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clafoutis, encore une autre recette…

C’est une recette de Michel Roth parue dans le magazine « Cuisinez comme un chef » de Robuchon en Juin 2007…

La recette d’origine comprend l’ajout d’un petit streusel noisette, je vous donnerai les instructions pour le faire même je n’ai pas souhaité le réaliser, le clafoutis en lui même étant déjà largement assez nourrissant à mon avis. Ou plutôt à celui de mes hanches… 😉

Clafoutis de Michel Roth

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Une recette de Michel Roth parue dans le magazine « cuisinez comme un chef »

Pour 6 personnes

prep 20 min
cuisson 50 min

Pour le clafoutis :
450g cerises + une poignée pour la présentation. Je n’ai pas pesé, j’en ai mis de quoi remplir le fond du moule.
1 gousse de vanille
4 oeufs
environ 100g beurre : environ 60g pour faire 50g de beurre noisette, et un peu pour le moule
environ 60g sucre : 40g pour le clafoutis et un peu pour saupoudrer le moule graissé
40g miel
100g farine
300g crème liquide (j’ai mis 150ml de 12% et 150ml d’entière)
1 pincée de sel, ce n’était pas dans la recette mais j’en mets toujours dans les pâtes à gâteau.

Pour le streusel :
40g beurre ramolli
40g sucre
40g farine
40g poudre de noisette

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Si vous souhaitez faire le streusel, commencez par mélanger ensemble les ingrédients du bout des doigts pour former un sable grossier et collant. Réserver au frigo.

Préchauffer le four à 180°C chaleur tournante.

Chauffer le beurre doucement dans une petite casserole pour obtenir du beurre noisette. Éliminer les particules blanches en surface. Quand le beurre commence à sentir la noisette et à colorer très légèrement, vous remarquez également des particules brûlées collées au fond de la casserole, récupérer 50g de ce beurre translucide dans un petit bol, attention à ne pas laisser passer de particules en suspension. Laisser refroidir à température ambiante.

Beurrer grassement un moule à tarte de 25cm de diamètre puis saupoudrer de sucre en poudre, secouer pour ôter l’excédant.
Placer les cerises équeutées au fond du moule sans les écraser ni qu’elles se chevauchent, bref en une seule couche. Avec ou sans noyaux, c’est vous qui voyez… 😉

Dans un saladier, mélanger au fouet le sucre, le miel, la farine, le sel, les graines de la gousse de vanille (garder la gousse vide pour la déco ou pour faire du rhum arrangé ou du sucre vanillé ou autre 😉 ) et les 4 oeufs. Attention aux grumeaux. Ajouter la crème et le beurre noisette refroidi. Verser doucement sur les cerises. Enfourner à 180°C pour 50 minutes.

Non mais vous avez vu ça ? La bestiole se sauve du moule ! Sans aucune coulure, nan… Juste que la chose refuse de toucher le fond. L’avantage c’est que c’est facile à démouler… 😉

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Si vous avez prévu de mettre le streusel, ajoutez le au bout de 40 minutes de cuisson et ré-enfournez pour les 10 minutes restantes. Michel Roth installe un bol renversé bien au centre du moule de façon à ne placer le streusel que le long de la circonférence externe du clafoutis, et ensuite, pour servir, il met quelques cerises et la gousse de vanille vide au centre. Ah oui, aussi il saupoudre de sucre glace à la sortie du four, encore une chose que je ne souhaitais pas faire, c’est bien assez sucré comme ça d’une part et c’est un plat rustique qui n’a pas besoin de « briller » grâce au sucre qui fond avec la chaleur.

J’ai donc fait la version sans streusel, ayant jugé que la présence de la crème au lieu de l’habituel lait, plus du beurre noisette, suffirait largement à nourrir mes poignées d’amour, que j’ai fort jolies d’ailleurs.

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Bon, c’est super bon, pas de souci ! Entre la crème et le beurre noisette, c’est moelleux et gouteux à souhait, la vanille est très douce et  présente sans excès, et la pâte reste une pâte et ne fait pas le flan comme le font certains clafoutis. J’aime bien aussi quand ça fait le flan, d’ailleurs, hein, j’aime les deux, en somme. Il n’est pas trop sucré, et ça c’est important pour moi car je ne suis pas un bec sucré…

J’avais fait déjà d’autres essais de clafoutis : ici (clic) et là (clic aussi) ! Si vous avez envie de comparer… C’est le moment où jamais, et en plus les cerises ne sont pas chères cette année.

Bon appétit !

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Gâteau citron amande (dolce d’Amalfi)

Un petit dessert aujourd’hui… Non, c’est faux ! Un GRAND dessert aujourd’hui !
J’adore les gâteaux au citron, tout ce qui est au citron en fait, et c’est donc encore un nouveau gâteau que j’ai testé pour vous, et pour mon plus grand plaisir, car c’est une merveille et je vais le refaire souvent !
Je l’ai servi avec un sorbet pamplemousse orange campari que vous trouverez prochainement sur le blog. Mais si jamais vous n’avez pas envie d’attendre et que vous lisez l’anglais, voici la recette d’origine de ce sorbet (clic).

Gâteau citron amande (dolce d’Amalfi)

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Traduit et adapté du magazine Delicious oct 2013

8-10 personnes

prep : 1 heure pour mise à température et torréfaction de la poudre d’amande, et 25 min de travail.
cuisson : 40 min

130g beurre, à température ambiante et un peu plus pour graisser le moule (j’ai utilisé le moule Demarle carré 18×18 et je ne l’ai pas graissé)
160g sucre glace, et un peu plus pour la déco
zeste de 2 citrons sinon bios, du moins non traités après récolte
60g petits dés d’écorce de citron confite
1 gousse de vanille, la pulpe seulement, garder la peau pour parfumer du rhum ou faire du sucre vanillé.
2 oeufs, température ambiante
80g farine
1 ccafé levure chimique
50g fécule de pomme de terre
100g poudre d’amande
1 pincée de sel fin
100ml lait, température ambiante

tranches de citron confites pour décorer
(1 volume de sucre, 2 volumes d’eau, porter à ébullition, plonger des rondelles ultra fines de citron, les laisser sur feu très doux pour les mijoter jusqu’à ce que la partie blanche de l’écorce devienne transparente. Cela prend environ 5 minutes, mais peut durer plus longtemps si vos rondelles sont un poil trop épaisses… Les ressortir et les mettre à refroidir sur du papier cuisson, elles vont devenir brillantes et collantes.)

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Sortir le beurre à l’avance pour qu’il soit ramolli mais pas fondu.
Sortir aussi le lait et les oeufs.
Préchauffer le four à 180°C/160°C chaleur tournante/gaz4. Moi j’ai mis 180°C chaleur tournante, mais mon four n’est plus fiable, donc… faites comme vous faites d’habitude pour vos gâteaux ou faites confiance au magazine dans lequel j’ai trouvé cette recette ! 😉

Placer la poudre d’amande sur une plaque à pâtisserie en l’étalant bien en couche bien fine et, quand le four est chaud, enfourner pour 5 à 7 minutes en surveillant : ça doit légèrement colorer, pas plus. Transférer sur une autre plaque pour refroidir à température ambiante. Ça, c’est ma version personnelle de ce gâteau : l’amande torréfiée a tellement plus de goût que celle qui sort juste de son paquet… Mais c’est donc une étape facultative : elle n’est pas dans la recette d’origine.

Pendant ce temps, préparer la suite des pesées. On ne commencera le travail que quand le beurre sera mou et la poudre d’amande revenue à température ambiante.

Si vous utilisez un moule métal (par opposition au silicone), beurrez votre moule, placez un papier cuisson et beurrez à nouveau.

J’ai décidé de faire le gâteau dans mon mixeur à couteau (style magimix) mais on peut encore mieux le réussir je pense au kitchenaid. C’est juste que je n’avais pas le temps de faire au kitchenaid. Et à la main encore moins…

Dans le mixeur, crémer le beurre mou, le sucre glace et la pulpe de la gousse de vanille. Racler de temps à autre la mixture sur les bords du bol. On attend d’avoir un mélange vraiment blanc et mousseux.

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Pendant ce temps, tamiser ensemble la farine, la fécule, la poudre d’amande refroidie, la levure et le sel. Même s’il y a des grains de poudre d’amande qui ne passent pas par les trous de la passoire étamine, c’est pas grave, on ne fait pas des macarons ! On les remet donc avec leurs frères et sœurs, on ne les jette pas…

Ajouter le zeste de citron, les cubes de citron confit,

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donner un pulse pour mélanger.

Ajouter un oeuf et mixer pour incorporer totalement, puis ajouter l’autre et incorporer totalement aussi.

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Penser à racler régulièrement les bords !

Ajouter les poudres,

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mixer le moins longtemps possible, il faut à peine lisser la pâte

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puis ajouter le lait et mixer le moins longtemps possible.

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Bien racler les bords là encore, dans mon mixeur qui est un peu trop grand pour ce peu de pâte, ça ne mélangeait que le fond, toute une partie restait intouchée collée au bord du bol… On le voit bien sur la photo ci-dessus !

Verser dans le moule préparé

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et enfourner pour 40 minutes. Tant que c’est mou sous le doigt, c’est pas assez cuit. Et si c’est cuit pile poil, la lame d’un couteau insérée doit ressortir propre et sèche.

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Laisser refroidir quelques minutes puis démouler sur le plat de service.
Décorer de sucre glace et des rondelles de citron confit préparées.

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Un régal que ce gâteau que j’ai déjà fait 3 fois maintenant et qui marche à tous les coups !

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Le gâteau, même bien doré, n’est pas croustillant à l’extérieur, et l’intérieur est très très agréable, moelleux et friable à la fois, bien humide, c’est vraiment un régal. La vanille est très présente. L’amande torréfiée apporte un goût bien particulier, extrêmement riche, mais rend l’intérieur un poil moins humide que si on ne faisait pas cette étape que j’ai choisi de rajouter.

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Bien à l’abri de l’air sous un film alimentaire, vous pourrez le garder une semaine. Enfin… s’il ne disparaît pas tout de suite !

La semaine prochaine vous découvrirez le superbe sorbet pamplemousse-orange-campari (sans sorbetière) que nous avions choisi pour accompagner ce gâteau.

Bon appétit !

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clafoutis « jifoutou » estival

J’ai essayé plein de recettes de clafoutis, principalement aux cerises, et franchement j’ai eu beaucoup de difficultés à trouver une recette qui me convienne vraiment. Où la pâte soit un peu flan mais pas trop, solide mais pas compacte, bref je suis « la pénible du clafoutis ».

Mais ça c’était avant. 😉

Avant de trouver la recette qui me convient et qui marche avec plein de fruits à condition qu’ils ne rendent pas trop de jus, sinon gare à la bouillie qu’on mange à la petite cuiller. Une bouillie à se taper le Q par terre, certes, mais une bouillie quand même !

clafoutis « jifoutou » estival

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D’après la recette du livre « Sucré » de Ladurée

J’ai essayé plusieurs plats pour faire mes clafoutis, c’est dans un simple moule à tarte anti adhésif que je revis le mieux mes souvenirs d’enfance !

Initialement c’est une recette de clafoutis aux cerises :
Les proportions données conviennent d’après Ladurée pour 500g de cerises et un moule de 25cm x 3cm, moi je prends, pour ces mêmes proportions, un moule à tarte de 28 ou 30 cm et 1 kilo de cerises ! Hé hé hé !

Mais on peut faire des clafoutis à plein de choses !
L’idéal c’est un fruit bien mûr qui supporte la cuisson sans rendre trop de jus pour ne pas détremper la pâte, ou sinon il suffira de mettre moins de fruits… ou de cuire bien plus longtemps que prévu… et d’accepter que ça soit tout mouillé au centre…

La base : la pâte à clafoutis, recette Ladurée, livre « Sucré »

1 citron non traité, bio sera encore mieux
175g sucre semoule + un peu pour le moule
1 pincée de sel
50g maïzena
50g farine T45 (perso je mets de la T65 et ça fait pareil…)
3 oeufs entiers + 2 jaunes
30cl lait entier
30cl crème entière liquide (UHT pour moi)
QS beurre pour le moule

Et avec cette pâte, des fruits. Les cerises, ainsi que je vous le disais plus haut, c’est LE grand classique du clafoutis. Mais on peut le faire avec plein de fruits. Mon conseil : des fruits qui ne rendent pas trop de jus, ou alors il faut en mettre moins que ce qu’on aurait envie : pas de Monsieur Plus dans ce cas !

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Sortir le beurre à l’avance pour qu’il ramollisse et soit facile à étaler.
Râper le zeste du citron sur le sucre dans un saladier, mélanger au fouet.
Ajouter le sel, la maïzena et la farine, mélanger au fouet.
Ajouter les oeufs et les jaunes, fouetter ensemble.
Ajouter enfin le lait et la crème, commencer en fouettant vigoureusement pour enlever les grumeaux puis moins vite pour ne pas faire mousser.

Préchauffer le four à 170°C (pour mon four c’est insuffisant, il faut 180°C chaleur tournante)

Beurrer le fond du moule à mort ! Il en faut il en faut ! Et saupoudrer de sucre, répartir en faisant tourner le plat et jeter l’excédent qui n’aura pas accroché au beurre. C’est le beurre et le sucre qui caramélisent à la cuisson qui donnent ce goût si particulier à la croûte du clafoutis ! Donc faut pas graisser le moule façon Onc’Picsou… Faut mettre ce qu’il faut !

Préparer les fruits. Par exemple, dénoyauter les prunes, sortir le sachet de fruits rouges surgelés, ou de myrtilles et de l’ouvrir… 😉

Verser un peu de pâte au fond du moule préparé. Disposer les fruits en une seule couche, pas de superposition. (Sinon le ratio fruit/pâte est perturbé) et verser le reste de pâte par dessus. Attention, ça va monter en cuisant, donc on ne remplit pas à ras bord.

Enfourner pour 40 minutes environ.

Je teste la cuisson en secouant un peu mon clafoutis, s’il tremble, c’est qu’il n’est pas assez cuit.

Le petit goût de citron dans la pâte, mmmmm, c’est top ! Attention cependant à ne pas trop en mettre. Si votre citron est gros, ne mettez pas le zeste entier, les 3/4 suffiront.

Bon app’ !

 

 

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Gâteau aux pêches – Peach cobbler

Me revoici avec une recette de gâteau en direct du Sud des USA, le « Peach Cobbler ». La pêche, c’est le fruit national en Géorgie, on le trouve partout… Son image sur les plaques d’immatriculation des voitures, son nom à toutes les rues… Les « peachtree » street, avenue, plazza etc. sont légion ! J’ai retrouvé récemment cette recette alors que je voyais mes superbes pêches bien mûres commencer à attirer quelques insectes volants… Ahem ahem ahem… Il était temps d’en faire quelque chose.
De bon si possible ! 😉

Peach Cobbler (également nommé Old Dominion Cobbler)

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Traduit et adapté du livre « The Southern Collection, Then and Now », se trouve aussi dans « Emory Seasons, Entertaining Atlanta Style ».

C’est une recette américaine, elle est exprimée en volumes (sauf pour le beurre) donc vous utiliserez un verre doseur.
Elle est à la base immensément trop sucrée, j’ai donc réduit drastiquement la quantité de sucre.

Pour 6 à 8 personnes

125g beurre
1 cup farine (250ml)
1/2 cup sucre (125ml)
1 pincée sel
1 csoupe levure chimique
3/4 cup lait (190ml)
3 ou 4 pêches selon leur taille, qu’elles soient blanches ou jaunes, ou brugnons.

Fondre directement dans un plat au four à 200°C 125g de beurre. Ça fondra plus vite et régulièrement si vous divisez le beurre en 2 ou 3 morceaux.

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Pendant ce temps, préparer la pâte.
Dans un saladier, mettre 1 cup de farine (250ml), 1/2 cup de sucre (125ml), 1 pincée de sel, 1csoupe de levure chimique. Mélanger au fouet.
Dans un verre (ou un biberon !), mesurer 3/4 cup (190ml) de lait.
Peler 3 ou 4 pêches et les couper en 8 quartiers.
Quand le beurre commence à colorer (beurre noisette), baisser la temp du four à 180°.
Ajouter le lait dans le saladier des ingrédients secs, mélanger.
Sortir le plat du four,

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verser la pâte en filet bien de partout, ça va commencer à gonfler le temps de tout verser.

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Ajouter les pêches de façon régulière dessus, sur toute la surface.

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Enfourner pour environ 45 min.
Vérifier de la lame d’un couteau la cuisson au centre.

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La dernière fois que j’ai fait ce gâteau, nous étions très nombreux, j’ai doublé les proportions, et le centre n’était pas assez cuit. J’aurais dû mettre le four à 160°C et laisser 1 heure. Car c’était un peu plus épais du coup, bien que j’avais pris un plat plus grand, mais pas du double. Je me suis dépannée en finissant la cuisson 10 min au micro ondes à pleine puissance.

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C’est en trouvant cette recette que je me suis aperçue que c’était la même que celle que mon amie MC nous avait fait découvrir sous le nom de « gâteau américain » lors d’un atelier de cuisine italienne (si si, italienne, et gâteau américain !) auquel elle m’avait conviée. Si vous suivez ma page Facebook, vous l’avez sûrement vu passer, c’était le 12 mai pour tout vous dire !

Bon appétit !

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gâteau à l’orange et à la cannelle sans beurre ni farine à faire à tout prix !

Voici un excellent gâteau à l’orange, très frais, très moelleux et qui se prépare la veille pour qu’il ait le temps de s’imbiber de sirop. Je l’ai trouvé dans un livre, « Recettes végétariennes d’Italie » de Catherine Schiellein. L’auteure explique que ce gâteau lui faisait penser à un baba : je confirme, il est moelleux, léger, mouillé, comme un baba. Mais sans beurre ni farine ! Tentant, non ?

gâteau à l’orange sans beurre et sans farine

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« Recettes végétariennes d’Italie » de Catherine Schiellein

Pour le moule carré Demarle (18×18), je ne le retrouve plus sur le catalogue, dommage car c’est certainement celui dont je me sers le plus avec le kit flexipan et la moule tablette ! J’espère que je me trompe et que je ne l’ai juste pas vu !
Ou un moule de volume équivalent, par ex rond diamètre 20cm.

A faire la veille

matériel : un plat de service à rebords pour accueillir le sirop

4 œufs (séparés)
100g sucre en poudre
le zeste d’une orange (si possible bio)
1 ccafé cannelle
1 pincée de sel ou 3 gouttes de jus de citron (facultatif, c’est pour monter les blancs en neige)
50g poudre d’amande
50g amandes concassées

pour le sirop :
30cl jus d’oranges fraichement pressées (donc environ 4 oranges dont celle utilisée pour le zeste)
100g sucre

Préchauffer le four à 180°C (« mode gâteau » sur mon four, sinon j’aurais mis 180°C chaleur tournante)
Séparer le blanc des jaunes
Travailler les jaunes et le sucre jusqu’à ce que le mélange devienne blanc et mousseux (le kitchenaid avec la feuille fait un boulot superbe !)
Mettre ensemble dans un saladier les amandes concassées et la poudre d’amande, ajouter la cannelle et le zeste d’orange, mélanger, ajouter aux jaunes d’œufs, mélanger.
Monter les blancs en neige avec la pincée de sel ou les 3 gouttes de jus de citron si vous le souhaitez. En incorporer environ 1/4 sans trop de précautions pour détendre la masse aux amandes puis incorporer délicatement le reste à la spatule.
Verser dans le moule silicone. Si vous utilisez un moule métal ou pyrex, graissez-le et farinez-le puis secouez-le pour évacuer l’excédent de farine avant d’y verser la pâte.
Enfourner pour environ 40 à 45 minutes. On peut tester avec la lame d’un couteau qui doit ressortir propre.

Laisser refroidir dans le moule.
Pendant que ça refroidit, presser les oranges pour obtenir 300ml de jus, les verser dans une petite casserole, ajouter 100g de sucre et chauffer à feu doux jusqu’à ce que le sucre soit entièrement fondu. L’auteure ne précise pas s’il doit y avoir ébullition. J’ai choisi de ne pas faire bouillir et d’arrêter dès que le sucre était totalement fondu.

Quand le gâteau est à température ambiante, démouler sur un plat de service possédant un rebord et verser le sirop sur le et autour du gâteau.
Couvrir de film étirable, garder au frigo et servir le lendemain sans ramener à température ambiante. Réfrigérer immédiatement les restes.

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L’auteure conseille de servir ce gâteau avec des fraises… En cette saison c’est encore un peu limite… Par contre je peux vous dire que si j’avais fait une salade d’agrumes, alors là, ça aurait été carrément top !

Bon appétit !

 

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crumble prune – façon speculoos

Il y a 2 semaines environ, je suis passée sous les 2 pruniers de mon jardin. Une seule reine-claude accrochée au premier… Mes lectrices et lecteurs sur Facebook ont pu contempler cette merveille dorée, juteuse et sucrée, certes, mais unique… Sur le second par contre, une très belle quantité de quetsches… qui commençaient à se ratatiner comme des pruneaux et à se couvrir de petites têtes d’épingle de moisissures… J’ai cueilli tout ce que j’ai pu, mûr ou pas mûr, et soigneusement éliminé tout ce qui pourrissait.

il m’est resté 2 beaux saladiers bien pleins comme celui-ci :

Comme j’avais vu passer sur Facebook de superbes crumbles prune-speculoos hyper tentants, je me suis prise au jeu et j’ai décidé de tenter ma propre version.

Ce que vous ne savez sans doute pas, c’est que ça fait 2 ans que j’essaie de faire des Bastogne à la maison… enfin plus exactement je recherche le goût des speculoos avec la consistance des Bastogne. Pour le goût, c’est assez facile à obtenir, mais la consistance, alors là c’est autre chose… Donc depuis 2 ans je teste de temps en temps une nouvelle recette de speculoos, toujours dans le but de m’approcher des Bastogne que j’aime tant, sans jamais y arriver. Du coup, je me suis dit que j’allais faire d’une pierre deux coups : faire un super crumble et en même temps tenter un nouvel essai de Bastogne avec les restes de pâte.

Je n’ai jamais été aussi près des Bastogne qu’avec ce dernier essai.

Pourtant je ne publierai aujourd’hui que le crumble : je m’approche de plus en plus de ma cible, mais j’en suis encore un poil trop loin.

crumble prune – façon speculoos

Faut quand même que je vous raconte autre chose…
Pour ce crumble, j’ai, comme vous pouvez vous en douter, coupé chaque prune en deux pour la dénoyauter… Eh bien 99% de mes quetsches étaient véreuses… J’ai pris le temps de faire le premier saladier, je n’ai même pas récolté de quoi remplir le fond de mon plat, j’ai dû ajouter des prunes violettes du commerce, et d’énervement devant le gâchis et le temps perdu, j’ai jeté rageusement le contenu du deuxième saladier à la poubelle… 😥

Cette recette est un mélange basé sur de nombreux essais de spéculoos/Bastogne !

Pour 6 à 8 personnes, soit un plat à gratin de belle taille ou 2 petits.

125g beurre bien froid + un peu pour le moule
25g mélasse noire
60g vergeoise brune
65g cassonade
175g farine T65
1 gousse de vanille
1 ccafé de 4 épices
1/2 ccafé gingembre en poudre
2 ccafé cannelle moulue

QS prunes (pour moi un mélange de quetsches et de grosses prunes violettes)

J’ai fait ce crumble plusieurs fois, toujours avec des prunes car c’est un fruit qui va divinement bien avec les épices, mais aussi combinés avec d’autres fruits de saison : des morceaux de pêche, des mûres et des framboises du jardin, le tout bien mélangé.

Préchauffer le four à 180°C chaleur tournante.

Beurrer généreusement un plat allant au four.
Préparer les fruits et les mettre dans le moule.

Dans un mixeur à couteau genre magimix mettre tous les ingrédients (sauf les fruits !), mixer par pulses pour obtenir du sable, et continuer à pulser pour que le sable commence à s’agglomérer en grumeaux un peu plus gros, de la taille de grains de maïs. Verser sur les fruits.

Enfourner et cuire à 180°C chaleur tournante 40 à 45 minutes, surveiller : tous les fours sont différents. D’ailleurs le mien commence à donner quelques signes de faiblesse, sa température n’est plus très fiable ni stable… Il n’a que 8 ans pourtant… Enfin bon. Passons. Avec la même consigne affichée par le four, j’ai eu quelques crumbles parfaits, dont celui qui a été photographié par un jour de beau temps sur la terrasse,  et un autre quelque peu cramé…

Deux fois, il m’est resté de quoi former environ 4 faux-Bastogne sur une plaque à pâtisserie… J’ai eu quelques soucis avec leur cuisson… La première fois, il a fallu les recuire tellement ils étaient mous, la deuxième fois ils ont brûlé… Va comprendre, Charles !

Bref.
Ne passez pas à côté de cette recette 100% de saison ! Le crumble est croquant à souhait, bien parfumé mais sans excès : la vanille arrondit les aspérités des autres épices ! Les fruits sont généreusement sucrés et acides à la fois… Pas besoin de leur ajouter du sucre en poudre, ils en sont naturellement gavés. Et en cuisant, ils rendent un jus rouge rubis sirupeux à se rouler par terre !

Bon appétit !

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gâteau renversé aux abricots

Si mon précédent gâteau aux abricots avait laissé Fifille n°2 indifférente (elle n’aime pas la lavande…) celui-ci lui a permis de prendre sa revanche…

gâteau renversé aux abricots

recette trouvée dans un Cuisine et Vins de France

Attention : le moule doit supporter la flamme directe !

Pour un moule à manqué de 26cm

800g abricots
10 morceaux de sucre (remplacés par 3 csoupe rases de sucre poudre)
100g sucre poudre
2 gros œufs
75g farine
75g maïzéna
1 ccafé bien dodue levure chimique (8g)
1 pincée sel
125g beurre (100 + 25)

Rincer les abricots, les couper en 2, jeter les noyaux.
Mettre les morceaux de sucre (ou les 3 csoupe de sucre poudre) au fond du moule à manqué et le placer sur le feu pour faire le caramel, puis, hors du feu, ajouter 25g de beurre pour le détendre.
J’ai pris mon plus beau gant spécial isolant, j’ai posé mon moule sucré sur le gaz à mi puissance, quand ça a commencé à se liquéfier j’ai sorti du feu pour que la chaleur se répartisse, puis remis sur le feu, puis enlevé etc, de façon à ce qu’il n’y ait pas de zones brûlées tandis que d’autres étaient encore à peine fondues. Quand le caramel a été fait, j’ai posé le moule sur mon plan de travail (dessous de plat !) j’ai jeté dedans un morceau de 25g de beurre, et, toujours avec mon super gant, j’ai bougé, incliné, tapé le moule pour bien répartir le beurre partout. J’ai remarqué que le caramel était bien collé au fond du moule et qu’il n’absorbait pas le beurre.
Autre remarque : l’odeur de caramel au beurre noisette qui s’est développée à la maison, Oh My God ! A se rouler par terre !

Préchauffer le four à 180°C (chaleur tournante pour moi)

Placer les abricots bien comme il faut au fond du moule, côté chair visible

Mettre à fondre tout doucement les 100g de beurre restants.
Mélanger ensemble farine, maïzéna, levure chimique et sel dans un saladier

Dans un autre saladier et à l’aide d’un fouet (ou au kitchenaid 😉 ) fouetter les œufs et le sucre jusqu’à ce que le mélange devienne blanc et mousseux. Ajouter le beurre juste fondu, bien fouetter, puis les farines.

Verser doucement dans le moule pour ne pas déplacer les abricots. La pâte est assez compacte, elle coule, mais elle est quand même épaisse. Et il n’y en a pas beaucoup, donc j’ai fait de mon mieux en poussant avec une maryse pour que tous les abricots soient à peu près recouverts de pâte, mais bon, il est resté des trous !

Enfourner pour 40 minutes.

Démouler encore chaud (ben oui, sinon le caramel va durcir et rester collé au fond du moule !) en retournant sur le plat de service.

Et voilà la photo qui prouve que très peu de gâteau est resté collé au fond !

Et comme je ne veux pas gâcher, j’ai raclé et posé discrètement sur le gâteau… 😉

Servir tiède.

En général je mets toujours une photo d’une part de gâteau pour qu’on voit bien comment c’est à l’intérieur, quelle consistance de pâte, bref pour que rien ne soit laissé caché. Bon. Sauf que ce jour là Fifille n°2 était à la maison, alors évidemment, prise dans nos discussions passionnées et passionnantes je n’ai pas fait de photo tout de suite… Et le lendemain, il ne restait  plus de gâteau à photographier : Fifille n°2 l’avait vraiment beaucoup, beaucoup, mais alors beaucoup aimé…
Oui, moi aussi, bon, allez, j’avoue ! lol !

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