accompagnements

sauce bolognaise blanche

Je suis tombée par hasard sur cette recette en me promenant sur internet, et j’en suis tombée amoureuse…
Et puis il me restait du veau… Alors du coup… Hé hé hé… Voyons voyons…
Oh, justement, j’ai un peu de porc au congélateur… Ho ho hoooo…
Et je n’ai pas de panais, vu que mon Nomamoi n’aime pas, mais le céleri rave est très poche et en goût et en consistance, et justement j’ai un céleri rave dans le frigo…
Par contre je n’ai plus de céleri branche… Tant pis, on s’en passera.
Rhôôôôôôô… Décidément, elle est faite pour moi cette recette !

Et me voilà partie pour faire cette sauce qui ne pouvait qu’être délicieuse, Martha Stewart étant une valeur sure.

Eh bien quand je l’ai goûtée, ça a été une révélation… Quelle merveille !
Allez-y, c’est un régal !!! Un vrai régal !!!

Je vous encourage à aller voir la recette d’origine, et surtout la vidéo… Juste pour les quantités cuisinées !!!!! On croirait qu’elle va nourrir une armée… 😉 J’adore !

Sauce bolognaise blanche

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Traduit et adapté d’une recette de Martha Stewart et John DeLucie, silk handkerchief pasta with white bolognese

pour 3 personnes

1 oignon
4 gousses d’ail
1 fenouil
1 petit céleri rave
1/2 verre de vin blanc
200ml bouillon de volaille (attention au sel)
250g veau
150g échine porc
3 csoupe crème liquide allégée
4 feuilles de sauge fraiches

250g pâtes (spaghetti)
QS huile d’olive, parmesan fraîchement râpé

On commence par hacher les viandes au hachoir (ou on demande à son boucher !) Éviter le mixeur à couteau qui donnerait de la bouillie.

On prépare les légumes : oignon émincé, céleri rave et fenouil râpés, ail écrasé ou haché menu, sauge finement ciselée
On prépare aussi le demi verre de vin blanc (j’ai pris du Noailly-Prat).

On chauffe un peu d’huile d’olive dans une sauteuse anti adhésive sur feu moyen. Quand l’huile est chaude, on ajoute les viandes hachées et on les fait revenir jusqu’à évaporation totale de tout le liquide rendu. Cela prend bien 10 minutes, attention à ne pas vouloir précipiter les choses en poussant le feu plus fort ! Réserver dans un bol. Ne pas saler. Mais on peut poivrer !

Ensuite, dans la même sauteuse, on rajoute un peu d’huile d’olive si nécessaire mais ça ne devrait pas être le cas. On y ajoute les oignons pour les faire suer sans coloration. On ajoute ensuite les autres légumes (fenouil, céleri rave et ail) et on fait sauter en montant un peu le feu, toujours sans coloration, sinon il faut baisser le feu ou passer très vite à la suite !

Préparer du bouillon bouillant. Attention à la doser très faiblement, car ce bouillon va réduire TOTALEMENT une fois dans la sauteuse, donc il risque d’apporter beaucoup de sel. Vous connaissez votre bouillon, s’il est salé, mettez moitié moitié de bouillon reconstitué et moitié eau, sinon le plat risquera d’être hyper salé. J’en sais quelque chose, c’est ce qui m’est arrivé ! J’ai dosé mon bouillon normalement et c’était trop. Alors mieux vaut en mettre le moins possible et compléter avec de l’eau. Ou utiliser des produits sans sel, je sais que ça existe pour les bouillons de légumes.

Quand les légumes sont « tombés », il reste bien moins de volume et les râpés sont mous ! On ajoute alors la viande, on mélange, on verse le vin et on laisse évaporer sur feu moyen-vif. On mouille ensuite presque à hauteur avec le bouillon bouillant. Et on laisse à nouveau réduire en surveillant bien : il ne doit plus rester de liquide.
On ajoute alors la crème et un petit peu de sauge, environ les 3 quarts des 4 feuilles ciselées. La sauge a un goût très puissant, il en faut peu…

Et on laisse réduire pour la dernière fois, le temps de râper le parmesan et de cuire les nouilles (des spaghetti pour moi).

Goûter la sauce pour rectifier l’assaisonnement, lui ajouter les pâtes égouttées et bien mélanger.
Servir saupoudré de parmesan et de quelques tout petits brins de sauge minuscules.

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Éventuellement, prendre une photo de votre assiette puis l’inonder de tonnes de parmesan ! 😉

Le Petit Jésus en culotte de velours moi je vous dis !

Bon appétit !

plats

le rata du dimanche : casserole de veau au fenouil, lentille et riz

Eeeeeeeeeh oui… On ne s’en sort pas de l’hiver ! Après quelques semaines très chaudes en mars et en Avril, voici que l’hiver est revenu… Pfff, moi qui ai fait l’échange de vêtements hiver/été dans mon placard mardi dernier, je suis vexée comme un pou !

Allez, on va faire venir le soleil avec ce rata parfumé et coloré !

casserole de veau au fenouil, lentille et riz

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Encore une recette de cuisson douce toute parfaite pour ma super cocotte en terre noire !
Vous allez penser que je suis payée pour faire la pub pour cette cocotte, mais non, pas du tout ! Je mets un point d’honneur à ne pas accepter de cadeau qui me priverait de ma liberté de conscience parole ! Si j’en parle, c’est que j’aime, c’est tout !

Pour 3 personnes

matériel : une cocotte à fond épais avec couvercle

compter 1h en tout, sans doute un peu moins avec une cocotte plus réactive que ma cocotte en terre noire.
Le plus long à cuire c’est le riz basmati complet (30 minutes), vous gagnerez un peu de temps avec du riz basmati blanc qui ne prendra que 10 minutes à cuire. Il vous faudra alors inverser l’ordre d’apparition du riz et des lentilles…

250g veau en cubes
1 fenouil moyen
1 carotte moyenne
1/4 cup riz basmati complet (60 ml. Temps de cuisson 30 min)
1/4 cup lentille verte (60ml. Temps de cuisson 20 min)
1 boite de pulpe de tomate
1 oignon
1 coeur de céleri branche (ou 2 branches)
1 ail
1 brindille de thym
1 poignée d’olives noires
QS huile d’olive, bouillon volaille (ou légumes), sel, poivre

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en rédigeant ce billet, je me rends compte que je fais beaucoup de choses pour 3 alors que nous ne sommes que 2… En fait, je fonctionne beaucoup avec le « ton oeil est ta mesure » de Fatéma Hal, et j’essaie de cuisiner pour 2 puisque nous ne sommes plus que 2 à la maison, mes fifilles ayant quitté le nid. Mais j’ai souvent des restes, de quoi nourrir 1 personne le lendemain… Ce qui m’arrange bien ! 😉

Allez, on attaque !

Commencer par préchauffer la cocotte sur feu doux avec un tout petit peu d’huile d’olive. Passer ensuite sur feu moyen et faire rissoler doucement les cubes de veau.

Pendant ce temps, préparer les légumes :
ail : peler,dégermer, hacher menu
piment : hacher menu. Penser à ôter les graines pour rendre moins piquant.
oignon : peler, hacher en cubes de 1cm de côté
céleri : (coeur ou branche) couper en petits morceaux de 1cm. Réserver 2 feuilles pour la déco
carotte : peler et couper en cubes de 1cm
fenouil : ôter les parties abîmées, éventuellement peler avec un économe, puis couper en cubes de 1cm
Rincer le riz, égoutter
Rincer les lentilles, égoutter

Quand la viande est rissolée, ajouter le piment et l’ail, mélanger, ajouter les autres légumes en petits cubes, le thym et le riz égoutté, puis verser le contenu de la boite de tomates. Mélanger.
Remplir les 3/4 de la boite vidée avec du bouillon de volaille ou de légumes, cela permet au passage de rincer la boite, et verser dans la cocotte. Le liquide doit juste couvrir la préparation.
Porter à ébullition puis couvrir, baisser le feu au minimum pour 10 minutes.

Pendant ce temps, dénoyauter les olives et les couper grossièrement.

Au bout des 10 minutes, ajouter les lentilles, mélanger, ajuster en liquide bouillant si nécessaire, couvrir et mijoter 20 minutes sur feu minimum.

Au bout des 20 minutes, ajouter les olives, mélanger, ajouter du bouillon bouillant si nécessaire, couper le feu, couvrir et laisser gonfler 15 minutes.

Goûter pour savoir si le riz et les lentilles sont bien cuits (sinon prolonger la cuisson), rectifier l’assaisonnement, et servir décoré de quelques feuilles de céleri ciselé. Ou de frondaison de fenouil ? Ou les deux ? Pourquoi pas ?

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Bon appétit !

plats

rouelle de porc aux légumes en cuisson douce

Au  marché bio du mercredi, nous avons la chance d’avoir d’excellents producteurs et éleveurs. Pas un mercredi sans m’arrêter prendre mon jambon bio, mon pain aux graines de lin qui se garde une semaine, ou faire le plein de fruits et légumes de saison.
Et il y avait une superbe rouelle de porc…
J’ai craqué !

Mais aucune idée de comment la cuisiner  !

Alors mon amie Fred du blog Gourmandise : cuisine et voyage m’a guidée !

rouelle de porc aux légumes en cuisson douce

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Pour 2 à 3 personnes

matériel : une cocotte à fond épais possédant un couvercle. J’ai utilisé ma cocotte en terre noire Oyéra, mais une cocotte en fonte classique ira très bien.

Avec une cocotte en terre comme la mienne, compter entre 2h et 2h30, il faudra sans doute seulement 1h30 avec une cocotte « normale ». Mais on ne passe en réalité que 10 minutes à « travailler »…
Il est idéal de sortir la rouelle à l’avance du frigo, cela rajoute encore 1/2h à 1h sur la durée totale, mais pas sur le temps de « travail ».

1 rouelle de porc d’environ 2cm d’épaisseur
1 gros oignon, en lamelles
1 carotte moyenne, en rondelles
2 à 4 pommes de terre selon leur taille, genre charlotte (à tout faire), en rondelles d’environ 1 cm
QS sel, poivre, huile d’olive ou huile neutre en goût, fond de veau du commerce reconstitué.
qques feuilles de persil pour servir

et j’ai oublié de mettre 4 gousses d’ail en chemise et 1 brindille de thym… Ça aurait été encore meilleur !

Si possible, sortir la rouelle du frigo environ 1/2 heure à 1 heure avant de commencer.

Commencer par chauffer un peu d’huile dans la cocotte sur feu moyen-doux puis moyen, le temps de rassembler les ingrédients et de commencer à peler, rincer, ciseler, émincer…

Mettre la rouelle à rissoler sur ses 2 faces, toujours sur feu moyen. Quand elle est bien dorée, la réserver sur une assiette. Tout cela prend quasiment 20 minutes avec ma cocotte en terre noire…

Mettre à la place dans la cocotte oignon et carotte, bien mélanger et laisser rissoler toujours sur feu moyen. Si ça menace d’attraper ou de colorer trop vite, ajouter une petite pincée de sel, et si ça ne suffit pas, ajouter 1 csoupe ou 2 d’eau chaude. Avec une cocotte en fonte, vous pouvez aussi baisser le feu, moi ma cocotte en terre a une très belle inertie donc baisser le feu n’aurait pas un effet aussi instantané qu’ajouter un peu d’eau chaude… Cette étape m’a pris environ 10 minutes.
Si j’y avais pensé, j’aurais mis de l’ail en chemise et du thym en même temps que l’oignon et la carotte…
Trop tard…

Quand les oignons sont translucides et commencent à colorer sur les bords, et que les carottes ont commencé à ramollir, ajouter les rondelles de pomme de terre pour former une couche sur laquelle la rouelle viendra reposer.
Placer la rouelle, saler (peu) et poivrer.

Verser du fond de veau reconstitué bouillant jusqu’à juste couvrir le tout.
Laisser monter à ébullition puis couvrir, baisser le feu au minimum et mijoter environ 1h30.
Quand c’est cuit, les patates sont fondantes et la viande se détache de l’os.

Goûter pour rectifier l’assaisonnement puis servir avec quelques feuilles de persil pour la déco.

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Il va vous rester du bouillon… Gardez le pour une autre utilisation !  Par exemple pour ajouter dans une jardinière de légumes, ou pour mettre dans de la purée !

Bon appétit !

plats

curry de chou-fleur au yaourt

C’est un curry très particulier que je choisis de vous proposer aujourd’hui. Un curry quasiment « sec » : il n’y a que peu de sauce. Et en plus cette sauce est à base de yaourt…
Le mélange d’épice est surprenant, et le résultat l’est aussi ! Délicieux, et surprenant. Je pense qu’il intéressera les palais les plus curieux d’entre les vôtres… 😉
Bref, c’est un plat que je vous recommande de tester chez vous avant de le faire pour vos invités !

Curry de chou-fleur au yaourt

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Traduit et adapté du livre Complete Indian Cooking

Pour 4 personnes

prep : 15 min (le plus long pour moi a été de retrouver les épices : j’en ai de partout !!!…)
cuisson : environ 45 min

matériel : une sauteuse assez large pour contenir les bouquets de chou-fleur sans qu’ils se chevauchent.

2 coupe huile végétale neutre en goût (tournesol, isio 4, colza…)
1 chou-fleur moyen (environ 750g), détaillé en bouquets de taille à peu près identique (donc recouper les plus gros)
300ml de yaourt, j’ai utilisé au lait de brebis : texture plus riche, plus oncteuse à mon goût…)
2 gros oignons, pelés et hachés
2 gousses d’ail, pelées, dégermées et écrasées au presse-ail
4 feuilles de laurier
300ml d’eau bouillante
QS sel
il fallait aussi une pincée d’asafoetida, un truc qui pue – ainsi que son nom l’indique – que je n’ai pas l’honneur d’avoir dans mes placards, donc je n’en ai pas mis.

et pour les épices :
6 clous de girofle
6 grains de poivre noir (j’ai pris du poivre sauvage de Madagascar)
1 gousse de cardamome noire, juste fendue de la lame d’un couteau pointu
2 gousses de cardamome verte, fendue aussi
2 demi-bâtons de cannelle soit 5cm en tout (en général la cannelle est vendue en demi bâtons, les grands étant plus grand que les pots Ducros ou Amora ou autre marque de la grande distribution.)
1 ccafé graines de coriandre
1 ccafé graines de cumin
1 ccafé piment rouge en poudre (facultatif je suppose…) (remplacé par 1/2 ccafé de flocons de piment séché, avec les graines)

et j’ai servi avec du riz basmati.
Et accessoirement un autre curry que je voulais goûter, que vous trouverez dans ma prochaine publication, qui est absolument délicieux lui aussi, plus proche de nos habitudes gustatives que le curry de chou-fleur que je vous présente aujourd’hui, et qui ne va absolument pas avec ! lol !

Chauffer à feu moyen 1csoupe d’huile dans une large sauteuse, y ajouter l’asafoetida (si vous en avez, moi pas) et les bouquets de chou-fleur et laisser revenir environ 5 minutes. Ça dore un peu, pas beaucoup.
Retirer à l’aide d’une cuiller à trou ou d’une écumoire et réserver dans un saladier supportant la chaleur du chou-fleur. Verser les yaourts dessus, mélanger.

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Remettre 1 csoupe d’huile dans la sauteuse, toujours sur feu moyen, et quand l’huile est chaude, y faire suer les oignons, l’ail, les feuilles de laurier et tous les épices sauf le piment.

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Saler. Les oignons doivent commencer par devenir transparents, c’est à dire cuire, avant de colorer. Laisser suer ainsi jusqu’à coloration dorée des oignons. Si les oignons colorent sur les bords avant d’avoir eu le temps de cuire et de devenir transparents avant, baissez le feu, ajoutez une goutte d’eau, c’est trop chaud !
Ajouter enfin le piment, mélanger.

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Ajouter le chou-fleur et son yaourt, bien racler le saladier pour ne rien laisser perdre !

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Mélanger, baisser le feu et laisser mijoter doucement 10 minutes.
Verser alors l’eau bouillante, mélanger et laisser mijoter encore 25 minutes en mélangeant régulièrement.

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Le chou-fleur doit être tendre et il doit rester un petit fond de sauce pour éviter que ça brûle au fond. Dans mon cas, le chou-fleur n’était toujours pas cuit… Alors j’ai mis un couvercle et prolongé la cuisson de 10 minutes, et c’était OK.

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Un régal avec du riz basmati nature, tout simplement !

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Il peut être intéressant de retirer les épices « dures » avant de servir, c’est certes moins décoratif, moins joli sur l’assiette, mais ça peut éviter des accidents de dentier ou des recrachages brutaux : personne n’aime croquer dans un clou de girofle, un grain de poivre (quoi que… 😉 ) ou une gousse de cardamome…

Bon appétit !

plats

curry de porc au lait de coco et à la citronnelle des Soeurs Scotto

Voici à nouveau une recette tirée d’un livre que je qualifierai d’exceptionnel, « Secrets de cuisine des soeurs Scotto ». Ce livre, si vous ne l’avez pas déjà, je vous le recommande, c’est une bible pour toutes les personnes qui comme moi aiment la petite touche d’exotisme apportée par quelques épices bien choisies et bien dosées. Jamais je n’ai raté une des recettes de ce livre, et toujours nous nous sommes régalés. Simplicité des recettes, lecture aisée, vocabulaire « normal » et compréhensible par tout un chacun, bref quand je vous dis que c’est ma bible en cuisine, vous comprenez pourquoi.

curry de porc au lait de coco et à la citronnelle
des Soeurs Scotto

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Une recette des soeurs Scotto prise dans leur livre « Secrets de cuisine des soeurs Scotto », curry de porc coco citronnelle

Pour 4 personnes

Prep 20 min
Cuisson 1h30 (2h en tout pour moi avec ma cocotte noire spéciale cuisson douce qui met bien 30 minutes pour monter en chauffe !)

matériel nécessaire :
– cocotte ou sauteuse possédant un couvercle,
– mixeur ou blender,
– passoire fine ou chinois étamine

Il est important de respecter la taille des morceaux de viande et de ne pas dépasser les 1h30 de cuisson de la viande : pour l’avoir fait, je peux vous dire que ça rend la viande un poil sèche et filandreuse, ce qui n’est absolument pas le cas quand on arrête la cuisson au bon moment ! Mais soyez rassuré(e) : même un poil sèche et filandreuse, la viande reste tendre et humide, c’est juste excellent au lieu de sublime ! 😉
Voici ce que j’ai pris/fait :

800g échine de porc coupée en morceaux de 3cm de côté. Pas moins de 3cm car ça réduit en cuisant et il ne reste plus que des petites bouchées de rien du tout.
1 boite 400ml lait de coco
100g oignon, pesé puis pelé et grossièrement haché
2 grosses gousses d’ail, pelées et dégermées puis hachées grossièrement (J’ai utilisée l’une d’elles pour frotter le fond de ma cocotte en terre, puis je l’ai soigneusement remise avec sa copine, et je les ai hachées).
3 bulbes de citronnelle fraîche, pelée de sa feuille extérieure dure et sèche, les 2 extrémités jetées car dures et/ou sèches, et la partie consommable finement ciselée. (vous en verrez plus sur mes photos car je congèle les tiges coupées en 2 pour qu’elles tiennent dans ma boite en plastique !)
50g gingembre frais, pesé puis pelé et haché grossièrement
1 petit piment langue d’oiseau, coupé en 2 et graines ôtées (cueilli sur la plante qui a refleuri dans son pot placé dans ma cuisine juste devant la fenêtre, en plein Sud !)
2 ccafé curry en poudre
1/2 ccafé cannelle moulue
2 csoupe feuilles de coriandre ciselées, plus quelques feuilles pour la déco
1 csoupe jus de citron vert
QS sel, poivre noir fraîchement moulu

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Ainsi que je le disais dans la liste des ingrédients, j’ai commencé par frotter le fond de ma cocotte en terre noire avec ma gousse d’ail avant de la hacher avec sa copine. Ceci est lié à ma cocotte, cela lui donne de l’étanchéité car elle est poreuse. Si vous n’avez pas cette cocotte, vous n’avez pas besoin de le faire.
Dans le même ordre d’idée, j’ai tout de suite mis ma cocotte à chauffer doucement sur le diffuseur à feu très doux avec juste un fond de lait de coco dedans. Cela aussi, vous n’aurez pas besoin de le faire avec une autre sorte de cocotte.

Dans le bol du mixeur, j’ai mis mes oignons, l’ail, le gingembre, la citronnelle, le curry, la cannelle, le piment, du sel et du poivre noir fraîchement moulu, et j’ai commencé à mixer un peu déjà pour obtenir des morceaux un peu plus petits. J’ai ensuite ajouté le lait de coco et j’ai continué à mixer jusqu’à obtenir une pâte liquide et granuleuse.

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J’ai filtré cette pâte au dessus de ma cocotte dans une passoire étamine en pressant bien pour faire sortir les sucs au maximum

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Un liquide coloré et magnifiquement parfumé est venu rejoindre le fond de lait de coco dans la cocotte noire qui commençait à chauffer.
Si vous n’avez pas de cocotte noire mais une cocotte en fonte ou une sauteuse, vous avez pressé votre pâte au dessus d’une cocotte vide et froide 😉

J’ai ajouté les cubes de viande dans la sauce et j’ai mis sur feu moyen

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puis j’ai mélangé, couvert et attendu que ça commence à bouillir, et j’ai alors baissé le feu au minimum pour 1h30 en mélangeant de temps en temps.

Et puis dans ma passoire, je me suis dit que quand même, quel gâchis… Tout ce bon oignon, ces herbes, ces épices qui allaient partir à la poubelle ! Je me suis dit que j’allais essayer de presser ça un peu mieux. J’ai mis cette pâte déjà pressée ue première fois dans des sachets à thé, et j’ai pressé au dessus de ma cocotte : j’ai réussi à extraire encore un peu de jus parfumé avant que le sachet se déchire entre mes doigts.

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Du coup, quand j’ai refait ce plat une 2ème fois, je ne me suis pas cassé la tête, j’ai mis la pâte déjà pressée une fois dans la passoire étamine dans mon linge à faire les gelées, et j’ai pressé jusqu’à ce que mort s’en suive mes bras n’en puissent plus ! Cela m’a donné une quantité de jus plus importante que la 1ere fois. Ce qui a donné une sauce bien plus forte en goût que la 1ere fois. C’est pourquoi je ne vous conseillerai pas de faire cela. Presser à fond dans la passoire étamine puis éventuellement entre les doigts un petit peu, c’est suffisant, je pense qu’au delà on dénature le plat attendu avec trop de puissance. Si on m’avait dit qu’un jour j’écrirais ça, je ne l’aurais pas cru, je me serais moquée…
Et en plus, ça a fait déphaser mon lait de coco :

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tout le gras est monté à la surface ! Je vous rassure : j’ai enlevé la viande et j’ai passé la sauce au mixeur plongeur pour ré-émulsionner les 2 phases et tout est rentré dans l’ordre, la preuve en photo :

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Avec ma cocotte en terre noire, j’ai pu couper le feu 1/4 d’heure avant la fin de la cuisson.

Il ne reste plus qu’à ajouter la coriandre et le jus de citron, mélanger, goûter et rectifier l’assaisonnement.

J’ai servi avec du riz basmati, saupoudré de coriandre ciselée.

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Je remercie les soeurs Scotto pour cette superbe recette.

Bon appétit !

 

plats

le « rata » du dimanche : curry de pommes de terre, chou, carotte et petits pois en cuisson douce

Eh oui, le dimanche, c’est le jour idéal pour le rata, ou le jifoutou ! D’une part on a le temps de se chouchouter avec une cuisson douce et longue qui invite au calme et à la sérénité, et en plus on peut finir les restes du frigo en attendant de repartir à neuf le lundi…

curry de pommes de terre, chou, carotte et petits pois

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La petite poussière blanche sur la photo, c’est le poivre « maniguette » de Madagascar moulu, une baie douce et piquante à la fois, je l’adore…

Traduit et adapté du livre Complete Indian Cooking

Pour 4 personnes

Prep : 25 minutes
cuisson : 1 heure environ. 35 minutes dit le livre, pour une cocotte genre Le Creuset, ou même une simple casserole possédant un couvercle. Mais moi avec ma cocotte en terre noire, j’ai mis 1 heure… C’est d’ailleurs pour limiter le temps de cuisson que j’ai fait des morceaux de petite taille, des lanières fines. Sinon il aurait fallu 1h30.

2 csoupe huile végétale de votre choix : en cuisson douce, la température ne s’élevant jamais vraiment très très haut, les qualités de l’huile ne seront pas dégradées. Même en rissolant les épices… Car c’est rissolé, pas frit !
1 petit oignon, haché
6 gousses d’ail, dégermées et écrasées
1 ccafé graines de cumin
1 ccafé curcuma
1/2 chou blanc bien compact, en fines lanières (1 chou entier, grossièrement haché dans la recette d’origine, mais moi ça ne tenait pas dans ma petite cocotte en terre noire à laquelle je n’avais pas encore acheté de grande sœur…)
2 pommes de terre moyennes à tout faire genre charlotte, pelée et coupée en cubes de 1cm (125g dans la recette d’origine)
1 poignée de petits pois écossés, surgelés pour moi, laissés à dégeler dans un bol  (125g dans la recette d’origine)
1 grosse carotte, coupée en rondelles fines (125g dans la recette d’origine)
1/2 boite de 400g pulpe de tomate (250g tomate fraîche dans la recette d’origine)
1 ccafé poudre de mangue. (Et ça si vous n’avez pas, ne vous bilez pas. Soit vous oubliez, le résultat ne sera pas celui attendu mais ça sera un régal quand même, soit vous essayez de mettre une goutte, j’ai bien dit une goutte, de miel. A vos risques et périls. Moi j’ai la chance d’en avoir et c’est légèrement sucré et acide à la fois.)
1 petit piment rouge langue d’oiseau, ciselé aussi finement que si votre vie en dépendait, avec les graines pour un effet plus piquant, sans les graines pour une version sans risques… ou presque ! (un piment vert dans la recette d’origine. Je me demande s’il ne s’agirait pas d’un piment vert doux, ceux qu’on trouve chez nous en provenance du  Maroc… )
15g gingembre frais râpé
1 ccafé garam masala
1/2 bouquet de feuilles de coriandre, de quoi faire 1 csoupe  de feuilles ciselées et quelques feuilles pour la déco.
2 csoupe de beurre fondu pour servir (et ça inutile de vous dire que je ne l’ai pas fait)
QS sel, poivre noir du moulin (maniguette de Madagascar pour moi)

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On attaque avec la chauffe de la cocotte en terre noire, bien frottée à l’ail, qui commence à monter en température sur le gaz avec son diffuseur placé en dessous. On commence à feu très doux et on monte petit à petit.
En même temps, on prépare tous les ingrédients.

On met un peu d’huile à chauffer sur un bon feu dans le fond de la cocotte et on y fait rissoler oignon, ail et graines de cumin. On devrait atteindre une couleur dorée pour les oignons, mais comme c’est assez long à obtenir avec cette cocotte, je me suis arrêtée quand les bords des morceaux d’oignon commençaient à colorer et que l’ail, lui colorait déjà un peu plus…

Pendant ce temps, on poursuit la préparation des ingrédients.

On ajoute alors le curcuma, on touille et on ajoute les carottes, les patates et le chou. On mélange bien. On laisse continuer à rissoler une bonne dizaine de minutes, en mélangeant de temps en temps, car il faut après un gros ajout d’ingrédients froids donner le temps à la cocotte de remonter en température. Quand c’est fait, que ça rissole fermement, on sale, on mélange et on couvre. Normalement, ça doit rendre du jus, et un peu de vapeur devrait même commencer à s’échapper de la cocotte… C’est bon ! Si ça ne rend pas un peu de jus, ajouter 2 ou 3 csoupe d’eau bouillante, ça amorcera la réaction. On baisse alors le feu au minimum, et on laisse cuire environ 45 minutes.

Au bout de 45 minutes, le chou doit être tendre et les patates cuites mais encore bien fermes.

On ajoute alors les tomates, la poudre de mangue (ou la gougoutte de miel, mais franchement je pense que ne rien mettre, c’est mieux si on n’a pas la poudre de mangue), les petits pois qui ont eu le temps de dégeler dans un bol le piment et le gingembre. Il est temps de mélanger, couvrir, cuire 5 minutes, ajouter et couper le feu : la chaleur résiduelle de la cocotte dont l’inertie est importante suffira à terminer la cuisson.

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10 minutes plus tard, on goûte pour vérifier que tout est cuit – si ce n’est pas le cas, on reprendra la cuisson encore 10 minutes – et rectifier l’assaisonnement.
On termine en ajoutant le garam masala et presque la totalité de la coriandre, on mélange bien et on couvre à nouveau pour 5 minutes.

Et on sert avec la coriandre réservée et un bon coup de moulin à poivre !

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Bien entendu, vous pouvez faire la même chose avec une cocotte en fonte émaillée, vous serez sans aucun doute beaucoup plus proches du résultat attendu de la version du livre, et avec des temps de cuisson bien plus courts. Vos oignons seront bien dorés comme demandé dans le livre, et il n’y aura que des étapes de 10 minutes de cuisson chacune. Les patates seront sans doute plus fondantes, peut-être même auront-elles disparu, fondu, dans le jus rendu ?

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Encore un plat exceptionnel…
Le gingembre garde un goût très frais puisqu’il est ajouté en fin de cuisson, et les feuilles de coriandre infusent doucement quelques minutes dans le plat avant de servir…
La douceur de la cuisson, vraiment, c’est topissime. Et si vous n’avez jamais mangé une pintade au chou en version cuisson douce en cocotte en terre noire, mais seulement, tout comme moi jusqu’à aujourd’hui où je rédige ce billet, en version cocotte en fonte émaillée genre Le Creuset avec une vraie caramélisation de la peau et une cuisson au four à environ 190°C, eh bien vous ne pouvez juste pas imaginer…

plats

Agneau au poivron et au citron confit

De l’agneau, encore de l’agneau, toujours de l’agneau !
Allez, pas de souci, c’est la dernière.
Et celle-là, c’est pour Pâques, s’il fait beau !
En plus, sans épices, cette fois. Juste un côté ensoleillé avec les poivrons et le citron confit !
Je vous ai bien préparés, je trouve, l’estouffade aux cèpes et à l’ail s’il fait moche, cette recette-ci s’il fait beau, et l’agneau aux oignons et aux raisins secs pour une version exotique indépendante du climat, et la loubya… Heu, non, celle-là, elle est délicieuse, mais elle ne fait pas envie… Allez, prenons le pari qu’il fera beau, bien que nous ayons passé Noël au balcon, et attaquons ensemble cette recette.

Agneau au poivron et au citron confit

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Adapté du magazine Gazelle Cuisine n°5

Pour 2 personnes (totalement multipliable pour ajuster au nombre de convives !)

250 à 500g d’épaule d’agneau en cubes, ça dépendra de l’appétit…
2 branches de thym
1 oignon
1/2 poivron vert
1/2 poivron rouge
1 branche de céleri (penser à garder 1 ou 2 feuilles à ciseler pour la déco)
4 gousses d’ail entières non pelées
1/2 citron confit à l’huile d’olive maison, sinon un citron confit en saumure ira aussi. (Dans la recette d’origine, c’est 1/2 citron confit pour 4 personnes, mais j’aime tellement mes citrons maison que j’en ai mis le double !)
2 branches de tomates cerises (sinon, 2 poignées de tomates cerises)
250ml bouillon de mouton – 1 cube (ou de légumes, ou simplement de l’eau)
QS huile d’olive, sel, poivre

et j’ai choisi de servir avec des pâtes, parce que le magazine suggérait des tagliatelles.

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J’ai commencé par mettre mes morceaux d’agneau à mariner dans un peu d’huile de mes citrons confits, très peu car elle est amère, en émiettant 1 des 2 branches de thym et en malaxant bien.
J’ai mis le four à 190°C sans chaleur tournante. Soyons traditionnelle à fond ! 😉
Puis j’ai mis un peu d’huile d’olive à chauffer doucement dans ma cocotte en fonte. Ma super cocotte en terre noire aurait très bien convenu, même mieux, mais je n’avais pas le temps de me lancer dans une cuisson douce (et par conséquent plus longue…).
Et pendant ce temps, j’ai commencé à préparer les autres ingrédients :
oignon en petits cubes, céleri en demi lunes, poivrons en lanières et gousses d’ail entières non pelées.

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tomates ôtées de la branche et rincées, puis égouttées. Citron confit, écorce coupée en fine lamelles, chair jetée.

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Et pendant que les préparatifs avançaient, j’ai chauffé ma cocotte en fonte de plus en plus fort, jusqu’à un feu moyen-vif alors que j’arrivais à la fin de mes préparatifs de légumes.
J’ai alors mis l’agneau à dorer en remuant peu pour laisser la viande colorer, et terminé les légumes.

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Une fois la viande bien dorée,

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je l’ai réservée dans un saladier et j’ai salé.

Dans la cocotte, j’ai mis à la place de la viande mes légumes du 1er petit bol : oignon, ail, poivron et céleri.

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et j’ai mélangé, toujours sur feu moyen-vif, et j’ai ajouté mon thym

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et les tomates

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et j’ai laissé suer en mélangeant de temps en temps. Et j’ai mis ma bouilloire à chauffer. Je n’ai pas salé cette étape volontairement : j’avais prévu du bouillon d’agneau, donc déjà salé. Si utilisez de l’eau (ou tout liquide sans sel du tout), salez ici.

Quand l’oignon est devenu transparent, j’ai ajouté mon citron confit,

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mélangé, remis la viande et j’ai mouillé avec 250ml d’eau bouillante : ça ne couvrait pas tout le contenu, je dirais à mi-hauteur. Et j’ai émietté mon bouillon d’agneau dessus.

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Quand l’ébullition est revenue, j’ai couvert et enfourné pour 35 minutes (50 minutes dans la recette d’origine qui se fait avec de gros morceaux de selle d’agneau)

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J’ai goûté pour éventuellement rectifier l’assaisonnement, et j’ai poivré.
Et j’ai servi avec des pâtes.

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Si j’avais pensé à garder quelques feuilles de céleri, je les aurais ciselées vite fait et saupoudrées pour non seulement faire joli, mais aussi apporter de la fraîcheur.

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Bon appétit !

plats

estouffade d’agneau aux cèpes et à l’ail, tagliatelles fraîches

Ha ha, alors cette recette d’agneau, elle est pile poil ce qu’il vous faut si le temps n’est pas super clément le jour de Pâques. Je l’ai faite plein de fois, souvent en grande quantité (12 à 15 personnes), donc j’ai multiplié les proportions de base pour la plupart des ingrédients, sauf l’ail, le vin et les carottes, vous verrez pour quoi plus loin.

Et ne craignez rien, le mot « estouffade » n’est qu’un mot : c’est un ragoût au vin rouge, un peu comme un bourguignon d’agneau si vous voulez, donc ça n’étouffera personne, au contraire ! 😉

estouffade d’agneau aux cèpes et à l’ail

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Source : aucune idée ! C’est une photocopie que j’ai faite, impossible de me rappeler même s’il s’agissait d’un livre ou d’un magazine… Alors si vous reconnaissez cette recette, surtout faites moi signe… Le titre original : « Estouffade d’agneau aux cèpes ».

Pour 6 personnes

Prévoir 2 heures 30 environ. L’idéal est de faire la veille et de réchauffer le jour J.

– 1 épaule d’agneau désossée et coupée en cubes de 3cm. C’est important, ces 3cm. Ne prenez pas une règle pour chaque cube, mais vérifiez régulièrement que vous n’en êtes pas trop loin… En effet, les temps de cuisson sont donnés pour cette taille, en accord avec la réduction du vin, la « disparition » des tomates etc. Mais mieux vaut un peu plus gros que plus petits, car trop petits, la viande s’assècherait. Ou alors, compensez en raccourcissant les temps de cuisson et en réduisant le vin un peu plus longtemps à la casserole – voyez plus loin.
– 2 bouteilles de vin rouge corsé. J’ai utilisé lors de mes nombreux essais, du Madiran, du Pommard, du Mercurey, et des mélanges de ces 3 vins… En effet, la recette d’origine prévoyait une bouteille pour 6 personnes, mais ça ne suffisait absolument pas… Pour 15, j’avais décidé de multiplier par 3,  j’avais pris donc 3 bouteilles de Pommard, mais il a bien fallu que je complète avec ce que j’avais sous la main… En rouges relativement corsés, j’avais du Mercurey et du Madiran… Alors… Et ensuite, au vu du succès de la première fois, je ne me suis plus cassée la tête, j’ai pris ce que j’avais, donc en général Madiran et Mercurey, quand même un peu moins chers que le Pommard…
– 200g lard demi sel (j’ai utilisé du lard frais)
– 3 oignons (ou moins quand on a d’énormes oignons géants… 😉 « Ton oeil est ta mesure », comme dit Fatema Hal)
– 3 carottes. Mais 2 dans la recette d’origine. Et là encore, ben ça me paraissait peu pour 6 personnes. Mes carottes n’étaient pas bien grosses, je me suis dit qu’il me fallait 1 carotte pour 2 personnes. Tout dépend bien sûr de la taille des carottes… J’en ai donc mis 3. Faites vous confiance !
– 3 tomates. J’ai utilisé des tomates grappe, les moins mauvaises qu’on puisse trouver en cette saison… J’ai également utilisé des tomates surgelées Picard, franchement je n’ai pas aimé avec ces tomates-là. Je n’ai pas essayé avec des tomates en boite.
– 2 csoupe concentré de tomates. Ce n’est pas dans la recette d’origine, mais quand les tomates ne sont pas terribles, ça aide bien…
– 1 énorme tête d’ail. 3 gousses dans la recette d’origine… Ah non alors ! L’ail, quand ça cuit longtemps, c’est à se rouler par terre ! En plus, quand les tomates ne sont pas terribles, ça apporte du sucre et ça donne une profondeur intéressante au plat… Alors pas de doute, 1 énorme tête conviendra !
– 50g cèpes secs
– 1 bouquet garni que j’ai fait moi même avec 1/2 poireau, 1 feuille de laurier, 1 branche de céleri (j’ai gardé les feuilles pour la déco) et quelques branches de persil, tiges et feuilles, le tout lié soigneusement et bien serré à la ficelle de cuisine.
– QS huile d’olive, sel, poivre.
– Si nécessaire, fécule de maïs pour épaissir la sauce.
– Tagliatelles fraîches pour servir.

La recette d’origine est donnée pour une daubière ou une cocotte en terre… Moi j’ai une cocotte en fonte, alors j’ai dû adapter le déroulement.

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J’ai commencé par mettre de l’eau à bouillir dans une casserole afin d’y blanchir le lard coupé en gros lardons. Oui, en gros lardons. Pas en ces espèces de petits lardons du commerce (et je ne parle même pas des lardons allumettes !), non non, en gros lardons. Parce qu’avec quasiment 2 heures de cuisson, les lardons trop petits disparaitront… Égoutter, réserver.

Puis on met le vin à bouillir et on le laisse bouillir 15 minutes dans une casserole. Cela permet d’évaporer un max d’alcool.

J’ai préchauffé le four à 160°C

J’ai pelé et émincé mes oignons en demi rondelles fines.
J’ai pelé mes carottes et les ai coupées en sifflet (gros « triangles »)
J’ai fait mon bouquet garni.
J’ai séparé les gousses d’ail sans les peler.
J’ai mondé mes tomates, c’est à dire que j’ai préparé un bain de glace (un saladier avec de l’eau et des glaçons), et j’ai mis de l’eau à bouillir dans une casserole pour les peler : on dessine une croix du côté opposé au trognon de la tomate de la pointe du couteau, on plonge les tomates 30 secondes dans l’eau bouillante (on voit la peau se décoller de la chair là où on a fait la croix), on les sort tout de suite avec une écumoire et on les plonge dans le bain de glace. Une fois refroidies, on peut facilement les peler, et on peut alors les couper en quartiers et les épépiner.

J’ai chauffé sur feu vif un bon peu d’huile d’olive dans ma cocotte en fonte émaillée Le Creuset et j’ai fait dorer mes cubes d’agneau. Penser à procéder en plusieurs fois si les morceaux se recouvrent, sinon ils ne pourraient pas dorer, ça se mettrait à bouillir, et ça ne serait pas aussi bon. Une fois la viande dorée, la réserver dans un saladier, saler, poivrer.

Remettre un peu d’huile d’olive si nécessaire. Mettre les gousses d’ail et remuer très régulièrement, jusqu’à ce que ça commence à sentir bon et que la peau devienne légèrement transparente… Cela prend environ 3 ou 4 minutes. Ne pas les noircir. Ajouter alors les lardons et les oignons, mélanger, laisser commencer à colorer à peine. Ajouter les carottes et cuire encore 5 minutes environ en mélangeant régulièrement.

Remettre la viande, ajouter tomates, concentré et bouquet garni, verser le vin encore tout chaud, mélanger, porter à ébullition. Il est possible, en tout cas c’est ce qui m’est arrivé, que le liquide ne recouvre pas totalement la viande. Pour pallier cela, j’ai découpé du papier cuisson à la taille exacte du couvercle de ma cocotte et j’ai placé ce papier au contact de la surface des aliments. Ma viande n’était plus au contact de l’air là où le vin ne la recouvrait pas. Elle ne sécherait pas. J’ai ensuite placé le couvercle et enfourné pour 1h30.

Pendant ce temps, j’ai mis la bouilloire à bouillir. J’ai placé mes cèpes dans un saladier en pyrex et j’ai versé de l’eau bouillante dessus. J’ai mélangé puis couvert d’un film et infusé environ 15 minutes. J’ai ensuite égoutté mes cèpes au dessus d’un récipient pour récupérer le jus infusé. J’ai mis ce liquide (attention à ne pas mettre le sable tombé au fond !) dans une petite casserole et je l’ai fait réduire sur mon feu le plus doux permettant quand même de maintenir une toute douce ébullition. Surveiller ! On obtient en une heure environ un sirop épais, marron foncé, d’une odeur incroyable. Cette méthode permet de rajouter dans le plat le goût de cèpes sans rajouter de liquide (ou si peu…). La sauce en effet n’est pas épaisse du tout, donc on ne va pas en rajouter !

Une fois la cuisson au four terminée, sortir la cocotte, ajouter les cèpes, le sirop de cèpes (s’il n’est pas prêt, pas grave, on le mettra plus tard) et,
soit c’est pour manger tout de suite et vous remettez au four environ 30 minutes, en replaçant bien le papier cuisson
soit c’est pour le lendemain et dans ce cas, vous remettez le papier cuisson et vous arrêtez là. Quand vous reprenez le lendemain, réchauffez tranquillou votre plat sur la cuisinière, mais sans le papier. Ne pas chercher à faire cuire 30 minutes de plus, faites juste réchauffer.

Au moment de servir, enlevez le bouquet garni. Goûtez pour rectifier l’assaisonnement. Si la sauce est trop liquide, diluez 1 ccafé débordante de fécule de maïs dans le moins d’eau possible et ajoutez dans la cocotte bouillante en mélangeant bien, ça doit épaissir. Répéter l’opération jusqu’à la consistance désirée. Mais attention, pas trop quand même ! Ça reste une sauce liquide !

J’ai ensuite ciselé rapidement les feuilles de céleri réservées pour la déco, et j’ai servi avec des tagliatelles fraîches.

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C’est juste à tomber ! Les gousses d’ail, Oh my God, cette purée sucrée et parfumée au vin rouge et aux cèpes qu’on découvre en déchirant l’enveloppe de peau… Rhââââ.. Cette sauce… Mmmmmmm… Que du bonheur !

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C’est un peu long à faire, mais en s’y prenant la veille, ça va tout seul… et c’est encore meilleur !
Et en plus ça se congèle très bien 😉 hé hé hé !

Bon appétit !

soupes

chorba aux pois cassés verts

Encore une idée d’agneau pour Pâques… Oui, je sais, la chorba ça sent le plat reconstituant pour l’hiver… Enfin dans mon esprit en tout cas… Une bonne soupe complète rassasiante et réchauffante, de la « comfort food » en fait…
N’empêche que si ça caille pour Pâques comme ça arrive si souvent, à qui vous penserez ? Ben à moi, tiens, pour me remercier ! lol !

chorba aux pois cassés verts

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Ma parole, je suis toujours aussi douée pour les photos ! Mais qu’est-ce qui m’arrive ? Enfin bref. Passons.

Adapté du magazine Gazelle Cuisine n°5

Pour 2 personnes, parfaitement multipliable pour plus de convives ! La recette d’origine était pour 4. Et à part la viande et les pois cassés où j’ai diminué les quantités, pour le reste j’ai tout mis pareil que pour 4… 😉

Prévoir 1 heure en tout.

250g environ d’épaule d’agneau en cubes (3 tranches de collier d’agneau dans la recette d’origine)
150g pois cassés verts (350g dans la recette d’origine)
1 oignon
1 boite de pulpe de tomates 400ml
2 csoupe concentré de tomate
1 branche de céleri
1 courgette
1 petit piment vert langue d’oiseau (facultatif. Un grand piment doux vert dans la recette d’origine)
1 ccafé coriandre en poudre
1 ccqfé cumin
1 ccafé curcuma
1 cube de bouillon de mouton (pas dans la recette initiale, mais moi j’adore ça !)
QS huile olive, sel, poivre

Ce qui m’a bien plu dans cette recette, c’est qu’on met tout dans la casserole, qu’on ajoute l’eau et qu’on laisse cuire jusqu’à ce que ça soit cuit ! Fastoche non ?

Alors j’ai donc pelé et ciselé mon oignon, coupé ma courgette en quarts dans la longueur puis en cubes, coupé ma branche de céleri en petites demi-lunes et réservé les feuilles pour la déco, coupé mon piment vert en mini mini morceaux, rincé et égoutté mes pois cassés.

J’ai mis ma bouilloire à chauffer.

Dans ma cocotte en fonte le Creuset, j’ai mis au fond une bonne lampée d’huile d’olive. J’ai commencé à chauffer à feu moyen et j’ai posé dessus ma viande, le concentré de tomates, les poudres d’épices, mes petits morceaux de piment, mon céleri et ma courgette, et renversé ma passoire pleine des pois cassés par dessus tout ça. Sans la moindre précaution.
J’ai vidé ma boite de pulpe de tomate dessus. J’ai émietté mon cube de bouillon, poivré mais pas salé, à cause du cube. Si vous ne mettez pas de cube de bouillon, salez.
Je n’ai même pas mélangé… Et j’ai mouillé avec l’eau bouillante à hauteur. Si je me souviens bien, ça devait faire un peu moins de 750ml d’eau. De toute façon, c’est une soupe, donc même s’il y a un peu trop d’eau ce n’est pas bien grave, et s’il n’y en a pas assez, il sera toujours possible d’en rajouter.

J’ai mélangé, porté à ébullition. La recette ne précisant pas s’il fallait ou non couvrir la casserole, j’ai choisi de couvrir à moitié… J’ai baissé le feu pour mijoter tranquillement.

Et au bout d’environ 40 minutes, c’était prêt. A mon goût, en fonction de la taille des cubes d’agneau ! Bien sûr, pour de gros morceaux, il ne faut pas hésiter à goûter et éventuellement prolonger la cuisson ! Mais aussi pour les pois cassés. En effet, eux aussi doivent être cuits comme vous aimez ! Ni trop pour ne pas faire de la purée, ni pas assez. Je trouve que c’est parfait quand les pois cassés sont entiers mais s’écrasent facilement et que l’agneau est encore ferme, qu’il n’est pas devenu « fibreux ». Ce qui est le danger avec l’épaule d’agneau dans ce genre de cuisson. L’avantage du collier c’est que c’est plus gras et qu’il y a de l’os, donc ça reste très très tendre, la viande peut même se décrocher des os, sans que cette dernière ne devienne sèche et fibreuse. Mais j’ai pris ce que j’avais.

Pensez bien toujours à goûter pour éventuellement rectifier l’assaisonnement. Dans mon cas, il manquait du sel, j’en ai donc rajouté.

Je me suis servie des feuilles de céleri réservées, finement ciselées, pour décorer les assiettes.

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Un régal.

Super bon, mais même si mes photos sont ratées, on voit quand même bien que c’est pas top pour un repas de Pâques… Bon, je vous proposerai autre chose. J’ai encore 2 recettes d’agneau sous le coude ! 😉

Bon appétit !

 

 

 

 

plats

ragoût d’agneau aux haricots blancs : loubya

Pâques approche ! Au rythme de mes publications, j’ai intérêt à publier mes recettes à base d’agneau dès maintenant si je veux en avoir plusieurs présentes sur le blog pour la date fatidique… 😉

On commence avec cet agneau en ragoût à la tomate et aux épices, un plat que nous avons adoré. La recette de base était pour 4, bien sûr j’ai dû modifier les proportions puisque nous ne sommes plus que 2 à table au quotidien…

ragoût d’agneau aux haricots blancs, tomate et épices douces : loubya

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adapté d’une recette du magazine Gazelle Cuisine n°5

Hou la, ma photo ne donne pas envie… Enfin bon… Je vous promets que c’est super bon… Et je pense qu’il ne faut pas hésiter à ajouter un peu de couleur en déco à la fin pour rendre ça plus attrayant. Quand on a l’odeur, croyez-moi sur parole, on ne s’arrête pas au look terne… Mais pour une photo… Bref. La recette. Voici ce que j’ai fait.

Pour 2 personnes

2 poignées de haricots de Paimpol surgelés cuits 20 min à la cocotte minute dans de l’eau non salée, puis réservés dans leur eau de cuisson encore chaude salée. Ils doivent être cuits mais fermes. Recuire si ce n’est pas le cas.
Une boite de haricots blancs en conserve ira très bien : il suffira de bien rincer et égoutter les haricots.

250g de morceaux d’épaule d’agneau
1 oignon
4 gousses d’ail
1 petit piment vert langue d’oiseau (totalement facultatif). Dans la recette d’origine, c’est un piment vert long qu’on utilise, un piment très doux et très parfumé qu’on laisse entier pour qu’il donne le goût mais pas le piquant.
1 csoupe concentré de tomate
1 pointe de harrissa (mieux vaut commencer léger et en rajouter… Mais on peut aussi ne pas en mettre du tout !)
1/4 ccafé cannelle
1/4 ccafé girofle en poudre
1/4 ccafé muscade en poudre
1 cube de bouillon d’agneau (facultatif ou remplaçable par bouillon de volaille ou de légumes)
QS huile végétale neutre en goût, sel, poivre

J’ai haché l’oignon en petits cubes (alligator 1/2 cm) et l’ail menu menu (alligator mini).
J’ai préparé mes épices dans un tout petit bol.
Et j’ai ciselé mon piment vert après avoir enlevé les pépins. En effet, comme je voulais mettre de la harrissa, j’ai préféré limiter le piquant en éliminant ce qui est le plus piquant dans le piment, les pépins.
J’ai préparé mon concentré de tomate et la harrissa ensemble dans un petit bol.
J’ai mis la bouilloire à chauffer

Dans ma cocotte en fonte Le Creuset de taille adaptée, j’ai mis à chauffer environ 1 csoupe d’huile sur feu vif, et j’ai mis à dorer mes cubes d’agneau, j’ai salé (très peu parce que j’avais prévu d’utiliser du bouillon d’agneau), poivré, puis réservé dans un saladier.

Ensuite, je n’ai pas rajouté dans l’huile dans la cocotte car il en restait assez, bien sûr s’il en manque n’hésitez pas à en remettre !
Toujours sur feu vif, j’ai mis mes oignons à sauter en remuant très souvent.
Quand ils ont commencé à fondre, j’ai ajouté l’ail, le piment et les épices, j’ai bien mélangé, ça sentait super bon… Dans la recette d’origine, les épices sont mises presque à la fin… J’ai préféré procéder autrement pour « torréfier » un peu mes poudres. Très honnêtement, j’en ai remis autant à la fin de la cuisson car ça n’avait pas assez de goût. Alors si vous préférez mettre les poudres à la fin, n’hésitez pas… 😉
J’ai remis la viande, ajouté le concentré de tomate et l’harrissa, bien mélangé.
J’ai versé de l’eau bouillante juste pour mouiller à hauteur, émietté mon cube de bouillon d’agneau dessus, bien mélangé et laissé mijoter environ 45 minutes avec le couvercle posé de travers pour pas que ça soit totalement hermétique.

Au bout des 45 minutes, l’agneau était cuit à point, j’ai ajouté mes haricots blancs égouttés le temps de les réchauffer, soit environ 5 minutes.

J’ai alors goûté pour rectifier l’assaisonnement… Et j’ai donc remis des 3 poudres jusqu’à ce que ça me plaise, ainsi que de la harrissa !

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Ah la la, ça aurait été quand même un peu plus sympathique avec un peu de couleur… Je ne sais pas, un peu de persil ou de coriandre… Par contre, quel régal ! Quand on écrase les haricots dans la sauce, c’est à se rouler par terre !

Bon appétit !