plats

agneau rogan josh

Il y a fort longtemps de cela, j’avais vu sur CuisineTV une émission passionnante où Ainsley Harriott cuisinait des souris d’agneau avec plein d’épices… Miam miam… Ca m’avait énormément plu, rien qu’à le voir faire je m’imaginais déjà au milieu des effluves orientales, jouant avec les épices, ciselant de la coriandre odorante, me régalant les yeux des couleurs vives des ingrédients… Le rouge de la tomate, le vert profond de la coriandre, le blanc du riz, de quoi plaire à un italien…😉

En plus, c’est un plat mijoté, ce qui signifie qu’il demande peu de temps à préparer mais reste longtemps au four. Et cela donne plein de temps pour s’assoir sur la terrasse avec sa petite famille, déguster un petit apéro (avec modération) et discuter tranquillement l’esprit libre de tout souci culinaire…

Et puis rien ne vous empêche de commencer ce plat la veille puis de finir la cuisson au four le lendemain : avec un four programmable, c’est un jeu d’enfant ! Ou bien encore de le faire en cocotte minute : 2h au four = 45 minutes en cocotte !

Agneau rogan josh

Pour 4 personnes
compter environ 3 heures en tout
20 minutes pour préparer et rôtir, et environ 2h40 au four.

2 csoupe farine
1 pointe de cayenne
1 ccafé coriandre moulue
1/2 ccafé gingembre moulu
QS sel, huile végétale neutre
1 pincée muscade moulue
4 petites souris d’agneau (les miennes étaient trop grosses mais c’est tout ce que mon boucher avait…)
1 gros oignon ou 2 moyens en fines lamelles
environ 300g yaourt à la grecque
450ml bouillon d’agneau ou de mouton chaud (à défaut, de volaille ou de légumes)
4 gousses de cardamome juste écrasées
quelques filaments de safran
1 boite de 400g pulpe de tomates (des tomates fraîches feront très bien l’affaire)

Mélanger dans un grand saladier la farine, le cayenne, la coriandre en poudre, le gingembre, la muscade et une grosse pincée de sel. Y rouler les souris pour bien les enrober de cette poudre parfumée, aucune surface de viande ne doit être oubliée !

Préchauffer le four à 180°C (pour les plats mijotés en cocotte je n’utilise pas la chaleur tournante).
Verser un peu d’huile dans une cocotte en fonte assez grande pour contenir les 4 souris à plat et chauffer à feu moyen-vif. Quand l’huile est chaude, bien secouer les souris au dessus du saladier pour éliminer tout excès de farine et réserver le reste qui sera utilisé plus loin, puis placer les souris à rôtir sur toutes leurs faces dans la cocotte.

Cela prend environ 10 minutes. Peler et ciseler les oignons pendant ce temps.
Réserver les souris une fois dorées dans une assiette.

Baisser le feu sous la cocotte et y mettre les oignons qui doivent fondre puis colorer légèrement. Cela prend un peu moins de 10 minutes. Ajouter alors le reste de farine aux épices, bien mélanger.

Ajouter alors le bouillon chaud, puis le yaourt. Remettre l’agneau dans la casserole, ajouter les gousses de cardamome, les filaments de safran, mélanger un peu tout ça, porter à ébullition, couvrir et enfourner pour environ 1h30.

Ajouter enfin les tomates et ré-enfourner pour encore 1 heure. Remettre éventuellement un peu d’eau chaude dans la cocotte si le niveau de bouillon baisse vraiment trop.

Courage ! On y est !
Pendant ce temps préparer le riz et ciseler la coriandre.

Servir les souris bien chaudes, avec le riz, plein de sauce (que vous aurez bien sûr goûtée pour éventuellement corriger l’assaisonnement), et saupoudrer de coriandre ciselée.

Bien entendu, plus longtemps ça cuit, meilleur c’est ! Je suis persuadée que celles et ceux qui possèdent des « mijoteuses », des « slow-cookers », des « crockpots » peuvent obtenir un excellent résultat avec 8 heures de mijotage à puissance moyenne. Mais je n’ai pas de mijoteuse, donc je ne peux pas le promettre…

Il est important que je signale un fait notable qui s’est produit lors de la réalisation de cette recette : le yaourt a tourné quand je l’ai versé dans la cocotte. Ce qui n’est pas un souci de toute façon, ça ne se voit pas du tout une fois la cuisson terminée, mais ça m’avait interpelée quelque part… Je suis allée faire un tour sur internet pour voir si d’autres personnes avaient eu le même souci, et j’y ai appris qu’on utilise du yaourt à la grecque parce qu’il ne tourne pas contrairement à un yaourt de vache… Bon… Je devais avoir un yaourt de vache à la grecque, donc! Et plus loin, j’ai lu que pour éviter que le yaourt tourne quand on le verse, il faut le mélanger à un peu de maïzena… Bon, trop tard, si j’avais su avant j’aurais essayé… Si vous essayez, pensez à venir me dire si ça marche !😉

Il faut imaginer une viande parfumée, tendre, qui se détache de l’os… Des parfums extraordinaires…
Un vrai régal…
Ah, cet Ainsley… Quel homme…😉

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soupes

soupe de pois cassés hollandaise

Il fait encore froid le soir, même si les abricotiers, cerisiers, poiriers et pruniers sont déjà en fleur chez moi… Quelle merveille que cette nature en pleine force qui s’éveille et nous émerveille par ses couleurs tendres et pleines de promesses…

Les 2 années qui viennent de s’écouler ne nous avaient pas porté chance au niveau des fruitiers : un coup de gel tardif avait avorté la floraison des pruniers et tué les bébés abricots dont notre arbre était pourtant couvert… C’est pourquoi j’ai tant d’espoir et de hâte cette année.

C’est vrai que ce n’est pas avec un abricotier et autant de prunier, cerisier, poirier, pommier et cognassier que je vais faire des tonnes de confitures, mais c’est toujours un plaisir pour moi que de passer sous chaque arbre et d’y cueillir un fruit gorgé de sève et de sucre. Aucun traitement… Plus bio que bio ! Mais la contrepartie à l’absence de traitement, c’est un très faible rendement et la chasse quotidienne aux pouillons… Poueurk ! Enfin bon, on verra bien ce qu’il adviendra de nos arbres -et surtout de leurs (potentiels) fruits- cet été…

En attendant, on termine les stocks de produits typiquement hivernaux que sont les légumineuses. Des produits que je finis par ne plus pouvoir voir en peinture tellement je m’en suis goinfrée tout l’hiver. Chaque chose en son temps… Chaque produit en sa saison. En ce moment, je rêve d’asperges, d’artichauts, de fraises, et comme je privilégie les produits bio et locaux, et bien je mange plus souvent des choux (j’en peux plus, des choux… A bas les choux ! sauf en version pâtissière !) des carottes, des patates et des raves que les symboles printaniers que sont tout particulièrement asperges artichauts et fraises… Seules les blettes m’accompagnent encore avec ravissement. Je vous en présenterai d’ailleurs sous peu une version en gratin de pâtes à la tomate et à la saucisse, mais ce n’est pas pour aujourd’hui. Niark niark niark !

Et c’est donc avec la joie liée au ras-le-bol des légumineuses que j’ai quasiment terminé mon paquet de pois cassés verts… Bon, il m’en reste encore un peu, mais tellement peu que je me demande bien ce que je vais pouvoir en faire… Peut-être un minestrone revu pour les accommoder ?

En attendant je vous présente cette délicieuse soupe pleine de bonnes choses (enfin bonnes… Pas vraiment pour le cholestérol à cause de la saucisse, mais bon… Faut bien manger quelque chose quand même!)

Soupe de pois cassés hollandaise

Source : site web du magazine Good Food, « Erwtensoep : dutch pea soup »

Pour 8 personnes
prévoir 1h45 minutes

500ml pois cassés verts
1 os de jambon ou 500g de jambon en 1 morceau
1 feuille de laurier
1 ccafé thym haché
3 clous de girofle
1 ou 2 saucisses fumées selon la taille. Morteau ou Montbéliard sont excellentes.
250g carottes
200g oignon
250g céleri rave
260g blanc de poireau
QS sel (attention, la saucisse est assez salée)
pour décorer et accompagner : quelques feuilles de céleri branche, pain de seigle et moutarde (je me suis contentée des feuilles de céleri)

On commence par lancer la cuisson, on préparera les légumes pendant que ça cuira.

Dans une casserole assez grande pour contenir l’os de jambon le cas échéant, verser 2 litres d’eau, les pois cassés, le jambon, la feuille de laurier, le thym et les clous de girofle et porter à ébullition en écumant jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’écume du tout.

Oui, en écumant, car une quantité d’écume impressionnante se forme, voyez vous mêmes :

En mettant tout cela à bouillir, je me suis dit que j’aurais dû demander à mon boucher de couper l’os du jambon en 2, cela m’aurait permis d’utiliser une casserole plus petite… et surtout moins lourde !

Couvrir et laisser bouillonner doucement 45 minutes en mélangeant de temps en temps (sinon, les pois cassés se collent au fond de la casserole).

On a donc plein de temps pour préparer les légumes :
Peler les légumes. Couper les poireaux en demi-rondelles, les autres légumes seront hachés grossièrement : j’ai fait des cubes d’environ 1cm de côté avec les carottes et le céleri-rave.

Quand les pois cassés sont cuits (ils s’écrasent à la fourchette) retirer l’os de jambon le temps d’en prélever la viande qui y est attachée et de jeter l’os nu. Remettre la viande dans la casserole, ajouter la ou les saucisses entières et les légumes. Saler peu. Mijoter environ 30 minutes.

Quand c’est cuit, retirer les saucisses et le jambon. Couper les saucisses en rondelles et les répartir dans les assiettes en conservant juste une rondelle pour la déco de chaque assiette. Répartir aussi le jambon coupé en bouchées.
Goûter la soupe, rectifier en sel si nécessaire.
La recette ne le demande pas mais moi j’ai choisi de mixer la soupe pour obtenir un résultat très onctueux.
Verser la soupe dans les assiettes, décorer avec la rondelle de saucisse fumée réservée et un peu de feuilles de céleri finement ciselées.

La recette suggère d’accompagner de tranches de pain de seigle tartinées de moutarde… Je n’ai malheureusement pas eu le temps de faire le pain de seigle (enfin pas pur seigle, mais avec 50% de farine de seigle quand même !) donc je n’ai pas pu tester ces tartines. A mon avis, ça doit complémenter à merveille la douceur de cette soupe au goût naturellement fumé en lui apportant une légère touche d’acidité…

Un régal! La douceur de la soupe, le goût fumé, la saucisse puissante, le parfum à peine perceptible du clou de girofle (d’ailleurs il faut noter que le clou de girofle est souvent difficile à doser, il en suffit d’1 de trop pour rendre un plat immangeable… ici la dose est parfaite), bref, tout est merveilleux !

Allez, si vous avez comme moi des pois cassés que vous voulez virer du fond de votre placard pour libérer de la place pour l’été, n’hésitez pas, faites cette soupe par une soirée pluvieuse, vous ne le regretterez pas !

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plats

Pour la St Patrick, je voulais faire un « Irish Stew »…

Je voulais faire un « Irish Stew » le jour de la St Patrick. En effet, j’ai eu la chance quand j’étais gamine que mes parents m’expédient à Dublin apprendre l’anglais (et de garder encore aujourd’hui des liens avec les personnes qui m’ont accueillie et qui sont également venues chez nous) et d’y déguster un merveilleux ragoût très parfumé et contenant des… rognons! Si si! Même que la maman de ma correspondante m’avait dit en me servant « je suppose que tu n’aimes pas les rognons donc je ne t’en sers pas ? », pensant bien faire et n’ayant sans doute pas encore remarqué à qui elle avait affaire ! lol! Bref, elle a été très surprise car seul son mari mangeait des rognons, ses 6 enfants et elle-même ne pouvant pas avaler ça… Comment aurait-elle pu imaginer qu’une petite française de 17 ans allait pouvoir se régaler d’un truc pareil ?

Bref, ma réputation a commencé à ce moment là à se répandre dans le monde entier : « celle-là, vaut mieux l’avoir en photo qu’en pension »! lol!

Mais je m’égare. Voilà, en fait j’ai adoré ce ragoût avec de l’agneau, des patates, des rognons, une sauce épaisse, sombre riche, parfumée et si savoureuse… Une seule fois dans ma vie, et je m’en souviens encore… Sans jamais avoir cherché à reproduire ce ragoût avant cette année où je me suis dit que, quand même, quand on tient un blog de cuisine, on peut accorder un peu plus d’attention à ces souvenirs d’enfance ou d’adolescence qui nous forment et nous conditionnent à jamais…

Alors j’ai cherché des recettes d’Irish Stew sur internet et aucune ne me satisfaisait. J’ai donc élargi mon champ de recherche et je suis tombée sur un plat qui me semblait se rapprocher de mes souvenirs. Ce n’est pas un « Irish Stew » du tout, mais il contient des rognons, il est délicieux et c’est tout ce qui compte !

Ragoût du Lancashire (Lancashire hotpot)

adapté d’une recette sur le site web du magazine Good Food, « Lancashire Hotpot »

Pour 4 personnes
Prévoir 2 heures en tout

Pour cette recette, on est censé utiliser du « dripping », c’est à dire usuellement le gras rendu par le bacon cuit par exemple pour le petit déjeuner, que l’on conserve et qui sert plus tard de matière grasse pour cuire autre chose en y apportant bien plus de parfum qu’une simple huile de cuisson. C’est ce que nous faisons parfois avec de la graisse d’oie par exemple.

100g de « dripping »… ou de beurre (! Remplacé par une quantité d’huile nettement inférieure pour moi…)
900g d’agneau pour ragoût en gros morceaux (de l’épaule pour moi)
3 rognons d’agneau entiers préparés (j’en ai mis 4)
2 oignons moyens hachés
4 carottes moyennes pelées et coupées en rondelles pas trop trop fines
25g farine
2 ccafé sauce worcester (Lea & Perrins pour moi)
500ml bouillon d’agneau ou de volaille (bouillon de mouton en cube pour moi)
2 feuilles de laurier
900g patates, pelées et coupées en tranches fines (comme pour un gratin de pomme de terre)

Préchauffer le four à 160°C/140°C chaleur tournante/gaz 3.
Mettre un peu d’huile à chauffer dans une cocotte en fonte possédant un couvercle et y faire revenir les morceaux d’agneau. Procéder en plusieurs fois si nécessaire (il peut être nécessaire aussi de rajouter un peu d’huile) puis réserver dans un saladier.

Voici les rognons d’agneau. Je n’en avais jamais vu, ça ne ressemble absolument pas à des rognons de veau mais plutôt à des rognons de lapin géants!

Une fois les morceaux de viande bien dorés et réservés, on refait pareil avec les rognons coupés en grosses bouchées.

Quand ils sont dorés eux aussi, on les réserve dans le saladier avec la viande.

Voici mes carottes et mes patates dans la passoire en attendant de les couper en rondelles. C’est juste pour donner une idée des quantités.

Remettre éventuellement un peu d’huile dans la cocotte puis y faire sauter sur feu vif les oignons et les carottes jusqu’à ce qu’ils soient dorés.

Saupoudrer de farine, mélanger et laisser cuire environ 2 minutes pour épaissir la farine (attention, ça a tendance à bien coller au fond de la casserole, donc bien gratter au fond en mélangeant) puis ajouter la sauce worcester et le bouillon, porter à ébullition. Ajouter encore la viande et les rognons ainsi que le laurier, mélanger et couper le feu sous la casserole.

Disposer les patates en rondelles sur le dessus. Bon, mon grand-père, grand spécialiste du gratin dauphinois devant l’éternel, coupait ses patates rondelle par rondelle au couteau, toutes exactement de la même épaisseur, de quoi me rendre dingue moi qui suis toujours à la bourre et à courir partout… puis qui les plaçait religieusement une par une encore dans le plat, avec un chevauchement absolument égal et parfait… Bref, j’ai tout versé les rondelles de patate dans la casserole puis j’ai étalé rapidement en une couche la plus uniforme possible… Chacun son truc…
Arroser d’un peu d’huile (mon pschitt chéri mon amour… sinon, un papier absorbant et un peu d’huile et le tour est joué ! ) saler poivrer.

Couvrir puis placer dans le four pour environ 1 heure et demie : les patates doivent être cuites.

Ôter le couvercle, re-pschitter d’huile les patates (ou les caresser avec le sopalin imbibé d’huile) et ré-enfourner sans le couvercle, ou mieux encore passer sous le grill 5 à 8 minutes. J’ai choisi la version simple, sans passage au grill, il a fallu presque 20 minutes pour colorer mes patates.

Et voilà!

Je voulais aussi faire un Irish soda bread, mais je m’y suis prise un peu tard et je ne pouvais pas avoir en même temps dans le four mon pain et ma cocotte de ragoût… Donc tant pis, on a eu du pain « normal »…

Bon, et bien nous nous sommes régalés. Et puis les rognons d’agneau c’est super bon, et en plus c’est vraiment pas cher !  Dommage qu’ils me soient interdits à cause du cholestérol… Mais j’ai quand même goûté, hein, je n’allais pas laisser passer ce plat sans le goûter dans son intégralité !😉

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En 2008, Mercotte nous régalait de sa délicieuse panna cotta café, chantilly café et j’en ai encore aujourd’hui un souvenir ému… Faut dire que j’adore tout ce qui a le parfum de café…

En 2007, je réalisais pour la première fois ce moelleux citron-gingembre confit sur une recette d’Aude, un régal refait de nombreuses fois depuis, et je faisais, tout comme ce soir d’ailleurs, quelle coïncidence, une pizza ! Sauf qu’en 2007, je faisais ma pizza pâte épaisse au levain liquide méthode Kayser, ce qui ne fut pas le cas ce soir…

plats

agneau et avoinettes à la grèque

Un plat complet splendidement parfumé pour aujourd’hui, voilà qui me paraît essentiel pour bien commencer la semaine! Ou plus exactement préparer le prochain WE! Vous comprendrez pourquoi plus loin…

Agneau et avoinettes à la grèque

source : site web du magazine Good Food, « greek lamb with orzo »

Pour 6 personnes
Prévoir 3 heures en tout (c’est long, mais on n’y travaille vraiment que 20 minutes)

1 kilo d’épaule d’agneau, coupé en gros morceaux
2 oignons, coupés en lamelles
1 csoupe origan frais haché, ou 1 ccafé origan séché
½ ccafé cannelle moulue
2 bâtons de cannelle cassés en 2
2 csoupe huile d’olive
1 boite de 400g pulpe de tomate
1,2 litres bouillon d’agneau ou de volaille bouillant ( bouillon de mouton du commerce, réhydraté pour moi)
400g avoinette (petite pâte en forme de grain d’avoine. Si vous n’en avez pas, prenez des petites coquillettes)
parmesan fraîchement râpé pour servir

Des avoinettes, c’est ça :

Allez, on attaque. On commence par rassembler tous les ingrédients, pelant, hachant, coupant, cassant selon la liste donnée ci-dessus.

Préchauffer le four à 180°C/160°C chaleur tournante/gaz 4 (je mets toujours mon four en mode convection naturelle à 190°C pour ce genre de plat qui cuit longuement en cocotte fermée au four.
Répartir l’agneau au fond d’une cocotte en fonte avec couvercle.
Ajouter les oignons, l’origan, la cannelle en bâtons, la cannelle en poudre et l’huile d’olive puis bien mélanger.

Enfourner sans couvrir pour 45 minutes, en mélangeant simplement 1 fois à mi-cuisson.

Verser par dessus la boîte de tomates et le bouillon chaud, couvrir puis remettre au four pour 1heure et 30 minutes. L’agneau doit devenir très tendre.

Enlever la cannelle puis ajouter les avoinettes, mélanger. Couvrir et enfourner pour 20 minutes supplémentaires en mélangeant 1 fois à mi-cuisson. Les avoinettes doivent avoir gonflé et la sauce réduit.

Saupoudrer de parmesan et servir avec du pain à la croûte bien craquante (je n’en ai pas mis)

Que de parfums… La maison en était envahie, un vrai bonheur…
Je ne sais pas vraiment pas quoi penser de l’ajout du parmesan au moment de servir. En effet, le parmesan est un fromage italien, peut-être un fromage grec aurait-il mieux convenu ? Je ne pense pas qu’il faille envisager de ne pas mettre ce parmesan du tout, car il contribue à apporter du goût et une certaine acidité à ce plat extrèmement « rond » en bouche, bref il relève le plat. Je ne connais pas un seul fromage grec (à part la féta bien sûr) mais je pense sincèrement que si vous connaissez (et avez accès à) un fromage grec sec et acide, ça vaudrait vraiment le coup de l’utiliser ici.

Ce plat prend beaucoup de temps et même si les interventions que l’on lui apporte sont rares et courtes il faut rester dans le coin… C’est donc parfait quand on a du monde le samedi soir, ou bien le dimanche midi. Je pense aussi, et ceci peut intéresser beaucoup de cuisiniers/ères, qu’on peut procéder en deux fois. La veille, cuire la 1ère cuisson de l’agneau puis arrêter la 2ème cuisson à 1 heure au lieu de 1h30. Le jour J, remettre au four pour la demi-heure manquante puis ajouter les avoinettes et poursuivre la recette normalement. Bien sûr je n’ai pas essayé, mais c’est pour moi l’évidence même!

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En 2008, nous dégustions un pavé de bar et son coulis d’artichaut d’aprèe la recette de Carpe Diem

En 2007, j’essayais un filet de poisson en croûte de noisette et pavot, purée de petits pois à l’huile de noisette, mousse de pamplemousse et j’expliquais comment réaliser un bouillon de langoustines à la thaïe destiné à sublimer de merveilleuses soupes légumes et fruits de mer à la thaïe

plats

bourguignon d’agneau et ses biscuits aux herbes

Voilà un petit ragoût des familles riche de parfums et de saveurs… Bien chaud, réconfortant, accompagné de délicieux « scones » aux herbes (le genre de petits pains que les américains appellent « biscuits »), ce plat vous régalera lors d’un dimanche en famille

Bourguignon d’agneau et ses « biscuits » aux herbes

source : site web du magazine Good Food, « herby lamb cobbler »

1 csoupe huile végétale neutre (isio4 pour moi)
200g lardons fumé
900g collier d’agneau
350g oignons grelots pelés (quelques oignons nouveaux pour moi)
5 carottes pelées, lavées et coupées en gros morceaux
350g champignons de Paris
3 csoupe farine
3 feuilles de laurier
Quelques brindilles de thym
350g farine avec levure incorporée
4 csoupe herbes fraîches mélangées dont thym, romarin et persil
200g beurre très froid coupé en tout petits morceaux (râpé dit le magazine… O_ô )
1 jus de citron
5 feuilles de laurier
1 oeuf (pour dorer)
350ml vin rouge
350g bouillon d’agneau ou de boeuf (bouillon de mouton en cube du commerce pour moi)
1 bonne giclée de sauce Worcester (lea and perrins pour moi)

Préchauffer le four à 180°C/160°C chaleur tournante/gaz4

Dans une cocotte genre cocotte en fonte Le Creuset, chauffer l’huile et y faire rissoler les lardons environ 5 minutes jusqu’à ce qu’ils deviennent craquants. Ajouter les morceaux d’agneau et les faire dorer sur feu vif environ 10 minutes.

Ôter la viande à l’aide d’une écumoire (ou d’une cuiller à trous), la réserver dans un saladier, mettre le gaz à fond sous la casserole et ajouter les oignons, les carottes et les champignons.

Laisser cuire 5 minutes jusqu’à obtenir un début de coloration, puis ajouter la farine, mélanger. Remettre la viande, ajouter les herbes, le vin, le bouillon et la sauce Worcester. Assaisonner, couvrir, baisser le feu et enfourner sans y toucher pour 1 heure et 20 minutes.

Après environ 1 heure dans le four, faire les « biscuits ». Verser la farine et les herbes dans un saladier, puis assaisonner de sel et poivre. Ajouter le beurre et mélanger à la fourchette (ou avec 2 couteaux). Faire un puits, ajouter le jus de citron et 3 csoupe d’eau. Pétrir juste assez pour former une boule souple. Etaler la pâte sur le plan de travail légèrement fariné à une épaisseur de 5 mm, puis découper des ronds de 7.5cm à  l’aide d’un emporte-pièce. Re-bouler le reste de pâte, ré-étaler à 5 mm et découper d’autres cercles de pâte jusqu’à ce que toute la pâte soit utilisée.
Une fois la cuisson dans le four terminée (1 heure 20 minutes), sortir la cocotte du four, ôter le couvercle et disposer les disques de pâte en les faisant se chevaucher, tout le tour du plat, en intercalant des feuilles de laurier entre chaque « biscuit ». J’ai obtenu tellement de biscuits que 5 feuilles de laurier auraient été en nombre insuffisant, c’est pourquoi je les ai déchirées en morceaux.

Dorer à l’oeuf et remettre au four 45 minutes jusqu’à ce que les biscuits soient bien dorés. La recette ne précise pas mais je n’ai pas couvert la cocotte pour cette dernière cuisson.

Servir très chaud. J’ai ajouté quelques feuilles de persil pour la couleur.

Mmmmm, c’était délicieux! Long à faire, mais ça en valait vraiment la peine !
J’ai obtenu un bien trop grand nombre de biscuits, pourtant j’ai bien respecté les proportions et l’épaisseur indiquée pour les réaliser. Cela dit, ils étaient délicieux, et on les a terminés juste réchauffés au micro-ondes avec une petite salade bien relevée pour équilibrer avec les parfums très puissants des herbes.

Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous, mes « biscuits » avaient bien gonflé et étaient délicieusement fondants à l’intérieur, et tellement parfumés par les herbes !

Oui, un vrai régal !

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En 2008, je retrouvais les saveurs de mon enfance avec ces crostini soufflées au fromage

En 2007, je reprenais une recette de Choupette qui nous a tous enthousiasmés, les langoustines sautées, purée de carotte à l’orange et au cumin, compotée d’endives au sirop d’érable et à la cannelle, mousse à l’orange, et nous avions pour le thé des muffins au citron et graines de pavot (lemon poppy seed muffins)

plats

extraordinaires cuisses de canard aux fruits séchés et aux épices et leur purée de patates douces

Voilà exactement le genre de plat que j’adore, un sucré salé, des épices douces, une viande délicieuse et confite que j’apprécie tout particulièrement. Et surtout cette purée de patates douces que j’avais découverte aux USA chez des amis (ceux qui faisaient cuire au four leur poule à bouillir, vous vous souvenez de ce billet ?) mais que je n’avais jamais encore faite. C’est pourtant tellement facile, et tellement bon… Je ne resterai sûrement pas 10 ans sans en refaire!😉
Un plat coloré et parfumé qui à mon avis conviendrait très très bien à un repas familial. Je verrais bien ça pour l’anniv de Fifille n°2 qui se passe début Novembre. Ca irait moins bien pour celui de Fifille n°1, en mai…

Cette sauce, mais cette sauce… A se damner !

Mais faut aimer le sucré-salé !😉

Cuisses de canard aux fruits séchés et aux épices, purée de patates douces

Réalisation : 2h30 environ

Pour 4 personnes

4 petites cuisses de canard ou 2 grosses recoupées
1 csoupe huile végétale neutre genre Isio4
sel
250ml vin rouge
2 csoupe vinaigre framboise
1 tête d’ail complète
1 orange, zeste et jus
1 litre de bouillon de volaille
mélange de fruits séchés :
– 1 petite rondelle d’ananas séché
– 2 pruneaux
– 2 abricots séchés
– 1 petite csoupe raisins secs
– 1 petite csoupe cranberries séchées
– 1 grosse figue sèche
en fait, on met ce qu’on veut à condition d’équilibrer les fruits très sucrés par d’autres plus acides. J’avoue cependant que je ne mettrais pas de fraises… Mais pourquoi pas poire, mangue, papaïe, etc…
1 ccafé 4-épices (piment de la jamaÏque)
1/2 ccafé cannelle

Préchauffer le four à 180°C sans chaleur tournante
Préparer le bouillon de volaille qui doit être chaud au moment de son utilisation

Dans une grande cocotte ou sauteuse passant au four et possédant un couvercle, chauffer l’huile et faire dorer les cuisses de canard sur toutes leurs faces. Saler.
Quand c’est doré, ôter, réserver, et jeter l’excédent de gras

Pendant ce temps, couper les fruits séchés en petits morceaux. Détacher les gousses d’ail, les peler et les laisser entières (si elles avaient eu des germes, je les aurais juste coupées en 2 pour les dégermer).
Zester l’orange et presser le jus

Déglacer la sauteuse ou la cocotte avec le vin rouge et le vinaigre de framboise. Laisser bouillir 1 minute en grattant le fond de la cocotte à l’aide d’une cuiller en bois pour bien récupérer tous les sucs de cuisson.
Ajouter alors les fruits séchés, l’ail et le jus d’orange, mais seulement un peu de zeste (en réserver un peu pour la déco des assiettes.

Remettre les cuisses de canard dans la casserole, les saupoudrer avec les épices. Terminer en ajoutant le bouillon de volaille chaud (s’il est froid c’est pas grave mais ça prendra plus de temps).
On ne sale pas plus que ça, parce que ça va beaucoup réduire en 2 heures au four, et le bouillon qui est souvent très salé quand il n’est pas fait maison rendrait le plat immangeable.

Mélanger, porter à ébullition, couvrir, couper le feu et enfourner pour 2 heures.

Goûter, rectifier l’assaisonnement.
Servir sur assiette, saupoudrer du reste de zeste d’orange, et ajouter la purée.

La purée, ce sera pour une autre fois, je suis à la bourre, Fifille n°1 déménage, elle quitte son petit appart et revient habiter à la maison…

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En 2008, j’expérimentais avec un gratin de chou-rave
En 2007, je nous régalais avec une petite merveille venue tout droit des USA, les muffins cranberry-orange. Si vous ne les aviez pas vus, ne ratez pas cette occasion !

plats

agneau aux épices, lentilles corail et potiron : lamb dhansak

Oui, j’aime les épices, ça c’est sûr! J’adore, même, c’est clair! C’est pour cela que j’aime tant le magazine Good Food (ou dans notre cas particulier d’aujourd’hui, leur site internet qui hélas ne peut pas être accessible en France pour tous les amateurs de ce genre de cuisine puisqu’il est en anglais!) dont je regrette tant de ne pas pouvoir l’acheter en kiosque. Heureusement, on peut s’y abonner, et c’est ce que j’ai fait depuis maintenant presque 2 ans, pour le plus grand bonheur de toute ma famille. Et si vous parlez anglais, je vous encourage à faire de même, ou bien à vous rendre directement sur leur site, vous y trouverez les commentaires des lecteurs qui ont réalisé certaines recettes, ce qui est toujours très intéressant et instructif.

Aujourd’hui je vous propose une recette trouvée sur le site internet sous le titre Lamb dhansak, une sorte d’agneau aux épices et au potiron absolument délicieux. Je l’ai servi avec du riz parfumé au cuit-vapeur, c’est vraiment un régal.

Agneau aux épices, lentilles corail et potiron : lamb dhansak

Source : site internet du magazine Good Food, recette parue sous le titre « lamb Dhansak »
Je me contente de traduire, indiquer mes modifications et ajouter mon petit reportage!

Pour 4 personnes
Compter 2h20 environ (moi il m’en faut toujours plus… Arf…)

100g lentilles corail
500g courge butternut (mais ça marcherait pareil avec un bon vieux potiron)
2 oignons
1 boîte de 400g pulpe de tomate
1 ccafé curcuma
1 1/2 ccafé graines de cumin entières
1 1/2 ccafé graines de coriandre entières (ma propre récolte de l’été dernier…)
4 gousses de cardamome (j’ai pris de la verte)
QS huile végétale neutre
400g agneau maigre (j’ai mis une petite épaule d’agneau qui faisait un peu moins de 900g désossée)
1 pouce de gingembre (mais on peut adapter au goût)
4 gousses d’ail
2 ou 3 piments verts (j’ai mis 2 piments rouges sans les graines)
1 ccafé garam masala
1 ccafé sel
Coriandre fraîche, de quoi faire 1 bonne csoupe de feuilles ciselées grossièrement
pour servir, chapati ou riz basmati vapeur (mon choix : riz parfumé thaï vapeur)

Regardez moi un peu ces épices, comme c’est beau…

Peler la courge, ôter les graines et couper la chair en cubes pas trop gros. Une grosse bouchée je dirais.
Peler l’oignon, l’ail, le gingembre. Hacher l’oignon grossièrement, passer l’ail au presse-purée et hacher très finement le gingembre.
Ecraser les gousses de cardamome sans chercher à en sortir les graines.
Couper l’agneau en cubes comme la courge
Couper les piments en 2, ôter les graines, ciseler finement la chair

Placer les lentilles, les morceaux de courge, les oignons et les tomates dans une casserole avec le curcuma et 1 ccafé de sel

mouiller d’eau à hauteur puis laisser mijoter 20 minutes sans couvrir jusqu’à ce que les lentilles soient cuites

Placer cumin, la coriandre et la cardamome dans une petite poêle, et les torréfier à sec à feu vif, quand ça sent bon c’est fait (ne pas insister plus longtemps sous peine que tout devienne amer et immangeable!) et verser tout ça dans un mortier, puis piler au pilon. (un moulin à café réservé aux épices ira très bien aussi)

Dans une grande sauteuse ou cocotte en fonte, chauffer un peu d’huile neutre et dorer les morceaux d’agneau en plusieurs fois si nécessaire. (Le magazine ne le dit pas, mais moi je sale ma viande pendant cette opération.) Les ôter de la casserole et réserver.

Dans la même sauteuse ou cocotte et surtout dans la même huile, mettre les épices torréfiées et mixées qu’on vient de préparer

Laisser chauffer les épices environ 2 minutes puis ajouter gingembre, ail et piment

Laisser chauffer encore 1 ou 2 minutes, attention à ne rien laisser brûler, puis ajouter l’agneau, le mélange lentilles/courge et ajouter 200ml d’eau. Couvrir et mijoter 1 heure, puis enlever le couvercle et poursuivre encore 1/2 heure. L’agneau doit être cuit et la sauce avoir un peu réduit.

Pendant ce temps, en profiter pour faire ce que vous voulez : cuire le riz au cuit-vapeur, faire les chapatis (ou aller les acheter!) prendre l’apéro (toujours avec modération, n’est-ce pas ?) se doucher et s’habiller, bref on a le temps!
Ne pas oublier quand même au moment de servir, de ciseler la coriandre.

Quand tout est prêt, ajouter le garam masala, goûter et rectifier l’assaisonnement, puis aouter la coriandre.
Servir avec l’accompagnement que vous avez choisi, le riz pour moi.

Absolutely delicious! Mmmmmmmmmmmmmmm… Fondant, parfumé mais pas trop piquant (d’ailleurs, si vous craignez le piment, réduisez-en la quantité!), c’est un régal!

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En 2007, nous réalisions ensemble un angel food cake, ce si justement nommé « gâteau des anges » qui ne contient ni matière grasse ni lait ni jaune d’oeuf… Formidable, non?