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Poisson blanc et tagliatelles de légumes vapeur façon thaïe

Voici aujourd’hui un plat que j’ai fait de nombreuses fois et que pourtant je n’ai jamais pris le temps de noter sur ce blog. Dommage, car l’autre jour j’en avais besoin, et plus moyen de retrouver mes petits papiers !

Je me suis dit que je devais absolument publier cette recette pour ne plus jamais la perdre !
Voilà qui est fait aujourd’hui.

Poisson blanc et tagliatelles de légumes vapeur façon thaïe

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C’est faisable sur 2 jours quand on a du monde par ex, on fait le bouillon seul la veille et yapluka le jour J le remettre à bouillir avec les compléments de saveur, le poisson et les légumes.

Je l’ai fait au Thermomix, mais avant d’avoir cet outil de feignasse que j’adore je faisais sans 😉
Par contre je ne mettais pas de tagliatelles de légumes. Ce TM me permet de rajouter des légumes à bien des plats que je réalisais sans avant !
Le principe à la casserole est exactement le même, sauf qu’on plonge le poisson dans le bouillon pour l’y cuire au lieu de le cuire à la vapeur. Demandez à votre poissonnier le temps de cuisson par pochage.

pour 4 personnes :

le bouillon de base :

de la pâte de curry verte, la dose peut aller de 1/2 ccafé à 3 csoupe selon la marque que vous utilisez.
1 tige de citronnelle, hachée grossièrement (5sec/vit5 au TM, rabattre, recommencer)
Environ 250ml d’eau (500ml pour moi car j’ai cuit le poisson et les tagliatelles de légumes à la vapeur tout en faisant le bouillon)

Et, parce que j’ai choisi de gagner du temps en cuisant le poisson et les légumes en même temps que je faisais le bouillon :

2 dos de cabillaud (n’importe quel pavé épais de poisson blanc convient. Pour des poissons fins, il faudra le rajouter en fin de cuisson)
quelques tagliatelles de courgette, de carotte et de poivron rouge.

J’ai donc porté à ébullition dans le TM (10 min/vit1/temp varoma) puis placé le varoma au dessus, légumes en bas et poisson en haut) pour 20 min environ (20 min/vit1/temp varoma).
J’ai ensuite gardé ça au chaud (après avoir testé que la cuisson était OK : poisson parfait, légumes un poil trop cuits, 15 min auraient suffi pour eux.)

Finalisation du bouillon :

200ml de lait de coco, mais c’est un maximum à ajuster selon votre tolérance digestive d’une part, et selon la quantité de bouillon de base dont vous disposez ! On veut juste légèrement blanchir le bouillon et l’aromatiser, en aucun cas obtenir une sauce crémeuse.
2 ccafé cassonade,
2 csoupe sauce de poisson (nuoc mam, fish sauce)
2csoupe jus de citron vert (soit 1 citron vert) et le zeste de ce citron vert.

J’ai ajouté les ingrédients ci dessus et à nouveau porté à ébullition.
Notez que si vous faites ça à la casserole,  c’est à ce moment là que vous allez pocher votre poisson. Surveillez bien la cuisson du poisson !
Goûtez et rectifiez l’assaisonnement. Trop sucré : ajouter sauce soja. Trop salé, ajouter sucre. Trop acide, ajouter lait de coco ou sucre. Trop « gras » : ajouter citron.

Service :

Riz vapeur non assaisonné
quelques feuilles de coriandre pour la déco

Pendant ce temps j’ai mis du riz vapeur réchauffé au micro ondes et les légumes dans une assiette, placé le poisson dessus, puis versé la sauce à travers un tamis (récupération de citronnelle et zeste de citron) et saupoudré de coriandre hachée.

Il y avait du bouillon pour 4, c’est normal car il faut souvent un volume minimum selon la casserole qu’on utilise, ou le bol du TM pour moi. Mais c’était tellement bon qu’on a tout mis…
Du coup ça nous a fait une « nage de poisson » ! lol !
Mais quel régal…

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plats

wok de poulet au brocoli et riz 3 couleurs

Le wok, vraiment c’est un de mes plats préférés ! Rapide, facile, et puis quand on a du monde, je trouve toujours sympa de voir les invités se lever et venir voir la cuisson… Tout le monde en groupe autour de la gazinière, ça discute, ça s’extasie devant les couleurs qui arrivent les unes après les autres, bref c’est super visuel…

wok de poulet au brocoli et riz 3 couleurs

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une recette du magazine Good Food de février 2015, stir-fried chicken with broccoli and brown rice

Pour 2 personnes

prep 5 min
cuisson 30 min (20 pour le riz, 10 pour le wok)

200g de fleurettes de brocoli (j’en ai mis plus !)
1 ou 2 blancs de poulet, selon leur taille
1 pouce de gingembre (environ 2,5cm)
2 belles gousses d’ail
1 oignon rouge (ou d’une autre couleur !)
1 poivron rouge (en conserve dans la recette d’origine)
1 ccafé piment doux en poudre (j’en ai mis moins. Au goût, en fait !)
1 csoupe sauce shoyu (ou sauce soja, ou tamari)
1 csoupe miel
150g riz 3 couleurs (1 poche de 250g de riz déjà cuit dans la recette d’origine)
QS huile végétale neutre en goût et supportant ls fortes températures
1 cive ou oignon nouveau et quelques feuilles de coriandre pour la déco

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Cuire le riz selon la méthode de votre choix, et selon les indications sur le paquet, au thermomix pour moi :

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Réserver au chaud (je préfère le réchauffer au micro ondes au moment de servir).

Pendant ce temps, préparer les brocolis, couper le poulet en morceaux de la taille de grosses bouchées, peler oignon ail et gingembre, laver le poivron, ôter les graines et les parties blanches puis le couper en dés ou en lanières, couper l’oignon en lamelles. Ciseler l’oignon nouveau avec un angle, pour faire des grandes tranches.

Une fois le riz cuit et égoutté (et le thermomix libéré) j’ai pu mettre mon brocoli à cuire à la vapeur. Environ 10 min. Faut tester avec une fourchette, il doit rester croquant !
Oui, je sais, j’aurais pu profiter de la cuisson du riz pour placer mon panier vapeur au dessus et ainsi économiser temps et électricité, mais je trouve que le riz est plus « beau » quand on le cuit à 100° au thermomix plutôt qu’à température varoma… Ben oui, j’ai quelques restes de perfectionnisme quand j’ai un peu de temps devant moi… Mais si j’avais été pressée, j’aurais mis les 2 à cuire en même temps et j’aurai retiré le brocoli une fois la juste cuisson atteinte !

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Il est tout à fait possible de cuire le brocoli à l’eau, il faut alors 3 minutes max de cuisson dans de l’eau bouillante salée. Le brocoli doit rester croquant.

On hache ensuite l’ail et le gingembre (le hachage a été fait au thermomix pour moi, 5sec/vit 5, racler les parois et recommencer si nécessaire)

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Et on peut arrêter là pour reprendre au moment approprié.

Chauffer environ 2 csoupe d’huile dans le wok sur feu vif. Quand l’huile est très chaude, verser les poivrons

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et laisser dorer en remuant presque continuellement jusqu’à ce que quelques zones brûlées apparaissent

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ajouter l’oignon et poursuivre en remuant en permanence, tout doit être très doré sans complètement brûler évidemment !

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Ajouter le piment en poudre, l’ail et le gingembre,

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finir de colorer en remuant tout le temps, attention l’ail brûle très vite donc cette étape est super rapide

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Ajouter le poulet,

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bien mélanger pour dorer le poulet sur toutes ses faces

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et ajouter alors le miel et la sauce soja et porter à ébullition (ainsi que la recette le préconisait, j’ai ajouté 4 csoupe d’eau pour assurer suffisamment de sauce), cuire environ 2 minutes en remuant en permanence.

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Et en principe, là, le poulet est cuit. Tester la cuisson sur un des morceaux, il ne doit plus rejeter de sang, seul un liquide incolore ou blanchâtre est autorisé ! 😉

Ajouter enfin les brocolis, juste le temps de les réchauffer, en mélangeant en permanence pour bien les enrober de sauce.

 

Et voilà !

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Il ne reste plus qu’à ajouter l’oignon nouveau ciselé, en gardant quelques tranches pour la déco

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S’il n’y a vraiment plus de sauce du tout et que c’est tout sec, on peut ajouter un tout petit d’eau ou de sauce soja (goûter avant pour décider laquelle !)

Il ne reste plus qu’à servir avec les dernières tranches d’oignon et quelques feuilles de coriandre en déco.

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J’oubliais : il y a du miel, mais on ne le sent absolument pas. Il sert à contrebalancer le sel de la sauce soja et à aider à la caramélisation lors de la cuisson. Ce n’est donc pas du sucré-salé, ni même du « doux-salé ».

Bon appétit !

 

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dahl de lentilles corail à la tomate, riz vapeur : recette detox !

Ça y est, nous y sommes : après les fêtes, puis la galette bien gourmande, il est temps de repasser à une alimentation plus saine, et surtout moins riche en graisses et en protéines animales. Le poisson fait son grand retour dans nos assiettes, les cuissons vapeur aussi…

Mais nos assiettes ne doivent pas pour autant devenir tristes, ni en saveur, ni en odeur, ni en couleur ! C’est pourquoi je vous propose ce plat végétarien complet et équilibré. Très peu de matière grasse, pas de protéines animales mais des protéines végétales pour le tonus (sous la forme d’une céréale, le riz, et d’une légumineuse, la lentille corail), des épices pour le goût, la digestion et leurs vertus antioxydantes, des tomates et des oignons pour les légumes, quelques herbes (coriandre pour faciliter la digestion) pour apporter couleur et saveur, et enfin des graines de courge dont le croquant et la couleur apporteront une touche spéciale à ce plat.

Détox, oui, mais avec goût !

Dahl de lentille corail à la tomate, riz vapeur

adapté d’une recette du magazine Good Food, red Lentil Dahl

Pour 4 personnes

1 oignon ciselé
2 petits piments verts langue d’oiseau ciselés le plus finement possible (facultatif)
2 gousses d’ail finement ciselées (ou 1 grosse ccafé de purée d’ail)
1 pouce de gingembre (ou 1 grosse ccafé de purée de gingembre)
quelques brindilles de thym
1/2 ccafé curcuma
1 ccafé graines de cumin entières (ou 1/2 ccafé cumin moulu)
1 ccafé coriandre moulue
1 boite de tomate de 400g
1/2 bouquet coriandre fraîche (garder quelques feuilles pour la déco)
1 petite poignée graines de courge
200g lentilles corail
QS sel, huile végétale neutre (colza pour moi)
du riz cuit à la vapeur pour 4.

Mettre environ 1.5 litre d’eau non salée à bouillir.
Rincer les lentilles et les égoutter
Les mettre à cuire dans l’eau bouillante, selon leur qualité ça prend entre 5 et 15 minutes. Les égoutter, réserver.

Pendant la cuisson des lentilles, poursuivons le plat.

Préparer d’abord l’ail et le gingembre, puis l’oignon et le piment (le cas échéant).
Mesurer les épices dans un petit bol.

Dans une grande sauteuse, mettre un peu d’huile végétale neutre à chauffer à feu moyen.
Y faire roussir ail et gingembre, ajouter un peu de thym.

Quand l’ail et le gingembre commencent à roussir, ajouter les épices, bien remuer et laisser revenir quelques instants.

Ajouter l’oignon et le piment vert,

mélanger et laisser fondre.

Quand ça commence à colorer, ajouter la tomate et laisser mijoter entre environ 5 et 10 minutes, le temps de réduire un peu le liquide.

Pendant ce temps, ciseler la coriandre et réserver quelques feuilles ciselées pour la déco.

Ajouter les lentilles égouttées,

mélanger, ajouter enfin la coriandre ciselée

Saler au goût. Si comme moi vous ne salez pas le riz pendant sa cuisson, pensez à saler un peu plus que vous ne le feriez normalement votre dahl de lentilles corail à la tomate. Goûter, rectifier.

Servez avec le riz vapeur, saupoudrez de la coriandre réservée et des graines de courge.

Voilà qui colore l’hiver de ses senteurs et saveurs du monde…

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desserts

Pudding vapeur pomme-noix, sauce au caramel

Afin de me faire pardonner pour vous avoir présenté une tarte fort tentante mais malheureusement impossible à faire en cette saison puisque les coings ne se trouvent plus sur les étals de nos commerçants préférés, je vous présente aujourd’hui ce dessert fait de pommes et de noix, et ça, il y en a plein en ce moment !

Ce fut notre dessert dimanche midi, après avoir dégusté un sublime poulet général Tao (fait avec des sot-l’y-laisse de dinde !) , et à part Fifille n°2 qui n’apprécie pas le caramel (même pas le Salidou, peut-on imaginer cela ? ^^) nous nous sommes régalés !

Bon, rassurez-vous, si Fifille n°2 n’a pas pris la sauce au caramel, croyez-moi sur parole, elle  s’est vengée sur le pudding !

Pudding vapeur pomme-noix, sauce au caramel

adapté d’une recette trouvée sur le site web du magazine Good Food, Apple steamed pudding with a sticky toffee sauce

Pour un moule à pudding de 1.5 litre
Prep 45 min environ
Cuisson vapeur : 1h30 (pour moi il a fallu 2h30…)

Pour le pudding :
175g (150+25) beurre à température ambiante + un peu pour le moule
4 pommes ( j’ai terminé les dernières petites pommes de mon pommier qui patientaient à la cave et ajouté 2 pommes braeburn bien croquantes)
130g cassonade
50g noix (pécan pour moi)
3  oeufs
150g farine à gâteau avec levure incorporée
1 pincée de sel

Pour la sauce au caramel :
175g sucre semoule
125g beurre doux
250ml crème liquide entière

Commencer par torréfier les noix à sec dans une poêle ou au four (10 min à 150°C) selon vos habitudes.

Peler les pommes, les épépiner et les couper en morceaux de la taille d’une bouchée. J’ai pesé 400g de morceaux de pomme.
Dans une sauteuse antiadhésive, faire fondre 25g de beurre sur feu vif et dorer les pommes. Quand ça commence à bien dorer et que les morceaux deviennent juste fondants, prélever 1 csoupe de cassonade sur les 130g préparés et verser cette csoupe sur les pommes, finir de caraméliser. Ôter du feu, laisser refroidir un peu puis ajouter les noix torréfiées et mélanger. Réserver.

Faire ensuite la sauce au caramel. Ici, j’ai utilisé à peu de choses près les proportions de la recette d’origine mais j’ai totalement changé la méthode de réalisation. En effet, chaque fois que j’ai fait cette recette de sauce au caramel avec la méthode du magazine qui consiste à tout mettre dans une casserole et à faire bouillir, j’ai été déçue, non pas du goût mais de la consistance. En effet, la sauce que j’obtiens est toujours grumeleuse… Je dois rater quelque chose… Mais quoi ? Alors cette fois j’ai décidé de faire à mon idée… que voici :

Faire un caramel à sec dans une casserole à fond de couleur claire (pour en apprécier la couleur) et à bords hauts (pour éviter les éclaboussures).
En même temps, porter la crème à ébullition dans une petite casserole.

Un caramel à sec, c’est facile, à condition de s’assurer que tout le sucre est fondu avant de monter un peu le feu et de faire colorer… On peut le remuer (contrairement au caramel à l’eau) à tout moment… Et plus il sera foncé, plus il sera amer. Pour cette fois, je suis allée jusqu’à un ambre un peu foncé.

Une fois la couleur de votre choix obtenue, verser la crème bouillante précautionneusement : ça mousse, ça voudrait bien déborder, et en plus ça éclabousse ! Heureusement qu’on a pris une casserole à bords hauts… Hé hé hé… Mais cela n’empêche pas d’être bien prudent(e) ! On verse la crème par petites quantités et on touille en permanence, dès que ça éclabousse un peu moins fort. On laisse ensuite sur feu doux et on touille encore un peu pour s’assurer qu’aucun bloc de caramel dur ne s’est formé. Si jamais c’est le cas ce n’est pas grave, il finira par fondre à force d’être remué sur la source de chaleur ! Ensuite, couper le feu et ajouter le beurre en mélangeant jusqu’à complète dissolution ! Et c’est fini, la sauce est prête.

Beurrer généreusement le moule à pudding.

Verser les pommes/noix au fond. Verser environ 1/3 de la sauce caramel par dessus.

Dans le bol du kitchenaid (mais ça se fait aussi bien dans un saladier avec une cuiller en bois ! ) équipé de la feuille (l’outil qui ressemble à une feuille ou à une pagaie) crémer le beurre ( 150g ) avec la cassonade (130g moins 1 csoupe ça c’est pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi ! lol ! ) jusqu’à ce que le mélange blanchisse et devienne légèrement mousseux. Ajouter les oeufs 1 à 1 en mélangeant à fond à chaque fois.
Ajouter la pincée de sel dans la farine, mélanger, et ajouter à la préparation.
Mélanger, on obtient une pâte assez épaisse et compacte.

Déposer  la pâte à la cuiller par dessus les pommes et la sauce,

lisser sans non plus écraser,

et entortiller hermétiquement dans du papier cuisson puis du papier alu et ficeler bien serré en formant une poignée si vous allez cuire votre pudding dans une casserole d’eau. Pour moi qui vais utiliser mon super cuit-vapeur SEB, du film étirable adapté à la cuisson disposé sur plusieurs épaisseurs et entourant de partout le moule ( dessus comme dessous, j’ai fait plusieurs tours ) sera suffisant.

Cuire 1h30 en surveillant le niveau d’eau, en rajouter s’il le faut.

Au bout d’1h30, mon pudding était complètement liquide au centre, je voyais cela à travers le film… J’ai remis 30 minutes, c’était mieux mais je n’étais pas totalement rassurée… Alors j’ai encore mis 30 minutes de cuisson… Histoire d’être sûre. De toute façon, ça ne peut pas brûler puisque c’est cuit à la vapeur d’une part, et en plus ça ne peut pas sécher puisque le tout est hermétiquement fermé… Donc aucun risque à le laisser plus longtemps…

Sortir le pudding du cuit-vapeur, l’ouvrir,

le laisser reposer 2 minutes avant de le retourner sur le plat de service.

Réchauffer la sauce au caramel au micro-ondes quelques secondes si nécessaire.

Servir le pudding chaud dans les assiettes et arroser de sauce au caramel…

Franchement, c’est une tuerie, ce gâteau ! A ne pas râter pour tout l’or du monde ! Cette pâte gonflée, moelleuse, fondante et bien humide,

cette sauce qui, tel un miroir magique, reflète toutes les lumières en iridescence pour me dire qu’aujourd’hui, oui, je suis la plus belle gourmande,

ces fruits caramélisés, qui fondent dans la bouche tandis que les noix viennent contraster en résistant légèrement à la pression des dents…

Le pudding est encore excellent le lendemain, à température ambiante, mais il est bien évidemment meilleur tout frais tout chaud ! Quant à la sauce… Ben alors là, je vous la conseille pour vos crêpes de la chandeleur, il est de toute façon littéralement impossible de passer à côté du bol sans y tremper un doigt… La sauce a tendance à épaissir un peu en refroidissant, donc pour la faire couler il faut la réchauffer un petit peu, au micro-ondes par exemple.

A mon avis, avec quelques cristaux de sel de Guérande introduits dans le caramel en même temps que le beurre, on doit sérieusement s’approcher du Salidou, non ? 😉

Alors ? Suis-je pardonnée ?

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pavés de lieu jaune, patates, tomates et câpres au barbecue

Voici le plat dont je vous parlais justement dans mon billet précédent. Vous allez voir, la recette d’aujourd’hui est une autre combinaison d’ingrédients (enfin, on retrouve quand même les patates et les tomates!) puisqu’il s’agit cette fois de poisson, mais la méthode de cuisson est la même. C’est une méthode qui convient extrêmement bien au poisson puisque ce dernier est particulièrement délicat et adapté à une cuisson à la vapeur ou en papillote. En effet, soyons clairs, tout se passe comme dans une papillote plus ou moins hermétiquement fermée!

Pavés de lieu jaune, patates, tomates et câpres au barbecue

adapté du magazine Good Food Juillet 2009 « sea bass with potatoes and tomatoes »

Pour 4 personnes

1 gros oignon rouge ou 2 oignons longs
1 « petit » kilo de pommes de terre nouvelles
4 grosses tomates grappe
1/2 poivron rouge
4 pavés de lieu jaune avec la peau mais sans écailles (tout pavé ou filet pas trop mince de poisson blanc conviendrait)
1 jus de citron + quelques gouttes supplémentaires pour le service
1 verre de vin blanc (Noailly-Prat)
1 petit pot de câpres au vinaigre
1 ou 2 brindilles de thym, ou 2 pincées d’herbes de provence
QS sel, poivre, huile d’olive

Peler les oignons, les couper en ultra fines lamelles.
Laver les patates si vous choisissez de ne pas les peler (avec des patates nouvelles c’st OK!) sinon, peler et laver les patates puis les couper en rondelles très fines. En effet, contrairement au plat que je vous présentais dans mon précédent billet, cette fois on va tout cuire en une seule fois, il faut donc que les patates cuisent très très vite. Une autre solution consisterait à les précuire à l’eau bouillante salée, mais aujourd’hui le but du jeu est de ne rien cuire dans la cuisine pour ne pas réchauffer nos maisons déjà bien écrasées par la canicule.
Laver et couper les tomates en rondelles fines.
Laver le poivron, ôter le trognon, l’ouvrir et l’épépiner puis enlever les lamelles blanches, et le couper en fines lamelles. Il n’était pas du tout prévu dans la recette, celui-là, mais il appelait au secours du fond du frigo, alors j’ai eu pitié…

Mettre le barbecue à chauffer.

Dans un plat adapté à la cuisson sur le grill, étaler d’abord une fine couche d’huile d’olive avec les doigts. Répartir dessus les lamelles d’oignon,

puis les pommes de terre,

puis le poivron, sel, poivre et thym ou herbes de provence

Recouvrir de rondelles de tomate, saler poivrer et « herber »

Huiler légèrement les pavés de poisson et les poser par dessus les pavés de poisson côté peau dessus, chair contre les tomates, saler, poivrer, « herber » puis ajouter le vin blanc et le jus de citron en les répartissant un peu partout, terminer en ajoutant les câpres.

Couvrir de 2 épaisseurs de papier alu (ou enturbaner 2 fois le plat complet dans de l’alu! Dans cette recette c’est possible puisqu’on ne va pas rouvrir la papillote pour y ajouter des ingrédients. Mais le poisson est tellement délicat à cuire que je ne le recommande pas : il sera ainsi plus facile de soulever le papier alu pour jeter un oeil au poisson et surveiller l’évolution de la cuisson que si tout est hermétiquement fermé…)

Placer sur le barbecue pour 20 minutes. Regarder alors l’état du poisson, remettre 5 minutes de plus si nécessaire

Répartir dans les assiettes et asperger le poisson de quelques gouttes de jus de citron. Cela permet de raviver le plat, d’en rafraîchir les saveurs.

On peut manger la peau du poisson si on le souhaite, et sinon, l’enlever : elle a servi à protéger la chair fine, son rôle est terminé.

Nous adorons ce plat… Le bouillon de cuisson est à lécher au fond de l’assiette tellement il est savoureux! Le poisson, cuit selon cette méthode qui respecte parfaitement sa délicatesse, est d’une tendreté, d’un moelleux, mmmmm, un régal. Les patates sont fondantes, tout est en harmonie, c’est top!

Dans le magazine Good Food, ce plat est cuit sur un feu de camp dans une poêle (ou un wok) possédant un couvercle… Je suppose que ni le couvercle ni la poignée ne sont en plastique… 😉 Je n’ai pas de poêle de ce genre et je fonctionne donc avec mon plat inox tout simple et pas cher! Ca marche aussi bien!

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papillote de lieu jaune, coco, gingembre et citron vert

Eh ben voilà, il suffit que j’attaque le dossier barbecue pour que la température chute et qu’on puisse à nouveau cuisiner « normalement » dans la cuisine! Mais ça ne fait rien, je m’accroche, je persiste et signe, c’est la méthode Coué, si je le dis suffisamment ça sera vrai : il fait très chaud, trop chaud, je cuisine tout au bbq!

Bon, de toute façon, la recette d’aujourd’hui, si vous ne voulez pas la faire au bbq, vous pouvez parfaitement la faire au four! 😉

Papillote de lieu jaune, coco, gingembre et citron vert

traduit et adapté du magazine Good Food, Halibut parcels with coconut creal, chilli & lime

Pour 4 personnes

Prêt en 25 minutes

8 feuilles de bananier ou de papier alu
4 filets ou pavés de lieu jaune, environ 200g chacun
200ml lait de coco (bien remuer la boîte, parfois ça déphase)
2 csoupe sauce de poisson
1 piment rouge thaï, épépiné et finement ciselé.
1 citron vert, le zeste et le jus. S’il est peu juteux, en prévoir un 2ème.
1 morceau de gingembre, de quoi obtenir 2 csoupe une fois râpé.
2 csoupe de feuilles de coriandre ciselées.
2 oignons verts chinois.
Riz thaï cuit à la vapeur pour servir, ou, comme moi, un sachet de mélange « riz, soja, sésame » à réchauffer au micro-ondes

Préchauffer le bbq.
Pour chaque papillote, mettre 2 feuilles de papier alu ensemble pour faire une double épaisseur.
Préparer le piment, le gingembre, le zeste de citron vert, l’oignon vert et les feuilles de coriandre.
Faire la sauce dans un bol.
Au centre de chaque papillote, couler une belle csoupe de sauce coco. Placer un filet par dessus. Recouvrir de 2 csoupe de sauce coco, saupoudrer un peu de coriandre (en garder pour la déco) et fermer les papillotes.
Cuire 10 minutes au bbq. Notre bbq a un couvercle, 7 minutes ont suffi.

Placer les papillotes sur les assiettes de service, chacun ouvrira la sienne pour profiter des vapeurs.
Arroser de jus de citron vert. Ajouter le riz dans la papillote pour qu’il absorbe les saveurs. Terminer en saupoudrant du reste de coriandre et de l’oignon vert ciselé.

J’ai utilisé un mélange tout prêt pour micro-ondes, riz, soja et sésame, car vu les températures, il était hors de question que quoi que ce soit chauffe dans la cuisine. Il existe pas mal de céréales différentes, ou des mélanges, commercialisés ainsi en sachets alu et réchauffables au micro-ondes (ou par toute autre méthode de votre choix!) Certains sont bio, d’autre pas. Après en avoir testé plusieurs, je dois dire que j’en suis 100% satisfaite, sauf peut-être ceux de riz nature : je trouve que le riz a une consistance bizarre…

Cette sauce est à garder avec soin dans un petit coin de votre esprit : même sans barbecue, même au plus froid de l’hiver, elle est intéressante avec n’importe quel pavé ou filet de poisson blanc, qu’il soit poché, grillé, poêlé ou cuit à la vapeur. C’est ainsi que j’ai utilisé des restes de quinoa au curcuma et cumin (ayant servi à une salade quinoa/féta/amandes que je vous présenterai un autre jour) et des pavés de cabillaud surgelés que j’ai simplement dégelés puis poêlés… Arrosés de cette petite sauce, miam, un régal! Une sauce à tester et à ressortir au gré de vos envies!

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desserts

pudding vapeur au gingembre confit dans son sirop

Si j’ai parfois l’impression d’avoir vendu mon âme en acceptant de recevoir mon super cuit-vapeur SEB vitacuisine en échange de sa promotion à l’occasion de la semaine du goût, je n’ai qu’à regarder à quel point je m’en sers et comme il me permet de réaliser des choses que je n’avais jamais pu tenter avec mon vieux cuit-vapeur dont le « bol à riz » ne me permettait rien de faire d’autre que du riz… Et là j’oublie tous mes complexes! Avec mon Vitacuisine, j’ai pu commencer à tester des puddings vapeur délicieux (au chocolat… mmmmmm…), et pour moi qui aime voyager dans le monde entier par la cuisine, je me suis retrouvée transportée de nombreuses fois en Angleterre…

« En Angleterre ? Cela vaut-il vraiment le déplacement, aussi impropre que soit ce mot dans le sens où je l’entends ici, » me direz-vous ? (Si si, je vous entends d’ici!)

Ben oui! Les anglais ont un bec sucré qu’il est difficile de tromper… Et leur goût pour les épices est tout à fait en accord avec le mien… Carrot cake, gâteau à la courge, mince pies, Christmas pudding, ce sont des desserts traditionnels (pour ne citer que ceux-là) qui valent le déplacement…

Quand j’étais allée à Londres en Octobre 2009 voir Fifille n°1, j’avais tenté (sans succès) de rapporter du « stem ginger in syrup », c’est à dire du gingembre confit dans son sirop. Rien à voir avec le gingembre confit des asiatiques, séché et roulé dans du sucre en poudre, ou le gingembre confit des pâtissiers français, très brun et surtout vendu sans sirop! Ce sont des petites boules d’un blond doré et d’environ 1cm de diamètre nageant dans un sirop relativement épais et très parfumé. J’en avais acheté un petit bocal à Londres mais à la sécurité de l’aéroport on me l’a confisqué… Moi qui l’avais mis exprès dans mon sac à dos pour qu’il ne risque pas d’être brisé dans la valise en soute, j’avais seulement oublié que le sirop est un liquide et que les liquides sont interdits en cabine… Damned!

Bref, mon gingembre confit je l’ai fait moi-même (na!) en pelant mon gingembre frais (très très frais sinon on a de la paille) en petites boules, en laissant tremper les boules obtenues 1 heure dans l’eau puis en les portant à ébullition (départ eau froide, on égoutte dès que ça bout) entre 3 et 5 fois de façon à enlever du piquant, puis en réalisant mon sirop de sucre (un volume de sucre pour 2 volumes d’eau) moi-même, et en confisant mes boules de gingembre dans ce sirop pendant 1 heure 30 environ… Il faut beaucoup de sirop car ça réduit beaucoup… Et il faut confire sur le feu le plus doux possible pour ne pas obtenir un sirop caramélisé avant que les boules de gingembre n’aient eu le temps de confire jusqu’en leur centre! Quand les boules sont translucides et du même blond doré que le sirop, soit après environ 1h30, c’est bon on peut mettre en bocal stérilisé comme on le ferait avec une « vulgaire » confiture. Je garde mon bocal au frigo.

Et voici à quoi me sert (entre autres) ce super gingembre confit dans son sirop :

Pudding vapeur au gingembre confit dans son sirop

recette traduite du blog anglophone « The Caked Crusader » nommée « stem ginger steamed pudding »

Pour un moule à pudding de 1.5 litres (exactement celui de mon Seb Vitacuisine!)

Pour le sirop :
2 boules de gingembre au sirop coupées en fines lamelles
5 csoupe de sirop du bocal de gingembre au sirop
4 csoupe « golden syrup » (on en trouve à Carrefour)

Pour le pudding :
150g sucre en poudre
150g beurre doux ramolli + de quoi beurrer le moule (le sortir 1 à 2 heures avant selon la saison)
3 oeufs
200g de farine avec levure incorporée
75ml lait
3 boules de gingembre au sirop coupées en tout petits dés
1 ccafé gingembre moulu

Beurrer généreusement un moule à pudding

Placer les lamelles de gingembre au fond du moule
Mélanger ensemble le sirop de gingembre et le « golden syrup » dans un petit bol (on peut chauffer un tout petit peu au micro-ondes pour liquiéfier le golden syrup qui est épais, mais épais… Huiler légèrement la cuiller peut également aider à manipuler ce dernier.) Verser sur les lamelles de gingembre au fond du moule.

Battre ensemble le beurre et le sucre juqu’à ce que le mélange devienne blanc et mousseux. Cela peut se faire dans un saladier à la cuiller en bois -un effort qui justifie ensuite de se réconstituer des forces en dégustant ce superbe pudding- ou dans votre kitchenaid préféré armé de la feuille.
Mélanger la farine et le gingembre en poudre. (C’est le seul changement que j’ai fait par rapport à la recette d’origine qui fait introduire la poudre de gingembre à la fin.)
Ajouter les oeufs un par un en intercalant avec la farine gingembrée (1 oeuf, 1/3 de la farine, 1oeuf, 1/2 du reste de farine, 1 oeuf, le reste de la farine) et en attendant à chaque fois que tout soit complètement incorporé avant d’ajouter la suite.
Ajouter le lait et battre encore pour incorporer.
Ajouter les petits dés de gingembre confit, mélanger et verser dans le moule à l’aide d’une cuiller : la pâte est assez épaisse.
Lisser légèrement la surface.

Le moule est loin d’être plein et c’est ce qu’il faut car le pudding va doubler!

Couvrir le bol à pudding d’une première couche de papier cuisson avec un pli en son milieu (pour permettre à la vapeur de s’épandre sans quitter le moule) et d’une couche de papier alu plié lui aussi en son milieu. Je décris ce pliage dans ce billet (clic) et ficeler le plus hermétiquement possible, la vapeur ne doit pas pouvoir s’échapper.
Placer le tout dans le cuit-vapeur, remplir le réservoir à fond et lancer la cuisson pour 1 heure 30.

Vous n’avez pas de cuit-vapeur ? « The Cake Crusader » explique que l’on peut faire pareil dans un récipient supportant la chaleur qui sera hermétiquement ficelé (comme dans le cas du cuit-vapeur) puis placé dans une grande casserole possédant un couvercle où sera mise à bouillir une grande quantité d’eau : atteindre la moitié de la hauteur du moule à pudding. Il est également indiqué qu’il n’y a pas de différence entre un pudding qui va cuire avec la moitié de sa hauteur dans l’eau et un qui va cuire au cuit-vapeur et c’est tant mieux! Le temps de cuisson sera le même dans les 2 cas. Et dans les 2 cas toujours, il faudra veiller à ce qu’il reste toujours assez d’eau, donc en remettre au fur et à mesure des besoins!

Au bout d’1 heure 30, sortir le pudding et le déballer, décoller le pudding des côtés du moule où il peut éventuellement accrocher soit avec une lame de couteau, soit, comme dans le cas de mon bol à riz en plastique, en pressant les côtés du moule pour faire bouger le pudding.
Retourner sur une assiette et déguster!

La recette d’origine ne dit pas s’il faut déballer le pudding tout de suite ou attendre qu’il ait refroidi. Personnellement j’ai attendu simplement pour ne pas me brûler : je crains énormément le chaud!
Mais c’est peut-être une erreur car mon pudding est un peu retombé et le sirop du fond du moule, au lieu de ruisseler sur les côtés du pudding, a été « bu » par la pâte. C’est d’ailleurs ce qui donne l’effet bicolore des tranches comme on peut le voir sur la photo qui suit :

Ca fait un peu bizarre à voir, mais je vous promets que cette partie totalement mouillée du pudding est un ravissement en bouche… Donc ce n’est pas un inconvénient au goût. C’est juste totalement décadent! lol!

J’ai fait plusieurs fois ce pudding et je l’aime tellement comme ça que je n’ai jamais osé tester ce que ça donnerait en le déballant et retournant tout de suite, à chaud, sur l’assiette…

La seule chose que je changerai la prochaine fois que je le ferai, chose qui ne m’avait pas interpelée sur le moment mais que je vois en rédigeant ce billet, c’est de couper un peu moins petits mes dés de gingembre, on ne les retrouve plus… contrairement aux photos de la recette d’origine!
D’un autre côté, si les morceaux avaient été plus gros, je doute que mes fifilles auraient apprécié ce gâteau, alors ma foi… A vous de décider quelle sera la taille de vos dés de gingembre!

Je vous souhaite un excellent voyage en Angleterre!

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