et bien égoutter les lentilles.

soupe-potiron-lentille-corail-curry-lait-de-coco-05

Ajouter les lentilles dans la soupe, porter à ébullition en mélangeant, ajouter si nécessaire un peu d’eau mais ça ne devrait pas être le cas, puis baisser le feu et couvrir pour mijoter encore 10 minutes.

soupe-potiron-lentille-corail-curry-lait-de-coco-06

Pendant ce temps, ciseler quelques feuilles de coriandre.

Au bout de 10 minutes environ, les légumes devraient être complètement tendres et les lentilles presque tomber en purée.
Saler, mixer.
Ajouter le lait de coco, mixer à nouveau, poivrer, goûter et rectifier l’assaisonnement.
Juste au moment de servir, ajouter quelques gouttes de jus de citron et goûtez pour savoir quand arrêter d’en ajouter ! 1 ccafé devrait suffire, mais faites selon votre goût.

Répartir dans les bols et saupoudrer d’un peu de coriandre ciselée. J’ai ajouté une petite rondelle de citron au bord du bol pour éclairer.

soupe-potiron-lentille-corail-curry-lait-de-coco-07

Et, ainsi que je vous le disais dans ma petite intro, j’ai servi sur du riz. Un reste de riz vapeur que je n’ai même pas pris la peine de réchauffer, le fait de le mettre au fond de mon bol et d’y verser la soupe fumante par dessus a été suffisant.

soupe-potiron-lentille-corail-curry-lait-de-coco-09

Et voilà… Bienvenue en Inde ! 😉 Merci Panier d’Oullins pour ces occasions de voyager !

PS : Fifille n°1 est passée et m’a aidé à finir les restes… Je lui ai juste annoncé une soupe de courge avec du riz sans plus de précision, elle a goûté et s’est exclamé : « Ouah la vache ! Qu’est-ce que c’est bon ! »…
Voilààààààà… La la la… Hé hé hé !

Bon appétit !

Version imprimable

soupes

soupe de lentilles corail à l’indienne

La lentille corail que j’ai reçue dans mon dernier panier surprise offert par mon partenaire le groupement des commerçants d’Oullins panier d’Oullins est un produit simple et rapide à utiliser que j’adore. Vous trouverez plusieurs recettes sur mon blog qui en utilisent. Beaucoup de plats de cuisine indienne, mais également des plats « santé » : en effet, les légumineuses dans notre alimentation ne doivent pas être négligées, car elles permettent grâce à leurs bienfaits de nous apporter des tas de bonnes choses et en plus l’immense choix de légumineuses disponibles sur le marché permet de ne pas se lasser et de manger varié ! Des lentilles, des pois et des haricots secs, il en est de toutes tailles et de toutes couleurs, qu’il est nécessaire de tremper ou qu’on peut utiliser immédiatement, qui cuisent très vite ou au contraire très longtemps, bref c’est un panel d’une richesse inestimable.

S’il y a 2 recettes que j’adore faire avec des lentilles corail, ce sont cet extraordinaire cake végétarien à base de lentilles corail, de carottes et de graines de courge, ainsi que la soupe que je vais vous présenter aujourd’hui, un pur régal.

soupe-lentille-corail-indienne-14

Attention cependant, souvent on lit sur les étiquettes que la lentille corail demande 30 minutes de cuisson : c’est faux, sauf si on veut en faire de la purée. Si on veut qu’elle reste entière, il faut rester à côté de la casserole et tester régulièrement : cela prend moins de 5 minutes ! Dans la recette qui nous occupe aujourd’hui, il s’agit d’une soupe, donc on prolongera la cuisson à 15 minutes de façon à être sûrs que les oignons soient totalement cuits.

soupe de lentilles corail à l’indienne

soupe-lentille-corail-indienne-16

traduit et adapté du livre : Williams et Sonoma, « soup for supper »

Pour 2 ou 3 personnes

prep 10 min
cuisson 25 min

150g lentilles corail
1 oignon, grossièrement haché
1 csoupe coriandre en poudre
1 ccafé cumin en poudre
1 csoupe mélange ail gingembre (ou 2,5cm gingembre frais et 2 gousses d’ail, pelés et râpés ou mixés)
1/2ccafé curcuma
pincée de Cayenne (facultatif)
750ml eau, ou bouillon de volaille ou de légumes (bouillon de légumes reconstitué du commerce pour moi)
1 boite 440ml tomates en dés ou de tomates entières qu’on coupera en dés (la présence de morceaux est obligatoire pour cette recette)
2 csoupe jus de citron (ou au goût)
QS huile végétale neutre, sel, poivre noir au goût
3 csoupe menthe ou coriandre fraiche hachée (coriandre pour moi)

Remarque : si vous n’avez pas les épices demandées dans la recette, mettez du curry en poudre à la place, et soyez prudent(e)(s) dans votre dosage : il en est de très pimentés !

soupe-lentille-corail-indienne-11

Rincer les lentilles et les égoutter. Ne pas les tremper.
Mettre la boite de tomate à égoutter dans une petite passoire au dessus d’un bol et laisser égoutter.

soupe-lentille-corail-indienne-10

Mettre le bouillon à chauffer ou de l’eau à bouillir et/ou reconstituer le bouillon à partir de cubes.
Préparer les épices

soupe-lentille-corail-indienne-03

Préparer l’oignon et le mélange ail-gingembre

soupe-lentille-corail-indienne-02

Dans une casserole, chauffer l’huile. Ajouter l’oignon et faire suer sur feu moyen.

soupe-lentille-corail-indienne-01

Quand ça commence juste à colorer, ajouter le mélange ail-gingembre

soupe-lentille-corail-indienne-04

et laisser roussir, ça va vite.

soupe-lentille-corail-indienne-05

Ajouter coriandre, cumin, curcuma et Cayenne (le cas échéant),

soupe-lentille-corail-indienne-06

mélanger et laisser roussir les épices moins d’une minute pour que les arômes se dégagent.

soupe-lentille-corail-indienne-07

Ajouter les lentilles

soupe-lentille-corail-indienne-08

puis le bouillon chaud et le liquide des tomates en remuant constamment.

soupe-lentille-corail-indienne-09

Mettre le feu à fond et amener à ébullition. Quand ça bout, réduire le feu et mijoter partiellement couvert jusqu’à ce que les lentilles soient fondantes, environ 10 minutes.
Retirer du feu, prélever du bouillon de cuisson dans un récipient et mixer avec un mixeur plongeur, ou dans un robot, en plusieurs fois si nécessaire. Si c’est trop épais, rajouter du bouillon de cuisson réservé.

soupe-lentille-corail-indienne-12

Goûter et rectifier l’assaisonnement. Ajouter les morceaux de tomate et le jus de citron.

soupe-lentille-corail-indienne-13

Servir immédiatement. Saupoudrer chaque bol ou assiette avec un peu de menthe ou coriandre fraîche hachée.

soupe-lentille-corail-indienne-15

Difficile d’imaginer à quel point c’est succulent…
Pensez, si cette soupe sera votre seul plat, à consommer une céréale avec, que ce soit sous la forme de riz par exemple, ou tout simplement de pain, si possible un pain indien (naan) ou plus simplement un peu de pain complet aux graines et aux céréales toasté. C’est certes moins exotique, mais ça a le mérite d’offrir un goût qui complète cette soupe et contraste très bien avec ses épices douces.

Bon appétit !

Version imprimable

soupes

soupe de rave (navets ronds violets)

Voilà, mon partenariat avec Panier d’Oullins se termine déjà… J’ai apprécié l’exquise gentillesse de la dame qui me livrait mon panier, la qualité des produits proposés, et je ne peux que vous rappeler que si vous habitez Oullins (69) ou proximité, Panier d’Oullins est un groupement de vos commerçants préférés d’Oullins qui vous permettra de passer commande par internet et d’être ensuite livrés chez vous ou en point relais.
J’espère de tout cœur que ce partenariat aura permis à beaucoup de découvrir ce système si pratique et efficace, et que le groupement des commerçants d’Oullins rencontrera tout le succès qu’il mérite et inspirera d’autres villes.

Voici le dernier panier reçu :

panier-oullins-janvier-2013

– polenta bio (pas trouvé de lien sur le site) : je pense immédiatement à un cornbread comme on en mangeait aux US…
lentilles corail bio, un must à toujours avoir dans son placard… Ça cuit en 5 minutes contrairement à ce qu’on croit souvent ! A l’occasion, dans une simple soupe de courge par exemple, ou un velouté de carottes au curry, replacez les patates par une belle poignée de ces lentilles (bien rincer avant usage mais ne pas faire tremper) vous verrez, c’est top !
– tranche de potiron (pas trouvé de lien sur le site) : LE légume d’hiver par excellence, le roi de la saison, par sa couleur, sa taille, sa douceur, son utilisation en salé comme en sucré, et sa conservation incroyable : entier, dans le garage ou la cave, vous le garderez très longtemps… Mais c’est quand même plus facile à garder dans son frigo, déjà tranché… 😉
raves (navets ronds violets) : au printemps on en trouvera des tout petits, avec leurs jeunes feuilles, et ils seront tellement bons juste cuits à l’étouffée avec un peu de miel et de beurre… Mais pour l’instant, la version d’hiver de ce légume-racine gagnera à être cuisinée d’une autre façon…
– bocal de sauce tomate au basilic

Merci Panier d’Oullins !

A la vue de ces magnifiques navets violets (appelés raves à Lyon) d’une fraîcheur incroyable, j’ai su tout de suite quelle recette j’allais proposer sur mon blog. La recette d’une lyonnaise pure souche : ma grand-mère. A mon avis la façon la plus simple et exaltante d’utiliser des raves d’hiver.

Oui, je sais, ce n’est pas une nouvelle recette mais une reprise d’une recette publiée en 2007. Alors rassurez-vous, j’ai déjà prévu une salade de raves râpées crues et un canard aux raves et au cidre, ça viendra plus tard !

Ma grand-mère faisait, en hiver, de la soupe chaque soir. Ou, plus exactement, elle en préparait tous les 2 jours, et ce pour 2 jours. Quand je rentrais de l’école, comme mes parents travaillaient tous les 2, c’est chez elle que j’allais prendre mon goûter. Et chaque soir, je rejoignais mes parents enfin rentrés du boulot avec mes devoirs faits et une gamelle de soupe toute chaude, ou juste à faire réchauffer… Parmi les soupes classiques de ma grand-mère, il y avait bien sûr la soupe de légumes variés, toujours patates, poireau carotte et reste de tous les légumes du frigo. Également la soupe au chou. Parfois, et exclusivement servie chez elle le samedi soir à toute la famille, la gratinée à l’oignon… que je n’ai encore jamais faite. Il va falloir que je me lance! Il y avait encore bien entendu la floraline au lait, alors ça c’était ma nourriture de base, à moi gamine, à tel point que quand nous habitions aux USA, dans la région d’Atlanta, les Géorgiens « pure souche » ne comprenaient pas comment je pouvais apprécier leurs « gritts »… Hé hé, s’ils avaient connu ma grand-mère… lol! Il y avait aussi le vermicelle au bouillon de poule, succédant à la poule au pot de la veille… Et, j’y arrive enfin,

la soupe de rave de ma grand-mère

Petit topo vite fait sur la rave, sa vie, son œuvre :

Les raves sont des petits navets ronds violets. Il faut les choisir pas trop petits, sinon on n’a pas fini de peler et peler encore, mais pas trop gros non plus, car plus ils sont gros, plus on court le risque qu’ils soient creux et fibreux. Il faut toujours en prévoir plus que ce dont on aura besoin, car il arrive qu’ils soient véreux, ou bien qu’ils aient « pris un coup de froid » : leur chair au lieu d’être très blanche et opaque, se teinte de reflets jaunasses ou noirâtres et semble devenir translucide… Bref, il y a du gâchis… Penser aussi à les peler au couteau et non à l’économe, car leur peau est épaisse, quand on coupe le haut de la rave, on voit un cercle environ 3mm à l’intérieur… C’est le repère à atteindre pour être sûr d’avoir supprimé toute la peau, dure et filandreuse.

La recette :

Pour 4 personnes qui ne mangeront que ça ce soir!
Prep : long, il faut couper les raves en petits cubes… Mais certaines mandolines ou robots savent simplifier le travail…
Cuisson : 30 min

1 patate à soupe par personne, selon la taille (1 grosse et 2 moyennes pour moi)
1 belle carotte par personne (donc 4 pour moi)
1 rave moyenne ou 2 petites par personne, plus du rab’ au cas où il y aurait de la perte…
du bouillon de légumes (ou volaille mais ça ne sera plus végé) pour couvrir juste à niveau, pas plus (maison ou cube)
et ma grand-mère ajoutait parfois une poignée de riz qui cuit en 10 minutes (thaï, basmati, etc…)
Lait à volonté
sel, poivre
éventuellement comté ou gruyère pour servir avec

Commencer par peler, laver et couper en petits cubes tous les légumes. Pour moi, la taille idéale des cubes c’est environ 1cm de côté.
En tout cas, si vous taillez plus petit, ça cuira plus vite mais que de temps à couper des cubes… Et si vous coupez plus gros, prévoyez une cuisson un peu plus longue.

Placer tous les légumes dans une casserole, couvrir juste à niveau, pas plus, je dirais même plutôt à peine moins, avec le bouillon de volaille.
Porter à ébullition, puis baisser le feu et laisser bouillonner doucement à couvert jusqu’à ce que les légumes soient tendres, ce qui prendra environ 20 à 30 minutes selon la taille des cubes.
Ajoutez le riz environ 10 minutes avant la fin de la cuisson, quand les patates semblent ne plus arriver vraiment à résister à l’écrasement de votre cuiller en bois contre les parois de la casserole… et surveillez la cuisson en ajoutant du lait si le riz manque de liquide pour bien gonfler.

Résistez à l’envie pourtant très naturelle d’utiliser dur riz complet, ou alors faites le précuire avant, car il lui faut 45 minutes pour être tendre, la soupe n’en demandera jamais autant!

Quand tout est cuit, le niveau du bouillon peut être plus haut que les légumes si vous n’avez pas mis de riz. Je vous recommande alors d’en retirer un peu et de le remplacer par du lait. Cette soupe est vraiment un bouillon dans lequel nagent beaucoup de légumes, avec ou sans grains de riz, mais en aucun cas une soupe pour chien épaisse et pâteuse! Donc il faut ajouter du lait pour obtenir la consistance désirée.

Poivrer. Goûter, rectifier en sel et poivre.
Servir rapidement, surtout en présence de riz… et très chaud.

Je rajoute même encore du lait bien froid dans ma soupe pour pouvoir la déguster plus vite! C’est que je n’aime pas attendre, surtout une telle soupe! Et comme toujours sur les soupes de mon enfance, je place le morceau de gruyère à faire tremper dans le bol pour le ramollir et le grignoter tout doucement, une petite bouchée par cuillerée de soupe… Mmmmmmmm…

Que de souvenirs… C’est ça, la « comfort food »…

Bon appétit !

Version imprimable

entrées·soupes

soupe de pain toscane d’après Alba Pezzone

Alba Pezzone, spécialiste de la cuisine italienne sur Cuisine + (anciennement Cuisine TV), m’a toujours séduite avec son accent à couper au couteau.

Vous savez sûrement si vous suivez mon blog que nous avons vécu, mon Nomamoi, nos fifilles et moi, pendant 3 ans aux Etats-Unis. Là-bas, j’ai suivi des cours d’anglais, enfin plus exactement d’américain, car mon anglais très correct mais aussi très scolaire ne me permettait pas de me sentir à la hauteur pour toutes les choses qu’on n’apprend pas à l’école, comme la description des symptômes chez le médecin ou la prise de RV avec un plombier… et aussi pour perdre (enfin tenter de perdre…) mon horrible accent français… Et la prof m’avait souri en me disant que mon accent était magnifique et qu’il ne fallait surtout pas que je le perde… Ce n’est que bien plus tard que j’ai réalisé à quel point elle avait raison, ma prof… (et puis tant mieux, parce que mon bel accent français, lyonnais, même, n’est pas parti… et n’a même pas diminué !!! )

Bref, tout ça pour dire que je trouve Alba Pezzone super et qu’elle ne serait pas la même sans son accent.

Il y a quelques temps, je suis tombée sur son émission sur Cuisine+, Ma Cuisine Italienne, et elle présentait cette soupe Toscane à base de produits bon marché : tomates en conserve et pain rassis…

Pain rassis ? Moi qui n’achète qu’une grosse miche de pain au levain au marché du vendredi et qui vis dessus toute la semaine, je me débrouille quand même pour toujours avoir des restes ! Il faut dire que mon Nomamoi carbure au pain de mie… Ce qui explique que le pain « frais » ne disparaisse pas plus vite.

Voilà une possibilité de ne pas donner tout mon vieux pain aux oiseaux ! D’autant plus qu’il paraît que ce n’est pas bon de leur donner du vieux pain, que ça les empoisonne… Info ou intox ? Va savoir… 😉

soupe de pain toscane d’après Alba Pezzone

Adapté de la recette d’Alba Pezzone : Pappa al pomodoro

pour 4 personnes
compter environ 30-35 min + 30 minutes environ de repos.

Reste de pain, si possible campagne ou levain. Éviter la baguette, sauf si vous n’avez que ça évidemment ! Il faut une tranche très épaisse de pain de campagne, l’équivalent de 5 tranches de baguette je pense. A vue de nez. Comme dit toujours Fatéma Hal, « ton oeil est ta mesure ».
1 boite de 400g de pulpe de tomate
500ml passata (ou coulis de tomate si vous n’avez pas de passata. La passata c’est le coulis de tomate le moins cher !)
2 branches de céleri
1 belle carotte
1 oignon doux (oignon blanc ou rouge par exemple, j’ai mis un de chaque, ils étaient petits !)
2 belles gousses d’ail
1 branche de basilic
1 feuille de laurier (2 petites pour moi)
1 brindille de thym, un tout petit peu de romarin et quelques brindilles de sarriette
1 petit piment (facultatif)
environ 150ml d’huile d’olive (50 ml pour la cuisson et 100 ml pour l’émulsion à la fin)
QS sel, poivre

Couper le pain en cubes grossiers. Il vaut mieux enlever la croûte, sinon votre soupe aura un look un peu trop rustique pour le 21eme siècle…
Voici mon superbe pain :

C’est du pain au levain, il donne à cette soupe une légère acidité à peine détectable et inimitable.

Mettre le pain à tremper dans de l’eau froide.

On voit que j’ai enlevé la croute de façon très imparfaite !

Préparer les légumes (oignon, carotte, céleri) et les couper en petite brunoise

Chauffer un peu d’huile d’olive dans une sauteuse (environ 2 ou 3 csoupe) et y mettre la brunoise à suer tranquillement en remuant souvent.

Pendant ce temps, préparer les herbes, l’ail et le piment.
Voici mes herbes, encore toutes mouillées d’avoir été rincées.

On va laisser entières les branches de thym, sarriette et romarin, elles seront plus faciles à enlever. Et on les ajoute tout de suite dans la sauteuse. On cisèle ensuite le piment hyper finement : sinon, dur dur de tomber sur un morceau à la dégustation ! Et on l’ajoute lui aussi.

Mélanger et continuer à suer le tout, le temps d’ouvrir les boites et de chauffer environ 250ml d’eau dans la bouilloire.

On ajoute ensuite la boite de tomate et la passata, et on rince la boite de conserve de tomate avec un peu d’eau bouillante qu’on mettra dans la sauteuse rejoindre son contenu !

Mélanger, saler, poivrer et laisser cuire tout doucement une dizaine de minutes.

Pendant ce temps, on va ciseler l’ail et le basilic en gardant de petites feuilles pour la déco.

Au bout de 10 minutes, on enlève les branches d’herbes. Puis on va bien essorer la mie de pain et l’ajouter petit à petit dans la sauteuse en mélangeant fermement

On obtient une purée épaisse et grumeleuse.

Quand j’ai fait l’ajout du pain mouillé-essoré dans ma sauce tomate, je me suis demandé si je devais tout mettre. Il y a eu un moment où je me suis dit que si j’en rajoutais encore, ça serait trop épais. J’ai respecté la recette, ou du moins l’idée des 5 tranches de pain… Car cela faisait plusieurs jours déjà que l’émission d’Alba Pezzone était passée à le télé, et je ne me souvenais plus trop du volume de pain qu’elle mettait… Eh bien j’aurais dû respecter ce que mon œil, ma mesure, me disait, parce que c’était vraiment, mais alors vraiment trop épais, en voyant les photos finales vous comprendrez !

Donc respectez votre œil, mettez du pain jusqu’à ce que cela vous paraisse suffisant.

Si le pain reste trop compact, utilisez un fouet et allez-y vigoureusement, il finit par se déliter

Mijoter cette crème lourde de pain à la tomate encore une dizaine de minutes sans couvrir la sauteuse.

Goûter et rectifier l’assaisonnement.

Ajouter ensuite l’ail et le basilic

et mélanger.
Ôter du feu, attendre environ 5 minutes puis ajouter l’huile d’olive restante en filet tout en mélangeant vigoureusement au fouet, comme pour monter une mayonnaise.

Laisser reposer à température ambiante environ 20 à 30 minutes.
Servir tiède, arrosé éventuellement d’un petit filet d’huile d’olive. (heu… Il y avait bien assez d’huile à mon goût !)

Comme vous le voyez sur la photo, la masse est compacte au point de ne pas s’étaler dans l’assiette !!! Je me souvenais quand même que la soupe d’Alba Pezzone était compacte aussi, mais pas à ce point !!! Je ne savais pas quoi faire… Allais-je risquer de tout gâcher en délayant avec de l’eau ? Vous me connaissez, téméraire dans l’âme que je suis… Hum hum hum… J’ai pris mes photos et puis j’ai goûté avant toute chose. Et puis finalement, on a fini notre assiette, mon Nomamoi et moi. Parce que c’était bon. Tout simplement. Et après, on était bien calés ! lol !

Et j’avais donc des restes pour le lendemain midi puisqu’il s’agit d’une recette pour 4 personnes, et que nous n’étions que 2 sur sa version « non diluée »…

Le lendemain, j’ai réchauffé légèrement mon bol de cette soupe au micro ondes, très peu puisqu’elle se mange tiède, et j’ai ajouté un peu d’eau bouillante de la bouilloire, juste de quoi « étirer » la consistance. Une fois que j’ai eu atteint la consistance épaisse mais pas compacte de la soupe, je l’ai mangée avec bonheur : la consistance, plus fluide, était plus agréable.

Conclusion : quand vous mettez votre mie de pain essorée, arrêtez-vous quand vous sentez que ça suffit !

Bon appétit !

soupes

Gaspacho de melon au jambon Serrano grillé

On trouve encore des melons sur les marchés, et je dois reconnaitre qu’ils sont encore très très bons ! J’ai pas mal fait de melon/jambon cru tout l’été et j’ai eu envie de changer un peu. Ah ben ça tombe bien, le magazine Good Food d’Aout 2012 a visiblement eu la même idée que moi… Voici donc une autre façon d’associer le melon – version soupe – avec le jambon cru :

gaspacho de melon, fines tranches de jambon
Serrano grillé et gressin

Adapté d’une recette du magazine Good Food d’Aout 2012, chilled melon soup with crisp Serrano ham

J’ai suivi la recette et présenté, ainsi qu’indiqué, sous forme de soupe, en assiettes à soupe, mais je vous recommande nettement de servir ce gaspacho en petite quantité, dans des mini-verrines apéritives par exemple, ou dans des verrines pas trop grandes dans le cas d’une entrée froide.

Pour 2 personnes (version assiette à soupe, mais bien entendu, beaucoup plus de parts en verrine ou mini-verrine : compter alors des gressins supplémentaires)

prep 10 min,
cuisson 10 min,
réfrigération au moins 1 heure.
La soupe peut se faire la veille.

1 melon
1/2 concombre
1 csoupe vinaigre de Xéres (j’ai mis du vinaigre de cidre, ça aurait été meilleur avec du Xéres)
3 csoupe huile olive
6 tranches de jambon Serrano (un autre jambon cru conviendrait, Parme, Bayonne, etc.)
2 gressins
QS basilic pour la déco, huile olive, sel, poivre

Mettre la chair du melon avec la chair du concombre (ni peau, ni graines) et le vinaigre dans un blender, mixer et assaisonner. Tant que je n’ai pas eu mis assez de sel, c’était assez… heu… poueurk surprenant ? Alors on commence doucement avec le sel, et tant que c’est insipide on en remet, on veillera simplement à ne pas dépasser la limite : après, quand c’est trop salé, c’est trop tard…

Une fois l’équilibre de l’assaisonnement trouvé, continuer à mixer en versant l’huile d’olive en tout petit filet par le goulot afin d’émulsionner le tout. Filmer et réserver au frais pendant au moins une heure, jusqu’à 24 heures à l’avance.

Au moment de servir, chauffer une poêle anti adhésive sans la graisser. Une fois qu’elle est bien chaude, y faire griller 4 tranches de jambon cru à sec, environ 1 minute sur chaque face, en les retournant autant de fois que nécessaire.

Une fois qu’elle sont bien dorées et sèches, les réserver sur du papier absorbant.

Pendant ce temps, rouler les 2 tranches de jambon cru restant autour des 2 gressins. Réserver au frais.

Sortir la soupe du frigo et bien la mélanger : la pulpe du melon et du concombre est remontée à la surface, il faut remélanger tout ça. Rectifier une dernière fois l’assaisonnement.
Répartir dans les assiettes, les verrines ou autre.
Émietter ou déchirer le jambon grillé (selon s’il est très croustillant ou non, c’est souvent l’humidité présente dans la pièce qui fait la différence) sur la soupe, saupoudrer un peu de basilic ciselé et décorer d’un gressin entouré de jambon.

Le résultat est assez sympa, mais comme disait une de mes amies d’enfance, « y’a pas de quoi casser trois pattes à un canard ». C’est original, c’est vrai, le goût est assez fin, ça change, en somme, et le changement c’est exactement ce que je cherchais.

Donc vous pouvez essayer, hein, je veux juste dire que le résultat n’était pas exceptionnel, mais nous avons fini nos assiettes, c’est quand même la preuve que c’était très correct (oui, je sais, je n’ai pas écrit que c’était bon… juste très correct…) !

Je pense que notre impression sur cette soupe aurait été très différente si nous l’avions servie en très petite quantité, en mini-verrine par exemple, avec des mini gressins. J’en suis même carrément sûre et certaine !

A tester, donc, sous forme de mini-verrines apéritives !

Version imprimable