soupes

Gaspacho de melon au jambon Serrano grillé

On trouve encore des melons sur les marchés, et je dois reconnaitre qu’ils sont encore très très bons ! J’ai pas mal fait de melon/jambon cru tout l’été et j’ai eu envie de changer un peu. Ah ben ça tombe bien, le magazine Good Food d’Aout 2012 a visiblement eu la même idée que moi… Voici donc une autre façon d’associer le melon – version soupe – avec le jambon cru :

gaspacho de melon, fines tranches de jambon
Serrano grillé et gressin

Adapté d’une recette du magazine Good Food d’Aout 2012, chilled melon soup with crisp Serrano ham

J’ai suivi la recette et présenté, ainsi qu’indiqué, sous forme de soupe, en assiettes à soupe, mais je vous recommande nettement de servir ce gaspacho en petite quantité, dans des mini-verrines apéritives par exemple, ou dans des verrines pas trop grandes dans le cas d’une entrée froide.

Pour 2 personnes (version assiette à soupe, mais bien entendu, beaucoup plus de parts en verrine ou mini-verrine : compter alors des gressins supplémentaires)

prep 10 min,
cuisson 10 min,
réfrigération au moins 1 heure.
La soupe peut se faire la veille.

1 melon
1/2 concombre
1 csoupe vinaigre de Xéres (j’ai mis du vinaigre de cidre, ça aurait été meilleur avec du Xéres)
3 csoupe huile olive
6 tranches de jambon Serrano (un autre jambon cru conviendrait, Parme, Bayonne, etc.)
2 gressins
QS basilic pour la déco, huile olive, sel, poivre

Mettre la chair du melon avec la chair du concombre (ni peau, ni graines) et le vinaigre dans un blender, mixer et assaisonner. Tant que je n’ai pas eu mis assez de sel, c’était assez… heu… poueurk surprenant ? Alors on commence doucement avec le sel, et tant que c’est insipide on en remet, on veillera simplement à ne pas dépasser la limite : après, quand c’est trop salé, c’est trop tard…

Une fois l’équilibre de l’assaisonnement trouvé, continuer à mixer en versant l’huile d’olive en tout petit filet par le goulot afin d’émulsionner le tout. Filmer et réserver au frais pendant au moins une heure, jusqu’à 24 heures à l’avance.

Au moment de servir, chauffer une poêle anti adhésive sans la graisser. Une fois qu’elle est bien chaude, y faire griller 4 tranches de jambon cru à sec, environ 1 minute sur chaque face, en les retournant autant de fois que nécessaire.

Une fois qu’elle sont bien dorées et sèches, les réserver sur du papier absorbant.

Pendant ce temps, rouler les 2 tranches de jambon cru restant autour des 2 gressins. Réserver au frais.

Sortir la soupe du frigo et bien la mélanger : la pulpe du melon et du concombre est remontée à la surface, il faut remélanger tout ça. Rectifier une dernière fois l’assaisonnement.
Répartir dans les assiettes, les verrines ou autre.
Émietter ou déchirer le jambon grillé (selon s’il est très croustillant ou non, c’est souvent l’humidité présente dans la pièce qui fait la différence) sur la soupe, saupoudrer un peu de basilic ciselé et décorer d’un gressin entouré de jambon.

Le résultat est assez sympa, mais comme disait une de mes amies d’enfance, « y’a pas de quoi casser trois pattes à un canard ». C’est original, c’est vrai, le goût est assez fin, ça change, en somme, et le changement c’est exactement ce que je cherchais.

Donc vous pouvez essayer, hein, je veux juste dire que le résultat n’était pas exceptionnel, mais nous avons fini nos assiettes, c’est quand même la preuve que c’était très correct (oui, je sais, je n’ai pas écrit que c’était bon… juste très correct…) !

Je pense que notre impression sur cette soupe aurait été très différente si nous l’avions servie en très petite quantité, en mini-verrine par exemple, avec des mini gressins. J’en suis même carrément sûre et certaine !

A tester, donc, sous forme de mini-verrines apéritives !

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plats

riz cantonais

En général, on fait du riz cantonais quand on a un reste de riz cuit dont on ne sait pas quoi faire et qu’on ne veut pas jeter. Mais, ça, c’est quand on n’a pas un blog à nourrir ! 😉
En fait, nous avions fait une soirée pizza-DVD avec des amis le vendredi soir, et le samedi il me restait sur les bras une barquette de lardons allumettes, moi qui n’utilise jamais ce produit : je prends toujours des tranches de poitrine, fumée ou non, que j’utilise ainsi aussi bien en tant que lardons qu’en tranches grillées décoratives.
J’avais aussi une demi carotte qui restait de je ne sais plus quel plat…
Après une rapide consultation avec moi-même ^^, je suis partie sur l’idée du riz cantonais.

Mais bon zou, comment fait-on du riz cantonais ?
C’est vrai, quoi, comment on fait ? On connaît tous le riz cantonais des restaurants chinois, du riz, du jambon (que j’allais remplacer gaiment par des lardons), de l’œuf, des petits pois, mais comment sale-t-on ? Met-on de la sauce soja ? Du gingembre ? De l’ail ?

Après avoir posé la question à quelques amies cuisinières de talent, je suis partie sur une idée donnée par mon amie Tina, que j’ai adaptée à mes envies, mes besoins et mes restes.
Je vous présente donc aujourd’hui une version très personnelle de ce plat universellement connu :

Riz cantonais

Pour 2 personnes

2 doses de riz, 3 doses d’eau cuits dans le cuiseur à riz et refroidi. Ou bien un reste de riz en quantité convenant pour 2 personnes
Ne pas utiliser de riz incollable, l’oncle ben’s et ses frangins sont à éviter…
1 barquette de lardons allumettes
2 œufs
1 csoupe sauce huitre + 1 csoupe sauce soja (ou 2 csoupe de sauce soja si les lardons ne sont pas très salés ou si vous choisissez d’utiliser du jambon)
1 ccafé gingembre râpé
1/2 carotte (1 petit bol)
1 oignon (1 petit bol)
1 petit bol petits pois surgelés
2 oignons nouveaux et un peu de coriandre ciselés
QS huile végétale neutre

Préparer le cas échéant le riz.
Préparer les légumes : peler et râper le gingembre, peler et ciseler l’oignon, peler et couper la carotte en brunoise (tous petits dés).
Dans un petit bol, rassembler la sauce d’huitre et la sauce soja

Chauffer le wok (ou une grande sauteuse anti adhésive)

Quand le wok est chaud, verser un peu d’huile (l’équivalent de 2 csoupe) le long des parois.
Quand l’huile fume presque (donc quasi instantanément…) ajouter les lardons et les laisser griller en remuant souvent.

ajouter oignons carottes et gingembre, laisser dorer en remuant en permanence

ajouter le riz, et bien mélanger pour l’égrener, il ne doit plus rester le moindre « caton » (patois lyonnais… Signifie grumeau ou tas, bref un truc tout aggloméré, tout collé.)

Ajouter enfin la sauce et mélanger soigneusement. Ça va hélas colorer le riz qui, de blanc parfait, devient blanc sale…

ajouter ensuite les petits pois encore gelés et mélanger.

Au fond du wok, dégager un peu de place en repoussant le riz dans un coin (super cool de trouver un coin dans un wok ou une sauteuse de forme circulaire !!! lol !) et y casser rapidement les 2 œufs ;

quand commence à prendre, brouiller,

quand c’est quasi solide, mélanger avec le riz. Là aussi, il ne doit plus rester de « caton » : utiliser la pelle à wok ou votre cuiller en bois, ce dont vous vous servez pour mélanger pour rompre l’omelette et la répartir en morceaux les plus petits possibles.
Terminer en ajoutant oignon vert et coriandre ciselés.

Et voilà !

Servir immédiatement, c’est bon quand c’est super chaud !

Eh bien franchement, c’est carrément meilleur que ce qu’on vous propose dans les restaurants !

Merci Tina !
Bon appétit !

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soupes

soupe de courge butternut rôtie, feuilletés chèvre romarin

Il fait un grand soleil depuis plusieurs jours (pourvu que ça dure ! Pluie la nuit, soleil le jour, le secret du bonheur pour une Cath…), et cela renforce mes envies de légumes primeurs… A quand les petits pois tout frais, sucrés et croquants qu’on mange crus tandis qu’on les écosse… A quand les délicieuses fèves, tellement pénibles à préparer mais tellement délicieuses qu’on ne peut pas s’empêcher de continuer à en acheter…
Vendredi, au marché, on trouvait de tels primeurs, en provenance du Maroc ou d’Espagne. Si ces petites merveilles étaient au rendez-vous de mes envies, le prix y était aussi… Glups… Je suis repartie avec bien peu de choses dans mon panier… et pas primeurs du tout ! Vivement que le printemps s’installe !

Et je continue en attendant à publier les dernières recettes hivernales… Celle-ci est délicieuse, une soupe veloutée, lisse comme je les aime, et avec un goût incroyable dû à l’utilisation de vin blanc et de jus de citron… C’est très curieux, je sais, c’est bien ce que j’ai pensé moi aussi, et c’est pour cela que j’ai voulu tenter. Nous en avons tous été ravis ! Alors laissez vous surprendre vous aussi ! Et attention aux enfants, il y a de l’alcool !

Soupe de courge butternut rôtie et feuilletés chèvre-romarin

Deux recettes du magazine Good Food de novembre, roasted butternut squash soup et goat’s cheese and rosemary tarts

Pour 4 personnes

soupe :
4 tranches de poitrine fumée bien fines
1 courge butternut pelée et graines ôtées (environ 600g)
1 gros oignon
2 gousses d’ail
1 csoupe miel liquide
2 ou 3 tiges de romarin, de quoi obtenir une quinzaine de petits « plumeaux ».
600ml bouillon de volaille ou de légumes
150ml vin blanc
100ml crème liquide allégée
jus de 1 citron
1 poignée de pignons de pin
QS sel, poivre

feuilletés :
300g de pâte feuilletée
1 bûche de chèvre
1 ou 2 tiges de romarin, de quoi faire 8 petits plumeaux
QS poivre

On commence par la soupe.

Préchauffer le four à 100°C/180°C chaleur tournante/gaz6

Cuire les tranches de poitrine dans une poêle sur feu vif  jusqu’à ce qu’elles deviennent croustillantes. Réserver sur du papier absorbant.

Torréfier les pignons de pin à sec dans une poêle. Bien surveiller et mélanger très régulièrement, ils ne doivent pas brûler.

Peler la courge, ôter les graines, couper en cubes grossiers d’environ 2cm de côté
Peler l’oignon, peler l’ail et le dégermer, hacher grossièrement.
Mettre la courge, l’oignon et l’ail sur une plaque à pâtisserie anti adhésive ou dans un plat à four.
Répartir une quinzaine de plumeaux de romarin, verser le miel en filet de façon à ce qu’il y en ait un peu partout sur les légumes

et rôtir environ 30 minutes, en sortant la plaque ou le plat à mi cuisson pour retourner les cubes de courge.
La courge doit être cuite, tendre, et avoir légèrement doré.

Ne pas couper le four, il va servir pour les feuilletés, toujours à la même température.

Pendant ce temps, chauffer le bouillon.
Sortir du four, jeter le romarin, transférer le contenu de la plaque vers le bol d’un mixeur ou, si possible, encore mieux, d’un blender, ajouter le vin blanc, le jus de citron, le bouillon petit à petit selon la consistance voulue, mixer,

assaisonner, rectifier la consistance et l’assaisonnement, terminer en ajoutant la crème, goûter rectifier.

L’utilisation du vin blanc et du jus de citron donnent une acidité à peine adoucie par la crème. Le résultat est étonnant mais absolument délicieux. Attention pour les enfants : le vin n’aura pas bouilli donc il y a de l’alcool.

On réchauffera la soupe au moment de servir.

On peut commencer les feuilletés pendant la cuisson de la courge, surtout s’il faut étaler la pâte (c’est à dire si vous n’utilisez pas une pâte déjà pré-étalée).

Étaler un pâton d’environ 300g de pâte feuilletée et y découper 8 cercles de 8cm de diamètre. Oui, c’est énorme, mais une fois cuits, ils seront bien plus petits : la pâte se rétractera dans le four !
Placer les cercles sur une plaque de cuisson anti adhésive (ou mettez du papier cuisson) et en piquer le centre de quelques coups de fourchette. Si le four n’est pas encore libre, placer en attente au frigo.

Enfourner 10 minutes puis sortir du four, ne toujours pas couper le four. Les feuilletés sont levés mais pas dorés.

Couper 8 tranches de bûche d’environ 1cm d’épaisseur, déposer une tranche sur chaque feuilleté, piquer un petit plumeau de romarin,

poivrer,

enfourner pour environ 10 à 15 minutes, le temps que le fromage commence à fondre et que les feuilletés soient totalement levés et dorés à souhait.

Service :

Réchauffer la soupe juste avant de sortir les feuilletés du four.
Servir la soupe saupoudrée de pignons et de miettes de poitrine fumée.
Accompagner des feuilletés tout chauds.

Tout a instantanément coulé au fond de la soupe et a disparu… J’ai dû mettre trop de bouillon et ma soupe devait être un peu trop liquide…
Le goût de cette soupe est tout simplement incroyable… L’acidité du vin et du citron, ça change complètement la courge. Au lieu d’avoir un velouté doux, quasi sucré, on a un truc incroyable qui explose dans la bouche tout en réussissant l’exploit de ne pas être agressif ! C’est spécial, c’est alcoolisé, l’alcool n’ayant pas bouilli – ou pas suffisamment – est forcément toujours là. Il n’y en a pas beaucoup, mais il y en a quand même, il faut le savoir si vous avez à votre table des enfants ou des gens qui ne consomment pas du tout d’alcool.
Mes feuilletés, réalisés avec ma pâte feuilletée maison que j’avais congelée, ont tellement bien levé qu’ils étaient presque trop hauts pour entrer dans ma bouche… Bon, allez, OK j’exagère un peu, mais pas beaucoup ! 😉 Sinon, curieusement, certains feuilletés étaient penchés : ils avaient  plus levé d’un côté de qu’un autre… Pourquoi ? Sans doute parce que j’ai utilisé un emporte pièce et non la pointe d’un couteau tenu verticalement pour découper mes cercles. Un emporte pièce ne fait pas une coupe assez nette, il écrase la pâte, et pas de façon uniforme, d’où mon résultat bancale… Mais ça leur donnait un aspect coquin…
J’ai hésité à enlever le romarin au moment de servir car non seulement on ne va pas le manger mais en plus, un peu brûlé comme ça il n’était pas forcément très joli… Et puis je l’ai laissé pour informer du goût de romarin à attendre dans cet ensemble soupe/feuilleté.

Bon appétit !

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apéro

involtinis au speck

Comme vous devez sûrement vous en douter, j’ai une triste nouvelle à vous annoncer : Gandalf nous a quittés hier après-midi malgré tous les efforts de notre vétérinaire préféré (j’en profite pour le remercier à nouveau). Il est tombé dans le coma et ne s’est plus réveillé. Il n’a pas souffert. Tout ce qui pouvait être fait pour le sauver l’a été. Il avait une maladie qui le « programmait » en quelque sorte à mourir jeune. Il n’avait déjà survécu au coryza quand nous l’avions pris à la SPA que grâce aux soins apportés par notre vétérinaire préféré. Nous ne pouvons que remercier la Vie d’avoir ensuite offert à Gandalf ce sursis de quelques mois d’une belle vie de chat et de nous avoir à nous offert le cadeau de sa présence.
Et une poubelle neuve qu’il ne savait pas ouvrir, elle. 😉

Encore merci à toutes et tous pour vos gentils messages.

Et maintenant, il faut que je m’occupe l’esprit… Je n’ai pas beaucoup d’appétit ni d’envie de cuisiner en ce moment comme vous pouvez le comprendre, mais j’ai en réserve quelques recettes non encore publiées, alors je vais m’y atteler histoire de reprendre pied dans le quotidien tout doucement.

On commence avec une recette super simple…

Involtinis au speck

A préparer au moins 24h à l’avance.

Pour ces petits roulés totalement associés à l’idée qu’on peut se faire des apéros à l’italienne, rien que des choses très simples :
– du fromage de chèvre genre chavroux ou petits fromages de chèvre frais sur le marché, j’ai eu la chance d’en trouver des « vrais », importés d’Italie, à Italmarket à Oullins
– du speck, un délicieux jambon cru de couleur pâle, enfin plus pâle qu’un Parme ou autre en tout cas, mais tout autre jambon cru conviendrait. J’ai trouvé mon speck aussi à Italmarket.
– de l’huile d’olive
– divers aromate : feuilles de laurier déchirées (fraîches du jardin), thym séché (du jardin), romarin séché (du jardin), baies de genièvre, poivre noir fraîchement moulu

On fait des petits boudins de fromage avec les mains, comme il est tout frais ça va tout seul, puis on les roule dans une demi tranche de jambon cru.
On rassemble ces petits boudins dans un récipient pouvant fermer hermétiquement (pour éviter les accidents !) on les noie sous l’huile d’olive, on ajoute les aromates, on les « gassouille » un peu pour qu’ils soient bien immergés aussi, on ferme et on met 24 heures au frigo.

Il vaut mieux les piquer avec une petite fourchette plutôt que de les attraper avec les doigts !
On peut les conserver plusieurs jours au frigo du moment qu’ils sont totalement immergés dans l’huile. On peut remettre de l’huile si nécessaire.

Il est important je crois de faire de petits boudins : s’ils sont trop gros, on ne peut pas en faire qu’une bouchée et il est quasiment impossible de mordre dedans pour les couper sans se mettre de l’huile de partout, faire tomber le morceau de fromage ou débiner tout le rouleau de jambon en tirant dessus… Alors mieux vaut  prévoir une taille judicieusement apporpriée avant…

Dégustés à l’apéritif avec un spritz vénitien, c’est comme si on y était !

Et bien sûr, on peut garder l’huile pour d’autres utilisations : parfaitement parfumée, c’est un régal !

plats

filet mignon en croute

… ou comment séduire une Cath… 😉
Eh oui, c’est comme ça que celui qui allait devenir mon Nomamoi quelques mois plus tard, et l’est depuis bientôt 25 ans, m’a séduite.
Quand il a sorti le plat du four, je me suis dit que celui-là, il ne fallait pas le laisser s’en tirer… lol !

Alors, pour la St Valentin, devinez ce que nous avons mangé ?

Filet mignon en croute

Pour 4 à 6 personnes selon la taille du filet mignon

Nous allons entourer le filet mignon de porc de poitrine fumée et de râpé dans de la pâte feuilletée avant de mettre le tout au four.

1 filet mignon de porc
de la pâte feuilletée. 1 ou 2 pâtons selon leur taille, s’ils sont déjà étalés ou non… Il faut imaginer qu’on va poser le filet mignon dessus, puis soit rabattre la pâte par dessus s’il y en a assez, soit déposer une 2ème pâte par dessus ! Donc il va vous falloir juger avec vos yeux et déterminer ce qui ira le mieux dans votre cas…
Au moins 8 tranches de poitrine fumée. Même chose que pour la pâte feuilletée : Soit le filet  mignon est très mince et une longueur de tranche de poitrine suffira à en faire le tour, soit au contraire il est épais et on mettra une tranche dessous, une autre dessus, il faudra alors environ 16 à 20 tranches selon la largeur de chacune et la longueur du filet mignon…
1 oeuf pour coller et dorer
QS râpé (entre 200 et 300g) , poivre (pas de sel)

Préchauffer le four à 180°C chaleur tournante.

Préparer une plaque de cuisson. Vous pouvez travailler avec du papier cuisson si vous le souhaitez, que ce soit juste pour cuire ou déjà pour former le rôti.

Sur une première pâte feuilletée étalée finement, cercle ou rectangle, former une ligne de râpé en plein milieu, un peu comme un panneau de sens interdit. La barre de fromage aura la même longueur que le filet mignon.
Juste une remarque : Copain n°2 qui ne mange pas de fromage adore le filet mignon en croute parce que nous lui réservons une zone sans fromage à laquelle nous ajoutons pour compenser du bacon supplémentaire… Donc ne tiquez pas sur les photos en voyant des zones sans fromage et/ou avec du rabe de poitrine !

Recouvrir de lamelles de poitrine fumée se touchant toutes et disposées en travers de la ligne de fromage.

Placer le filet mignon dessus. Si la « queue » du filet mignon est excessivement fine, n’hésitez pas à la replier sur elle-même pour lui donner une épaisseur cohérente avec le reste du rôti.

Si les languettes de poitrine sont assez longues pour enfermer le rôti, eh bien, enfermez le rôti avec ! Les extrémités de lard doivent se recouvrir un peu. Si ce n’est pas le cas, disposer un jeu nouveau de tranches de poitrine fumées en travers du rôti et, soulevant, poussant et tirant, débrouillez-vous pour me rouler ce rôti avec.

On voit bien sur la partie gauche que le gruyère ne va pas jusqu’au bout du rôti et qu’il y a un peu plus de poitrine à cet endroit-là !

Recouvrir super généreusement de râpé. (En évitant la zone no fromage’s land…)

Essayer alors de refermer la pâte feuilletée autour de tout ça. Les bords doivent se chevaucher pour complètement contenir la bête et la garder enfermée même si la pâte devait par inadvertance, et surtout une immense mauvaise volonté de sa part, cette vilaine, se rétracter à la cuisson. Si ça ne ferme pas, où s’il y a un risque que la cicatrice se rouvre, prenez une 2eme pâte feuilletée !

Coller les « cicatrices » à l’aide d’un peu d’œuf battu avec quelques grains de sel fin. Rouler les ourlets. Bref, fermer hermétiquement ! Transférer sur la plaque de cuisson préparée.

Dorer et décorer. J’ai utilisé un dessin différent sur la partie sans fromage réservée à Copain n°2 pour qu’il n’y ait aucun risque d’erreur.

Enfourner à 180°C pour… Heu… Quand c’est doré et que l’odeur vous appelle du fond de la maison, c’est que c’est le moment de hurler A TAAAAAAAAAAAAAAAABLE ! Allez, ça prend entre 35 et 45 minutes. Plutôt 45 que 35 d’ailleurs, mais ça dépend du four et de l’épaisseur de la chose !

Et servir bien chaud avec une salade bien relevée !

Vous n’avez pas besoin de saler votre filet mignon : entre le lard et le fromage, il y a assez de sel !
Vous pouvez jouer et apporter des variantes à cette base : dorer le filet mignon rapidement à la poêle avant de le mettre dans sa croute, le peinturlurer de moutarde, varier les fromages, ajouter des champignons poêlés, faire des versions individuelles, bref, c’est un plat super sympa à s’approprier !

Ne vous fiez pas à la couleur très rouge de mes photos : le filet mignon était cuit à la perfection. Il était encore rosé, mais cuit. Et surtout moelleux et tendre, pas sec du tout.

Une petite remarque : la part servie à Copain n°2 a été plus petite que prévue : le râpé s’est un peu étalé sous la croute et a débordé de la zone que nous lui avions attribuée… Donc si comme moi vous devez réserver une partie de votre filet mignon en croûte sans fromage, pensez à aménager une zone un peu plus grande que ce que vous envisagez de servir de façon à limiter les risques d’invasion fromagère…

Alors, il est pas le top des séducteurs, mon Nomamoi ?

Bon appétit !

plats

pommes de terre farcies à l’orientale de Choupette

Tu vois Choupette, je t’avais dit que je les ferais, et j’ai tenu promesse ! Pour une fois ! C’est tellement souvent que j’imprime une recette qui me plait, que je me dis « tiens, je la ferai tel jour », et puis hop, la vie m’entraine dans un tourbillon d’imprévu et la recette est malheureusement délaissée…

Pour une fois non seulement je n’ai pas eu d’imprévu, mais en plus j’avais presque tous les ingrédients sous la main : en effet, j’avais fait la veille des maquereaux accompagnés d’un couscous justement parfumé au citron confit, aux olives violettes et à la coriandre ! Je n’ai eu qu’à trouver du chorizo !

Choupette, merci pour ce plat, nous nous sommes régalés.

Quand je pense que j’avais prévu de vous mettre aujourd’hui une recette de dahl puri (vidéo en anglais), histoire de broder sur le thème des crèpes et de la chandeleur en bifurquant sur une recette d’origine indienne découverte à Maurice et remontée récemment à mon souvenir grâce à Philou, ben on en est vraiment très très loin… Ces puris vont-ils passer aux oubliettes ? L’avenir nous le dira !

pommes de terre farcies à l’orientale de Choupette

C’est comme je vous le disais une recette de Choupette du blog péché de gourmandise, vous pourrez donc trouver cette recette en cliquant sur le lien ci-après : pommes de terre farcies à l’orientale.
Je fais mon habituel petit reportage  photo sur le déroulement de la recette.

Voici, ci-dessous, mes divers ingrédients hachés tandis que les pdt cuisaient dans le four. Juste une remarque : Comme mes citrons confits sont faits maison, ils sont souvent plus gros que ceux du commerce et j’avais donc pris seulement 1/4 de citron confit. J’ai jugé que cela faisait peu par rapport au chorizo et aux olives, j’ai donc rajouté le 2eme quart pour arriver comme Choupette à 1/2 citron confit.
Quant aux olives, j’avais des olives violettes énormes que j’avais achetées pour mes maquereaux, ce sont donc elles que j’ai utilisées. Elles étaient tellement énorme que j’en ai mis 8 au lieu de la douzaine préconisée par Choupette.

Voici mes oignons bien fondus auxquels j’ajoute le chorizo

puis les épices d’abord et ensuite la chair des patates écrasée (sans « s » parce que c’est la chair qui est écrasée hé hé) et les autres ingrédients sauf la coriandre

et enfin la coriandre.

Pas besoin de saler, le chorizo, le citron et les olives le sont bien assez.

J’avais gardé 2 ou 3 feuilles de coriandre entières pour la déco, et j’ai servi avec une salade mélangée : mâche batavia cerfeuil ciboulette coriandre persil.

C’était absolument délicieux !

Merci Choupette !

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entrées

mont d’or en croute

Ben oui, j’ai craqué… Je fais attention au quotidien à mon cholestérol, mais il m’arrive de craquer… Et quand je craque, c’est pas pour rien : aujourd’hui tout y est : beurre, fromage et charcuterie, le tout dans un seul plat… Ah mince, j’aurais dû ajouter quelques jaunes d’œufs pour faire bonne mesure… A votre avis, celui de la dorure compte-t-il ? 😉

C’est hyper simple, vous allez voir !

Mont d’Or en croute

Pour 4 personnes

1 pâte feuilletée (250g) étalée finement en cercle
1 mont d’or
3 tranches (minimum !) fines de poitrine fumée
1 jaune d’œuf pour dorer

Préchauffer le four à 180°C chaleur tournante.

Disposer la pâte feuilletée étalée en cercle dans un moule anti adhésif (ou avec du papier cuisson !) Ne pas recouper ce qui dépasse. Remettre au frais le temps de faire la suite.
Sortir le mont d’or de sa boite et regarder la croute : si elle vous fait peur, enlevez-la, sinon laissez-la. La mienne était vraiment trop noire je l’ai enlevée.

Dans une assiette, placer les tranches de poitrine en étoile

Poser le mont d’or au centre

refermer les tranches de poitrine sur le fromage, sortir la pâte du frigo et placer le petit paquet ainsi formé au centre de la pâte.

tester la fermeture de la pâte autour du paquet juste pour savoir où recouper la pâte pour se débarrasser du superflu. Couper.
Mettre le jaune d’œuf dans un petit bol, tremper un doigt dedans, refermer la pâte sur le fromage en mouillant au jaune d’œuf les parties en contact avant de bien presser pour sceller. Ça a tendance à se défaire, alors pas trop de jaune d’œuf et bien presser, tortiller, torsader.

Découper une déco dans la pâte qui reste et cacher la misère la jointure avec.

Dorer (on peut ajouter quelques gouttes d’eau au jaune si c’est trop épais, ou le blanc, et dans ce dernier cas, ajouter une petite pincée de sel) et enfourner pour 35 à 45 minutes, la pâte doit être dorée sans brûler. De toute façon c’est très simple : quand c’est doré c’est cuit.

Servir avec une bonne petite salade bien acide pour assurer la digestion !

Voilà, ce devait être ma participation au concours du mont d’or, comme d’hab je n’ai pas eu le temps de m’y mettre avant la fin du concours (c’était le 12 janvier…) mais comme j’avais envie d’essayer cette recette toute simple je l’ai faite quand même !

Pas de version imprimable, c’est tellement simple, on ne peut pas se tromper !

Bon appétit !

soupes

velouté de céleri, St Jacques poêlées et caviar de la ferme

Pour toutes celles et tous ceux qui apprécient en entrée ou en mini-verrine apéritive un velouté aussi beau que bon, je vous propose un petit

Velouté de céleri, St Jacques poêlées
et « caviar de la ferme »

Franchement, vous ne trouvez pas qu’on dirait du caviar ? Moi si, carrément ! Et c’est « juste » du boudin ! Étonnant, non ?

adapté d’une recette du magazine Good Food décembre 2011 celeriac soup with scallops & black pudding

Ici, j’ai fait 2 belles assiettes à soupe avec les proportions ci-dessous.
Pour des verrines ou toute autre présentation, il faudra revoir ces proportions.

Pour 2 personnes

450g céleri rave préparé (la moitié d’un gros ou un petit entier)
1 petit oignon
1 grosse gousse ail
1 verre vin blanc
750ml bouillon de volaille
100ml crème liquide allégée (12%)
6 coquilles St Jacques
3 tranches de boudin
huile végétale neutre, sel, poivre, pincée de muscade, quelques feuilles de cerfeuil ou autre pour la couleur

Préparer les légumes : oignon pelé et ciselé, ail pelé dégermé et ciselé, céleri-rave pelé et coupé en cubes pas trop gros, de leur taille dépend la durée de la cuisson.

Préparer/réchauffer le bouillon de volaille
Dans une casserole, chauffer un peu d’huile végétale neutre sur feu moyen-doux
Ajouter oignon et ail, laisser fondre sans coloration. C’est ce qui permet au velouté de garder sa blancheur laiteuse…
Quand oignon et ail sont fondus, ajouter le céleri rave, bien mélanger pour enrober totalement les cubes,

puis monter le feu et ajouter le vin blanc. Laisser réduire le vin de moitié puis ajouter le bouillon chaud.
Cuire entre 10 et 30 minutes selon la taille des cubes : ils doivent être tendres et s’écraser à la fourchette.
Passer la soupe et verser les légumes dans un mixeur en réservant le liquide dans un autre récipient. Ajouter une pincée de muscade moulue. Mixer en ajoutant juste ce qu’il faut du bouillon de cuisson pour que le mixeur accroche.
Ajouter la crème liquide, mixer.
Compléter avec du bouillon de cuisson jusqu’à la consistance désirée. Goûter, rectifier.
Réserver au chaud.

Dans une poêle, chauffer à feu vif un peu d’huile végétale neutre.
Peler le boudin et émietter l’équivalent de 3 tranches, les mettre à cuire dans la poêle en écrasant bien du dos d’une cuiller en bois. On veut égrener notre boudin et bien le dorer (sans brûler !) pour le transformer en « caviar de la ferme » !

Quand le « caviar » est prêt, le poser sur du papier absorbant pour éliminer le gras et réserver au chaud (ou réchauffer très rapidement au micro-ondes au moment voulu !)

Aussitôt, nettoyer rapidement la poêle avec du papier absorbant, la remettre sur feu très vif et verser un peu d’huile végétale neutre.
Quand la poêle est brûlante, y placer les St Jacques 1 minute puis vérifier qu’elles sont bien colorées. Les retourner pour 1 autre minute, les saler, poivrer, les retourner à nouveau, saler et poivrer. Elles doivent être parfaitement caramélisées, seuls une poêle brûlante et un feu au plus vif peuvent y arriver sans détruire la blancheur laiteuse et tendre du cœur des noix.

Verser le velouté dans les assiettes.
Déposer les noix de St Jacques, saupoudrer du boudin réchauffé (si nécessaire), décorer de quelques feuilles de cerfeuil.

De loin, ça ressemble quand même drôlement à du caviar !
Une très belle et très bonne entrée, bien chaude, et l’association terre-mer est assez réussie.
C’est surtout le velouté que nous avons trouvé particulièrement bon, bien meilleur que celui que je fais habituellement. Est-ce la présence de l’ail ou du vin blanc que je ne mets pas habituellement dans un tel velouté ? Je ne sais pas, mais ce que je sais, c’est que c’est suffisamment beau et bon pour figurer sur une table de fête !

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entrées

St Jacques poêlées, poireaux en vinaigrette à l’orange, lard grillé, tuile parmesan

J’adore la période juste avant les fêtes, c’est un prétexte à tester plein de recettes destinées à être présentées sur notre table de réveillon…  Ah la la c’est dur, faut se dévouer corps et âme, faut garder la foi (le foie, surtout, d’ailleurs) et combattre sans faiblir, sans montrer la moindre défaillance, pour trouver ZE menu qui plaira à tout le monde.

Il faut penser aussi au budget, et si on accepte de casser la tirelire pour certains ingrédients caractéristiques de cette période de l’année (huitres, saumon, foie gras, truffe, caviar etc), il faut compenser en complétant l’assiette à l’aide d’ingrédients sérieusement basiques, communs et de saison… bref pas chers du tout… Avec un petit « twist » qui change tout…

St Jacques poêlées, poireaux en vinaigrette à l’orange,
lard grillé, tuile parmesan

Pour 3 personnes
Prep 5 minutes
Cuisson 30 minutes
Cuisson des St Jacques 3 minutes (+ 5 pour préchauffer la poêle)

On peut tout préparer à l’avance sauf les St Jacques qu’on cuira au moment.

12 St Jacques sans coraux (3 ou 4 St Jacques par personne selon leur taille et selon si on veut que ça reste léger ou pas !)
4 poireaux (1 à 2 poireau par personne selon la longueur du blanc)
50g parmesan
5 tranches de poitrine fumée
QS Cristaux de sel (Guérande,  Maldon, etc.), cerfeuil, poivre, zeste orange, huile végétale neutre

Pour la sauce vinaigrette :
1 csoupe vinaigre balsamique
1 csoupe huile végétale neutre
1 csoupe caramel d’orange

Pour le caramel d’orange
Environ 2 oranges : 100g jus d’orange filtré (récupérer le zeste d’une orange)
50g sucre (moitié du poids de jus d’orange)
1 noisette de beurre
(cela en fait beaucoup trop mais il est pour moi très difficile de travailler sur de très petites quantités, je n’ai pas de casserole assez petite et même mon feu gaz le plus petit est grand… Si vous avez la chance de pouvoir travailler de petites quantités, réduisez les mesures en gardant la proportion de 1 part de sucre pour 2 parts de jus d’orange)

Préchauffer le four à 180°C

Préparer les poireaux, couper et jeter les racines, garder le vert pour une autre utilisation, laver soigneusement si possible sans ouvrir le poireau (cela n’est possible qu’en sacrifiant toute la partie naturellement fendue du poireau). Cuire juste ce qu’il faut selon la méthode de votre choix, pour moi au cuit-vapeur. Tester régulièrement la cuisson de la pointe d’un couteau, et dès que c’est tendre mais ferme, égoutter.

Pendant ce temps on fait les tuiles de parmesan:
Râper le parmesan et former environ 5 ou 6 tas sur une plaque anti adhésive. Lisser soigneusement les tas avec le dos d’une cuiller pour les rendre d’épaisseur uniforme et très fine sur un diamètre d’environ 6 à 8 cm. Quand le four est chaud, enfourner jusqu’à ce que les tuiles commencent à colorer, environ 10 minutes, peut-être un peu moins. Il ne faut pas laisser caraméliser, elles deviendraient amères. Bref, ça commence par buller de partout et dès que ça colore, on sort du four, on laisse refroidir 30 secondes le temps d’attraper une spatule inox plate, ou une pelle à tarte, et on gratte sous chaque tuile en douceur pour la décoller. La laisser ensuite refroidir sur la plaque. J’ai fait 6 tuiles en sachant que je n’allais en utiliser que 3 parce que je sais que je me débrouille toujours pour en casser une ou 2. J’ai dû faire des progrès, je n’en ai cassé qu’une !
Baisser la température du four à 200°C.

Faire le caramel d’orange (et lui, on ne fait rien d’autre en même temps, on se concentre) :
Zester une des oranges et réserver le zeste sur du papier absorbant pour le sécher.
Presser les oranges au dessus d’une passette pour éliminer la pulpe et les pépins.
Peser le jus et déterminer la moitié de ce poids en sucre.
Chauffer le jus d’orange dans une petite casserole. Garder chaud.
En même temps, chauffer le sucre à sec dans une casserole à bords hauts sur feu doux en tournant la casserole de temps en temps histoire de fondre le sucre de partout. Quand le sucre est fondu, augmenter un peu le feu. Quand une belle couleur caramel ambré est atteinte, ôter du feu et verser précautionneusement le jus d’orange chaud, attention ça gicle, ça mousse, c’est dangereux. Mélanger vivement, et si un bonbon dur de caramel s’est formé, remettre à bouillir en mélangeant bien jusqu’à dissolution du bonbon. Ôter du feu, laisser légèrement refroidir et ajouter le beurre, mélanger. Laisser refroidir tranquillement. Le beurre permet de réduire l’écume qui pourrait éventuellement troubler le caramel et de le faire briller.

On passe enfin aux tranches de poitrine grillées :

Je rappelle que le four doit maintenant être à 200°C.
Placer les tranches de poitrine entre 2 plaques à pâtisserie (ça les écrase et leur évite de se déformer en cuisant) et enfourner pour environ 15 à 18 minutes, elles vont rendre du gras, changer de couleur et rétrécir… Quand elles ont bien doré (on soulève la plaque du dessus pour contrôler), les sortir du four, ôter la plaque du dessus et immédiatement déposer les tranches grillées sur du papier absorbant. Laisser refroidir. En refroidissant, elles vont devenir super croustillantes.

Préparer la vinaigrette en mélangeant vivement pour émulsionner vinaigre balsamique, caramel d’orange et huile végétale neutre. Je n’ai pas salé car les tuiles et la poitrine sont très salés et j’ai de plus prévu de décorer de cristaux de sel, mais chacun fait comme il le sent.

Tout est prêt.
Placer 3 ou 4 tronçons de poireau au fond des assiettes. Si jamais vous sentez que le poireau n’est pas tendre, qu’il a une ou 2 épaisseurs de peau superficielle dures, les enlever, on ne veut garder que du poireau bien tendre, rien de filandreux et sec.
Planter une tuile entre 2 poireaux pour la coincer.
Casser les tranches de poitrine en 2 et les coincer contre la tuile en formant un V (pour afficher 10h10 ou 2 heures moins 10 lol !) Casser encore 2 tranches de poitrine en 2, réserver.

Au moment de servir, chauffer un tout petit peu d’huile dans une poêle anti adhésive sur feu vif. Sécher les St Jacques dans du papier absorbant. Quand la poêle est très chaude, vraiment très chaude, j’insiste, (on ne fait quand même pas fumer l’huile, hein ! Mais presque ! 😉 ) y placer les noix de St Jacques. Au bout d’une minute, elles doivent être colorées sur la face en contact avec la poêle. Si elles ne le sont pas, prolonger légèrement. Retourner les St Jacques et laisser colorer une minute aussi, saler légèrement, poivrer. Dès que la 2eme face est colorée, retourner les St Jacques, saler et poivrer cette face très légèrement, ôter les St Jacques de la poêle et les disposer sur les poireaux. J’ai mis 2 St Jacques à plat sur les poireaux, placé une demi tranche de poitrine à plat dessus, placé une 3eme St Jacques sur la poitrine et terminé en plaçant la 4eme un peu inclinée sur le devant de la scène.
Arroser de vinaigrette.
Décorer de cristaux de sel (Maldon pour moi), de quelques pluches de cerfeuil et de quelques poils de zeste d’orange.

Si j’avais eu le temps, j’aurais fait réduire le surplus de caramel d’orange jusqu’à obtenir du sirop super épais et j’aurais placé quelques points bien ronds et dodus de ce sirop pour décorer les bords de l’assiette.

Maintenant, il me reste du caramel d’orange, qu’est-ce que je vais bien pouvoir en faire ?

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apéro

sablé au parmesan, fromage frais et chorizo

Voici pour aujourd’hui un assemblage facile à réaliser, coloré et très goûteux, parfait pour un apéritif.
Vous pouvez faire les sablés plusieurs jours à l’avance et les conserver dans une boite en fer hermétiquement fermée, il ne restera plus qu’à les garnir de fromage et de chorizo au dernier moment.

Sablé au parmesan, fromage frais et chorizo

Pour environ 40 pièces de la taille d’une bouchée

les sablés au parmesan : une recette de Mercotte, les biscuits de parmesan et petits pois croquants
QS philadelphia ou boursin ou équivalent
QS chorizo (petit diamètre)

Je ne recopie pas ici la recette des sablés, vous la trouverez directement chez Mercotte (clic ici !) Comme chaque fois que je reprends une recette d’un blog, je me contente de raconter et d’expliquer les changements éventuels que j’ai apportés.

Les sablés sont très faciles à faire, il faut juste bien penser que la pâte va passer environ 2 heures au congélateur, donc il faut s’y prendre à l’avance. J’ai utilisé mon emporte-pièce le plus petit pour découper mes sablés dans la pâte congelée. J’ai suivi exactement les indications de la recette sauf une chose : j’ai cuit mes sablés 16 minutes et non 8 comme préconisé. En effet, destinés à être tenus à la main, ces sablés devaient être suffisamment fermes, et dans mon premier essai de 8 minutes ils étaient trop mous.

Une fois mes sablés refroidis, je les ai placés sur un plat de service de taille adaptée et, à l’aide d’une petite cuiller et de mes doigts (propres ! ^^) j’ai déposé un peu de fromage sur chaque sablé, juste de quoi faire tenir les rondelles de chorizo. J’ai fait la moitié des parts au boursin, l’autre moitié au philadelphia nature pour les gens qui n’aiment pas l’ail… Ensuite j’ai déposé avec un air de béret coquin une rondelle pas trop fine de chorizo : c’est le fromage qui sert de colle.

J’avais fait une première version de ces sablés apéritifs pour porter chez Fred du blog Gourmandise : cuisine et voyage. Pour cette première version, j’avais utilisé du philadelphia et de la ciboulette toute fraîche cueillie dans mon jardin. Maintenant je n’ai plus de ciboulette, le froid et le brouillard ont eu raison d’elle. Mais pas de moi ! lol !

Quand on mange une bouchée, on a d’abord le goût du chorizo (surtout si on prend du chorizo piquant !!!), très vite adouci par le fromage, ensuite apparaît le goût inimitable du parmesan. Le chorizo apporte de la mâche, le fromage du moelleux, quant au sablé, sa consistance incroyable vous le laisse fondre littéralement sur la langue comme un bonbon de fromage… Spectaculaire, le sablé au parmesan de Mercotte !

Je pense que c’est une façon bien agréable de passer un apéro sympa. On peut même apporter, quand on est invités pour Noël par exemple, les sablés dans une boite hermétique, un chorizo et un boursin, et hop, on n’a plus qu’à faire le montage ! Sympa, non ?

Bon appétit !

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