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souris d’agneau aux oignons et épices douces, façon couscous

Je vous propose aujourd’hui une recette particulièrement parfumée que nous avons adorée. Même Gandalf aurait bien aimé y jeter une moustache ou deux… J’ai dû acheter une nouvelle poubelle, que d’une part il ne sache pas ouvrir, et d’autre part qui soit suffisamment lourde pour qu’il ne puisse pas la renverser ! J’ai maintenant une superbe poubelle à pédale en inox ! Merci Gandalf ! 😉

Je me suis inspirée d’une recette trouvée sur le blog « Dans ma toute petite cuisine » : les souris d’agneau aux épices et couscous de manioc parfumé et j’ai adapté à ma cocotte-minute et aux produits dont je disposais!

souris d’agneau aux oignons et aux épices douces,
façon couscous

Pour 6 personnes
Prep : 0 (on prépare au fur et à mesure)
Cuisson : compter 1 heure 15 minutes en tout

3 souris d’agneau désossées (il en aurait fallu 4, j’ai donc dû compléter)
1 barquette de collier d’agneau avec os (pour compléter les 3 souris)
6 oignons nouveaux (ou oignons botte) : il en aurait fallu au moins 12.
1 énorme oignon doux des Cévennes (pour compléter parce que je n’avais pas acheté assez d’oignons nouveaux)
4 étoiles de badiane
2 bâtons de cannelle
4 gousses de cardamome verte
4 clous de girofle
1/2 ccafé gingembre en poudre
1/2 ccafé muscade
2 csoupe miel liquide  (j’ai pris du 1000 fleurs)
QS huile d’olive, sel (ou bouillon d’agneau en cube), quelques pluches de coriandre pour décorer

Semoule de couscous de votre choix pour servir. J’adore l’Attiéké, le couscous de manioc, et comme j’en avais, c’est ce que j’ai utilisé. D’ailleurs j’aime tellement cet Attiéké que je fais des kilomètres pour en trouver ! Je vais à Lyon figurez-vous ! A la ville ! Eh oui ! 15 kilomètres, quand même, rendez-vous compte ! lol ! J’y suis même allée un lundi par très très grand froid, mon amie P. s’en souvient encore… Je crois que je n’avais jamais eu aussi froid de ma vie ! lol ! Mais bon, revenons à nos moutons, à notre agneau, même : mettons-nous bien d’accord, votre semoule de couscous habituelle ira très très bien aussi !

Je pensais utiliser des souris d’agneau entières, mais ce sont des souris désossées que j’avais. J’ai donc coupé la chair en gros morceaux, environ 4 par souris. Et puis j’ai jugé que cela risquait d’être un peu juste… Vite, avec quoi compléter ? Plus de souris… Le mieux adapté à ce que je cherchais, c’était le collier d’agneau. Avec os, celui-là ! L’os, ça donne du goût ! 😉

J’ai mis un peu d’huile d’olive au fond de ma cocotte-minute et j’ai chauffé à feu vif avant d’y mettre à dorer la viande en deux fois : Il faut que la viande soit en contact avec la surface brûlante pour bien dorer, donc il ne doit pas y avoir de superposition ! Si je n’avais pas eu en ma possession un cube de bouillon, j’aurais salé ma viande avec du simple sel fin pendant qu’elle dorait.

Pendant que la viande dorait, j’ai préparé toutes mes épices dans un petit bol. J’ai percé les gousses de cardamome pour être sûre que le bouillon y pénètre et s’en parfume.
J’ai également mis la bouilloire en chauffe avec un petit litre d’eau dedans. Dans la recette d’origine, il faut 20cl d’eau. Pour un bouillon destiné à parfumer un couscous pour 6 personnes, c’est insuffisant. Il me fallait au moins le double !
Et j’ai préparé les oignons botte : juste ôté ce qui était un peu défraîchi et les racines, puis soigneusement lavé pour éviter de la terre à l’intérieur des tiges vertes.

Une fois la viande totalement dorée et réunie dans la cocotte-minute, j’ai ajouté tous les épices,

environ 1/2 litre d’eau bouillante, le miel, un cube de bouillon d’agneau (si je n’en avais pas eu, j’aurais simplement salé la viande une fois dorée), et j’ai fermé la cocotte-minute. J’ai ensuite compté 30 minutes après le pschitt.

Pendant ce temps, j’ai chauffé un peu d’huile d’olive dans une poêle assez grande pour contenir les oignons botte dans toute leur longueur. J’y ai mis les oignons à colorer sur feu moyen-vif en les retournant régulièrement pour ne pas les brûler. C’est là, dans la poêle, que je me suis rendue compte que je n’avais pas assez d’oignons pour 6… Vite, j’ai attrapé un énorme oignon doux, je l’ai pelé puis coupé en 6 gros morceaux que j’ai ajoutés dans la poêle avec les oignons botte. Une fois dorés à souhait, je les ai ôtés du feu.

Au bout des 30 minutes de cuisson de l’agneau, j’ai ôté la cocotte-minute du feu, échappé la vapeur, ouvert la cocotte, ajouté mes oignons,

refermé, et hop, c’est reparti pour 15 minutes après le pschitt.

Pendant ce temps, j’ai préparé mon couscous. J’ai vidé un peu plus d’un sachet (environ 350g)  d’attiéké dans un saladier passant au micro-ondes, salé légèrement, versé de l’eau bouillante dessus pour aller juste quelques millimètres au dessus du niveau de la semoule, mélangé à la fourchette jusqu’à ce que toute l’eau soit absorbée, puis filmé et laissé reposer environ 10 minutes.

Juste avant que les 15 minutes de la cocotte-minute soient écoulées, j’ai ouvert le couscous, ajouté un tout petit peu d’huile d’olive et égrené soigneusement à la fourchette, puis filmé à nouveau. Et une fois les 15 minutes passées, j’ai échappé la pression et en même temps mis mon couscous au micro-ondes pour le réchauffer. Et ciselé quelques feuilles de coriandre. Et bien entendu, avant de servir, j’ai goûté pour rectifier l’assaisonnement !

Et voilà ! Tandan !

La semoule au fond de l’assiette creuse, viande et légumes par dessus, plein de bouillon parfumé et brûlant, deux ou trois feuilles d’herbes, finalement, le bonheur, c’est simple comme un couscous !

Une petite remarque : Les oignons c’est bien, mais ça ne fait pas beaucoup de légumes… Alors j’ai ajouté une tombée d’épinards que vous ne voyez pas sur les photos car ils ne faisaient pas partie de la recette d’origine. Par ailleurs, plutôt que de ne pas en parler du tout, et vu comme le tout formait un équilibre gustatif étonnant de justesse, je mentionne cette variation ici pour vous inciter à faire de même ! Ça vaut le coup ! J’avais un sac d’épinards frais prêts à cuire… Je les ai fait cuire en même temps que je dorais les oignons, ils ont été prêts très vite, et je n’ai eu qu’à les réchauffer au moment de servir. Carrément top !

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poulet aux aubergines à l’africaine, couscous de manioc

Adapté d’une recette de poulet « kedjenou », c’est un plat cuit en cocotte-minute qui vous offrira un poulet cuit à la perfection. Pas sèches, cuites à point, tendres et juteuses, les cuisses de poulet sont baignées d’une sauce épaisse et délicieuse qu’il conviendra peut-être de dégraisser un peu (à moins d’utiliser un poulet bio qui lui ne rendra sans doute pas de gras !) ?
On peut le faire soit avec un poulet entier découpé (garder la peau des poitrines) soit, comme moi, avec des cuisses de poulet recoupées pour séparer haut de cuisse et pilon.

Ce que je trouve particulièrement génial dans ce plat, à part sa méthode de cuisson que vous découvrirez plus loin, c’est l’utilisation de l’Attiéké : du couscous de manioc.

C’est vraiment curieux de penser qu’on peut faire du couscous à partir d’une racine, je pensais que c’était réservé aux céréales ! Je connaissais bien sûr le couscous de blé, depuis peu le coucous de mil (un régal) et maintenant se rajoute ce couscous de manioc, très différent sur le plan de sa nature mais de goût très proche de celui du couscous de mil. Cette idée de croûte de pain au levain, c’est vraiment ce que je trouve le mieux adapté à décrire le goût de ces 2 couscous. Un peu acide, un peu sucré, un petit goût de noisette aussi, bref c’est vraiment une découverte pour moi. Je trouve ces produits spécifiquement africains à Madras Bazar à Lyon, rue Sébastien Gryphe.

poulet aux aubergines à l’africaine, couscous de manioc

adapté du poulet kedjenou

Pour 3 personnes

Prévoir 45 minutes en tout

Pour le poulet :
3 cuisses de poulet recoupées (j’ai eu des restes)
1 grosse aubergine
2 poivrons rouges
1 gros oignons ou 2 moyens
1 ccafé débordante purée ail (2 grosses gousses d’ail ou 4 petites pelées dégermées et écrasées)
1 ccafé débordante purée de gingembre (entre 3 et 5 cm de gingembre frais pelé et râpé)
1 boite 400g pulpe de tomate
2 feuilles de laurier
1 brindille de thym (1/2 ccafé thym séché du commerce)
1 petit piment vert langue d’oiseau (facultatif)
QS sel, poivre

Pour l’attiéké :
200g d’attiéké moyen (couscous de manioc. Vous pouvez remplacer par du couscous moyen « normal »)
250ml eau
QS sel, huile végétale neutre ou huile d’olive

J’ai choisi de servir avec des épinards sautés mais ce n’est pas une obligation. Il y a déjà des légumes avec le poulet. J’avoue que j’apprécie l’amertume des verdures qui contraste avec la douceur des sauces tomate/poivron, et j’aime aussi le jeu des couleurs dans l’assiette !

pour les feuilles d’épinard :
1 csoupe huile végétale neutre
1 ccafé purée d’ail (ou 2 gousses d’ail écrasées)
1 ccafé purée de gingembre (ou 2cm de gingembre frais râpé)
1/4 ccafé curcuma en poudre
800g de branches d’épinard. J’utilise des épinards « de là-bas » (ne me demandez pas d’où…) qui sont en branches, comme des brèdes. Vous pouvez remplacer par n’importe quelle verdure équivalente : épinards « normaux », brèdes, feuilles de navets, vert de blette, légume chinois ressemblant aux blettes, ce que vous avez sous la main.
QS sel

Déroulement :

Dans la cocotte-minute, placer les cuisses de poulet, l’aubergine coupée en morceaux, les poivrons, trognon ôté et corps coupé en grosses lanières, 1 oignon émincé, l’ail et le gingembre, le laurier, le thym, la boite de tomate et le cas échéant le piment haché menu menu.

Saler, poivrer, tout bien mélanger

Fermer la cocotte-minute et mettre à chauffer sur feu moyen-doux. Pas trop fort parce que ça risquerait de brûler au fond, mais pas trop doux parce que ça ne cuirait jamais ! Il faut environ 15 à 20 minutes pour que le sifflement de la cocotte-minute commence.
Et non, on n’ajoute pas d’eau. L’eau de la boite de tomate et celle rendue par l’aubergine suffisent.

Je suis ensuite passée à la gestion des feuilles d’épinard. Je précise à nouveau qu’il y a déjà plein de légumes avec le poulet donc l’ajout de cette verdure n’est pas nécessaire, mais je l’ai fait, parce que je le vaux j’aime bien !

Pendant ce temps, laver et effeuiller les épinards.
Les épinards que j’ai choisis ne sont pas comme ceux que nous trouvons habituellement. Ils poussent en branche. Voici une photo des feuilles :

Dans une grande sauteuse, mettre à chauffer l’huile puis y faire roussir l’ail et le gingembre. Roussir ensuite quelques secondes le curcuma puis ajouter les feuilles vertes.

mélanger régulièrement, ça ne doit pas brûler, ne pas saler. Si, malgré un feu juste comme il faut, ça attrape, ajouter 1 csoupe d’eau, pas plus, et plusieurs fois si nécessaire.

Quand la cocotte-minute pschitte franchement, la prendre par ses poignées, la soulever en faisant attention à ne pas vous brûler les avant-bras, et remuer en un geste circulaire pour faire tournoyer son contenu, puis replacer sur le feu. Attention, ça pschitte super fort ! Faire ce mouvement 3 fois en tout espacées de 5 minutes. L’opération complète dure donc 15 minutes en tout. Continuer en même temps à surveiller les épinards.

Nous menons de front la surveillance de la cocotte-minute et celle des épinards, et nous allons ajouter à cela la cuisson de l’attiéké.

Voici la boite de l’attiéké, je la trouve très belle :

Mettre la bouilloire à chauffer.
Verser 200g d’attiéké dans un saladier. Ajouter une pincée de sel, mélanger.

Verser 250ml d’eau bouillante dessus, mélanger.
Couvrir d’un film alimentaire

Oublier au minimum 10 minutes

Quand les épinards sont complètements réduits, saler légèrement et laisser encore réduire s’il apparaît de l’eau de végétation, sinon c’est terminé.

Au bout des 3 fois de « tournage » de la cocotte-minute (donc 15 minutes de cuisson), couper le feu et laisser retomber la pression sans chercher à accélérer cette phase. Cela donne le temps de réchauffer les épinards si nécessaire, et de terminer la cuisson de l’attiéké.

Égrener l’attiéké à la fourchette, arroser d’un peu d’huile, refermer le film alimentaire et réchauffer au micro ondes 3 minutes à pleine puissance.

Servir chaud !

Le tournoiement des ingrédients a marché : rien n’a accroché ni brûlé au fond de la cocotte-minute. Le poulet était un peu gras, du coup la sauce l’était aussi, j’ai donc fait un peu attention à ne pas trop en mettre en servant.
J’ai fait plusieurs essais de cette recette, un avec plus de tomate (j’avais peur qu’il  n’y ait pas assez de liquide) et sans poivron, un autre en faisant dorer le poulet puis les retirant pour dorer les oignons avant de tout mettre en vrac et de poursuivre le déroulement normal de la recette. Mettre plus de tomate (ou de liquide en général) ne sert à rien sinon à délayer la sauce qui du coup est moins belle, moins épaisse, moins goûteuse. Quant à dorer poulet et oignons, ça rajoute beaucoup de temps de cuisson pour un résultat qui n’est pas significativement meilleur.

Mes photos sont ignobles ! Ah, elles ne donnent vraiment pas envie… Je n’avais aucune idée de présentation… En plus j’avais très faim, j’étais pressée… Mais ce n’est pas une excuse ! La goutte de sauce qui dégouline par exemple, ça fait moche…

Enfin bref, les photos sont moches, mais le plat est excellent !

Bon appétit !

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cuisses de canard au chou

Il y a quelques années de cela, j’ai découvert sur le forum de cuisineTV une recette de Jo_06 intitulée « Manchons de canard aux légumes d’hiver ». C’était en 2006… A l’époque je ne savais pas que le manchon est au canard ce que le pilon est au poulet, c’est à dire le bas de la cuisse, le mollet, en somme. Une fois ce point éclairci, j’ai réalisé que je faisais régulièrement de la pintade au chou, en mettant la bête entière dans ma cocotte en fonte, de même avec du faisan, mais que je n’avais jamais essayé avec du canard, que ce soit entier ou en morceaux.
J’ai donc essayé en 2006 la recette de Jo_06 en suivant scrupuleusement les consignes… Quel succès !
Et depuis c’est une recette que je fais régulièrement. Elle est longue à réaliser, mais le résultat vaut la patience qu’elle demande !

Et voilà que la semaine dernière, je tombe à Auchan sur un paquet de 2 cuisses de canard en promotion… Mmmm, intéressant… Et si je refaisais cette recette, tiens, ça fait trop longtemps que je ne l’ai pas faite ! Seulement voilà, c’est long et je n’ai pas le temps… Alors, comme j’avais justement ressorti ma cocotte-minute de la cave pour quelques recettes (entre autres le rôti de porc et pommes de terre au vin blanc et le halim -recette à venir), je me suis dit que je gagnerais sûrement du temps en l’utilisant.

Non seulement j’ai gagné du temps, mais j’ai obtenu un chou nettement plus tendre, des parfums nettement plus présents et un canard nettement plus proche de la consistance d’un confit…

Que du bonheur, en somme !

Cuisses de canard au chou

adapté de la recette de Jo_06 « Manchons de canard aux légumes d’hiver »

Pour 4 personnes

compter 1 heure

2 cuisses de canard coupées en 2 ou 4 manchons avec la peau, ceci est très important
4 à 8 pommes de terre selon leur taille, des pommes de terre à chair ferme
1 gros oignon
2 énormes carottes ou 4 normales
1/2 à 1 chou blanc selon sa taille
1 verre de vin blanc
1 cube de bouillon de volaille ou de légume
1 feuille de laurier, 1 csoupe de baies de genièvre, 1 clou de girofle (facultatif)
QS sel, poivre, eau, huile ou, mieux encore, graisse de canard

Vous pouvez préparer d’abord tous les légumes puis passer à la cuisson, la réalisation prendra un peu plus de temps mais si vous faites cette recette pour la première fois ou si vous n’avez pas l’habitude de manier le couteau, c’est que je vous recommande de faire. Si vous avez l’habitude de cuisiner/peler/tailler alors pas d’hésitation : suivez tel quel le déroulement indiqué ci-après.

Mettre à chauffer un peu d’huile ou de graisse de canard dans une cocotte minute de taille adaptée sur feu moyen-vif.
Je profite pour rappeler qu’on peut, comme cela se fait aux USA, décrire la puissance son feu par un gradient très simple : par ordre de puissance croissante nous aurons donc : doux, moyen-doux, moyen, moyen-vif et vif. Ici nous sommes sur moyen-vif.

Y faire dorer les morceaux de canard côté peau d’abord, puis, quand une belle couleur est atteinte, côté chair.

Pendant ce temps, peler et laver les patates, éventuellement les couper en 2 si elles sont très grosses.
Surveiller le canard, il ne doit pas brûler… Dès qu’il est bien doré et que le gras a quitté les cuisses pour se répandre au fond de la cocotte-minute, passer à la suite et revenir ultérieurement à la phase de préparation des légumes.
Peler et émincer l’oignon.
Peler la carotte et la trancher en rondelles fines
ôter les vilaines feuilles du chou, le couper en 4 ou en 2 (suivant s’il était entier ou déjà en moitié !) de façon à ôter plus facilement le cœur et couper en fines lanières.

Dès que le canard est bien doré, le retirer de la cocotte-minute et mettre les patates à dorer à la place 2 ou 3 minutes pas plus dans la graisse rendue par le canard. Remuer régulièrement. Continuer en même temps à préparer les légumes, dans l’ordre indiqué.

Quand les pommes de terre sont colorées (juste 2 ou 3 minutes, on ne veut que leur donner une légère couleur !) les réserver avec le canard. Baisser le feu sur moyen et mettre les oignons à fondre. Bien mélanger le temps que la température baisse pour ne pas risquer de brûler les oignons, puis les laisser ensuite fondre jusqu’à coloration en remuant de temps en temps et en ajoutant les autres légumes au fur et à mesure qu’ils sont prêts. Donc rondelles de carottes, puis chou.

Vous pouvez donner un côté plus automnal à ce plat en y plaçant avec les lanières de chou une feuille de laurier et quelques baies de genièvre ainsi qu’un clou de girofle. Je ne l’ai pas fait pour cette fois, mais je le fais régulièrement avec la pintade ou le faisan.

Si les légumes ne colorent pas assez vite, remonter le feu sur moyen-vif et laisser colorer légèrement en mélangeant régulièrement.
Quand la couleur vous plait, verser un verre de vin blanc (Noailly-Prat ou équivalent, la villageoise convient à la perfection !), ajouter un bouillon cube, bien mélanger, ajouter assez d’eau chaude pour le bon fonctionnement de votre cocotte-minute, et ça seule votre expérience de votre cocotte-minute peut vous dire combien en mettre, car les cocottes-minutes sont différentes… On peut les classer en 2 catégories, celles qui laissent très peu de vapeur s’échapper à la cuisson, dans ce cas là 1 à 2 verres d’eau suffiront, et celles, comme les très vieilles cocottes-minutes Seb par exemple, qui laissent s’échapper beaucoup de vapeur et pour lesquelles il faudra beaucoup plus d’eau. A vous de faire confiance à votre expérience… ou au livret mode d’emploi de votre cocotte-minute !

Saler les cuisses de canard dans le récipient où vous les avez remisées, puis les poser sur les légumes. Fermer la cocotte-minute, laisser monter la pression sur feu moyen-vif puis, une fois la pression atteinte et le sifflement bien acquis, baisser le feu sur doux à moyen-doux et compter 25 minutes.

Ôter la cocotte-minute du feu, échapper la pression puis ouvrir précautionneusement la cocotte-minute. Évaluer le reste d’eau au fond (si vous avez mis le bon volume d’eau, il ne doit plus rester grand chose…). En rajouter le strict minimum, si nécessaire uniquement. Placer les patates et mélanger pour les enfouir dans les légumes. Refermer, remettre en pression et cuire 15 à 20 minutes selon la taille des patates.

Attention en ouvrant la cocotte !
Goûter et rectifier l’assaisonnement.
Servir immédiatement.

Bien entendu, vous pouvez faire cette recette dans une cocotte en fonte ou toute casserole possédant un couvercle, de façon traditionnelle. Vous vous reporterez alors à la recette d’origine de Jo_06.

Bon appétit !

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roti de porc (ou veau ou dinde !) et pommes de terre au vin blanc

Je ne sais pas vous, mais moi je cuisine au gaz. Et je vois ma facture de gaz augmenter régulièrement… Remarquez, vous pourrez aisément me dire qu’avec l’électricité c’est pareil… Enfin bref, j’ai décidé de remonter ma cocotte-minute de la cave.

Mais que faisait-elle donc à la cave, me demanderez-vous ? Si si, vous me le demanderez.

Eh bien, j’ai toujours pensé qu’une bonne cuisson pas trop rapide, à une température pas trop élevée permettait aux aliments de conserver non seulement leur goût  mais aussi leurs vitamines. D’ailleurs il n’y a qu’à voir la mode des cuissons vapeur, des cuissons basse-température… La cocotte-minute avec sa température supérieure à 100°C me semblait malmener les aliments que j’essaie de choisir toujours de bonne qualité, voire bios. Par ailleurs, il me faut être très honnête : je ne consomme pas des légumes cueillis au moment-même de les cuire et il m’arrive souvent parfois de les garder pas mal de temps dans mon frigo… Il leur arrive même de hurler du fond du bac à légumes… Alors les vitamines… Hum hum hum… Et autre chose encore : en cocotte en fonte au four, ce sont des températures très fortes sur une longue plage de temps, donc peut-être n’est-ce pas mieux…

Et puis si j’en crois les reportages que je regarde parfois (rarement…) à la télé, même les légumes en conserve sont bourrés de vitamines… Ce qui m’intrigue quelque peu au passage, puisqu’il y a quelques années, on ne jurait que par le frais et le surgelé… La stérilisation des conserves aurait en effet détruit goût, vitamines, minéraux, tout quoi ! Le lobby des 5 fruits et légumes par jour et des mangez bougez aurait-il récemment vaincu celui des surgelés et ainsi permis la résurrection des conserves ?

Bref,  ma bonne vieille cocotte-minute a repris du service : en réduisant quasiment par 2 les temps de cuisson, je réduis ma facture énergétique et je prends soin de l’environnement
Et cela pour un résultat aussi bon qu’avec des méthodes plus longues (mais pas à la pointe de la technique et du goût comme la basse température…)

Essayez cette recette en cocotte-minute et vous m’en direz des nouvelles !
Et puis si vous n’avez pas de cocotte-minute, cette recette n’est pas bien difficile à traduire pour une cocotte en fonte sur le feu ou dans le four à 180°C !

Rôti de porc (ou veau ou dinde) et pommes de terre
au vin blanc

adapté d’une recette du livre « les secrets de la cuisine Mauricienne » de Sandy Daswany

Pour 4 personnes

compter 1 heure en tout.

1 roti de porc (j’ai une nette préférence pour l’échine qui est moins sèche et plus moelleuse que le filet), ou de veau ou de dinde, pour 4 personnes (environ 800g)
2 très  grosses pommes de terre à chair ferme ou 4 moyennes (j’ai fait une fois avec de la rose , une fois avec des charlottes, la charlotte était meilleure au goût mais commençait à s’écraser alors que la rose avait certes moins pris le goût des aromates, mais elle était restée intacte.) (Éviter les petites pommes de terre qui ne résisteraient pas à 20 minutes de cuisson sous pression.)
1 gros oignon
75cl vin blanc genre Noailly-Prat pour les jours fastes ou simple vin blanc de cuisine genre la Villageoise pour le tout-aller… ^^
3 ou 4 feuilles de laurier et autant de brindilles de thym frais bien garnies
1 briquette de 200ml de crème, si possible allégée (15% ou 12% mais pas moins sinon la crème risque de tourner à l’ébullition)
QS huile végétale neutre, sel, poivre

Dans la cocotte-minute, chauffer un peu d’huile. Mettre le rôti à dorer sur toutes ses faces, cela prend une petite dizaine de minutes.
Pendant ce temps, peler et laver les patates. Si elles sont très grosses, les couper en 2 : il faut penser qu’elle auront 20 minutes de cuisson sous pression, pas plus.
Quand le rôti est bien doré, le saler et poivrer sur toutes ses faces puis, hors du feu pour éviter la vaporisation instantanée,  voire le flambage, verser 1/3 du vin blanc (soit 250ml). Fermer la cocotte et cuire 10 minutes à partir du sifflement.

Pendant ce temps, finir de préparer les autres ingrédients, et peler puis émincer très finement l’oignon.

Au bout de 10 minutes de pression, ôter la cocotte du feu, lever la soupape pour évacuer la vapeur, ouvrir la cocotte, ajouter la moitié du vin restant (soit 250ml),  les pommes de terre, le thym et le laurier,

saler et poivrer légèrement les patates, fermer la cocotte et remettre sous pression. Compter 20 minutes à partir du sifflement.

Pendant ce temps, dans une petite poêle, mettre un peu d’huile à chauffer à feu très doux. Y mettre l’oignon à fondre tout doucement…

Ajouter éventuellement une minuscule pincée de sel pour favoriser la « fonte »… Remuer régulièrement, ça ne doit jamais brûler, ça doit « fondre » puis prendre une très légère coloration (au bout de bien 20 minutes de cuisson pour moi sur mon feu le plus doux !)

A la fin de la cuisson, couper le feu, évacuer la vapeur de la cocotte, l’ouvrir, vérifier la cuisson des patates et les réserver dans le plat de service si elles sont cuites. Tester aussi la cuisson de la viande. Remettre sous pression 5 minutes supplémentaires tout ce qui n’est pas suffisamment cuit. Réserver dans le plat de service la viande et les patates. Maintenir au chaud (four à 60°C par exemple)

Remettre la cocotte (ouverte) sur le feu. Déglacer avec le reste de vin blanc, ajouter la crème et les oignons, mélanger, laisser bouillir quelques minutes, le temps d’épaissir un peu la sauce et de couper le rôti en belles tranches.
Goûter la sauce et rectifier l’assaisonnement.
Jeter le thym et les feuilles de laurier.
Servir très chaud.

Un plat réconfortant dont vous me direz des nouvelles !

Bon appétit !

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