entrées

salade de poulpe

Voici aujourd’hui une recette facile, rapide et qui doit se préparer entre 2 et 12 heures à l’avance pour que les parfums se mélangent… Pour une entrée délicieuse, riche en goût et colorée qui vous rappellera l’été si vite – trop vite ! – oublié…

Salade de poulpe

Pour 4 personnes

1 barquette d’environ 400 à 500g de poulpe déjà prêt et découpé
1 petit oignon doux, blanc ou rouge, ou 2 oignons-botte quand c’est la saison (vous utilisez alors aussi le vert pour cette salade).
1 petit piment vert langue d’oiseau  (facultatif ou aisément et habilement servi à part sous forme de la petite sauce piment de Josiane)
1 petit bouquet de persil plat, juste les feuilles
Jus de 1 citron
QS sel, poivre noir fraîchement moulu, huile végétale neutre (isio4, tournesol, colza)
rondelles fines de citron pour décorer

Je trouve le poulpe ainsi préparé à Grand-Frais. Il est possible bien entendu de partir d’un poulpe entier cru acheté chez le poissonnier ; il vous faudra alors le préparer (à moins d’avoir un gentil poissonnier qui vous le vende vidé et nettoyé !) puis le faire cuire et le débiter en morceaux de la taille d’une bouchée.

Mettre les morceaux de poulpe dans un saladier.
Ciseler l’oignon en lamelles fines, les ajouter au poulpe
Ciseler le piment vert menu menu en gardant les graines et l’ajouter – ou préparer juste avant de servir la petite sauce piment de Josiane pour proposer à côté.
Presser le citron et ajouter.
Saler, poivrer et ajouter environ 2 csoupe d’huile (au goût).
Bien mélanger et laisser mariner au frais au minimum 1 heure. Ou une nuit !

Environ 1 heure avant de manger (le temps de prendre l’apéro, en somme… ^^) :
Ciseler les feuilles de persil, les ajouter, mélanger et laisser s’imprégner 1 heure au frais.

Si vous avez des restes pour le lendemain que vous aurez soigneusement réservés au frigo, vous remarquerez que le goût est encore meilleur, mais que le persil ne ressemble plus à grand chose… Il est devenu tout mou et il a légèrement noirci… Ce n’est pas toxique et c’est délicieux donc ne jetez pas vos restes ! Non, je ne suis pas entrain de vous expliquer que le poulpe pourri c’est top, il est bien évident qu’il ne faut pas conserver cette salade trop longtemps, je veux juste dire que même si c’est moche, c’est encore délicieux le lendemain… Mais pas plus-après ! ^^

Bon appétit !

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bases

Vinaigrette à la Mauricienne

message édité le 30 Sept 2011 pour infos sur le mirin


Un billet pour une vinaigrette ? Mais la Cath se moquerait-elle de nous ? Comme si on ne savait pas mélanger sel, poivre, vinaigre (éventuellement moutarde) puis ajouter de l’huile en émulsionnant ?

Évidemment que vous savez faire une vinaigrette !

Bien sûr que je ne vous prends pas pour des cruches !

En fait, voilà le but de cet article : retrouver le goût de la vinaigrette comme à Maurice ! Car là-bas, on ne trouve pas le même vinaigre qu’ici !

Ici à Lyon, j’achète toujours du vinaigre de vin rouge pour mes vinaigrettes classiques. Ce vinaigre est en fait, que ce ce soit chez Auchan ou chez Maille, un vinaigre vieilli ou affiné. Bien sûr, je suis une gourmande donc j’ai plein de vinaigres divers et variés, mais pour la vinaigrette la plus basique qui soit, c’est ce vinaigre de vin rouge, vieilli ou affiné, que j’utilise.

A Maurice, quand nous allions faire nos courses au supermarché du coin, nous nous ne trouvions pas de vinaigre équivalent. A part bien entendu les vinaigres « classiquement hors de l’ordinaire » ( balsamique, cidre etc.), deux sortes de vinaigres « ordinaires » étaient proposés, le vinaigre et le vinaigre pour salade…  Je ne me souviens plus lequel nous avions acheté, malheureusement. Mais je me rappelle bien de son goût extrêmement doux et agréable… Rien à voir avec l’acidité de celui que j’utilise ici !

Lors de courses spécifiques chez un boucher du quartier, un boucher français qui commercialisait des produits plus luxueux qu’au supermarché du coin, on trouvait un vinaigre rouge et un vinaigre blanc de marque Maille. Le vinaigre de vin rouge Maille de Maurice (que je n’ai pas goûté) n’est pas commercialisé en France, il faut aller sur des sites internet étrangers pour le trouver… Est-il de goût équivalent à celui que nous consommions là-bas ? Est-il au contraire identique en goût à celui de France ? Je ne sais malheureusement pas.

J’ai quand même réussi à retrouver le goût typique de nos vinaigrettes mauriciennes avec les produits de mon placard, c’est à dire mon vinaigre rouge classique vieilli ou affiné, et… du mirin (sweet sake seasonning) ! J’ai essayé d’ajouter du miel, du sucre, de l’eau, du nuoc-mam (si si ! j’ai vraiment essayé plein de trucs !)  pour adoucir mon vinaigre, c’est vraiment le mirin qui donne le meilleur résultat.

Mais qu’est-ce donc que ce mirin (merci Melodie40!) ? C’est un assaisonnement essentiel de la cuisine japonaise que nous ne connaissons en France quasiment que pour les sushis (et encore, personnellement je n’en mets pas dans les miens). Celui que j’utilise n’est pas du vrai mirin, mais un assaisonnement du type mirin (mirin-type seasonning). Il est peu alcoolisé (8.5°), très sucré et a un petit parfum très agréable… C’est un produit aujourd’hui relativement facile à trouver en France grâce à la mode des sushis. On le trouve donc souvent au rayon « produits du monde » de nos supermarchés habituels, ou dans les épiceries exotiques.
Cela dit, à moins de vous lancer dans la cuisine japonaise ou souhaiter découvrir un nouveau produit juste pour le plaisir, ne vous précipitez pas pour acheter du mirin qui ne vous servira qu’une seule fois, même si ce n’est pas cher ! Le mirin est ce qui m’a donné le résultat le plus proche de la vinaigrette que nous consommions à Maurice et je suis heureuse de vous faire partager cette nouvelle ! Par ailleurs, du miel et de l’eau permettent aussi de s’approcher de cette vinaigrette… 😉

Vinaigrette comme à Maurice

pour vos salades vertes, salades de concombre, cole-slaws etc.

1 volume de vinaigre de vin rouge (vieilli ou affiné… )
1 volume de mirin, au goût de chacun !
2 volumes d’huile végétale neutre
QS échalote, poivre noir fraîchement moulu, sel.

Dans un bol, mélanger le vinaigre et le mirin, ajouter l’huile en émulsionnant. Ne pas saler, ne pas poivrer.
Peler puis émincer ou ciseler finement l’échalote, l’ajouter à la sauce ou l’incorporer à la salade, aux concombres,  la cole-slaw, bref aux légumes à assaisonner, mélanger.
Au dernier moment, verser sur les légumes à assaisonner, mélanger.
Terminer par le poivre noir fraîchement moulu, et, éventuellement, le sel.

Pourquoi éventuellement le sel ?
Parce qu’il est parfois intéressant de dégorger le concombre au sel… Du coup on ne va pas encore rajouter du sel dans la sauce !

Et ça fait des sauces à salade tellement différentes de celles dont j’ai l’habitude, tellement plus délicates…

Avec de la salade romaine :

Avec du concombre :

Au fait, saviez-vous que les concombres à Maurice ne ressemblent pas tout à fait aux nôtres ? Leur peau est jaune !

Mais à l’intérieur, ils sont identiques !

Voilà, je suis très contente d’avoir réussi à retrouver le goût de nos vinaigrettes estivales. Pour moi qui trouve toujours les vinaigrettes fades, pas assez acides etc., me trouver confrontée à une telle douceur m’a permis de découvrir une autre gamme de goût. Et maintenant je ne peux plus m’en passer ! Une simple salade de chou peut ainsi faire le tour de la terre, il suffit d’en changer l’assaisonnement pour changer de continent :
– la cole-slaw américaine avec son assaisonnement mayo/fromage blanc/vinaigre de cidre,
– la salade de chou à l’orientale avec son nuoc-mam, son vinaigre de riz et son jus de citron vert,
– et la salade de chou des îles de l’océan Indien avec la vinaigrette que je vous ai proposée aujourd’hui !

Bon appétit !

(pas de version imprimable, je n’ai pas encore uniformisé le look de la version papier avec la version écran ! Désolée… Petit  à petit…)

entrées

salade estivale au magret de canard au sel

Voici comment j’ai utilisé le magret de canard au sel préparé 24 heures avant sa dégustation.
J’ai repris cette salade inspirée de Jamie Oliver datant de 2007 qui m’a elle même inspirée pour cette nouvelle salade.

salade estivale au magret de canard au sel

Je ne vais pas vous faire l’insulte de rédiger une recette pour cette salade… C’est juste un empilement de produits tous prêts !

En plus c’est juste pour illustrer une possibilité d’utilisation de mon magret de canard au sel publié dans mon précédent billet… Tiens, les voici tanchés, voyez comme ils sont beaux ! Et bons… Mais vous n’étiez pas là pour les goûter, alors à vos fourneaux (heu… A votre gros sel et votre frigo ? lol !)

Je vous rappelle que mon magret a passé 24 heures au sel au frigo et qu’il faut le consommer le plus rapidement possible car il ne se conservera pas longtemps !

Au fond d’un plat de présentation…

Oh mais je m’arrête là, il faut que je vous parle de ce plat !

Mon plat revient directement de chez Jars à Anneyron dans la Drôme…
Chaque fois que je descends à Anneyron pour aller à la minoterie Jouve chercher ma farine, je m’arrête au magasin d’usine Jars… Les pièces avec défaut y sont vendues à des prix défiant toute concurrence… et les défauts parfois ne se voient pas… Genre une tache sur l’envers d’une assiette… Cool, non ?
Bref, c’est un plat d’inspiration japonisante, zen, quoi. Il est rectangulaire, émaillé beige crème à l’intérieur, noir mat à l’extérieur. Son défaut : pas plat. Il y a une très légère bosse en plein milieux,  parfaite quand on veut mettre un focus central. 😉 Vous pouvez le voir ici (entrer, passer l’intro et sélectionner le modèle Tima, image du milieu).
Il y a aussi Lafuma à Anneyron, pour celles et ceux qui connaissent…
Et Capfruit aussi…
Entre autres…
Quelle belle petite ville qu’Anneyron… 😉

Allez, revenons à notre recette.

Au fond d’un plat de présentation, disposer un peu de mesclun (sous plastique) et de mâche (sous plastique aussi !) et répartir dessus des tomates cerises coupées en 2, des figues ouvertes en fleur et des tranches fines de magret. Arranger un peu pour que ça soit joli. Déposer délicatement une framboise dans le cœur de chaque figue.

Ajouter des pignons de pin torréfiés et des copeaux de parmesan.

Ne pas saler, car il est possible que les magrets le soient pour tous les autres ingrédients. Mieux vaut mettre de la fleur de sel sur table, chacun fera comme il veut.
Ne pas vinaigrer non plus sous peine de cuire la verdure.

C’est beau, non ?

Allez, encore une…

Au moment de servir, arroser de quelques giclées de vinaigre balsamique et d’une excellente huile d’olive fruitée et poivrée.

Bon appétit !

entrées

salade de pâtes au concombre et aux crevettes

Ma voisine m’a proposé des concombres de son jardin… Je ne me suis pas fait prier ! Après une première version gourmande de concombre en fines tranches (merci la mandoline) avec juste un peu de crème épaisse allégée, de ciboulette et de jus de citron, je me laisse tenter par une salade de pâtes…

… suite à une réflexion de mon Nomamoi qui a besoin de beaucoup de pâtes en ce moment avec tout le sport qu’il fait…

Ben oui, comme j’en ai marre de manger des pâtes tous les soirs depuis quelques jours et que je ne savais plus comment les accommoder, il me suggère d’en faire une salade… La seule salade de pâte que je fasse avec succès, c’est celle aux asperges et halloumi, que ce soit dans cette version ou dans celle-là

Il est temps que j’agrandisse mon répertoire, non ?

salade de pâtes au concombre et aux crevettes

Pour 3 personnes

250g de pâtes
2 concombres de ma voisine
12 crevettes (ajuster selon leur taille) surgelées crues (Picard)
2 csoupe crème épaisse allégée
1 ccafé graine de nigelle noire, quitte à en rajouter un peu, au goût.
QS sel, poivre, aneth ou ciboulette, jus de citron

Cuire les pâtes dans une grande quantité d’eau salée selon les indications du paquet, égoutter et rincer pour refroidir.

Pendant ce temps, tailler le concombre pelé et épépiner en dés, les mettre à dégorger 30 minutes dans une passoire avec un peu de sel puis presser et ajouter aux pâtes refroidies.

Cuire les crevettes encore gelées dans un peu d’eau bouillante salée selon les indications du paquet, égoutter, laisser refroidir puis éplucher et ajouter aux pâtes refroidies.

Ajouter le jus de 1/2 citron, 1 grosse csoupe de crème épaisse allégée, poivrer, ajouter de l’aneth surgelé (ou frais, ou de la ciboulette du jardin ciselée, peu importe !) mais pas encore de nigelle. Mélanger, goûter, rectifier en sel, citron, herbes.

Au moment de servir, goûter une dernière fois et rectifier : les pâtes ont une curieuse tendance à « absorber » les parfums… Il faut les raviver au dernier moment, donner un petit coup de fouet salutaire !
Et terminer en ajoutant la nigelle. On ne la met qu’au dernier moment pour qu’elle reste parfaitement croquante.

Surtout, résister à la tentation de mettre plein de nigelle… Tentation bien naturelle, c’est tellement joli ces petits points noirs sur les tons pastels et nacrés… Mais si la nigelle est une petite graine, elle n’en est pas moins costaud, la coquine ! Et quand on en met trop, son petit goût de noisette se transforme en petit goût amer et sauvage…  Pas du tout ce qu’on recherche !

Bon appétit !

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entrées

salade tomate féta au citron confit et aux herbes

On reste au bord de la Méditerranée aujourd’hui avec une nouvelle recette estivale, gorgée de soleil.

Une recette déjà faite plusieurs fois, et quand on me connaît un peu (et donc qu’on sait qu’à la maison on mange rarement 2 fois la même chose, ben oui, quoi, faut bien alimenter le blog, non ?) c’est dire à quel point c’est bon, léger, facile et rapide !

salade tomate féta au citron confit et aux herbes

adapté d’une recette du Good Food, « Preserved lemon & salad with feta »

Pour 4 personnes
prep 15 min

4 belles tomates mûres et fermes
1 gros oignon rouge
1 citron confit (dit la recette mais pour moi c’est 1/4 de citron confit maison car mes citrons sont énormes !)
1 paquet de 200g de féta
1 jus de citron
QS sel, poivre, et une excellente huile olive
un petit bouquet de persil, 1/2 petit bouquet de menthe. Au goût, en fait.

Couper les tomates en 8 quartiers et ôter les graines (les jeter). Recouper encore si les tomates sont grosses pour obtenir des lanières de la taille d’une bouchée. Réserver dans un saladier ou un plat creux.

Peler l’oignon, le couper en 2 puis en lamelles hyper fines. Ajouter aux tomates.

Sortir le citron confit du bocal, ôter (et jeter) la chair pour ne garder que l’écorce. Couper en fines lanières (j’ai préféré faire de tout petits dés). Ajouter aux tomates.

Ajouter environ 1/2 jus de citron et un peu d’une excellente huile olive, mélanger.
Émietter la féta,

mélanger à nouveau, poivrer, ne pas saler ! Goûter et rajouter un peu de jus de citron et/ou d’huile d’olive. Réserver.

Laver, sécher les herbes puis les ciseler finement. Les poser sur le plat sans mélanger pour ne pas les « cuire » par le jus de citron.

Au moment de servir, saler à la fleur de sel Guérande et mélanger, goûter, rectifier, et servir tout de suite.

Et voilà !

Simple, non ?
Et d’une fraîcheur incroyable !

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entrées

salade d’orecchiette à l’italienne : artichaut, asperge, jambon cru italien, tomate confite, parmesan

Je vous avais bien dit que c’était le printemps !
Et avec le printemps, les envies d’été… Jamais contente, la Cath, hein ? 😉

Mais si, je dis ça pour rire ! Le printemps c’est ma saison préférée… L’énergie revient, la terre renaît, c’est l’éclate totale ! C’est un festival de couleurs quand on se promène sur les marchés, et quoi de plus agréable que de retrouver ces couleurs dans nos assiettes ? Avec en plus un petit parfum d’Italie totalement dépaysant ?

Je suis passée comme chaque année à la foire de Lyon où j’ai, comme chaque année, trouvé du vacherin fribourgeois et du gruyère « vieux », dégusté du limoncello au fenouil (si si c’est possible, et c’est délicieux – quand on aime le fenouil…) et des tomates séchées ou confites à l’huile, des olives diverses et variées, de la charcuterie italienne (et tout particulièrement un délicieux jambon cru « San Daniele » qui m’a laissée coite… Ce qui est assez rare et mérite donc d’étre signalé ! lol ! J’en ai donc acheté quelques tranches.)

Bref je suis revenue à la maison avec une envie d’un petit quelque chose aux accents italiens, ou du moins ce qui dans mon esprit sonne goûte italien… Je me suis donc arrêtée à Grand-Frais où j’ai trouvé des asperges vertes bien fraîches et des artichauts bouquets… De nouveau dans ma voiture, je commençais à établir mon plat dans ma tête. A la maison je savais que j’avais des tomates confites à l’huile, du basilic frais et un reste de parmesan qui ne demandaient qu’à disparaître. Une salade, tiens, j’allais faire une salade. De pâtes. Quelles pâtes ? Celles que je trouverais dans mon placard. Placard ouvert, contenu avisé, orecchiette sélectionnées ! (ben oui, sinon j’avais des spaghetti et des macaroni… :-((( pas top pour une salade de pâtes, non ?)

Salade d’orecchiette à l’italienne : artichaut, asperge, jambon San Daniele, tomate confite, parmesan

Compter par personne :
60 à 80g de pâtes crues
1 tranche de jambon cru
2 ou 3 asperges vertes
1 artichaut
2 ou 3 pétales de tomate confite

et 1 jus de citron
QS huile d’olive, sel, vinaigrette à l’huile d’olive et vinaigre balsamique, basilic finement ciselé

Préparer les asperges et les couper en tronçons de la taille d’une bouchée, réserver les pointes.
Mettre de l’eau à bouillir dans la bouilloire et renouveler autant que nécessaire.

Cuire les pâtes dans une grande quantité d’eau bouillante salée selon les indications sur le paquet.
A tout hasard, je rappelle que l’eau pour cuire les pâtes ou les légumes verts se sale à 10g par  litre… 😉 Une info qui peut servir quand on débute en cuisine !
Et pendant que ça cuit, on poursuit.
Quand les pâtes sont cuites, les égoutter, les verser dans un grand saladier et ajouter un peu d’huile d’olive, faire sauter pour enrober sans déchirer et laisser refroidir à température ambiante.

Dans une grande sauteuse, chauffer un fond d’huile d’olive et faire sauter à feu vif les tronçons d’asperge. Quand les asperges ont pris une couleur verte incroyable, genre Tchernobyl ;-), ajouter les têtes, mélanger vivement, puis ajouter de l’eau bouillante, de quoi recouvrir les asperges, saler l’eau et laisser frémir jusqu’à ce que les asperges soient tendres, ce qui prend un temps variable selon le diamètre et la fraîcheur des asperges, alors tester régulièrement de la pointe d’un couteau. Égoutter, réserver à température ambiante.

Pendant ce temps, couper en 2 et presser le citron (sans chercher à le presser à fond) dans un saladier de taille adaptée puis compléter avec assez d’eau pour recouvrir les artichauts préparés.
Tourner les artichauts, les laisser entiers ou les couper, peu importe, les frotter au fur et à mesure avec ce qui reste de chair du citron et les mettre dans le saladier d’eau citronnée préparé.

Quand tous les artichauts sont prêts, passer un bon coup de papier absorbant dans la sauteuse, la remettre à chauffer avec un peu d’huile d’olive et y faire sauter les artichauts soigneusement égouttés. On procède comme pour les asperges. La cuisson va durer à peu près 20 minutes pour des artichauts bouquets entiers, tester régulièrement de la pointe d’un couteau. Quand les artichauts sont cuits, les égoutter et réserver à température ambiante.

Faire votre vinaigrette préférée à l’huile d’olive et au vinaigre balsamique.

Dans le saladier contenant les pâtes maintenant refroidies, ajouter les artichauts et les tronçons d’asperge mais pas les têtes, trop fragiles, la vinaigrette et mélanger. Déchirer le jambon en lanières et les ajouter dans la salade en réservant quelques lanières pour décorer. Ajouter des morceaux de tomate confite. Mélanger à nouveau, goûter, rectifier.

Au moment de servir, ciseler le basilic et l’ajouter au saladier, mélanger. Répartir dans les assiettes. Répartir ensuite le jambon restant et les têtes d’asperges. Terminer avec quelques copeaux de parmesan.

Et vous savez ce qui manque dans cette salade ? des pignons de pin torréfiés bien croquants ! Mais pourquoi je n’y ai pas pensé quand c’était le moment ?

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plats

salade tiède de canard sauce à l’orange

Et encore une fois, j’hésite et je classe cette salade en plat car elle nous a fait notre repas d’hier soir, mais bien sûr ce peut être une entrée, tout dépend bien évidemment des quantités présentées!

En ce moment, nous mangeons finalement beaucoup de salades, ce qui est peu habituel pour nous en dehors du véritable été. Peut-être suis-je en train d’essayer de prolonger la belle saison ? Il faut reconnaître que ces 2 dernières semaines ont été magnifiques, chez moi en tout cas ! Fraîches, certes, mais tellement ensoleillées! Le matin, 8°C, l’après-midi 22°C à l’ombre, on ne peut pas dire que ça facilite les choses pour s’habiller le matin, mais le plus important c’est que chaque journée lumineuse est une immense source d’énergie. Vous ne trouvez pas que, lorsque le temps est couvert, lourd, on se sent plus fatigué(e), de moins bonne humeur, on voit les choses en noir, on prononce parfois des paroles négatives qui ne nous ressemblent pas ? 

Enfin bon, ce sont des sensations très personnelles d’une gourmande qui apprécie de méditer quelques minutes chaque matin en regardant par la fenêtre pendant que son café (au lait bien sûr) refroidit…

Revenons à notre

Salade tiède de canard sauce à l’orange

Adapté d’une recette du magazine Good Food, « warm duck salad with walnut & orange dressing »

Pour 2 personnes
Compter 45 minutes en tout.
Peut être préparé à l’avance et réfrigéré, prévoir alors environ 1 heure supplémentaire pour ramener à température ambiante.

1 gros ou 2 petits filets (ou magrets) de canard
4 pommes de terre à chair ferme, environ 250g (belle de Fontenay bio pour moi)
1 poignée de noix de pécan (ou de Grenoble, elles ne vont pas tarder à débarquer sur nos marchés!)
1 petite betterave cuite (150g)
1 poignée de mâche toute prête
1 poignée de pousses d’épinard toutes prêtes
1 belle endive
2 oignons botte, avec le vert
2 oranges de table
1 csoupe marmelade d’orange amère (j’ai utilisé ma gelée d’orange amère avec zestes maison)
1 csoupe vinaigre de vin rouge
2 csoupe huile de noix
1/4 ccafé sel
QS sel et poivre du moulin

Préparer la sauce en mélangeant les ingrédients dans un petit bol. Réserver.

Si vous ne préparez pas à l’avance, si vous souhaitez par conséquent manger rapidement, préchauffez votre four à 220°C/200°C chaleur tournante/gaz7. C’est mon cas, je mets mon programme « rôtisserie 220°C ». Et s’il s’agit d’une préparation à l’avance, le moment de préchauffer le four vous sera indiqué à temps.

Préchauffer à feu moyen une poêle anti adhésive sans la graisser.
Pendant qu’elle chauffe, quadriller au couteau la peau du canard pour révéler le gras sans atteindre la chair.
Placer les filets ou magrets dans la poêle chaude côté chair dessus, de façon à cuire le côté peau. Cela va libérer beaucoup de gras, on va laisser cuire jusqu’à ce que tout le gas soit rendu et que la peau soit bien colorée. On peut si nécessaire vider et réserver au cas où le gras qui est en trop dans un petit bol résistant à la chaleur.
Retourner les filets pour juste saisir le côté chair, juste 1 minute puis retirer de la poêle et réserver sur une assiette.
Cette opération prend environ 10 minutes.

Pendant que les filets de canard dorent, laver, peler (si vous le souhaitez, moi pas puisque j’avais des patates bio) et couper les patates en gros dés, bien les sécher puis les mettre à dorer dans la graisse de canard lorsque la poêle est libérée. S’il ne reste plus assez de graisse dans la poêle, utiliser celle qui a été réservée!
Remuer souvent pour dorer sur toutes les faces.
Cette opération prend environ une dizaine de minutes.
Ajouter enfin les noix dans la poêle (avec les patates) et remuer encore 2 minutes pour torréfier les noix dans la graisse de canard.

Pendant ce temps toujours, réunir dans un saladier la mâche, les oignons botte lavés, ébarbés et finement ciselés (y compris le vert) et les pousses d’épinard. Ôter les feuilles abimées de l’endive ainsi que son coeur (souvent amer) et couper en rondelles, ou en julienne, suivant la présentation que vous voulez faire ensuite, ajouter au saladier.
Peler les oranges à vif puis découper soigneusement les segments au dessus d’un petit bol pour récupérer le jus. Réserver les segments dans un autre bol.

Les patates ont dû finir de dorer, les noix doivent être torréfiées, on revient donc s’occuper d’elles.

Ôter du feu, prendre une écumoire ou « une cuiller à trou » de façon à retirer les patates et les noix de la graisse et à les déposer dans un plat à rôtir.

Bon, alors là on va faire une petite digression… Ode, petite ode…

Un plat à rôtir, mais qu’est-ce que c’est que ça ? Personnellement c’est chez Ikea que j’ai appris ce que c’est… C’est un ensemble de 2 choses : un plat qui passe au four, antiadhésif ou non là n’est pas la question, et une grille qui se place dans le plat et permet de déposer la viande dessus, la maintenant ainsi au dessus des jus de cuisson. La viande ainsi placée rôtira sur toutes ses faces sans bouillir dans ses propres jus.
Bon.
Même désormais heureuse possesseuse d’un tel plat à rôtir -merci Monsieur Ikea-  je ne l’ai pas employé ici. En effet, le canard n’avait plus de jus à rendre, les patates et les noix ne risquaient pas d’en rendre (on se demanderait bien d’où il pourrait sortir!) bref un bon vieux plat à four en inox sans grille assortie a eu ma préférence.

Placer les magrets sur la grille (ou dans le plat à côté des patates et des noix, voir 1ère digression).

Ce qui m’amène à ma 2ème digression… Ode, petite ode, deuxième !

Qu’est-ce qu’il faut faire quand on aime le canard très saignant, bleu, comme nous ?
Mes filets, c’était évident qu’ils étaient largement assez cuits pour nous… Alors que faire ? Ne pas installer les filets dans le plat ? Suivre la recette et les faire rôtir avec le reste comme dit la recette ? Dans le doute, j’ai choisi de suivre la recette, eh bien non, je n’aurais pas dû ! J’aurais dû écouter mon instinct !
Mais je vais vous livrer la suite de la recette telle quelle, vous savez désormais que si vous aimez le canard bleu vous devrez arrêter ici sa cuisson. Il faudra cependant éventuellement le réchauffer un peu au moment de servir, et pour cela 3 ou 4 minutes dans le four suffiront.
Mais je vous laisse lire plus loin (bieeeeeen plus loin…) pour comprendre plus exactement de quoi je parle.

Placer la betterave entière et pelée à son tour dans la poêle (qui, je le rappelle, n’est plus sur le feu…) et bien la remuer pour l’enrober de graisse. Réserver la betterave ainsi huilée dans un petit plat à part.

Heu… 3ème digression…

Dans un plat à part ? Mais pourquoi faire ? Pour qu’elle ne transmette pas sa couleur aux patates je suppose…
Mais moi, mon plat en inox il est déjà grand, comment voulez-vous que je case en plus un autre plat, même tout petit genre plat à « oeuf au plat », dans un four de ménagère 100% normal (et normale, pour couvrir aussi bien le four que la ménagère dans leur normalité banale…) ? Alors, parce que je fais parfois fonctionner mes petite cellules grises, j’ai eu une idée de génie! Si si! J’ai pris une feuille de papier alu, je l’ai pliée et j’ai remonté un peu les coins pour former une petite assiette à betterave… J’ai placé ma soucoupe improvisée dans le plat, posé la betterave dedans, et hop, le tour est joué!
Hé hé, on ne me la fait pas, à moi… Niark niark niark !

Allez, on reprend. Que mon génie méconnu et incompris ne nous arrête pas en si bon chemin.

Si on veut, on peut arrêter là, mettre tout cela au frigo et reprendre quelques heures plus tard si on le souhaite, indique la recette d’origine. Il faudra alors sortir le canard environ 1 heure à l’avance pour le ramener à température ambiante, et mettre le four à chauffer à 220°C/200°C chaleur tournante/gaz7.
Moi j’ai faim, je continue tout de suite. Na ! Et mon four est chaud, je l’ai mis à préchauffer au début de la recette, vous vous souvenez ?

Enfourner le plat avec le canard (pas pour ceux qui aiment le canard bleu !) les patates aux noix et la betterave sur sa petite soucoupe improvisée pour 15 minutes.

Si vous ne mettez pas votre canard dans le plat pour ne pas le sur-cuire, pensez quand même à le mettre dans le plat à côté des patates 3 ou 4 minutes avant la fin de la cuisson, juste assez pour le réchauffer un peu sans le cuire ! 

Et c’est prêt, il ne reste plus qu’à disposer.

Couper la betterave chaude en segments, comme les oranges. J’ai fait des cubes. Chacun fait, fait fait, etc.
Ajouter dans le saladier, ainsi que les patates, les noix et les segments d’orange.

Ajouter environ les 3/4 de la vinaigrette, mélanger tout doucement pour ne pas briser les segments d’orange.
Goûter, ajouter éventuellement du jus d’orange réservé, rectifier l’assaisonnement.
Répartir dans les assiettes
Couper des lamelles dans les magrets ou filets, saler avec modération, poivrer, disposer dans les assiettes.
Verser un peu de la vinaigrette restante dessus, pour faire briller.
Déguster avant que ça refroidisse!

A part le fait que le canard était 1000 fois trop cuit à notre goût, cette recette nous a énormément plû.
Sucré-salé-acide, un équilibre très agréable qui se lie bien avec le canard et l’endive.
Les segments d’orange explosent de jus dans la bouche, c’est un régal.
La mâche, les épinards et l’endive apportent une légère amertume que la douce betterave vient contrebalancer.
Oui, vraiment, c’était excellent!

J’espère que vous aimerez aussi!

Ne trouvez-vous pas ces couleurs absolument incroyables ? Je vous promets que ce ne sont pas des photos truquées, les assiettes étaient réellement aussi vivement colorées!

Version imprimable sans blabla !