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panna cotta de lait de coco, compotée de rhubarbe

Ah ben il semblerait qu’en cette période estivale (au niveau des vacances plus que du climat, même si ça semble s’arranger un peu aujourd’hui…) un petit dessert genre « plus simple tu meurs » soit apprécié… Enfin si j’en crois les commentaires sur mes « pêches de vigne au sirop et yaourt à la grecque » du billet précédent…

Alors on va tenter de renouveler l’exploit.

Oups, ben non, ça ne va pas marcher, il y a une cuisson! Oh, allez, c’est une toute petite cuisson, juste pour dissoudre la gélatine… Oh la la, mais c’est épouvantable, il y a une 2ème cuisson : la compote de rhubarbe… Ah mais, on ne va pas se laisser arrêter par ça, quand même… D’autant plus que si je ne m’abuse, Bonne Maman fait une excellente compote de rhubarbe! 😉

Mais je suis une Cath qui aime tout faire (ou presque) de ses blanches mains aux doigts agiles (esprits mal tournés s’abstenir) alors je fais ma compote de rhubarbe moi même, na!

D’ailleurs, saviez-vous que, comme les blettes, il n’est pas nécessaire de peler la rhubarbe? En effet, comme pour les blettes, il suffit de couper les côtes avec des ciseaux! Et franchement, une fois la corvée de pluche supprimée, blette, rhubarbe et autres bêtes à côtes deviennent carrément achetables fraîches et cuisinables par soi-même!

Arf… Ma paresse me perdra…

Ai-je pensé à signaler que ce dessert se prépare quelques heures à l’avance (la veille c’est l’idéal) ? Et bien voilà qui est fait…

Panna cotta au lait de coco, compotée de rhubarbe

recette trouvée dans le Good Food de mai 08

Pour 4 personnes

400ml de lait de coco (soit 1 boîte)
2 csoupe sucre
2 feuilles de gélatine
———————-
300g rhubarbe
4 csoupe sucre
1 gousse vanille (remplacée par 1/2 ccafé extrait de vanille)
2 csoupe eau
2 gouttes de colorant rouge ( ça c’est moi qui l’ai ajouté, parce que la compote de rhubarbe couleur caca d’oie dégueuli, c’est pas top sur le blanc crémeux du lait de coco. En rouge, c’est plus joli… )

Ramollir la gélatine dans un pu d’eau froide (s’il fait très chaud, je préconise d’ajouter quelques glaçons dans l’eau…) Chauffer le lait de coco avec le sucre jusqu’à frémissement. Hors du feu, ajouter la gélatine essorée, mélanger à fond et verser dans des verrines ou ramequins individuels. Mettre au frigo pour au moins 3 heures, une nuit c’est l’idéal.

La quantité obtenue n’est pas énorme, mais gare, le lait de coco est assez écoeurant, et avec une plus grosse quantité il serait difficile de terminer sa portion…

Passons à la compotée de rhubarbe, en supposant que vous n’avez pas opté pour la version Bonne-Maman… 😉

Laver et couper les tiges de rhubarbe aux ciseaux comme on le fait pour les blettes. J’en profite pour rappeler que les feuilles de rhubarbe ne se mangent pas. Mettre dans une poêle anti adhésive 2 csoupe d’eau, la gousse de vanille coupée en 2 et 4 csoupe de sucre. Porter à ébullition tout doucement pour que le sucre ait le temps de fondre et la vanille de diffuser ses parfums, puis ajouter les rondelles de rhubarbe et laisser compoter doucement juste de quoi attendrir la compote, ne pas laisser tomber en bouillie! Comme j’ai utilisé de l’extrait de vanille et non la gousse j’ai ajouté cet extrait de vanille une fois la cuisson terminée. Couper le feu et ajouter éventuellement le colorant rouge, mélanger délicatement histoire de ne pas faire de la purée. Réserver au frais jusqu’au moment de servir.

Au moment, sortir les panna cottas et répartir à leur surface la compotée de rhubarbe.

Et voici ce qu’on découvre quand on en prend une cuiller…

Le lait de coco couleur crème de velours, la rhubarbe d’une couleur aussi délicieusement dangereuse qu’acide… MmmmmmmmMmmmmmmm, à se damner…

Alors, est-ce que ça ne valait pas le coup de se lancer dans une toute petite cuisson (ou 2 ? ) 😉

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panna cotta café, chantilly café de Mercotte

Mercotte aime le chocolat, certes… Mais je crois bien que Mercotte aime largement autant le café, non? 😉

Pour mon premier essai de panna cotta, j’ai décidé de faire confiance à Mercotte et à sa recette, d’autant plus que Mercotte accompagnait sa panna cotta avec une chantilly au café… Comment aurais-je pu résister? C’est simple, je n’ai même pas essayé… de résister, je veux dire ! Et j’ai bien fait… Voyez plutôt :

Tiens, je portais un T-shirt rose fushia ce jour là… Hum hum… Pas vu quand j’ai resizé mes photos…

La recette se trouve bien entendu chez Mercotte, courez-y vite si vous n’avez pas déjà essayé cette panna cotta… Miam miam…

J’ai réalisé les panna cottas selon la recette de Mercotte sans rien changer. J’ai quand même été surprise de la peau qui s’est formée à la surface de mes panna cottas, dessinant des vaguelettes totalement inattendues…

La chantilly au café s’imposait donc comme tenue de camouflage! Comme si j’avais besoin d’un prétexte… lol!

Pour la chantilly au café, j’ai suivi la recette de Mercotte, mais dans mon siphon… J’ai donc mélangé les ingrédients cités par Mercotte, tout versé dans mon siphon, gazé et réservé toute la nuit au frigo. Et le lendemain, la tenue de camouflage était totalement opérationnelle…

Avec quelques perles craquantes Valrhona, c’était… tout simplement divin…
Alors merci Mercotte!

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crèmes au citron, poires caramélisées

Good Food, Good Food toujours… Toujours de Novembre 07… Et toujours avec le même succès… Voici les « crèmes au citron et poires caramélisées » promises il y a quelques jours… Résistez, résistez, ne léchez pas votre écran! lol!

C’est une recette hyper facile et hyper rapide, mais il faut impérativement la préparer à l’avance, puisqu’il fut laisser prendre plusieurs heures au frigo. L’idéal c’est de préparer la veille pour le lendemain.

Crèmes au citron, poires caramélisées

magazine Good Food nov 07

Pour 6 (mais pour 4 gros ramequins chez moi)

A préparer la veille ou jusqu’à 3 jours à l’avance.
Prep 10 min
Réfrigération : au moins 5 heures
Cuisson : 5 min (Heuplutôt 10!)

pour les crèmes au citron
400ml crème liquide entière
100g sucre en poudre
75 ml jus de citron (ça m’a fait environ 1 1/2 citron)

Pour les poires caramélisées
140 sucre (je n’ai pas pesé)
2 grosses poires comice mûres (ou 4 williams)
3 csoupe de liqueur de poire, brandy ou calvados, facultatif (je n’ai rien mis)

Mettre la crème dans une petite casserole, ajouter le sucre, mettre à chauffer en remuant pour dissoudre le sucre, porter à ébullition, baisser un peu le feu et laisser frémir 3 à 4 minutes.
Pendant ce temps, presser le jus de citron. En faire plus que les 75 ml, cela permettra d’asperger les lamelles de poire du jus restant pour éviter qu’elles noircissent si vous les préparez à l’avance.

Ôter la casserole du feu, remuer vivement, et, tout en remuant toujours, ajouter le jus de citron. Alors là, je n’ai pas tout compris… Quand on met du lait à bouillir et qu’on ajoute du jus de citron ou du vinaigre, le lait caille instantanément : on fait du fromage! J’avais vraiment la trouille d’obtenir d’un côté des grumeaux de fromage et de l’autre du petit lait! Je m’attendais au pire! Et bien non! Ça s’est super bien passé du premier coup! J’ai vu sous mes yeux la crème épaissir! Un miracle! Il y avait juste 2 ou 3 grumeaux de crème ayant cuit contre les bords de la casserole! D’ailleurs c’est bien pour ça que la recette dit de passer la crème au chinois! Je reprends donc la suite.

Passer la crème à travers une passette au dessus d’une autre casserole, puis verser dans les ramequins en remplissant aux 3/4 seulement (ben oui, faut garder de la place pour les poires et leur caramel!)
Bon, j’ai des gros ramequins de chez IKEA, je n’ai pu en faire que 3, mais je suis allée plus haut que les 3/4, et je n’aurais pas dû, car cette crème très crémée est quand même crémée, 100% crème, même, n’ayons pas peur des chiffres, si vous voyez ce que je veux dire… Donc on fait attention à sa ligne, à son foie, et on fait 4 ramequins IKEA ou 6 ramequins normaux, on se retient la gourmandise! Oui, je sais, c’est dur…

Réserver au frigo au moins 5 heures et jusqu’à 3 jours.

Passer aux poires. Comme elles doivent caraméliser puis redescendre à température ambiante, il faut s’y prendre un peu à l’avance… Éventuellement 5 heures à l’avance! Oh, comme c’est curieux, ça fait pile comme les crèmes! Ça alors! lol!

Peler les poires et les couper en lamelles d’épaisseur moyenne. Si vous ne les utilisez pas tout de suite, aspergez les de jus de citron.
Verser le sucre au fond de la poêle avec un peu d’eau et cuire au caramel sans mélanger. Bon, je rate toujours mes caramels quand je fais comme ça, et en plus ça dure des heures, alors j’ai mis le sucre sans eau dans la poêle, juste de quoi recouvrir toute la surface, et j’ai fait chauffer, sans eau et sans peser le sucre.
Quand le caramel commence à colorer, y jeter les lamelles de poire et laisser cuire environ 4 minutes, les poires ne doivent pas tomber en purée. Bon évidemment, quand j’ai ajouté les lamelles de poire, un bonbon de caramel solide s’est formé… Mais les poires, en rendant du jus, ont fini par dissoudre le bonbon en quasi totalité.
Quand les poires commencent à mollir, ôter du feu, ajouter le cas échéant l’alcool et laisser refroidir à température ambiante. Moi, j’ai sorti les poires pour les poser dans une assiette, j’ai ajouté un peu d’eau dans la poêle et j’ai remis à bouillir pour dissoudre ce satané bonbon. Une fois le bonbon dissout, j’ai laissé refroidir. Le caramel obtenu ne doit pas être trop épais sinon en refroidissant il va solidifier. Il doit donc être de consistance crémeuse. Tiens, encore le mot crème… Ça tourne à l’obsession chez moi! lol!

Au moment de servir, sortir les crèmes bien froides du frigo, déposer quelques lamelles de poire dessus et verser le caramel sirupeux sur quelques millimètres d’épaisseur… Rhââââ, faut vraiment se retenir…

Et voilà! Il ne reste plus qu’à déguster… et défaillir de bonheur… La crème acide juste ce qu’il faut est totalement équilibrée par les poires et le caramel… La crème est prise juste ce qu’il faut… Pas du tout comme une gelée ou une panna cotta mais plutôt comme une crème brûlée…

C’est bon, mais c’est bon… J’en ai déjà refait depuis… Toujours avec ma technique de dissolution après coup du bonbon de caramel qui se forme. Mais sans doute que si vous faites le caramel comme la recette et non comme moi vous n’aurez pas ce souci… Tenez-moi au courant! 😉

Pour voir, on a ajouté des perles de chocolat craquantes de Valrhona, bon, bien sûr c’est bon, mais franchement ça n’apporte rien. Pas la peine d’essayer à votre tour. Ce dessert est déjà parfait comme ça, il n’y a rien à ajouter!

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