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bolognaise rapide aux légumes ou comment cacher très rapidement des légumes ou de la viande à ses enfants…

J’ai toujours eu beaucoup de chance : quand mes fifilles étaient petites, elles mangeaient de tout, mais alors vraiment de tout. La preuve, à 2 ans et demi, fifille n°1 s’attaquait aux huîtres de sa grand-mère… Quant à fifille n°2, elle terminait les verres de l’apéro quand nous passions à table avec nos invités, profitant que nous avions le dos tourné… Bref, en voilà 2 à qui il ne fallait pas en promettre.

Vers 5-6 ans, Fifille n°2 a commencé à ne plus pouvoir manger de champignons. Ni de fromage de chèvre, trop fort à son goût… Alors que quelques années avant elle léchait le roquefort comme une chèvre sa brique de sel… Les carottes disparaissaient de son alimentation, elle qui les adorait, tout particulièrement crues… D’où, quand elle a eu 12 ans, l’idée suivante : Quand elle faisait une bêtise, elle savait qu’elle allait être punie par 1 csoupe de carottes râpées… Quel manque de psychologie, n’est-ce pas, que d’allier nourriture et punition ? Mais non, rassurez-vous, Fifille n°2 savait très bien que le geste était plein d’amour et d’humour, et figurez-vous que depuis elle adore à nouveau les carottes râpées… Par contre pour le fenouil, aucun succès. Fifille n°2 bloque toujours sur les champignons et tout ce qui a le goût un peu anisé : fenouil bien sûr mais aussi céleri rave et panais…

Quant à Fifille n°1, elle a attendu d’avoir 17 ans pour ne plus pouvoir avaler d’autre viande que du poulet… Elle aime toujours autant les huîtres mais ne peut plus avaler d’autre poisson que des filets de poisson blanc (version panée avec les yeux dans les coins si possible) et le saumon cru… (et Fifille n°2 le thon cru, je le mentionne ici juste pour vous faire comprendre à quel point ma vie est difficile… lol! Non pas parce qu’elles ont chacune leurs goûts, mais parce que je n’arrive jamais à me souvenir laquelle aime quel poisson cru et qu’il m’arrive de me tromper…). Et pour les légumes, à part la salade verte, les tomates et le maïs en boîte, le choix est très très limité…

Il y a aussi autour de nous des enfants anti-légumes. A part la salade, rien ne les branche, pas même les tomates… Allez leur faire découvrir la merveilleuse étendue des couleurs, des saveurs, des parfums de tout ce que la nature nous offre tout particulièrement au printemps et en été… Ouais, ben on peut se gratter… Ou alors on camoufle. Dans de la sauce blanche, surtout en hiver, ou dans de la sauce tomate, surtout en été.

Et c’est ainsi qu’un soir où mes 2 fifilles étaient réunies j’ai pu leur faire avaler une sauce bolognaise dans laquelle se cachaient de la viande rouge mais aussi carottes, courgettes et champignons… Dans une version ultra-rapide puisqu’elle n’a pas pris plus de temps que la cuisson des gros coudes rayés qu’elles allaient accompagner…

Bolognaise rapide à la viande et aux légumes

Pour 4 personnes

choisir des pâtes qui demandent au moins 13 minutes de cuisson : oublier les spaghettini !!!
500g pâtes
1 gros oignon ou 2 moyens
1 grosse gousse d’ail ou 2 petites
1 poivron rouge
2 carottes moyennes
2 branches de céleri
1 courgette
2 poignées de champignons de Paris frais ou 1 poignée de champignons de Paris en lamelles, frais ou surgelés
environ 500g viande hachée crue ou cuite (j’avais un reste de cheval et un autre de boeuf et je ne voulais pas refaire encore une pastilla, ça faisait déjà 3 fois que j’en faisais !)
1 petit verre de vin rouge (facultatif)
1 boite de pulpe de tomate (400g)
1 csoupe concentré de tomate
sel, poivre, huile d’olive, thym, persil etc… Je n’avais que du thym donc je me suis limitée à ça.
parmesan fraîchement râpé.

Commencer par mettre une grande quantité d’eau salée à bouillir.
Tout de suite, mettre une grande sauteuse à chauffer à feu doux avec un peu d’huile d’olive.
Préparer la râpe à gros trous de votre mixeur (ou manuelle)

Peler l’oignon, monter un peu le feu sous la sauteuse, râper l’oignon, le jeter dans l’huile, mélanger.
Peler l’ail, le râper, l’ajouter dans la sauteuse, laver le poivron, l’ouvrir en 2 pour enlever les graines et les parties blanches, le râper et l’ajouter, mélanger
Peler les carottes, les râper les ajouter mélanger
Peler le céleri branche à l’économe comme si c’était une carotte, le râper, l’ajouter, mélanger
Laver la courgette sans la peler, la râper, l’ajouter, mélanger

Hacher la viande si possible au hachoir, sinon au mixeur, l’ajouter, mélanger longuement et soigneusement.

A ce niveau là, l’eau des pâtes doit bouillir. Y jeter les pâtes et mettre la minuterie sur le temps indiqué sur le paquet à la reprise de l’ébullition.

On reprend aussitôt la sauce sans attendre la reprise de l’ébullition des pâtes. On gardera un oeil sur ces dernières de façon à mettre la minuterie au bon moment.

Ouvrir la boîte de tomates, verser, mélanger, ajouter le concentré, mélanger
Porter à feu vif et ajouter le vin rouge et le thym, saler, poivrer, mélanger.
Laisser bouillir vivement et sans couvercle en remuant de temps en temps pour que ça n’attache pas.
Peler le cas échéant les champignons entiers et frais puis les couper menu et les ajouter. Si les champignons sont en lamelles surgelées, les ajouter directement.

Pour cette fois, j’ai choisi volontairement de faire de gros morceaux de champignons dans le but avoué bien qu’inavouable que mes fifilles les donnent à leurs parents chéris qui les adorent (les fifilles ET les champipis…)

Quand les nouilles sont cuites, les égoutter et les remettre dans la casserole avec un peu d’huile d’olive, mélanger délicatement et laisser en attente.

Jeter un oeil à la sauce, toute apparence de viande ou de légume doit avoir quasiment disparu, et il ne doit plus rester de liquide. S’il en reste prolonger un peu la cuisson à feu maxi en mélangeant très fréquemment. Goûter, rectifier l’assaisonnement.

Répartir les pâtes sur les assiettes, placer la sauce par dessus.

On peut saupoudrer de parmesan, et là c’est top! Succès assuré!

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wok de boeuf sauce hoisin

Une petite recette vite fait-bien fait, équilibrée, et surtout délicieuse!
Et si vous n’avez pas de wok, rappelez-vous qu’une simple sauteuse ou poêle marchera aussi bien, le secret c’est de la chauffer très très fort!

Wok de boeuf sauce hoisin

Pour 4 personnes :

2 à 4 csoupe huile végétale neutre
environ 400g de boeuf à cuisson rapide coupé en lanières hyper fines de la taille d’une bouchée
1 petit brocoli
3 ou 4 gousses d’ail
1 piment rouge thaï ou marocain
1 poignée de pois gourmands
1 petite poignée de haricots verts
1 poignée environ de champignons, je voulais des shiitake, j’ai trouvé des pleurotes… Donc comme les pleurotes réduisent plus à la cuisson que les shiitake, j’en ai mis 2 poignées.
1/2 petit chou chinois (chou nappa je crois qu’on appelle ça)
2 à 4 oignons nouveaux selon la taille. Je voulais des oignons verts, je n’ai trouvé que des oignons nouveaux. Bon, tant pis…
2 paquets de grosses nouilles de blé chinoises fraîches
Quelques feuilles de coriandre ciselées
4 csoupe sauce hoisin
Sauce soja pour saler au goût.

Préparer tous les ingrédients.
Couper la viande en lamelles hyper fines
Peler l’ail, l’émincer en fines lamelles
Enlever le sgraines du piment, le hacher finement.
Déchirer les lobes de pleurote
Préparer haricots verts et pois gourmands, les recouper en petits morceaux
Détacher les florettes de brocoli, les recouper si elles sont trop grosses, garder le pied pour une autre utilisation (merci Mr Nicolas LeBec!)
Emincer l’oignon nouveau
Emincer le chou chinois en fines lamelles aussi.
Ciseler finement la coriandre.
Mesurer la sauce hoisin dans un petit récipient (parce que si ça fait comme le ketchup, qu’il faut secouer la bouteille 20 fois avant que ne sorte finalement en explosion un énorme glop de sauce, il vaut mieux se préparer!)
Préparer un grand verre avec de l’eau

Mettre à bouillir de l’eau non salée et y cuire les nouilles selon les indications sur le paquet (2 minutes pour mes nouilles), les égoutter, les rincer à l’eau froide rapidement et réserver.

Une fois que tout est prêt, ça va très très vite, c’est pourquoi il n’y a pas de photos pour le début du travail au wok…

Chauffer le wok à blanc avec 2 csoupe d’huile végétale neutre.
Si le wok est assez grand, y faire frire la viande en une seule fois et réserver, sinon procéder en 2 lots, sortir le premier lot de viande et réserver, remettre de l’huile, attendre qu’elle fume et frire le 2ème lot, le retirer à son tour et le réserver.
Remettre le wok à chauffer à blanc avec 1 csoupe d’huile végétale neutre, quand l’huile fume ajouter l’ail et le piment, mélanger en permanence, ça doit à peine colorer mais ne pas brûler. Ca va très vite et nécéssite de mélanger en permanence, c’est pourquoi il n’y a pas de photo de cette étape.

Ajouter alors ce qui cuit le moins vite c’est à dire brocoli, haricots verts et pois gourmands. Mélanger encore et encore, il faut arriver à légèrement dorer les pois gourmands. Si ça accroche au fond du wok, ne pas remettre d’huile mais envoyer une giclée d’eau et ne pas en remettre tant qu’elle n’est pas totalement évaporée.

Au bout de 3 ou 4 minutes, le brocoli doit avoir légèrement ramolli, les pois gourmands légèrement coloré, ajouter les champignons, bien mélanger, toujours rajouter une petite rasade d’eau et surtout pas d’huile si ça accroche un peu. Ajouter aussi le chou chinois, mélanger toujours.

Le chou sera cuit presque immédiatement, les champignons vont rendre un peu d’eau mais rester croquants. Verser alors la sauce hoisin, mélanger, remettre la viande, mélanger, ajouter les nouilles, mélanger, c’est prêt!
Goûter, ajouter éventuellement de la sauce soja si ce n’est pas assez salé.

Répartir dans des bols, saupoudrer de coriandre ciselée et déguster avec des baguettes!

Heu… Non, pas des baguettes! Ces grosses nouilles sont carrément insaisissables, zip elles glissent, zap sur la nappe…

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hachis parmentier à ma façon

Très vite pour aujourd’hui, plus une idée pour revisiter un hachis parmentier que la recette du hachis parmentier.

D’abord, y a-t-il vraiment une recette du hachis parmentier?

En principe, dans un hachis parmentier il y a une couche de hachis de viande à la tomate, genre bolognaise, et ça croyez-moi, pour terminer les restes dans un frigo qui déborde, c’est idéal!
Et par dessus une couche de purée de pomme de terre.

J’ai fait mon hachis de viande avec oignon, ail, carotte, céleri branche, des bifsteaks proches de leur date de péremption -hachés grâce à mon kitchenaid-, une boîte de pulpe de tomates, un reste de chou-fleur cuit, du persil plus très frais, et si j’avais eu d’autres restes de légumes cuits je les aurais ajoutés sans problème! Le hachis, c’est vraiment le roi du « jyfoutou », le purge-frigo par excellence! J’adore!
Pour la couche supérieure communément appelée « purée », j’ai cuit des patates à soupe en cubes au micro ondes, j’ai écrasé les patates une fois cuites avec un peu de lait pour atteindre une consistance comme j’aime, puis j’ai incorporé du râpé… Et formé à l’aide de 2 cuillers des quenelles de cette purée améliorée.
Et zou, au four!

Ca change, non? Enfin comme présentation, parce que pour le goût, c’est bien un hachis parmentier!

Et c’est un régal comme sait si souvent l’être une cuisine de restes!

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tarte à la ratatouile « santé »

Et bien voilà, hier vous avez eu droit à la recette de la ratatouille aux légumes rôtis confits, maintenant à celle de la tarte à base des restes de la ratatouille en question!

Et oui, c’est une recette de restes… et de congélo! 😉 Mais c’est aussi une recette santé si comme moi on utilise une pâte à tarte elle-même santé comme celle de Laurence Salomon.

Dans cette tarte, j’utilise pour en faire un plat complet une viande hachée, boeuf ou agneau selon ce qui reste dans mon congélateur, mais bien sûr la viande n’est pas obligatoire.

Cette recette hyper simple et rapide à faire peut être déclinée en diverses versions, je vous en propose ici deux. Celle qui a été photographiée ici est à base de boeuf haché et de curry. L’autre version que j’ai testée est à base d’agneau et d’épices à couscous. La méthode est identique dans les 2 cas.

tarte à la ratatouille « santé »

Pour 4 à 6 personnes

une portion de pâte à tarte santé d’après Laurence Salomon (ou de la pâte de votre choix)
les restes de la ratatouille aux légumes rôtis confits de la veille
3 à 4 steaks hachés de boeuf de 100g chacun, si possible faits par le boucher ou, dans la version agneau, environ 300 à 400g d’agneau cru haché
un peu d’huile d’olive
sel,
curry en poudre QS pour la version boeuf, ou dans la version agneau, épices à couscous QSune portion de pâte à tarte de votre choix. Je recommande la

Préparer la pâte à tarte de votre choix. L’étaler dans le moule et placer le tout au frigo.

Si la ratatouille est « mouillée », éliminer le liquide en trop en faisant bouillir la ratatouille ou en le vidant dans l’évier.

Mettre un peu d’huile d’olive à chauffer vivement dans une sauteuse. Quand c’est bien chaud (mais pas fumant!) égrainer la viande hachée crue et mélanger pour faire rôtir. Pourquoi un feu très vif ? Pour éviter que la viande rende de l’eau. Pour la même raison, on ne sale pas encore.
Quand la viande est bien cuite partout, ajouter la ratatouille et les épices choisies au goût. Attention au curry qui peut être bien piquant, donc on y va doucement pour commencer! Rectifier l’assaisonnement.
Bien mélanger et quand tout est OK, couper le feu et laisser refroidir un peu.

Préchauffer le four à 210°C (mode tarte sur mon four)

Quand le four est chaud et que la garniture a un peu refroidi, verser cette dernière sur la pâte et enfourner à 210°C environ 30 à 35 minutes.

Servir avec une petite salade bien relevée, et voilà un repas simple, original et délicieux!

J’ai testé cette tarte avec des restes de viande cuite, rien à voir. Non, franchement, avec une viande crue c’est nettement meilleur.

Depuis que j’ai découvert cette pâte à tarte santé d’après Laurence Salomon, j’avoue que pour cette tarte il ne me viendrait plus à l’idée de faire une pâte brisée. En effet, cette pâte saine, réalisée avec de l’huile d’olive en parfait accord avec sa garniture méditerranéenne, a une qualité importante pour une tarte : elle « mouille » peu, ce qui fait qu’elle ne se laisse pas autant détremper par la garniture qu’une pâte au beurre classique et qu’elle reste longtemps croquante.

Et regardez un peu la beauté de cette croûte ! Toutes ces petites graines colorées qui sont une invitation au plaisir!

Et un plaisir sans complexe en plus! 😉

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hamburger au gorgonzola, mais ne crachons pas sur les toastinettes!

Je souhaite aujourd’hui un excellent anniversaire à mon petit Papounet chéri!

Et ce n’est pas un gâteau d’anniversaire que je t’offre aujourd’hui mais un hamburger, un vrai, fait maison, avec des vrais petits pains à hamburger faits par les douces mains de ta fille unique et préférée, et de délicieux steaks hachés fourrés au gorgonzola réalisés par mon Nomamoi avec tendresse… Ah, ces grosses paluches d’homme, fallait les voir manier la viande avec douceur… Séquence émotion…

Voilà pour toi mon petit Papa :

Présenté comme on nous apportait nos hamburgers dans leur pays favori sinon de naissance, il faut reconnaître que ça en jette… D’autant plus que des steaks de 200g, ça fait une sacrée épaisseur, il faut bien écraser le hamburger pour pouvoir enfourner la moindre bouchée. Car bien sûr, ça se mange avec les doigts…

Tes petites-fifilles qui n’apprécient pas du tout le gorgonzola ont eu droit à une version édulcorée à la toastinette… Même pas de la toastinette au cheddar spéciale pour les hamburgers, non, ça aurait été trop beau de trouver un dimanche matin au petit casino du village de telles tranchettes de fromage… Je n’ai trouvé que des toastinettes pour croque-monsieur, mais bon, on ne va pas cracher dessus, c’est mieux que rien…

Voici donc la version des fifilles :

Quelle hauteur de gratte-ciel impressionnante, non? lol!
Et bien figure-toi mon petit Papa que ces demoiselles ont réussi l’exploit de ne rien faire déborder de leur bouche… Pas la moindre tache à l’horizon sur les sweats…

Miraculeux, non?

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Boeuf au miel et au sésame, tagliatelles de riz

Avant de me lancer dans la réfection de l’index des recettes de ce blog, index négligé depuis bien trop longtemps, il me reste encore quelques recettes savoureuses à poster. Ne serais-je pas plutôt à la recherche d’un moyen d’éviter de devoir faire cet index? lol!

Fifille n°2 a trouvé cette recette dans la magnifique bible Larousse « Comme un chef ». Je lui avais demandé de prendre une recette de plat de son choix dans ce livre, elle est allée directement dans tout ce qui est cuisine asiatique, et c’est ce plat qu’elle a privilégié. Ma foi, elle a eu bien raison, car nous nous sommes régalés, et en plus, j’ai redécouvert le cresson, herbe (ou salade) que je détestais quand j’étais gamine et que je n’avais jamais regoûté depuis…

Par contre, je n’ai que 2 photos à proposer : celles des ingrédients étaient floues, et ensuite la cuisson au wok est tellement rapide qu’il est impossible de s’arrêter pour prendre une photo… Désolée…

Boeuf au miel et au sésame, tagliatelles de riz

source : livre « Comme un chef », Larousse

2 grosses gousses d’ail pilées
2 csoupe sauce soja claire (superior light)
1 csoupe sauce de poisson
1 ccafé huile de sésame grillé (j’en ai mis plus)
2 csoupe miel liquide
3 piments oiseau verts frais finement émincés (j’ai mis 3 rouges)
3 csoupe d’huile d’arachide (pépin de raisin chez moi)
300g filet de boeuf émincé en fines tranches
200g tagliatelles de riz sèches trempées 15 minutes dans un saladier d’eau très chaude puis égouttées
2 ccafé de graines de sésame blanches grillées à sec
1 bouquet de feuilles de cresson
1 grosse poignée de ciboulette-ail (que moi j’appelle – déformation phonétique sans doute – ciboulette thaïe) ciselée en tronçons de 2.5 cm environ (et là ne faites pas comme moi : j’ai pris une poignée d’herbe que j’ai ensuite ciselée, ce qui m’a donné un tombereau de tronçons de ciboulette thaïe ou ail… Non non, il faut obtenir une grosse poignée de tronçons…)
1 ccafé poivre noir moulu (pas mis)

Commencer par réhydrater les nouilles. Réserver.

Dans un saladier, mélanger l’ail, les sauces, l’huile de sésame, le miel, le poivre, les piments et la moitié de l’huile. Ajouter le boeuf, mariner 10 minutes.

Pendant ce temps, préparer les herbes, bien les laver (surtout le cresson, qu’il faudrait même laver avec un peu de javel puis bien rincer…) et torréfier le sésame à la poêle.

Chauffer 2 ccafé d’huile dans un wok.
Ajouter la moitié du boeuf et de sa marinade.
Saisissez rapidement la viande à feu très vif en séparant les morceaux à l’aide d’une baguette (ou autre instrument plus facile à trouver dans nos cuisines…) Retirer du wok et réserver. Répéter l’opération avec le restant de boeuf et de marinade.

Verser à nouveau toute la viande et son jus dans le wok, ajouter les tagliatelles égouttées, mélanger pour bien les enrober de sauce. Ajouter sésame, cresson et ciboulette-ail (ou thaïe)
Mélanger.
C’est prêt!

C’était excellent, bien qu’il y ait eu 4 fois trop de ciboulette-ail dans mon plat… Je trouvais bien que ça faisait beaucoup, quand même, mais il ne me serait jamais venu à l’idée d’en mettre moins que ce que disait la recette… Sans doute parce que si le « mettre plus » ne m’effraie jamais, le « mettre moins » ne m’effleure même pas… lol! J’avais beau relire la recette, je restais – bêtement – sur ma poignée de ciboulette que je hachais et non sur ma poignée de ciboulette hachée! Du coup, le cresson disparaissait complètement sous la quantité de ciboulette-ail, je n’en ai même pas senti le goût… Dommage, moi qui voulais savoir si j’aimais ça, raté…

Le tout forme un plat très parfumé mais sans aucune agressivité. On donne dans la subtilité (sauf moi et ma fort peu subtile poignée d’herbe…) et la délicatesse (la quoi? Voilà bien un mot que je ne connais que peu… lol!)

La ciboulette-ail ne ressemble que de loin à de la ciboulette en bouton. De près, on voit que c’est une herbe bien plus rigide que notre ciboulette… Mais elle est délicieusement et délicatement parfumée.

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Filet de boeuf, tomate à l’ail, polente et tapenade à la tomate séchée

J’ai de la chance.
Je me répète ça tous les jours.
Enfin tous les jours où je fais mes courses dans mon village.
Enfin tous les jours où je fais mes courses chez mon boucher préféré dans mon village…

Parce qu’il a une viande superbe.
Un foie de veau qu’il sait couper à mon intention : une seule et unique tranche pour 4, hyper épaisse, destinée à êre hyper grillée sur l’extérieur et complètement rouge, saignante et fondante (mais pas froide!) à l’intérieur…
Un boeuf parfaitement persillé qu’il laisse bien mûrir jusqu’à ce qu’il soit presque noir… et quand j’en vois le bout du filet, à ce boeuf d’une beauté carnée totale, je me liquéfie devant la banque réfrigérée… Et au lieu d’en prendre pour 4, je prends tout le filet…

Woaw, quelle poésie dans ce billet du jour! lol!

Bref âmes sensibles s’abstenir… Quant aux végétariens n’en parlons pas, c’est pas pour eux!

Filet de boeuf, tomate à l’ail, polente et tapenade à la tomate séchée

Pour cela il vous faut :
un steak ou un tournedos bref une portion de viande de boeuf par personne
1 belle tomate par personne
1 à 2 gousses d’ail en chemise par personne
1 petite branche de thym frais
2 feuilles de laurier
de la polente (ou polenta) en sachet
1/4 bocal olives noires dénoyautées (je ne les ai pas comptées… Peut-être 25?)
1/2 petit bocal de câpres (je dirais belles 3 ccafé)
1/2 bocal tomates séchées à l’huile
6 à 8 filets d’anchois à l’huile
1 goutte d’huile essentielle de basilic (si j’avais eu du vrai basilic frais j’en aurais mis 6 à 8 belles feuilles)
1 belle gousse d’ail ou 2, au goût
huile d’olive QS
sel, poivre

Voici le filet de boeuf dans lequel mon Nomamoi nous a découpé 4 magnifiques steaks…

On ne voit pas bien les nervures de gras qui donnent au boeuf son bon goût mais vous pouvez me faire confiance, le réseau « persillé » était bien présent! Et la couleur de la photo de gauche est très réaliste…
Une viande de boeuf foncée n’est pas une viande pourrie, au contraire! C’est une viande à qui le boucher a su donner le temps de mûrir, d’acquérir tous ses arômes, de devenir tendre, d’atteindre la quintescence de la viande de boeuf…
Bref miam miam!

Commencer par préparer la polente selon les instructions données sur le paquet. Cela signifie donc mettre de l’eau salée à bouillir… lol!

Pendant que l’eau chauffe, dans une sauteuse, mettre à chauffer un bon peu d’huile d’olive et y jeter les gousses d’ail entières, non épluchées, ainsi que le thym et le laurier. Cela va parfumer l’huile. Vous pourriez, si vous le souhaitiez, la parfumer avec bien d’autres choses… Cumin entier, graines de moutarde, etc… J’ai choisi ail thym et laurier parce que j’en avais je voulais une tendance méditerranéenne pour aller avec ma tapenade aux tomates séchées!
Ôter le chapeau des tomates et les déposer dans la sauteuse côté à nu dessus. Ne pas saler.

Les tomates n’ayant besoin de personne pour dorer tranquillement, attaquer la tapenade pendant que l’eau attend toujours de bouillir et que les tomates se dorent la pillule dans la sauteuse.

Pour cela hacher ensemble très grossièrement olives, câpres, anchois, tomates séchées et ail (j’ai triché, j’ai ajouté de l’ail écrasé au presse-ail… chuuuuut… ne le dites à personne…), éventuellement le basilic, sinon la goutte d’huile essentielle de basilic

Surveiller les tomates. Quand elles sont bien dorées côté peau, les retourner côté déchapeauté, bien secouer les gousses d’ail qui doivent commencer à brunir dangereusement joliment, ne pas saler…

Quand l’eau bout, il est temps de se lancer dans la polente… Courage, c’est long, c’est dur, mais le résultat est super bon (ouais, sauf que moi j’aime pas la polente, et c’est bien pour ça que j’ai décidé de la cacher sous ma fausse tapenade reconvertie!) Bref, pour la polente, respecter le mode d’emploi du sachet. Mais y ajouter un peu d’huile d’olive pour la rendre un peu crémeuse…

Quand la polente est prête, normalement les tomates sont grillées côté sans peau aussi… Les retourner, le côté déchapeauté est donc dessus.
Il faut maintenant faire cuire la viande. Mettre une grande poêle à chauffer très fort avec un peu d’huile neutre ou d’olive, et, quand l’huile fume, y mettre la viande à cuire pschitttt d’un côté, pschittt de l’autre, hop, saler poivrer servir sur assiette.
Pour les tomates, il est temps de les saler et poivrer et d’en déposer une par assiette.

Et enfin la polente…

Un cercle de 5 cm sur chaque assiette, on le remplit de polente, on enlève le cercle en espérant obtenir un joli cylindre… et bien pas du tout! Le cylindre se transforme en boule! J’aurais voulu le faire que je n’y serais pas arrivée! Regardez cette jolie boule surmontée d’environ 1 petite csoupe de tapenade aux tomates séchées…

Et ben voila, c’est prêt!

Quant à la cuisson du steack, voila le résultat : bien grillé, mais encore cru à l’intérieur! Cela dit, pas froid, hein, faut pas non plus exagérer! Juste tiède…
Ah le rève de tout carnassier carnivore avide de chair fraîche dans ce steak de filet de boeuf de mon boucher de mon village (pour résumer – si vous avez suivi).

On s’est régalés!
Moi qui n’aime pas la polente, c’était parfait on n’en sentait plus le goût et elle était bien décatonnée décompactée par l’adjonction de la tapenade… je me suis donc empifrée, et c’est rien de le dire, vu que je sortais de 4 jours de « rien car trop mal au coeur-riz-pâtes-purée-jambon » pour cause de méga indigestion…

Bon, je ne mets pas de version imprimable parce que vraiment, un steack, de la polente, une tapenade légèrement modifiée et des tomates sautées à l’huile parfumée à la provençale, franchement, ya pas de quoi fouetter un chat. Enfin pas le mien en tout cas. Même si c’est très bon. La recette, pas le fouettage de chat!