accompagnements

Vinaigrette au chutney de tomate

Est-ce que vous avez regardé l’autre soir sur M6 l’émission sur le gaspillage alimentaire ? Moi oui. Et j’avoue que je fais partie des gens qui jettent parfois des choses… mais pas à la poubelle ! Déjà, nous compostons, donc jeter un légume abîmé devient un geste utile puisqu’ensuite nous utilisons le compost dans le jardin. En ce qui concerne les protéines animales, que ce soit viande ou poisson, là par contre il est extrêmement rare que nous jetions. Quand ça approche trop la DLC, nous congelons. Tout simplement.

Toujours est-il que cette émission m’a « interpelée quelque part », comme on dit… Et j’ai regardé avec attention le contenu de mon bac à légumes dans le frigo, ainsi que la panière à fruits et tomates, en me disant que cette fois, plutôt que de nourrir le compost, je trouverai quelque chose à cuisiner. J’avais des tomates qui tiraient la gueule, et des concombres très très mous… Les concombres pouvant attendre le lendemain, je me suis concentrée sur les tomates. Il fallait impérativement les cuire, seules quelques unes d’entre elles avaient encore un aspect correct mais auraient été trop molles pour être mangées crues en salade.

Alors j’ai trouvé une recette de tarte dans laquelle on met un chutney de tomate ! Mmmmmmmm, un chutney de tomate… Moi qui adore les chutneys…

Ça me plaît, ça… Je regarde donc de plus près la recette. Et je m’y jette.

Je vous raconte.

Ce chutney de tomate était un des constituants d’une quiche à la tomate, au parmesan et à la mozzarelle, un chutney de tomate à se rouler par terre alors que la tarte, elle, nous l’avons tout simplement trouvée mauvaise. Oui, mauvaise. Peut-être parce que j’avais substitué du Philadelphia au mascarpone initialement prévu ? Je ne sais pas. Mais ce que je sais c’est que c’était pô bon du tout… Le chutney, par contre… Une tuerie ! Avec une viande il doit être à tomber ! Très très sucré, très très acide, une pure merveille. Il ne contient aucune épice, mais un sucre au goût naturellement délicatement épicé, le sucre muscovado… Qui bien sûr s’était totalement pris en bloc dans son paquet et que j’ai dû remplacer par de la vergeoise… Grrrrrrr !!! Un peu moins épicée, mais quand même bien goûteuse.

J’ai utilisé ce chutney pour finaliser la vinaigrette de la salade servie avec la tarte, et avec du canard ou toute autre viande ça doit être un régal.

Sur les photos, vous allez voir cette tarte, elle est bien belle, elle est juste pas bonne… Et vous allez voir la salade avec sa vinaigrette toute particulière et délicieusement parfumée…

Vinaigrette au chutney de tomate

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Traduit et adapté d’une recette du magazine Delicious : heritage tomato, cheese and chutney tart with fennel pastry

Je ne vous parlerai pas de la tarte, elle n’était pas bonne du tout.

Commençons par le chutney :

J’ai fait la moitié des proportions données dans la recette d’origine.

350g tomates très mures
125g sucre vergeoise, moitié blonde moitié brune, mais j’aurais aimé faire moitié muscovado, moitié vergeoise, car dans la recette d’origine il est indiqué « light muscovado » (muscovado clair)
125ml vinaigre de vin
2 grosses gousses d’ail
1 piment rouge langue d’oiseau (facultatif)

Hacher grossièrement les tomates.
Peler l’ail (le magazine ne le dit pas mais je pense qu’il faut hacher)
Mettre tous les ingrédients dans une casserole à fond épais.
Mijoter sur feu doux environ 30 à 40 minutes en mélangeant souvent, le chutney obtenu doit être épais, brillant, bref, très réduit. Poursuivre la cuisson si ce n’est pas le cas.
Verser dans un pot stérilisé.
Laisser refroidir au moins 2 heures.

Bon ben ça c’est une mission pour Max le Momix ! Mijoter en touillant, c’est pour lui !
Et en effet…
J’ai tout mis, les tomates entières (j’avais soigneusement ôté – et composté ! – les parties abimées), l’ail pelé juste dégermé, le piment entier avec les graines, dans le bol

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et hop, une dizaine de secondes à vitesse 4 et encore quelques secondes à vitesse 8… Puis 40 minutes/température 100°/vitesse 1,5/sans bouchon. Au bout des 40 minutes, c’était très liquide, j’ai rajouté 20 minutes : parfait. Donc il fallait programmer 60 minutes/ temp 100° / Vitesse 1,5 sans bouchon.

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Et j’ai réservé dans un bol : chez nous les chutneys, pas besoin de stériliser les pots… Contrairement à la confiture !

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Une grande partie du chutney est partie dans la tarte, mais il en restait un peu. Or, quand je l’avais goûté, je lui avais trouvé une idée du vinaigre de prune japonaise, le vinaigre umeboshi. Super acide ! Super fruité ! Du coup, j’ai pensé à ma vinaigrette, elle ferait le lien entre la tarte (que nous n’avions pas encore goûtée…) et la salade servie avec.

Vinaigrette :

Mettre dans un saladier 1 belle pincée de sel, quelques tours de moulin de poivre, 1 ccafé moutarde jaune et 1 ccafé de chutney. Mélanger. Ajouter 1 csoupe de vinaigre de vin rouge, mélanger, puis terminer avec de l’huile d’olive en émulsionnant bien.

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Les filaments blancs sur la salade, c’est juste du parmesan râpé, là aussi pour faire le lien avec la tarte…

A tomber, cette vinaigrette !

Au fait, j’oubliais de vous dire : la tarte, on ne l’a pas jetée… Pas même au compost… On l’a mangée ! Pas bonne, mais pas immangeable non plus ! 😉 « 15 jours sous une benne », disait ma grand-mère… 😉

Bon appétit !

confitures

Pâte de coing

Jeudi je vous avais raconté comment j’avais fait ma gelée de coing. Aidée par mon fidèle Thermomix, mais bon, avant d’avoir ce TM31, je la faisais à la casserole et ça marchait aussi bien. Je devais sans doute être moins feignasse… 😉

Avec la pulpe pressée qui me restait, j’ai confectionné la pâte de coing demandée par mon Nomamoi. Souvenir d’enfance…  😉

Pâte de coing

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Je me suis basée sur 2 recettes : Celle de l’espace recettes Thermomix, ici (clic) et celle d’Anne de Papilles et Pupilles, là (clic). Si vous les lisez attentivement, vous verrez que d’une part, la pulpe n’est pas préalablement pressée, et ensuite le temps de cuisson va de 15-20 minutes à 50 minutes… Donc vous imaginez mon embarras…

J’ai donc commencé par trier ma pulpe pour enlever les pépins et les trognons restants, d’où ma remarque rajoutée a posteriori dans mon récit sur la gelée… 😉
J’ai pesé cette pulpe, 890g.
J’ai jouté 890g de sucre cristal, fastoche.
J’ai mélangé, il était évident que le sucre n’allait jamais fondre dans un truc aussi sec…
Que faire ?

Dans une autre recette, malheureusement je ne sais plus laquelle, je me souvenais avoir lu de rajouter de l’eau quand la pulpe avait été pressée auparavant pour la gelée. Comme il me restait un peu du jus à gelée, j’en ai rajouté un peu dans ma pulpe.
Au pif.
120g de jus de coing.
Si je n’en avais pas eu de reste, j’aurais mis de l’eau.
En effet, quand j’ai mixé tout ça, ça s’est très bien passé.

Et j’ai décidé de lancer la cuisson de la recette Thermomix, puisque j’allais faire au Thermomix.
Donc 50min/température varoma/vit4 sans bouchon et avec mon entonnoir inox à l’envers pour éviter les projections.

Voici mon système de protection anti éclaboussures :
Coupez le son si nécessaire ! 😉

Pas de Thermomix ? Remontez vos manches et faites la même chose à la casserole… Mais très honnêtement, à la casserole les 20 minutes d’Anne de Papilles et Pupilles doivent suffire, il doit falloir par contre les laisser sécher (une fois coulées) bien plus longtemps.

Au début, mon TM31 était stable et ne bougeait pas trop. Puis, quand ça a commencé à bouillir, il s’est mis à bringuebaler sur le plan de travail… Un peu inquiète, j’ai chaussé mes gants anti-chaleur, rabaissé mes manches sur mes avant-bras au cas où des projections passeraient mon barrage anti missile en inox, et maintenu la bête pendant bien 5 ou 6 minutes pour éviter qu’elle se sauve… Et là je me suis maudite : « Mais qu’est ce que j’ai fait de faire ça au Thermomix ? C’était pour pouvoir faire autre chose pendant que ça cuit tout seul, s’il faut maintenant que je passe 40 minutes accrochée à cet engin qui en plus fait un bruit d’enfer, ça va pas le faire ! » Bref, pas contente, la Cath, pas contente du tout du tout… Mais bon, la 1ère fois qu’on fait une recette, il faut s’attendre à des surprises, et aussi être patiente et persévérer. C’est donc ce que j’ai fait. Et heureusement, la vibration a nettement diminué, j’ai pu lâcher la chose et trafiquer ce que j’avais à trafiquer, mais sans quitter la cuisine au cas où ça recommencerait. Et ça n’a pas recommencé, ouf, la prochaine fois je saurai qu’après cette phase un peu délicate, je pourrai aller faire autre chose.

Eh ben je vais vous dire un truc : des missiles collants et brûlants sont allés s’accrocher jusqu’au haut de la porte d’un placard haut de ma cuisine à côté duquel j’ai placé mon TM… Alors heureusement que c’est le TM qui travaillait, et pas moi de mes douces mains… Respect à toute personne qui fait sa pâte de coing elle-même à la casserole…

Au bout des 50 minutes en tout, j’ai versé en poussant avec la spatule, parce que c’est hyper pâteux et collant, un magma orange merveilleusement odorant dans un moule Demarle rectangulaire à bords de 2cm de haut. Comme vous le voyez sur la photo, cette quantité n’a pas rempli le moule complet. Et comme j’ai eu un truc super épais et pâteux, il m’a été très difficile de l’étaler de façon uniforme.

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(au fond, mes pots de gelée de coing !)

Vous ne croyez pas que je l’ai fait trop cuire ? Est-ce que c’est si épais que ça, la pâte de coing, au moment où on la verse dans le moule ?

Enfin bon, je reprends le récit de mon aventure.

J’ai laissé sécher 24 heures.

Au bout de ces 24 heures, j’ai mis du sucre cristal sur un plateau et j’ai retourné ma plaque de pâte de coing sur le sucre. J’ai laissé sécher 24 heures de plus ainsi. J’ai alors tranché la pâte en rectangles directement dans le plateau

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et j’ai saupoudré de sucre cristal avant de finir de couper aux ciseaux (je ne cherchais pas à faire des morceaux parfaitement égaux)

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puis de tourner et retourner tous les morceaux dans le sucre.

Et hop, en sachet ! Ou plutôt en tupp !

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Mais pas les morceaux « moches » ! Non, ceux-là, ils étaient pour Bibi ! Hé hé hé… Crô miam !

Enfin quand même, je me demande si un peu moins de cuisson n’aurait pas suffit… J’aurais dû contrôler la température au thermomètre pour voir dans un livre de théorie de la confiserie si je n’avais pas un poil trop évaporé de liquide…
Je le ferai la prochaine fois !

QUESTION à celles et ceux qui la font à la main : quel est votre ressenti par rapport au touillage pendant que ça bout et gicle ? Combien de temps cuisez-vous la pâte ?

EDIT : je reviens compléter ce billet après consommation des-dites pâtes de coing. Un régal. Vraiment. Et non, elles ne sont pas trop cuites, par contre je pense qu’elles ne sont pas assez sèches. J’en ai porté à Fifille n°1 et Copain n°1 qui habitent dans une région plus humide que la mienne et elles ont eu tendance à « fondre ». Le sucre d’enrobage disparaissait petit à petit, et la pâte de coing ramollissait. Il aurait fallu les sécher plusieurs jours je pense, en atmosphère « sèche » comme chez moi ces derniers jours où nous avons bénéficié d’un merveilleux été indien, avant de les découper et rouler dans le sucre. Je pense également qu’il faut les garder dans des récipients hermétiques et surtout les consommer rapidement. Mais ça, c’est vraiment pas un problème, hein ? 😉

confitures

Gelée de coing

Le cognassier du jardin est couvert de fruits cette année, il est donc temps de vérifier s’ils sont mûrs. Ils sont pour la plupart bien jaunes, même s’il en reste quelques uns encore verts. Je secoue l’arbre et je récupère ce qui tombe. Mon Nomamoi me demande de la pâte de coing : souvenir d’enfance… Comment lui refuser ?

Toute pâte de coing qui se respecte commence par de la gelée ! Alors c’est parti pour la

Gelée de coing

Comme d’habitude, c’est une méthode traditionnelle que j’utilise, pas de vitpris ou d’agar-agar ou autre. Pour moi la confiture c’est des fruits, du sucre, du jus de citron et éventuellement un tout petit morceau de beurre si jamais ça mousse trop violemment.

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Pour cette recette j’ai préparé :

2 kilos de coings
de l’eau,
1 torchon à gelée (lin ou coton, tissage adapté à filtrer le jus en gardant la pulpe et assez solide pour être vrillé sur lui même sans rompre) placé dans une passoire au dessus d’un grand saladier
puis, en fonction de la quantité de jus récupéré, le même poids en sucre
1 jus de citron
1 compresse de gaze

J’ai commencé par laver mes coings pour leur enlever leur duvet puis je les ai coupés en 4.
Misère ! Tous véreux ! Une horreur ! Du coup j’ai récupéré ce que j’ai pu, j’ai cueilli d’autres coings pour compléter, bref je ne sais pas quel poids de fruits j’ai eu…
J’ai gardé les coeurs et pépins, ça aide pour faire prendre la gelée.

EDIT : depuis la rédaction de cet article, j’ai fait la pâte de coing demandée par mon Nomamoi. Eh ben je peux vous dire que mettre déjà là les trognons et pépins dans un tissu ou une mousseline vous évitera de trier la pulpe après cuisson… Groumpfff… C’est du vécu, ce blog, moi je vous dis ! lol !

J’ai tout mis dans une grande casserole et couvert d’eau froide.
J’ai porté à ébullition avec un couvercle et j’ai cuit à petit bouillon, toujours à couvert, le temps que les morceaux soient cuits : une fourchette les traverse sans difficulté. Évidemment, avec mes gros morceaux, petits morceaux, les plus petits sont tombés en purée le temps que les gros cuisent, mais ce n’est pas un souci puisqu’on va filtrer tout ça.

Quand c’est cuit, on passe le contenu de la casserole dans l’étamine pour récupérer juste le jus. J’ai refermé l’étamine dessus pour pas que les mouches s’installent le temps que ça refroidisse assez pour être manipulable.

Quand c’est manipulable, on presse le torchon pour extraire un max de jus. J’ai trouvé un torchon à confiture il y a quelques années chez Alice Délice, il est super, je peux presser, tordre, vriller, il résiste et laisse échapper le jus sans un poil de pulpe. Topissime.

Ensuite, méthode de cuisson traditionnelle.

On pèse le jus récupéré, on ajoute le même poids de sucre, un jus de citron ; on lie dans une mousseline quelques cœurs de coings avec les pépins, on l’ajoute dans la casserole et on cuit environ 1 heure à partir de l’ébullition en touillant en permanence.

J’ai fait ma gelée au Thermomix, car je n’ai plus le temps de passer 1 heure à touiller devant la cuisinière. J’ai donc été limitée à un volume de 1 litre de jus, 1 kilo de sucre, il m’est donc resté environ 1/2 litre de jus. Ce qui n’est pas un souci car en fait nous ne mangeons pas de confiture… Quand j’en fais, c’est pour « pas gâcher » et du coup pour offrir ou pour quand des invités petit-déjeunent à la maison… Sinon, j’aurais répété l’opération une 2ème fois quand on a un TM de feignasse, ce n’est pas un problème ! 😉

Il m’a fallu environ 15 min / temp 100° /vit 2,5 pour fondre le sucre et atteindre l’ébullition.
Pendant ce temps, j’ai préparé ma mousseline.
Quand l’ébullition a été atteinte, j’ai arrêté le TM, placé la mousseline dedans, et réglé sur 60 min / temp varoma / sens inverse / vit 1  sans le bouchon. Pour éviter les projections, j’ai placé un entonnoir à confiture en inox sur le couvercle, comme le fait le fou sur sa tête dans l’imagerie populaire ;-).

Au bout d’1 heure de cuisson, tester si la gelée prend. Méthode technique : utiliser un thermomètre à sonde pour cuisson, il faut être à environ 105°C. Méthode traditionnelle : prélever un peu de gelée sur une cuiller, souffler pour refroidir et incliner la cuiller : la goutte qui se forme doit être assez visqueuse pour ne pas couler comme un liquide, pour rester accrochée à la cuiller… Elle peut tomber au bout d’un moment, faut pas non plus s’attendre à du béton… Le béton c’est impossible à tartiner !

Couler en pots préalablement stérilisés.

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J’ai obtenu les 4 pots de la 1ere photo et un fond de bol avec la quantité que j’ai faite. J’ai incliné le bol pour la 2eme photo, de façon à ce que vous voyiez bien sa tenue, sachant qu’elle était encore un poil tiède. Ce matin, elle était encore plus ferme. Et c’est sa vraie couleur, ce orange un poil rosé… Pas de trucage !

Je ne vous ai pas donné la méthode de stérilisation des pots que j’utilise ! Je prends des pots propres et je verse de l’eau bouillante dedans, ainsi que dans l’intérieur des couvercles. Je les retourne ensuite sur un torchon propre pendant que je règle mon four sur son programme de stérilisation à 130°C. Ensuite je mets les pots dans le bon sens (encore un peu mouillés à l’intérieur), ainsi que les couvercles sur une plaque de cuisson puis le tout au four pendant minimum 30 minutes. En général c’est le temps de cuire une confiture « normale », genre framboise abricot ou mure.
Et comme je risque de garder très longtemps ma confiture, je coule de la paraffine dessus pour bien la protéger.

Et la pâte de coings, je n’en ai encore jamais fait… Alors ce sera pour demain. Pourvu que ça marche… Mon Nomamoi serait tellement déçu si je n’y arrivais pas…

Bon appétit !

desserts

clafoutis, encore une autre recette…

C’est une recette de Michel Roth parue dans le magazine « Cuisinez comme un chef » de Robuchon en Juin 2007…

La recette d’origine comprend l’ajout d’un petit streusel noisette, je vous donnerai les instructions pour le faire même je n’ai pas souhaité le réaliser, le clafoutis en lui même étant déjà largement assez nourrissant à mon avis. Ou plutôt à celui de mes hanches… 😉

Clafoutis de Michel Roth

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Une recette de Michel Roth parue dans le magazine « cuisinez comme un chef »

Pour 6 personnes

prep 20 min
cuisson 50 min

Pour le clafoutis :
450g cerises + une poignée pour la présentation. Je n’ai pas pesé, j’en ai mis de quoi remplir le fond du moule.
1 gousse de vanille
4 oeufs
environ 100g beurre : environ 60g pour faire 50g de beurre noisette, et un peu pour le moule
environ 60g sucre : 40g pour le clafoutis et un peu pour saupoudrer le moule graissé
40g miel
100g farine
300g crème liquide (j’ai mis 150ml de 12% et 150ml d’entière)
1 pincée de sel, ce n’était pas dans la recette mais j’en mets toujours dans les pâtes à gâteau.

Pour le streusel :
40g beurre ramolli
40g sucre
40g farine
40g poudre de noisette

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Si vous souhaitez faire le streusel, commencez par mélanger ensemble les ingrédients du bout des doigts pour former un sable grossier et collant. Réserver au frigo.

Préchauffer le four à 180°C chaleur tournante.

Chauffer le beurre doucement dans une petite casserole pour obtenir du beurre noisette. Éliminer les particules blanches en surface. Quand le beurre commence à sentir la noisette et à colorer très légèrement, vous remarquez également des particules brûlées collées au fond de la casserole, récupérer 50g de ce beurre translucide dans un petit bol, attention à ne pas laisser passer de particules en suspension. Laisser refroidir à température ambiante.

Beurrer grassement un moule à tarte de 25cm de diamètre puis saupoudrer de sucre en poudre, secouer pour ôter l’excédant.
Placer les cerises équeutées au fond du moule sans les écraser ni qu’elles se chevauchent, bref en une seule couche. Avec ou sans noyaux, c’est vous qui voyez… 😉

Dans un saladier, mélanger au fouet le sucre, le miel, la farine, le sel, les graines de la gousse de vanille (garder la gousse vide pour la déco ou pour faire du rhum arrangé ou du sucre vanillé ou autre 😉 ) et les 4 oeufs. Attention aux grumeaux. Ajouter la crème et le beurre noisette refroidi. Verser doucement sur les cerises. Enfourner à 180°C pour 50 minutes.

Non mais vous avez vu ça ? La bestiole se sauve du moule ! Sans aucune coulure, nan… Juste que la chose refuse de toucher le fond. L’avantage c’est que c’est facile à démouler… 😉

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Si vous avez prévu de mettre le streusel, ajoutez le au bout de 40 minutes de cuisson et ré-enfournez pour les 10 minutes restantes. Michel Roth installe un bol renversé bien au centre du moule de façon à ne placer le streusel que le long de la circonférence externe du clafoutis, et ensuite, pour servir, il met quelques cerises et la gousse de vanille vide au centre. Ah oui, aussi il saupoudre de sucre glace à la sortie du four, encore une chose que je ne souhaitais pas faire, c’est bien assez sucré comme ça d’une part et c’est un plat rustique qui n’a pas besoin de « briller » grâce au sucre qui fond avec la chaleur.

J’ai donc fait la version sans streusel, ayant jugé que la présence de la crème au lieu de l’habituel lait, plus du beurre noisette, suffirait largement à nourrir mes poignées d’amour, que j’ai fort jolies d’ailleurs.

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Bon, c’est super bon, pas de souci ! Entre la crème et le beurre noisette, c’est moelleux et gouteux à souhait, la vanille est très douce et  présente sans excès, et la pâte reste une pâte et ne fait pas le flan comme le font certains clafoutis. J’aime bien aussi quand ça fait le flan, d’ailleurs, hein, j’aime les deux, en somme. Il n’est pas trop sucré, et ça c’est important pour moi car je ne suis pas un bec sucré…

J’avais fait déjà d’autres essais de clafoutis : ici (clic) et là (clic aussi) ! Si vous avez envie de comparer… C’est le moment où jamais, et en plus les cerises ne sont pas chères cette année.

Bon appétit !

confitures

confiture de cranberries ou canneberges

Cette fois, pas question de l’alléger en sucre, contrairement à la version allégée en sucre que je fais habituellement ! En effet, je veux pouvoir la garder, car je suis carrément partie sur 2 kilos de fruits…

Il faut savoir que la saison de la cranberry (canneberge en Français) est extrêmement courte. On la trouve en France, en gros, en novembre et décembre. Après, fini ! Heureusement, ces petits fruits se congèlent très bien, il faut par contre prendre bien soin de les trier avant congélation. On peut également les garder quasiment un mois au frigo, à condition de faire cela pour des cranberries achetées en novembre : en effet votre marchand les garde peut-être lui aussi un mois au frigo… « Peut-être », ai-je dit… Pas de généralisation s’il vous plaît, pas de polémique ! 😉

Confiture de cranberries

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Pour 1 kilo de fruits
850g sucre
625ml jus d’oranges fraichement pressées

Cuire ensemble en mélangeant jusqu’à ce que ça prenne. C’est beaucoup plus rapide qu’une confiture « normale » car la cranberry est hyper riche en pectine. Écumer si nécessaire.
Je n’aime pas les morceaux dans la confiture, alors je la mixe dès que les fruits sont éclatés (elle commence déjà à prendre !) et je poursuis la cuisson ensuite. Mixer n’est pas nécessaire. Veiller cependant à ce que tous les fruits soient éclatés. Vous pouvez aussi les écraser du dos de la cuiller en bois.
Verser rapidement dans le spots préalablement stérilisés. Rapidement car ça prend à la vitesse grand V !

La confiture obtenue est extrêmement épaisse, solide, très difficile à tartiner, la faute à la pectine naturellement contenue.
On peut l’utiliser au petit déjeuner, mais aussi comme on ferait d’une gelée de groseille, avec le gibier par exemple.
Quel régal…

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Bon app’ !

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clafoutis « jifoutou » estival

J’ai essayé plein de recettes de clafoutis, principalement aux cerises, et franchement j’ai eu beaucoup de difficultés à trouver une recette qui me convienne vraiment. Où la pâte soit un peu flan mais pas trop, solide mais pas compacte, bref je suis « la pénible du clafoutis ».

Mais ça c’était avant. 😉

Avant de trouver la recette qui me convient et qui marche avec plein de fruits à condition qu’ils ne rendent pas trop de jus, sinon gare à la bouillie qu’on mange à la petite cuiller. Une bouillie à se taper le Q par terre, certes, mais une bouillie quand même !

clafoutis « jifoutou » estival

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D’après la recette du livre « Sucré » de Ladurée

J’ai essayé plusieurs plats pour faire mes clafoutis, c’est dans un simple moule à tarte anti adhésif que je revis le mieux mes souvenirs d’enfance !

Initialement c’est une recette de clafoutis aux cerises :
Les proportions données conviennent d’après Ladurée pour 500g de cerises et un moule de 25cm x 3cm, moi je prends, pour ces mêmes proportions, un moule à tarte de 28 ou 30 cm et 1 kilo de cerises ! Hé hé hé !

Mais on peut faire des clafoutis à plein de choses !
L’idéal c’est un fruit bien mûr qui supporte la cuisson sans rendre trop de jus pour ne pas détremper la pâte, ou sinon il suffira de mettre moins de fruits… ou de cuire bien plus longtemps que prévu… et d’accepter que ça soit tout mouillé au centre…

La base : la pâte à clafoutis, recette Ladurée, livre « Sucré »

1 citron non traité, bio sera encore mieux
175g sucre semoule + un peu pour le moule
1 pincée de sel
50g maïzena
50g farine T45 (perso je mets de la T65 et ça fait pareil…)
3 oeufs entiers + 2 jaunes
30cl lait entier
30cl crème entière liquide (UHT pour moi)
QS beurre pour le moule

Et avec cette pâte, des fruits. Les cerises, ainsi que je vous le disais plus haut, c’est LE grand classique du clafoutis. Mais on peut le faire avec plein de fruits. Mon conseil : des fruits qui ne rendent pas trop de jus, ou alors il faut en mettre moins que ce qu’on aurait envie : pas de Monsieur Plus dans ce cas !

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Sortir le beurre à l’avance pour qu’il ramollisse et soit facile à étaler.
Râper le zeste du citron sur le sucre dans un saladier, mélanger au fouet.
Ajouter le sel, la maïzena et la farine, mélanger au fouet.
Ajouter les oeufs et les jaunes, fouetter ensemble.
Ajouter enfin le lait et la crème, commencer en fouettant vigoureusement pour enlever les grumeaux puis moins vite pour ne pas faire mousser.

Préchauffer le four à 170°C (pour mon four c’est insuffisant, il faut 180°C chaleur tournante)

Beurrer le fond du moule à mort ! Il en faut il en faut ! Et saupoudrer de sucre, répartir en faisant tourner le plat et jeter l’excédent qui n’aura pas accroché au beurre. C’est le beurre et le sucre qui caramélisent à la cuisson qui donnent ce goût si particulier à la croûte du clafoutis ! Donc faut pas graisser le moule façon Onc’Picsou… Faut mettre ce qu’il faut !

Préparer les fruits. Par exemple, dénoyauter les prunes, sortir le sachet de fruits rouges surgelés, ou de myrtilles et de l’ouvrir… 😉

Verser un peu de pâte au fond du moule préparé. Disposer les fruits en une seule couche, pas de superposition. (Sinon le ratio fruit/pâte est perturbé) et verser le reste de pâte par dessus. Attention, ça va monter en cuisant, donc on ne remplit pas à ras bord.

Enfourner pour 40 minutes environ.

Je teste la cuisson en secouant un peu mon clafoutis, s’il tremble, c’est qu’il n’est pas assez cuit.

Le petit goût de citron dans la pâte, mmmmm, c’est top ! Attention cependant à ne pas trop en mettre. Si votre citron est gros, ne mettez pas le zeste entier, les 3/4 suffiront.

Bon app’ !

 

 

desserts

Gâteau aux pêches – Peach cobbler

Me revoici avec une recette de gâteau en direct du Sud des USA, le « Peach Cobbler ». La pêche, c’est le fruit national en Géorgie, on le trouve partout… Son image sur les plaques d’immatriculation des voitures, son nom à toutes les rues… Les « peachtree » street, avenue, plazza etc. sont légion ! J’ai retrouvé récemment cette recette alors que je voyais mes superbes pêches bien mûres commencer à attirer quelques insectes volants… Ahem ahem ahem… Il était temps d’en faire quelque chose.
De bon si possible ! 😉

Peach Cobbler (également nommé Old Dominion Cobbler)

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Traduit et adapté du livre « The Southern Collection, Then and Now », se trouve aussi dans « Emory Seasons, Entertaining Atlanta Style ».

C’est une recette américaine, elle est exprimée en volumes (sauf pour le beurre) donc vous utiliserez un verre doseur.
Elle est à la base immensément trop sucrée, j’ai donc réduit drastiquement la quantité de sucre.

Pour 6 à 8 personnes

125g beurre
1 cup farine (250ml)
1/2 cup sucre (125ml)
1 pincée sel
1 csoupe levure chimique
3/4 cup lait (190ml)
3 ou 4 pêches selon leur taille, qu’elles soient blanches ou jaunes, ou brugnons.

Fondre directement dans un plat au four à 200°C 125g de beurre. Ça fondra plus vite et régulièrement si vous divisez le beurre en 2 ou 3 morceaux.

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Pendant ce temps, préparer la pâte.
Dans un saladier, mettre 1 cup de farine (250ml), 1/2 cup de sucre (125ml), 1 pincée de sel, 1csoupe de levure chimique. Mélanger au fouet.
Dans un verre (ou un biberon !), mesurer 3/4 cup (190ml) de lait.
Peler 3 ou 4 pêches et les couper en 8 quartiers.
Quand le beurre commence à colorer (beurre noisette), baisser la temp du four à 180°.
Ajouter le lait dans le saladier des ingrédients secs, mélanger.
Sortir le plat du four,

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verser la pâte en filet bien de partout, ça va commencer à gonfler le temps de tout verser.

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Ajouter les pêches de façon régulière dessus, sur toute la surface.

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Enfourner pour environ 45 min.
Vérifier de la lame d’un couteau la cuisson au centre.

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La dernière fois que j’ai fait ce gâteau, nous étions très nombreux, j’ai doublé les proportions, et le centre n’était pas assez cuit. J’aurais dû mettre le four à 160°C et laisser 1 heure. Car c’était un peu plus épais du coup, bien que j’avais pris un plat plus grand, mais pas du double. Je me suis dépannée en finissant la cuisson 10 min au micro ondes à pleine puissance.

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C’est en trouvant cette recette que je me suis aperçue que c’était la même que celle que mon amie MC nous avait fait découvrir sous le nom de « gâteau américain » lors d’un atelier de cuisine italienne (si si, italienne, et gâteau américain !) auquel elle m’avait conviée. Si vous suivez ma page Facebook, vous l’avez sûrement vu passer, c’était le 12 mai pour tout vous dire !

Bon appétit !