confitures

confiture de kumquats du jardin

Oui, je sais, ça ne fait pas beaucoup de confiture… Je n’en ai eu qu’un pot et demi ! Mais j’en suis super fière !

Tout a commencé avec mon petit arbre à kumquat acheté il y a un peu moins d’un an, qui avait fait plein de belles fleurs cet été, des fleurs qui s’étaient rapidement transformées en petits kumquats tout vert… qui ont fini de mûrir pendant l’hiver dans la véranda :

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J’adore ces petits fruits hyper amers, hyper acides, et dont pourtant on arrive à sentir le sucre qu’ils contiennent… J’aime en cueillir un chaque fois que je passe pour arroser l’arbre dans son pot de terre… Mais un seul à la fois, plus seraient trop agressifs pour mon palais ! 😉 Je ne serais jamais arrivée à tous les manger avant qu’ils se gâtent ! Je n’allais certainement pas les laisser pourrir sur l’arbre… Alors hop, confiture au programme !

Je n’ai pas de recette spéciale, je vais donc juste vous raconter en images ce que j’ai fait.

Confiture de kumquats

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Réalisée à partir de 375g fruits.

Pour 375g de fruits :
375g sucre
1 coeur de pomme
4 csoupe eau

J’ai commencé par ouvrir les kumquats un par un pour en sortir le pépins que j’ai placés dans un bol. Ensuite, j’ai ajouté dans de bol le cœur d’une pomme avec ses pépins… et j’ai mangé les quartiers de sa chair !

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J’ai mis mes kumquats épépinés dans une casserole inox, j’y ai ajouté le sucre et le lot de pépins enfermés dans une mousseline de gaze :

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J’ai couvert d’un film plastique et j’ai laissé reposer comme ça à température ambiante.

Une dizaine d’heures plus tard, mes kumquats avaient rendu un peu d’eau :

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J’ai mis le tout à chauffer sur feu doux pour juste dissoudre le sucre, mais c’était trop riche en sucre, trop épais, ça fondait difficilement. J’ai ajouté un peu d’eau, csoupe par csoupe, jusqu’à arriver juste à niveau des fruits. Au bout de 4 csoupe, c’était nickel, le sucre a pu fondre et disparaître.

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A ce moment-là, j’ai ôté la mousseline aux pépins de la casserole et j’ai mixé les kumquats au mixeur plongeur, puis j’ai remis la mousseline dans la casserole et j’ai cuit jusqu’à ce que ça prenne. Il y a eu beaucoup de mousse au début, mais la mousse a disparu toute seule sans se transformer en écume qu’il aurait alors fallu évacuer.

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La confiture a pris très rapidement. Et j’ai tout simplement versé dans 2 pots stérilisés.

Je sais que beaucoup de gens font blanchir plusieurs fois les kumquats avant de les mettre à cuire pour leur ôter leur amertume, mais franchement, ce n’est pas nécessaire. Ma confiture est parfaite (dit-elle sans la moindre fausse modestie) sans cela. Peut-être est-ce parce que les fruits cueillis à maturité sur l’arbre ne développent pas autant d’amertume que ceux du commerce ? Peut-être que le fait qu’ils n’aient subi aucun traitement les rend plus doux ? Aucune idée, mais ma version simplissime sans prise de tête me satisfait à 100% !

Voilà !

Bon appétit !

desserts

tarte crumble cranberry orange amande

Avant de vous souhaiter de très bonnes fêtes et de vous laisser pour quelques jours de vacances bien méritées, je vais partager avec vous cette délicieuse tarte… Avec ses cranberries et le zeste d’orange, elle est totalement de saison, le rouge rubis de la garniture acide contraste merveilleusement bien avec la pâte sablée amande, douce, et le crumble bien sucré et croustillant… Bref, pour moi c’est un dessert totalement approprié à cette période festive !

tarte crumble cranberry orange amande

Pour 1 tarte de 18cm

300g cranberries, fraîches ou congelées
150g sucre
jus d’1/2 orange (on peut mettre aussi le zeste)

1/2 portion de pâte sablée amande (la moitié congelée restante de la tarte aux pralines)

175g reste de cette pâte encore congelé
25g flocons d’avoine
2 csoupe rases de cassonade
1 zeste de citron
1 zeste d’orange

Réaliser la confiture de cranberries :

Dans une casserole, mettre les cranberries, le sucre et le jus de la demi-orange.

Porter à ébullition en commençant à feu doux pour assurer la bonne fonte du sucre. Monter ensuite un peu le feu et cuire en remuant régulièrement jusqu’à ce que toutes les cranberries aient éclaté et que ça commence à épaissir : on entend un schluuuurp quand on racle le fond de la casserole et il n’y a plus de liquide pour refermer instantanément la ligne découverte : la ligne reste apparente quelques instants. Laisser refroidir en remuant de temps en temps pour éviter la formation d’une peau.

Pendant ce temps, préparer un fond de pâte cuit ainsi qu’expliqué dans la recette de la tarte aux pralines.
Ne pas éteindre le four après la cuisson du fond de tarte.

Réaliser le crumble :

Dans un mixeur à couteau genre magimix, placer tous les ingrédients pour le crumble et mixer une trentaine de secondes jusqu’à obtenir comme des petits granulés bien régulière. Il est important que le reste de pâte soit congelé pour que ça marche.

Construction de la tarte et cuisson finale :

Verser la confiture de cranberries dans le fond de tarte. Saupoudrer du crumble.Ne pas hésiter à en mettre une belle épaisseur (plus que moi sur ces photos) car ces miettes sont très aérées et pas du tout étouffe-chrétien. On saupoudre à pleine main, s’il en tombe à côté un petit coup de pinceau à pâtisserie permettra de débarrasser tout cela. Il vous restera sans doute un peu de crumble dans le fond du bol de votre mixeur. Le problème est que je ne peux pas mettre moins de pâte dans mon mixeur car il est grand et une plus petite quantité ne lui permettrait pas « d’accrocher » ! Si vous avez un petit mixeur, faites juste les 3/4 de la proportion que j’ai donnée !

Enfourner dans la moitié haute du four de façon à cuire le dessus plus que le dessous qui est déjà cuit et cuire jusqu’à ce que ça soit doré. Bien surveiller.

Cette tarte est magnifique, et elle est délicieuse. Si vous craignez un peu l’acidité de la confiture de cranberries, n’hésitez pas à ajouter plus de sucre, et dans les cranberries, et dans le crumble. Personnellement, j’adore ce côté acidulé qui fait presque grincer les dents… C’est le contraste entre cette acidité marquée et la douceur de la pâte et du crumble qui donne tout son carme à cette fabuleuse tarte.

J’ai fait cette tarte plusieurs fois, et j’aime particulièrement trouver une belle épaisseur de granulés de crumble. Sur les photos de ce billet, l’épaisseur n’est pas suffisante. Je n’avais pas tout mis les granulés, j’aurais mieux fait d’en mettre bien plus !

Bon appétit, et surtout

Joyeux Noël à toutes et tous !

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desserts

panna cotta aux abricots et crème d’amande

Aujourd’hui je vous fais un billet très court : je me suis cassé le poignet droit la semaine dernière, et comme je suis droitière, il n’est pas facile de taper de la main gauche !

Panna cotta aux abricots et crème d’amande

A préparer au moins 3 heures à l’avance, l’idéal étant la veille.

pour 6 verres à tapas

600g crème d’amande (non sucrée pour moi)
6 feuilles de gélatine soit 12g
60g miel (peut-être plus, peut-être moins, tout dépend de votre goût et de si vous utilisez une crème d’amande déjà sucrée ou pas…)
1 ccafé arôme amande amère (commencer par 1/2 ccafé puis rajouter au goût)
1 bocal d’abricots au sirop (ou des abricots frais en saison, ou une compote d’abricots maison sans sucre ajouté pour profiter de l’acidité naturelle de ce fruit)
1 bocal de coulis d’abricot

Je remercie mon partenaire Paniers Oullins pour ce délicieux coulis bio qui a vraiment le goût d’abricot !

La crème d’amande est un produit que j’ai eu du mal à trouver, mais je ne voulais pas utiliser de la crème de lait pour des raisons de cholestérol d’une part, mais aussi pour avoir un résultat plus léger, plus digeste. Je ne voulais pas utiliser de la crème de soja, qui est, elle, facile à trouver, ni une crème d’avoine ou de riz, car je tenais à ce goût d’amande qui s’accorde si bien avec l’abricot.

En fait, cette crème d’amande n’a pas de goût… C’est pourquoi j’ai utilisé de l’arôme amande amère !

Mettre la gélatine à ramollir dans de l’eau très froide.
Chauffer la crème d’amande additionnée du miel. Quand elle est très chaude, juste avant le premier bouillon, la sortir du feu, essorer la gélatine et l’ajouter dans la crème. Bien mélanger mais sans fouetter sinon ça va mousser, et on ne veut pas de mousse dans une panna cotta !
Laisser refroidir en remuant de temps en temps. Quand c’est tiède, aromatiser avec l’amande amère, commencer par 1/2 ccafé puis goûter et rectifier pour atteindre juste le point que vous aimez.
Couper les abricots au sirop en morceaux et les disposer au fond des verrines.
Verser délicatement la crème dessus pour ne pas déplacer les abricots.
Mettre au frigo au moins 3 heures. Y mettre aussi le bocal de coulis d’abricots.
Au moment de servir, répartir le coulis entre les verrines.

C’est un régal. Les abricots acides au fond, la crème d’amande légèrement amère au milieu et le coulis hyper parfumé et sucré dessus, tout cela forme un très bel ensemble !

Bon appétit !

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desserts

crumble prune – façon speculoos

Il y a 2 semaines environ, je suis passée sous les 2 pruniers de mon jardin. Une seule reine-claude accrochée au premier… Mes lectrices et lecteurs sur Facebook ont pu contempler cette merveille dorée, juteuse et sucrée, certes, mais unique… Sur le second par contre, une très belle quantité de quetsches… qui commençaient à se ratatiner comme des pruneaux et à se couvrir de petites têtes d’épingle de moisissures… J’ai cueilli tout ce que j’ai pu, mûr ou pas mûr, et soigneusement éliminé tout ce qui pourrissait.

il m’est resté 2 beaux saladiers bien pleins comme celui-ci :

Comme j’avais vu passer sur Facebook de superbes crumbles prune-speculoos hyper tentants, je me suis prise au jeu et j’ai décidé de tenter ma propre version.

Ce que vous ne savez sans doute pas, c’est que ça fait 2 ans que j’essaie de faire des Bastogne à la maison… enfin plus exactement je recherche le goût des speculoos avec la consistance des Bastogne. Pour le goût, c’est assez facile à obtenir, mais la consistance, alors là c’est autre chose… Donc depuis 2 ans je teste de temps en temps une nouvelle recette de speculoos, toujours dans le but de m’approcher des Bastogne que j’aime tant, sans jamais y arriver. Du coup, je me suis dit que j’allais faire d’une pierre deux coups : faire un super crumble et en même temps tenter un nouvel essai de Bastogne avec les restes de pâte.

Je n’ai jamais été aussi près des Bastogne qu’avec ce dernier essai.

Pourtant je ne publierai aujourd’hui que le crumble : je m’approche de plus en plus de ma cible, mais j’en suis encore un poil trop loin.

crumble prune – façon speculoos

Faut quand même que je vous raconte autre chose…
Pour ce crumble, j’ai, comme vous pouvez vous en douter, coupé chaque prune en deux pour la dénoyauter… Eh bien 99% de mes quetsches étaient véreuses… J’ai pris le temps de faire le premier saladier, je n’ai même pas récolté de quoi remplir le fond de mon plat, j’ai dû ajouter des prunes violettes du commerce, et d’énervement devant le gâchis et le temps perdu, j’ai jeté rageusement le contenu du deuxième saladier à la poubelle… 😥

Cette recette est un mélange basé sur de nombreux essais de spéculoos/Bastogne !

Pour 6 à 8 personnes, soit un plat à gratin de belle taille ou 2 petits.

125g beurre bien froid + un peu pour le moule
25g mélasse noire
60g vergeoise brune
65g cassonade
175g farine T65
1 gousse de vanille
1 ccafé de 4 épices
1/2 ccafé gingembre en poudre
2 ccafé cannelle moulue

QS prunes (pour moi un mélange de quetsches et de grosses prunes violettes)

J’ai fait ce crumble plusieurs fois, toujours avec des prunes car c’est un fruit qui va divinement bien avec les épices, mais aussi combinés avec d’autres fruits de saison : des morceaux de pêche, des mûres et des framboises du jardin, le tout bien mélangé.

Préchauffer le four à 180°C chaleur tournante.

Beurrer généreusement un plat allant au four.
Préparer les fruits et les mettre dans le moule.

Dans un mixeur à couteau genre magimix mettre tous les ingrédients (sauf les fruits !), mixer par pulses pour obtenir du sable, et continuer à pulser pour que le sable commence à s’agglomérer en grumeaux un peu plus gros, de la taille de grains de maïs. Verser sur les fruits.

Enfourner et cuire à 180°C chaleur tournante 40 à 45 minutes, surveiller : tous les fours sont différents. D’ailleurs le mien commence à donner quelques signes de faiblesse, sa température n’est plus très fiable ni stable… Il n’a que 8 ans pourtant… Enfin bon. Passons. Avec la même consigne affichée par le four, j’ai eu quelques crumbles parfaits, dont celui qui a été photographié par un jour de beau temps sur la terrasse,  et un autre quelque peu cramé…

Deux fois, il m’est resté de quoi former environ 4 faux-Bastogne sur une plaque à pâtisserie… J’ai eu quelques soucis avec leur cuisson… La première fois, il a fallu les recuire tellement ils étaient mous, la deuxième fois ils ont brûlé… Va comprendre, Charles !

Bref.
Ne passez pas à côté de cette recette 100% de saison ! Le crumble est croquant à souhait, bien parfumé mais sans excès : la vanille arrondit les aspérités des autres épices ! Les fruits sont généreusement sucrés et acides à la fois… Pas besoin de leur ajouter du sucre en poudre, ils en sont naturellement gavés. Et en cuisant, ils rendent un jus rouge rubis sirupeux à se rouler par terre !

Bon appétit !

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desserts

gâteau renversé aux abricots

Si mon précédent gâteau aux abricots avait laissé Fifille n°2 indifférente (elle n’aime pas la lavande…) celui-ci lui a permis de prendre sa revanche…

gâteau renversé aux abricots

recette trouvée dans un Cuisine et Vins de France

Attention : le moule doit supporter la flamme directe !

Pour un moule à manqué de 26cm

800g abricots
10 morceaux de sucre (remplacés par 3 csoupe rases de sucre poudre)
100g sucre poudre
2 gros œufs
75g farine
75g maïzéna
1 ccafé bien dodue levure chimique (8g)
1 pincée sel
125g beurre (100 + 25)

Rincer les abricots, les couper en 2, jeter les noyaux.
Mettre les morceaux de sucre (ou les 3 csoupe de sucre poudre) au fond du moule à manqué et le placer sur le feu pour faire le caramel, puis, hors du feu, ajouter 25g de beurre pour le détendre.
J’ai pris mon plus beau gant spécial isolant, j’ai posé mon moule sucré sur le gaz à mi puissance, quand ça a commencé à se liquéfier j’ai sorti du feu pour que la chaleur se répartisse, puis remis sur le feu, puis enlevé etc, de façon à ce qu’il n’y ait pas de zones brûlées tandis que d’autres étaient encore à peine fondues. Quand le caramel a été fait, j’ai posé le moule sur mon plan de travail (dessous de plat !) j’ai jeté dedans un morceau de 25g de beurre, et, toujours avec mon super gant, j’ai bougé, incliné, tapé le moule pour bien répartir le beurre partout. J’ai remarqué que le caramel était bien collé au fond du moule et qu’il n’absorbait pas le beurre.
Autre remarque : l’odeur de caramel au beurre noisette qui s’est développée à la maison, Oh My God ! A se rouler par terre !

Préchauffer le four à 180°C (chaleur tournante pour moi)

Placer les abricots bien comme il faut au fond du moule, côté chair visible

Mettre à fondre tout doucement les 100g de beurre restants.
Mélanger ensemble farine, maïzéna, levure chimique et sel dans un saladier

Dans un autre saladier et à l’aide d’un fouet (ou au kitchenaid 😉 ) fouetter les œufs et le sucre jusqu’à ce que le mélange devienne blanc et mousseux. Ajouter le beurre juste fondu, bien fouetter, puis les farines.

Verser doucement dans le moule pour ne pas déplacer les abricots. La pâte est assez compacte, elle coule, mais elle est quand même épaisse. Et il n’y en a pas beaucoup, donc j’ai fait de mon mieux en poussant avec une maryse pour que tous les abricots soient à peu près recouverts de pâte, mais bon, il est resté des trous !

Enfourner pour 40 minutes.

Démouler encore chaud (ben oui, sinon le caramel va durcir et rester collé au fond du moule !) en retournant sur le plat de service.

Et voilà la photo qui prouve que très peu de gâteau est resté collé au fond !

Et comme je ne veux pas gâcher, j’ai raclé et posé discrètement sur le gâteau… 😉

Servir tiède.

En général je mets toujours une photo d’une part de gâteau pour qu’on voit bien comment c’est à l’intérieur, quelle consistance de pâte, bref pour que rien ne soit laissé caché. Bon. Sauf que ce jour là Fifille n°2 était à la maison, alors évidemment, prise dans nos discussions passionnées et passionnantes je n’ai pas fait de photo tout de suite… Et le lendemain, il ne restait  plus de gâteau à photographier : Fifille n°2 l’avait vraiment beaucoup, beaucoup, mais alors beaucoup aimé…
Oui, moi aussi, bon, allez, j’avoue ! lol !

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plats

tajine d’agneau aux fèves, petits pois et citron confit

Pour faire ce tajine, je me suis directement inspirée de celui-ci, en ne mettant pas de miel ni de safran mais en ajoutant du cumin et augmentant simplement un peu les quantités d’épices pour 2 raisons : la première, j’avais trouvé le tajine précédent très doux et j’avais envie de le rendre un peu plus fort en arômes méditerranéens. La seconde : les fèves et les petits pois ont tendance, je trouve, à absorber un peu des parfums qui les entourent, et pour compenser cette disparition, j’ai décidé d’en mettre un peu plus.
Nous avons donc un tajine « salé »… Pour une fois, ce ne sera pas du sucré-salé !

tajine d’agneau aux fèves, petits pois et citron confit

Pour 6 personnes

1.2 kilo de viande d’agneau pour cuisson longue (épaule, souris, collier…)
2 oignons moyens
2 csoupe de ras el hanout  (n’en mettre qu’une pour un goût bien plus délicat)
2 ccafé gingembre poudre
2 ccafé cannelle poudre
1 ccafé cumin
1 paquet (450g) fèves surgelées pelées
environ 350 g petits pois écossés frais (mais surgelés irait aussi)
1/2 citron confit à l’huile maison
1 cube de bouillon de mouton (facultatif)
1 cube de bouillon spécial tajine (facultatif)
1 grosse poignée de persil haché
1 petite poignée de coriandre hachée
QS huile olive (si possible des citrons confits), sel, poivre, eau
servir avec une graine de couscous

Mettre une pleine bouilloire à bouillir.

Dans une cocotte en fonte, possédant un couvercle et de taille adaptée, chauffer un peu d’huile d’olive (si possible des citrons confits) et faire revenir la viande à feu vif jusqu’à ce qu’elle soit bien dorée, en remuant de temps en temps.

Pendant que la viande dore, peler les oignons et les couper en fines lamelles.

Quand la viande est bien dorée, saler (pas trop) et poivrer, mélanger puis réserver dans un saladier.
Remettre un peu d’huile si nécessaire (ça ne devrait pas être le cas, l’agneau étant une viande assez grasse) et mettre les lamelles d’oignon à fondre sur feu moyen en remuant régulièrement.

Quand les oignons sont fondus et commencent à colorer, ajouter les épices et laisser chauffer en remuant pour les torréfier pendant environ 30 secondes. Remettre la viande, avec les jus qu’elle aura rendus dans le saladier, bien mélanger, couvrir à hauteur d’eau chaude de la bouilloire, ajouter le cas échéant les cubes, mélanger, porter à ébullition puis baisser le feu, couvrir et mijoter 1 heure.

Pendant que ça cuit, ciseler les herbes et préparer le citron confit : ne garder que l’écorce, jeter la chair (il paraît qu’on peut aussi la manger, personnellement je ne le fais pas) et couper l’écorce en petits dés.

Au bout d’une heure de cuisson, ajouter dans la cocotte le citron confit, les petits pois et les fèves, porter à ébullition, puis couvrir, baisser le feu et mijoter à nouveau de 10 à 30 minutes selon si votre viande est assez cuite ou non. Et pour le savoir, il faut goûter ! Et en profiter pour rectifier l’assaisonnement.

Ciseler finement les herbes, réserver juste quelques pluches pour la déco des assiettes et ajouter le reste dans le plat.

Servir avec la semoule de couscous et saupoudré des herbes ciselées.

Comme vous pouvez le constater, c’est une simple reprise sans sucre et avec des légumes de saison du tajine présenté il y a quelques jours sur mon blog. C’est aussi un tajine à bouillon, il est donc intéressant là encore de le servir avec une semoule « sèche », c’est à dire cuite au couscoussier ou au micro-ondes, peu importe, mais pas à l’eau bouillante. Je pense que seuls le fait de rouler la graine à la main avec un tout petit peu d’eau seulement à la fois, puis la cuisson en 3 fois, à la vapeur ou au micro-ondes sous film alimentaire, permettent d’obtenir une semoule parfaitement cuite, mais sèche, et apte à « boire » le bouillon. Je crois que c’est important que je vous le fasse bien remarquer, car la conséquence inverse est sacrément dangereuse : une semoule « sèche » est du genre à vous étouffer sur place si elle n’est pas mouillée par un bouillon ! Il vaut mieux avoir une semoule « humide » pour un tajine à sauce courte… 😉

Bon appétit !

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desserts

gâteau tout simple aux abricots et à la lavande

Un délicieux gâteau bien moelleux, légèrement aromatisé à la lavande qui va si bien avec l’abricot, ce fruit acide qui fait parfois grincer les dents… C’est encore une recette d’un CVF d’été : comme j’en avais pris plusieurs à la médiathèque, je ne sais pas si c’est un de cet année ou d’il y a longtemps !

gâteau aux abricots et à la lavande

adapté d’un magazine Cuisine et Vins de France

Pour un moule à manqué de 26cm

500g d’abricots mûrs à point
3 œufs
150g fromage blanc
150g sucre en poudre + 1 ou 2 csoupe pour saupoudrer le dessus (j’ai utilisé du sucre roux)
125g beurre +15 pour le moule
1 ou 2 gouttes d’huile essentielle de lavande (attention, c’est très fort, il est probable qu’une seule suffira !)
150g farine
1 pincée de sel

Préchauffer le four à 180°C – th6 (j’ai mis chaleur tournante)

Beurrer le moule soigneusement et fondre le reste avec les 125g, au micro ondes ou à la casserole.
Peser le sucre dans un saladier, y casser les œufs et fouetter jusqu’à ce que le mélange devienne blanc et mousseux.
Ajouter le beurre fondu tiédi en y faisant tomber prudemment 1 goutte ou 2 maximum d’huile essentielle de lavande. Une astuce : faire tomber les gouttes dans une petite cuiller avant de verser dans la pâte, cela évitera l’accident de la triple goutte qui explose en splatch et qui rend votre gâteau parfaitement utilisable comme répulsif à moustique… 😉 Oui, je sais, ça sent le vécu…
Bref, où en étais-je ? Ah oui, on vient de mettre notre goutte d’HE lavande. Bon.
Fouetter doucement pour ne pas en mettre partout, puis ajouter enfin le fromage blanc et bien fouetter pour ne pas avoir de grumeaux. D’ailleurs avec un fromage blanc battu (par opposition aux faisselles), le problème ne se pose pas.
Ajouter enfin la farine et le sel et mélanger soigneusement au fouet. Aucun grumeau ne sera toléré ! 😉

Verser la pâte dans le moule beurré.
Déposer les moitiés d’abricots, peau dessous, chair apparente, à la surface, puis saupoudrer de sucre en poudre.

Enfourner pour 45 minutes.
Tester la cuisson à l’aide de la lame d’un couteau qui doit ressortir de la pâte presque sèche.

Déguster à température ambiante.

Un pur bonheur que cette alliance abricot-lavande… Mais vous pouvez bien sûr faire ce gâteau sans le parfumer !

Bon appétit !

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