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le « rata » du dimanche : curry de pommes de terre, chou, carotte et petits pois en cuisson douce

Eh oui, le dimanche, c’est le jour idéal pour le rata, ou le jifoutou ! D’une part on a le temps de se chouchouter avec une cuisson douce et longue qui invite au calme et à la sérénité, et en plus on peut finir les restes du frigo en attendant de repartir à neuf le lundi…

curry de pommes de terre, chou, carotte et petits pois

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La petite poussière blanche sur la photo, c’est le poivre « maniguette » de Madagascar moulu, une baie douce et piquante à la fois, je l’adore…

Traduit et adapté du livre Complete Indian Cooking

Pour 4 personnes

Prep : 25 minutes
cuisson : 1 heure environ. 35 minutes dit le livre, pour une cocotte genre Le Creuset, ou même une simple casserole possédant un couvercle. Mais moi avec ma cocotte en terre noire, j’ai mis 1 heure… C’est d’ailleurs pour limiter le temps de cuisson que j’ai fait des morceaux de petite taille, des lanières fines. Sinon il aurait fallu 1h30.

2 csoupe huile végétale de votre choix : en cuisson douce, la température ne s’élevant jamais vraiment très très haut, les qualités de l’huile ne seront pas dégradées. Même en rissolant les épices… Car c’est rissolé, pas frit !
1 petit oignon, haché
6 gousses d’ail, dégermées et écrasées
1 ccafé graines de cumin
1 ccafé curcuma
1/2 chou blanc bien compact, en fines lanières (1 chou entier, grossièrement haché dans la recette d’origine, mais moi ça ne tenait pas dans ma petite cocotte en terre noire à laquelle je n’avais pas encore acheté de grande sœur…)
2 pommes de terre moyennes à tout faire genre charlotte, pelée et coupée en cubes de 1cm (125g dans la recette d’origine)
1 poignée de petits pois écossés, surgelés pour moi, laissés à dégeler dans un bol  (125g dans la recette d’origine)
1 grosse carotte, coupée en rondelles fines (125g dans la recette d’origine)
1/2 boite de 400g pulpe de tomate (250g tomate fraîche dans la recette d’origine)
1 ccafé poudre de mangue. (Et ça si vous n’avez pas, ne vous bilez pas. Soit vous oubliez, le résultat ne sera pas celui attendu mais ça sera un régal quand même, soit vous essayez de mettre une goutte, j’ai bien dit une goutte, de miel. A vos risques et périls. Moi j’ai la chance d’en avoir et c’est légèrement sucré et acide à la fois.)
1 petit piment rouge langue d’oiseau, ciselé aussi finement que si votre vie en dépendait, avec les graines pour un effet plus piquant, sans les graines pour une version sans risques… ou presque ! (un piment vert dans la recette d’origine. Je me demande s’il ne s’agirait pas d’un piment vert doux, ceux qu’on trouve chez nous en provenance du  Maroc… )
15g gingembre frais râpé
1 ccafé garam masala
1/2 bouquet de feuilles de coriandre, de quoi faire 1 csoupe  de feuilles ciselées et quelques feuilles pour la déco.
2 csoupe de beurre fondu pour servir (et ça inutile de vous dire que je ne l’ai pas fait)
QS sel, poivre noir du moulin (maniguette de Madagascar pour moi)

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On attaque avec la chauffe de la cocotte en terre noire, bien frottée à l’ail, qui commence à monter en température sur le gaz avec son diffuseur placé en dessous. On commence à feu très doux et on monte petit à petit.
En même temps, on prépare tous les ingrédients.

On met un peu d’huile à chauffer sur un bon feu dans le fond de la cocotte et on y fait rissoler oignon, ail et graines de cumin. On devrait atteindre une couleur dorée pour les oignons, mais comme c’est assez long à obtenir avec cette cocotte, je me suis arrêtée quand les bords des morceaux d’oignon commençaient à colorer et que l’ail, lui colorait déjà un peu plus…

Pendant ce temps, on poursuit la préparation des ingrédients.

On ajoute alors le curcuma, on touille et on ajoute les carottes, les patates et le chou. On mélange bien. On laisse continuer à rissoler une bonne dizaine de minutes, en mélangeant de temps en temps, car il faut après un gros ajout d’ingrédients froids donner le temps à la cocotte de remonter en température. Quand c’est fait, que ça rissole fermement, on sale, on mélange et on couvre. Normalement, ça doit rendre du jus, et un peu de vapeur devrait même commencer à s’échapper de la cocotte… C’est bon ! Si ça ne rend pas un peu de jus, ajouter 2 ou 3 csoupe d’eau bouillante, ça amorcera la réaction. On baisse alors le feu au minimum, et on laisse cuire environ 45 minutes.

Au bout de 45 minutes, le chou doit être tendre et les patates cuites mais encore bien fermes.

On ajoute alors les tomates, la poudre de mangue (ou la gougoutte de miel, mais franchement je pense que ne rien mettre, c’est mieux si on n’a pas la poudre de mangue), les petits pois qui ont eu le temps de dégeler dans un bol le piment et le gingembre. Il est temps de mélanger, couvrir, cuire 5 minutes, ajouter et couper le feu : la chaleur résiduelle de la cocotte dont l’inertie est importante suffira à terminer la cuisson.

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10 minutes plus tard, on goûte pour vérifier que tout est cuit – si ce n’est pas le cas, on reprendra la cuisson encore 10 minutes – et rectifier l’assaisonnement.
On termine en ajoutant le garam masala et presque la totalité de la coriandre, on mélange bien et on couvre à nouveau pour 5 minutes.

Et on sert avec la coriandre réservée et un bon coup de moulin à poivre !

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Bien entendu, vous pouvez faire la même chose avec une cocotte en fonte émaillée, vous serez sans aucun doute beaucoup plus proches du résultat attendu de la version du livre, et avec des temps de cuisson bien plus courts. Vos oignons seront bien dorés comme demandé dans le livre, et il n’y aura que des étapes de 10 minutes de cuisson chacune. Les patates seront sans doute plus fondantes, peut-être même auront-elles disparu, fondu, dans le jus rendu ?

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Encore un plat exceptionnel…
Le gingembre garde un goût très frais puisqu’il est ajouté en fin de cuisson, et les feuilles de coriandre infusent doucement quelques minutes dans le plat avant de servir…
La douceur de la cuisson, vraiment, c’est topissime. Et si vous n’avez jamais mangé une pintade au chou en version cuisson douce en cocotte en terre noire, mais seulement, tout comme moi jusqu’à aujourd’hui où je rédige ce billet, en version cocotte en fonte émaillée genre Le Creuset avec une vraie caramélisation de la peau et une cuisson au four à environ 190°C, eh bien vous ne pouvez juste pas imaginer…

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le rata du dimanche ! Saucisses, choux variés et lentilles. En cuisson douce…

Eh bien voilà, il semble que ma notification de publication nouveau format ait été distribuée sans problème cette fois. Ouf. Mais j’ai encore du boulot. En effet, avec mon nouveau système, mes abonnés « ancienne formule » ne peuvent plus se désabonner seuls, sans devoir m’envoyer un mail par mon formulaire de contact pour que je les désabonne manuellement ! Et ça, c’est quelque chose que je ne supporte pas. C’est comme si je prenais mes abonnés en otage, les privant de leur liberté de choisir s’ils veulent ou non continuer à recevoir ma notification ! Quelle horreur ! Il faut vraiment que j’arrive à régler ce problème.
Bref, j’ai du boulot ! 😉
En attendant, merci à tous pour votre patience.

Mais passons en attendant à la recette du jour.

J’avais dans mon frigo des restes de chou kale, de chou de Bruxelles, de brocoli… Et je tombe sur une recette dans le magazine Delicous : un ragoût de merguez aux lentilles et au chou rouge… Du coup je me suis dit que j’allais faire un rata avec des saucisses fumées (et non fumées), des lentilles et mes restes de brassicacées divers et variés.

Saucisse fumée, lentille et choux divers en cuisson douce

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Pour 2 personnes

1 gousse d’ail
1/2 oignon
2 saucisses « simples » : godiveau, chipolata…
1/2 saucisse fumée (j’aurais bien dû mettre la 2eme moitié !)
environ 150g de choux de Bruxelles
environ 2 feuilles de chou kale sans la côte.
environ 150g de fleurettes de brocoli ainsi que la moelle centrale, blanche et sans fibre, du pied du brocoli, tranchée en rondelles, demi rondelles et quart de rondelles suivant le diamètre.
1/4 cup (60ml) lentilles vertes ou brunes ou noires. (Éviter les lentilles corail qui fondraient en purée et n’iraient pas aussi bien avec le goût de fumée de la saucisse.)
1 tout petit peu de thym frais, l’extrémité d’1cm d’une brindille
QS huile végétale neutre en goût (tournesol), bouillon de volaille ou légumes en poudre, sel, poivre

matériel :
une cocotte en terre noire du Portugal (ou une cocotte en fonte avec couvercle)
un four
et, spécifiquement pour la cocotte en terre noire :
un diffuseur de chaleur
un dessous de plat isolant

prévoir environ 1 heure en tout.

Je vous préviens tout de suite, si vous voulez épater vos amis visuellement avec ce plat, passez votre chemin, la lentille et le chou cuits prennent une teinte pas forcément super sympathique, si vous voyez ce que je veux dire. Si j’en avais eu, j’aurais ajouté, au moment de servir, quelques feuilles de céleri bien blanches ciselées et peut-être un tout petit peu de chou rouge ou de trévise ciselé, même pas une feuille entière, juste de quoi donner un peu de couleur à ce plat globalement terne. Par contre, au niveau du goût… C’est clair que c’est top.

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J’ai fait cette recette dans ma cocotte en terre noire, vous pouvez faire la même chose dans une cocotte en fonte genre Le Creuset, ça sera juste plus rapide (45 minutes au lieu d’une heure) et plus grillé.

J’ai commencé par frotter la cocotte en terre noire à l’ail. Je l’ai mise à préchauffer sur son diffuseur, à feu tout doux pour commencer, le temps de sortir les ingrédients du frigo. J’ai mis juste un petit peu d’huile de tournesol et j’ai mis le gaz plus fort.

Pendant la montée en température de ma cocotte, j’ai préparé tous les ingrédients. J’ai coupé mes 2 saucisses en rondelles d’environ 2cm d’épaisseur. J’ai coupé ma saucisse fumée en rondelles d’environ 1cm, et je les ai recoupées en 2. J’ai mis tout ça dans ma cocotte et j’ai touillé un peu, ça m’a permis au passage d’huiler la totalité du fond de la cocotte.

J’ai pelé mon demi oignon, je l’ai coupé en demi lunes bien fines, je les ai ajoutées aux saucisses, j’ai mélangé. J’ai ciselé ce qui restait de ma gousse d’ail traumatisée par le frottage.

Je suis allée ensuite ciseler grossièrement mes 2 feuilles de kale, couper en 2 les plus gros de mes choux de Bruxelles. J’ai rincé mes lentilles sous l’eau courante dans une passoire et les ai laissées à égoutter tranquillement. J’ai mis de l’eau à bouillir dans ma bouilloire et sorti mon bouillon de légumes en poudre. J’ai préparé mes florettes de brocoli et surtout j’ai bien pelé le pied, qui était très très large, j’ai donc obtenu plein de sa moelle blanche et tendre… Miam ! J’ai coupé la moelle de brocoli en rondelles, demi rondelles et quart de rondelles en fonction du diamètre du pied.

A ce moment-là, j’entendais mes saucisses et oignons commencer à grésiller sérieusement… J’ai ajouté mon ail, bien mélangé, ça a commencé à bien rissoler, j’ai ajouté mon kale histoire de le faire tomber afin d’avoir de la place pour les ingrédients suivants. Car elle est petite, ma super cocotte en terre ! J’ai bien mélangé et j’ai mis son couvercle pour m’assurer que la température monterait le plus vite possible sans mettre ma cocotte en danger, de façon à vraiment « tomber » mon kale. Pendant ce temps, j’ai récupéré mes lentilles égouttées et j’ai dissout ma poudre de bouillon de légumes pour le reconstituer. Loin de tomber comme des épinards, le kale s’est tassé un peu mais pas spectaculairement.

Et j’ai mis mon four à préchauffer à 180°C. Pourquoi 180°C alors que je cherche une cuisson douce ? Parce que cuire des lentilles dans de l’eau à 80°C… Comment dire… J’ai pô la journée non plus, quoi… 😉 Faut au moins que ça bout ! J’aurais pu mettre le four à 120°C comme je le fais habituellement, mais là encore, il aurait fallu trop de temps. D’où une température qui conviendrait également à une cocotte en fonte.
Il faut savoir que c’est pour les cuissons de vraiment longue durée (plus d’une heure) qu’il est intéressant, économiquement parlant, d’utiliser le four. Pour moi, pour les 35 à 40 minutes qui restaient (environ 2 fois le temps normal de cuisson des lentilles à gros bouillon, donc 2 fois 20 minutes), le gaz aurait très bien été, et mettre le four à chauffer n’était pas économique du tout. C’est juste que je me sens plus tranquille avec le four qu’avec le gaz. Chacun son truc… 😉

J’ai ajouté, dès que j’en ai eu la place, les lentilles et le bouillon bouillant dans la cocotte. J’ai bien mélangé, les lentilles sont tombées au fond. J’ai ajouté mes choux de Bruxelles et la moelle de brocoli, poivré légèrement mais pas salé, mélangé encore, puis j’ai placé à la surface, la tige vers le fond, mes florettes de brocoli. De cette façon, le brocoli allait cuire à la vapeur de ce qui cuirait en dessous. J’ai placé ma brindille de thym (que j’avais oubliée, sinon je l’aurais mélangée avec les choux de bruxelles !), j’ai fermé le couvercle sans saler car entre les saucisses et le bouillon en poudre, j’étais un peu inquiète ! Et j’ai enfourné pour 45 minutes, sachant que j’ai éteint le four au bout de 30 minutes : vu son isolation et les caractéristiques thermiques de ma cocotte, il était inutile de chauffer jusqu’à la fin.

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J’ai placé ma cocotte sur un dessous de plat en silicone pour être bien sûre de ne pas lui faire subir de choc thermique qui risquerait de la faire éclater. J’ai goûté les lentilles pour être sûre de leur cuisson, et c’était parfait. Sans la moindre fausse modestie, c’était parfait comme je les aime. Pas besoin de retoucher en sel. Il ne reste presque plus de bouillon au fond.

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Ainsi que je vous le disais, des couleurs auraient été bien venues au moment de servir…

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Mais vraiment, au goût, c’est top. Même mon Nomamoi qui préfère largement un bon plat de nouilles à tout ce que je peux lui servir a déclaré que c’était, je cite, « une tuerie ». Et c’est pas parce que c’était la St Valentin vendredi dernier. Ni qu’il avait quoi que ce soit à se faire pardonner. Non non, on peut le croire. Bon, OK il a laissé les brocolis, faut pas trop en demander non plus, mais les choux de Bruxelles, le kale et les lentilles, alors là, on aurait presque pu se battre si je n’avais eu justement de quoi me régaler avec les brocolis !