accompagnements

gratin de légumes parmentière

Ce n’est pas vraiment une recette que je vous donne aujourd’hui. En effet, je me suis inspirée des crusty cheddar pies du magazine Good Food mais j’ai tout fait à l’oeil sans rien mesurer, donc je ne peux pas partager de consignes précises avec vous.

Je me suis dit que ça serait sympa juste de vous donner une idée pour changer un peu des classiques gratins de courgette ou autre légumes en sauce blanche.

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Ce qui fait la différence ici s’exprime en 2 points :

– l’utilisation de moutarde à l’ancienne dans la sauce blanche au lieu de notre bien classique et française noix de muscade râpée

– l’ajout d’une couche de purée épaisse, comme pour un gratin parmentier, qui va bien gratiner au four et donner un look carrément gourmand à votre gratin de légumes.

Voici ce que j’ai fait :

gratin de légumes parmentière

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Pour les légumes, j’ai suivi le Good Food : au lieu de mes habituels poireaux ou courgettes, j’ai utilisé un mélange de poireaux, brocolis et petits pois.

J’ai commencé par cuire à l’étouffée 2 poireaux et 2 branches de céleri dans un tout petit fond d’eau et une petite pincée de sel (c’était pour 4 personnes)

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puis, quand les poireaux ont été presque transparents, j’ai ajouté les florettes et la moelle du pied en fines rondelles

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et poursuivi la cuisson à l’étouffée jusqu’à ce que le brocoli soit « ramolli »

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En même temps, j’ai fait cuire 500g de patate à purée (eau bouillante salée, départ à froid) mais c’était insuffisant, il en aurait fallu 750g. J’ai ensuite écrasé mes patates cuites au pilon à purée avec un peu de lait.

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en même temps, j’ai fait une sauce blanche avec 1/2 litre de lait, un peu d’huile et 1 énorme csoupe de farine, et, quand elle a été cuite, j’y ai ajouté 1 csoupe de moutarde à l’ancienne :

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et j’ai terminé avec environ 100g de cheddar râpé (ça aurait été meilleur avec du comté ! Faut dire que le cheddar qu’on trouve sous plastique au supermarché est franchement dégueu sans goût).

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J’ai rassemblé la sauce blanche et les légumes, et versé le mélange dans des récipients de taille adaptée : il faut laisser de la marge en hauteur pour pouvoir recouvrir de purée.

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J’ai ensuite recouvert de purée

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et c’est là que je n’en avais pas assez pour faire une couche épaisse. Les petites cocottes individuelles étaient parfaites mais après dans le plat en pyrex, la couche était trop fine.

Ensuite j’ai réparti encore un peu de cheddar râpé

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et enfourné en mode gratin 210°C de mon four.

Au bout de 35 minutes, j’ai obtenu ceci :

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Le mélange de légumes ? Et ben c’est pas mal du tout ! J’ai bien aimé trouver les brocolis, ils ont donné du tonus par rapport à seulement des courgettes ou du poireau, plutôt mous… Quant à la moutarde à l’ancienne, c’est sympa, ça change, et je préfère quand même la muscade. Pour ce qui est de la purée, alors là par contre, vraiment ça fait de l’effet, et visuellement, et gustativement.

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Mon Nomamoi n’a pas aimé du tout… Mais bon, faut dire aussi que les légumes, c’est pas forcément son truc… 😉
Pour moi par contre, 100% de réussite ! J’ai A-DO-RE !

Voilà ! Ça vous tente ?

Bon appétit !

plats

Crêpes au lait de coco fourrées aux pommes de terre aux épices, chutney coco coriandre

Samedi 2 février : C’est la chandeleur ! A nous les crêpes ! Comme chaque année, on les fera sauter avec une pièce dans la main qui tient la poêle ! ne pièce d’or si possible… ou sinon d’argent… Heu… Une pièce de 1 ou de 2 Euros, c’est à la fois de couleur dorée et argentée, ça devrait doublement marcher, non ? 😉

Chaque année, on mange des crêpes pour la chandeleur. J’ai horreur de cuire les crêpes. Les manger, alors là oui, mais les faire, grrrrrrr, c’est tellement long, il faut rester debout devant la cuisinière, ah la la mais que c’est long ! Pour être englouti en 2 minutes, en plus ! Ah non alors ! Cette année je vais faire autrement. Je vais faire des crêpes fourrées, même principe que celles que j’avais faites il y a fort longtemps mais avec des produits différents, car quand on tient un blog, il faut se renouveler de temps en temps… 😉

Et comme j’adore les épices et la cuisine Indienne, je me suis tout naturellement penchée sur des variations de nos crêpes appelées là-bas : doshas. J’ai compulsé plusieurs bouquins, réfléchi et je suis arrivée à la recette finale que je vous présente aujourd’hui. C’est ma version, mon idée de ce plat que je n’ai jamais mangé de ma vie, donc je ne sais pas si ce que je fais correspond à ce qui se fait dans le Sud de l’Inde d’où ce plat est originaire, et je vous encourage à le faire vôtre en jouant avec les épices, les textures etc.

Crêpes au lait de coco fourrées aux pommes de terre aux épices, chutney coco coriandre

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Pour 6 crêpes (ne pas en déduire que c’est pour 3 personnes, ça vous cale un homme, ça Madame !)

les crêpes : prep : 5 min, cuisson : environ 7 min par crêpe
le chutney : prep 10 minutes
les pommes de terre : prep environ 5 min, cuisson environ 45 min

Le chutney :

1 gros bouquet de coriandre (les feuilles seulement)
1 échalote
1 piment vert langue d’oiseau
1/2 jus de citron vert
1 1/2 à 2 csoupe noix de coco séchée râpée
1/2 ccafé sel

Hacher à la main les feuilles de coriandre, ciseler l’échalote finement, le piment aussi et réunir les 3 dans un bol. Réserver. Le mélange final sera fait quand tout sera prêt.

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les crêpes :

(« Le meilleur de la cuisine Ayurvédique » par Sumitra Devi et Sylvain Porté)

100g farine de riz complet
120g farine de blé « normale (T65 par exemple)
330ml lait de coco
330ml eau
1 ccafé sel
QS huile pour la poêle

Mélanger tous les ingrédients jusqu’à ce qu’il n’y ait plus le moindre grumeau.

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Cuire les crêpes une par une d’abord une face, puis l’autre, les empiler au fur et à mesure sur une assiette et les réserver au chaud (four à 70°C)
Huiler la poêle pour la première crêpe, ensuite ne huiler que si c’est nécessaire, avec un pinceau ou un papier absorbant à peine trempé dans l’huile.

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Comme d’habitude, la première crêpe est ratée… La cata au jeté de crêpe !

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Les suivantes se comporteront mieux :

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L’écrasée de pomme de terre aux épices :

(adapté du livre « Complete Indian Cooking », éditions Hamlyn)

750g de pommes de terre pour soupe (restera pour moi 660g une fois pelées, yeux et parties noires ôtées)
1 csoupe mélange ail gingembre – ou 2 belles gousses d’ail et environ 3cm de gingembre frais pelés et mixés
2 ccafé graines de moutarde (j’ai pris des jaunes. 1 csoupe serait encore mieux)
1/2 ccafé curcuma
2 ccafé garam massala
1 piment vert langue d’oiseau (facultatif)
1/2 jus de citron vert
6 feuilles de coriandre
QS eau et gros sel pour bouillir les patates ; eau bouillante, huile végétale neutre, sel et poivre noir fraîchement moulu pour l’écrasée.

En même temps que les crêpes cuisent (attention à ne pas les oublier !) peler les patates et les laver. Les couper en morceaux et les mettre à bouillir dans une grande quantité d’eau froide salée. Égoutter, réserver.

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Continuer les crêpes pendant que les patates cuisent.
Ensuite, préparer ail, gingembre et mixer, épices, ciseler le piment super hyper finement. Mettre un peu d’eau à chauffer dans la bouilloire.

Et là, vous devez avoir en gros 6 crêpes dans le four, un chutney prêt à être mélangé et des patates prêtes à se faire écraser.

Dans une poêle anti adhésive, mettre un peu d’huile végétale neutre (colza par exemple) à chauffer à feu vif et y mettre les graines de moutarde et le mélange ail-gingembre.

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Mélanger. Quand les graines commencent à sauter et que le mélange commence presque à brûler, ajouter curcuma et garam massala

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mélanger et laisser revenir les épices encore environ 30 secondes puis ajouter le piment et les patates

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baisser le feu et écraser joyeusement !

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S’il reste des morceaux, c’est parfait ! Si ça devient super sec, ajouter de l’eau bouillante. Poivrer, goûter, rectifier l’assaisonnement (les patates sont normalement déjà salées donc on ne salera pas avant d’avoir goûté).

Ajouter finalement quelques feuilles de coriandre, le jus de citron vert (commencer par la moitié puis en rajouter si nécessaire) et mélanger. Goûter une dernière fois et rectifier l’assaisonnement.

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Il ne reste plus qu’à mélanger les ingrédients du chutney, goûter et rectifier.

Et voilà ! Tout est là !

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Placer sur chaque demi crêpe un boudin d’écrasée de pdt et une ligne de chutney

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Rouler.

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Déguster !

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C’est trop trop bon ! La crêpe super douce grâce au lait de coco, l’écrasée aux épices typiquement indiennes dans laquelle subsistent quelques morceaux, l’acidité pimentée du chutney forment un tout absolument délicieux.

Ça tient bien au ventre tout ça… et on n’a pas beaucoup de légumes là-dedans… Pas grave, on se rattrapera un autre jour.

Bon appétit ! Et surtout

Bonne chandeleur à toutes et tous !

N’oubliez pas votre pièce dans la main qui fait sauter la crêpe !

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Boulange

les craquelins de Manue

Encore une fois, je n’ai pas su résister quand j’ai vu passer le dernier défi boulange sur Facebook : les craquelins de Manue.

Je vous laisse le soin de découvrir la recette directement sur le blog de Manue : elle y décrit tellement bien le craquant des ces petits pains au lait feuilletés à la sortie du four que je me suis mise à saliver instantanément… C’est ici pour la recette (clic).

Voici mes

Craquelins de Manue

et on découvre la mie délicate et humide…

source : Les craquelins de Manue (pâte feuilletée levée sucrée et tressée)

Le diaporama de  Manue, en bas de la recette, m’a beaucoup aidée à comprendre les instructions. Et si vous êtes au boulot, pensez à couper le son… 😉

J’ai rencontré quelques difficultés en réalisant ces craquelins et j’ai dû prendre des décisions pas forcément judicieuses pour y remédier…

1- comme j’ai fait la pâte en map avec un programme de 2 heures, mon beurre était trop mou. Quand on fait un feuilletage, le beurre doit être ramolli mais pas mou. J’étais pressée, alors plutôt que de remettre mon beurre un peu au frigo, j’ai poursuivi… Et j’ai eu des fuites de beurre ! Alors quand Manue dit de sortir le beurre 1 heure à l’avance, c’est 1, c’est pas 2… Ou alors votre cuisine est une glacière… 😉

2- malgré un long passage au frigo pour essayer de raffermir la pâte qui avait donc reçu son 1er tour (et généré des fuites – ou bien fuit généreusement, au choix…) le beurre n’est pas revenu assez solide. Pour essayer de mieux emprisonner le beurre, j’ai donné 6 tours en tout au lieu de 4. Du coup le feuilletage est plus fin, moins marqué.

3- ma pâte, du fait des 6 tours au lieu de 4, a été bien plus travaillée et donc bien plus difficile à étaler : elle se rétractait constamment…

4- j’ai étalé en un rectangle trop large, du coup j’ai fait 6 craquelins trop longs au lieu de 8 craquelins de taille « normale ». Mais bon, c’était tellement dur à étaler ! Dès que j’avais mon rectangle, je soulevais la pâte pour la décoller, et hop, j’avais à nouveau un ovale !

3- mon four, bien qu’à chaleur tournante et conçu pour accueillir soit-disant 3 niveaux de cuisson à la fois (laissez-moi rire…) m’a imposé de cuire mes 2 plaques à la suite l’une de l’autre. J’ai fait lever la première plaque dans le four en étuve tandis que la 2eme est restée sur la table de la cuisine, juste couverte d’un torchon. J’ai cuit la plaque levée en étuve en premier, elle était magnifiquement gonflée, miam ! Quant à la seconde plaque, elle n’avait pas quasiment pas levé sur la table de la cuisine. J’ai décidé de la cuire quand même sans attendre plus longtemps. Et bien cette 2eme version, moins levée avant d’enfourner, est celle que j’ai préférée. Bien plus craquante, un feuilletage bien plus marqué. Donc la version bien levée était très briochée alors que la version presque pas levée permettait de comprendre pourquoi on appelle ça craquelin…

Alors à faire et refaire sans hésitation, merci Manue !

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plats

cailles farcies aux pommes, pommes sautées aux noisettes

J’ai trouvé des cailles en promotion il y a quelques jours… Bonne idée, mais comment les cuisiner ? Ma technique classique c’est de les cuire dans une sauteuse avec des gros raisins blancs comme les dattiers d’Italie… Faudrait peut-être changer un peu, non ? Et puis de toute façon, je n’ai pas de raisins… Ou alors secs… Mais j’ai des pommes… Hé hé… Et voilà, ting !!! Idée !

Cailles farcies aux pommes,
pommes sautées aux noisettes

Pour 4 personnes

4 cailles préparées
1 oignon
1 grosse gousse d’ail ou 2 petites
100g foies de volaille
100g de riz cuit (un reste de la veille par exemple)
50g fruits séchés mélangés : raisins secs, zestes d’orange et de citron confits
2 tranches de pain de mie sans croute (44g)
1/2 pomme verte (75g pelée et sans trognon)
1 pointe de couteau de 4-épices
2 à 3 ccafé fond de volaille en poudre (et non pas du bouillon de volaille en poudre, c’est important)
QS sel, poivre, calvados (facultatif), huile végétale neutre

et, pour la compotée,
5 ou 6 pommes (selon leur taille) et on peut ajouter l’autre moitié de celle utilisée dans la farce
2 csoupe sucre (au goût, en fait !)
1 bonne pincée sel
1 grosse poignée de noisettes
QS huile végétale neutre (mais ça serait meilleur avec du beurre… ^^)

Préparer la farce.
Peler l’ail et l’oignon, dégermer l’ail, mettre dans le bol d’un petit mixeur avec les foies de volaille, pulser pour mixer sans faire de la bouillie.

Dans une petite poêle, chauffer un peu d’huile, ajouter les foies/ail/oignon mixés et cuire sur feu doux 2 ou 3 minutes en mélangeant. Le foie doit entièrement devenir blanc mais attention à ne pas le sécher complètement, il va continuer à cuire une fois dans la caille.

Arrêter le feu.
Ajouter le riz cuit et les fruits séchés, mélanger.
Passer la mie de pain sous l’eau du robinet et la serrer pour éliminer sans l’essorer totalement. Dans le petit mixeur mettre la boule de pain mouillée et mixer pour obtenir une pâte de la même épaisseur qu’une sauce blanche un peu épaisse. Ajouter dans la poêle,

mélanger.

Saler, poivrer, ajouter le 4-épices, mélanger.
Peler la demi-pomme, ôter le trognon et couper en tout petits dés, ajouter dans la poêle, mélanger, goûter et rectifier l’assaisonnement si nécessaire.

Farcir les cailles en tassant bien, pas la peine de coudre ou mettre des piques en bois, ça tient tout seul.

Mettre un peu d’huile à chauffer dans une sauteuse.
Y faire dorer les cailles farcies à feu moyen-doux (c’est-à-dire entre moyen et doux…),

saler, poivrer, et quand elles sont bien dorées sur toutes leurs faces, flamber au calvados (facultatif), ajouter un petit fond d’eau, couvrir et finir la cuisson tout doucement.

En même temps, peler les pommes et ôter les trognons, il faut compter à peu près 1 pomme et demie par personne. Couper en gros cubes.
Dans une sauteuse si possible anti-adhésive, chauffer un peu de matière grasse à feu vif, et quand c’est bien chaud, y jeter les pommes et faire sauter rapidement pour pas que ça attache. Sucrer, saler, laisser caraméliser en remuant régulièrement, les pommes doivent dorer.
Pendant ce temps, couper les noisettes en 2.
Quand les pommes sont dorées à souhait, planter la pointe d’un couteau pour vérifier qu’elles sont vraiment cuites à coeur, prolonger la cuisson si nécessaire, sinon, ôter du feu. Ajouter les noisettes, mélanger.

Terminer en contrôlant la cuisson des cailles : la pointe du couteau plantée au plus épais de la cuisse, il ne doit pas sortir de liquide rouge ou rosé. La chair, elle, reste rosée, et c’est normal. Souhaité, même.

Réserver les cailles et la compotée de pomme au chaud.

Dans la sauteuse ayant servi à la cuisson des cailles, il doit y avoir un peu de jus au fond, pas grand chose… En ce qui me concerne, il est clair que je n’en avais pas assez à mon goût… C’est pourquoi j’ai décidé de rallonger et épaissir ce que j’avais. J’ai donc mis environ 500ml d’eau à bouillir dans la bouilloire. J’ai remis à bouillir ma sauteuse (sans les oiseaux, juste avec le jus de cuisson !) puis saupoudré de fond de volaille en poudre, mélangé bien à fond à cause des grumeaux et ajouté de l’eau bouillante de la bouilloire en mélangeant toujours. Tan dan !

Servir bien chaud avec si on veut un peu de riz vapeur.

Farce réalisée sans lait et sans œuf, ce qui peut être utile aux allergiques. Oui, on peut faire une farce à volaille sans lait et sans œuf… Elle serait sans gluten s’il n’y avait pas le pain de mie… Il suffirait pour cela de remplacer la mie de pain par une sauce blanche épaisse réalisée avec de la farine sans gluten (farine de riz par exemple) et le lait végétal de votre choix. Pourquoi pas un lait d’amande ou de noisette par exemple, après tout même s’ils ont un goût sucré ça ne devrait pas être un problème puisque la farce est sucrée-salée !

Quant à la sauce, j’insiste bien sur le fait que j’ai utilisé un fond de volaille, pas un bouillon. En effet, le fond contient un épaississant qui rend la sauce onctueuse, alors que le bouillon, lui, n’en contient pas. Par contre, quand on regarde la liste des ingrédients, il y a vraiment de quoi prendre peur…

Nous avons adoré trouver associé à la douceur particulière, presque vanillée, de ce petit oiseau le mélange de pomme acide, de fruits séchés et de 4-épices. J’ai apprécié aussi le côté automnal que donnent les pommes, présentes à la fois dans la farce et la garniture, et les noisettes. La sauce, parfumée avec bonheur par le calvados flambé, est un pur délice… Enfin, le mot « pur » n’est pas forcément le mieux choisi quand on lit la liste des ingrédients qui composent le fond de veau du commerce… Mais bon…

Bref !

Bon appétit !

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plats

rougaille de saucisse, brèdes sautées, chatini pomme d’amour : cuisine Mauricienne

Je vous en avais déjà parlé à l’occasion de la  recette du chatini pomme d’amour, le rougail de saucisse chatini pomme d’amour, c’est l’équivalent du cari de saucisse et rougail de tomate de la Réunion, notre plat préféré parmi tous ceux que la tante de mon Nomamoi fait si bien, et que nous lui réclamons à chaque fois que nous allons la voir !

C’est donc un plat qui nous a tout de suite et tout naturellement attirés lors de nos vacances Mauriciennes,

et que Malini nous a cuisiné malheureusement en notre absence, ce qui fait que je n’ai pas vu comment elle procédait… J’ai dû me contenter d’explications a posteriori… et c’est déjà énorme !

En tout cas, nous étions ravis de trouver ce plat goûteux et coloré quand nous sommes rentrés ce soir-là après une journée de visite passionnante qui nous avait emmenés à Terre aux 7 couleurs,

une terre qui porte bien son nom, où nous avons rencontré de charmantes petites bêtes…

Aussi incroyable que cela puisse paraître, ces énormes tortues se laissent caresser, papouiller, et on sent qu’elles aiment ça…

Surtout dans le pli dans le creux du cou (jonction entre le cou et la carapace), mmmmmm, alors là, elles en sont carrément folles !

Herbivores, elles sont nourries d’herbes, de feuilles et de papayes (entre autres !) qu’on leur apporte dans leur enclos. Eh oui, hélas, elles sont enfermées ans un enclos… Est-ce vraiment pour empêcher les tortues de s’échapper ou les gens de les embêter ? En tout cas, un gardien est là qui les surveille et fournit des explications à qui lui en demande. Je ne me suis pas fait prier pour en demander…

Celle que nous avons le plus caressée avait 100 ans… Une tortue peut vivre entre 150 et 200 ans et pèse environ 300 kilos… Brave petite bête…

On pourrait croire que leur peau est épaisse, rude, dure, eh bien non… En fait, quand on caresse le cou, on se rend compte combien la peau est en fait fine… Les plis n’ont pratiquement pas d’épaisseur ! Et pourtant, on sent sous les doigts à quel point elle peut être résistante…

Et en plus, la tortue, c’est absolument délicieux ! En potage aux herbes ou en rougail, c’est incroyable ! Nous avons carrément adoré ! Je vous mettrai une recette de tortue, on peut aisément remplacer par du veau ou du poulet !
Mais non, je plaisante ! lol ! Allez, qui y a cru ?
Non, nous n’avons pas mangé de tortue.  Je me demande d’ailleurs si ça se mange… Quelqu’un le sait parmi vous ?

Allez, passons au

rougaille de saucisse, brèdes sautées, chatini pomme d’amour : cuisine Mauricienne

compter 1 heure en tout

Pour 4 personnes

pour le rougaille :

8 saucisses (si possible créoles, sinon merguez ou comme moi chipolatas)
3 oignons finement hachés
1 csoupe d’ail haché ou de purée d’ail
1 csoupe de gingembre râpé ou de purée de gingembre
4 brins de thym frais
4 feuilles de carri poullé (j’ai pris des feuilles de curry que j’avais congelées, et j’en ai mis plus que 4 pour compenser la perte de goût liée à la congélation)
2 csoupe concentré tomate
1 boite 400g pulpe tomate
1 petit bouquet de persil ciselé
QS sel, huile

pour les brèdes :

500g de verts de ce que vous voulez : épinards, grosse roquette, cime di rapa, feuille de navet, vert de blette, peu importe, il faut juste une verdure amère. Avec des brèdes chouchou reconnaissables à leurs tortillons ou des brèdes mafane reconnaissables à leurs fleurs jaunes, ou toute sorte de brèdes, ça sera encore plus exotique ! Vous en trouverez dans les épiceries africaines, créoles ou asiatiques. J’en trouve, pour les Lyonnais, à Paris Store (des brèdes chinois), à Madras Bazar (feuilles d’épinard – ne vous y laissez pas prendre, ce ne sont pas nos épinards ! – brèdes chouchou, brèdes mafane), à Grand-Frais ou même, pour la première fois depuis que j’habite ici, à l’épicerie exotique de mon village (brèdes chouchou).
Comme on ne gardera que le vert, il faut essayer de faire en sorte d’avoir 500g de brèdes préparés, donc bien 750g minimim de brèdes en tiges !
1/2 csoupe purée d’ail ou ail pressé
1/2 ccafé curcuma
1 brindille de thym frais
4 feuilles de carri poullé (j’ai pris mes feuilles de curry congelées)
QS sel, huile

du chatini pomme d’amour

Du riz basmati pour servir

Allez, je vous vois venir. De la purée d’ail et de la purée de gingembre qu’elle nous dit la Cath. Mais qu’est-ce qu’elle a encore été chercher ?
Eh bien, en fait, c’est avec ça que Malini cuisinait ! C’est juste de la pulpe d’ail, et du gingembre râpé. La cuisine mauricienne en utilise tellement qu’il faudrait en permanence avoir des stocks d’ail et de gingembre frais, et prendre le temps à chaque fois de peler, dégermer, hacher, râper… Même moi qui aime cuisiner énormément avec ail et gingembre, je n’ai jamais utilisé de telles quantités astronomiques ! Et quand on en utilise autant, ça vaut le coup d’en avoir tout prêt. On peut bien entendu faire soi-même sa purée d’ail ou de gingembre, c’est juste le produit pressé ou râpé ! Mais je ne pense pas que ça se conserve très longtemps. Quand on ne mange pas tous les jours ou presque des cuillers à soupe d’ail et de gingembre, on peut sans problème peler et râper son pouce de gingembre, peler dégermer et hacher ou presser 2 ou 3 gousses d’ail, pas besoin d’en préparer d’avance.

Cela dit, depuis que nous sommes rentrés à Lyon, nous mangeons mauricien tous les soirs ou presque ! Alors quand j’ai découvert à Auchan ceci

et cela,

j’en ai fait des stocks ! Et si ça existait en pots de 500g, ça serait encore mieux ! lol !
A Madras Bazar, j’ai trouvé un mélange ail/gingembre en seau de 1 kilo… Ne riez pas, je l’ai acheté, ça se conserve 2 mois après ouverture ! Mais je dois quand même avoir la pâte d’ail à part pour les plats où je ne mets que l’ail, pas le gingembre…

Bon, et puis c’est quoi ces feuilles de carri poullé ? Où que je m’en vais trouver ça encore, moi, hein, me direz-vous encore ?
Alors le carri poullé, c’est ça :

On appelle ça ici  « curry leaves » ou « feuilles de curry » et on les trouve fraîches dans les épiceries très spécialisées (de temps en temps à Paris Store ou à Madras Bazar pour les lyonnais), ou aussi séchées, pas besoin de réhydrater (chez Amitiés pour les lyonnais toujours), et quand on en trouve du frais, hop, on congèle vite et c’est parfait.
Je me demande si ça pourrait pousser ici…

Si vous n’avez pas de carri poullé, surtout ne cherchez pas à le remplacer par du curry en pâte ou en poudre ! Ne mettez rien à la place, oubliez tout simplement !

Bon, maintenant qu’on a les bases, passons au déroulement.

Préparer les ingrédients.

Cuire les saucisses dans une première sauteuse.

Dans une seconde sauteuse, chauffer un peu d’huile puis ajouter les oignons hachés et laisser dorer. Ajouter ensuite l’ail et le gingembre, laisser roussir,

ajouter ensuite le thym et les feuilles de carri poullé

laisser à nouveau roussir.

Ajouter ensuite la tomate en boite et le concentré de tomate, puis laisser mijoter à couvert environ 5 minutes.

pendant ce temps, préparer les brèdes.

On jette les tiges pour ne garder que les feuilles. Bien les laver et les égoutter.

A ce moment, les saucisses sont cuites, les enlever de la sauteuse et les laisser refroidir.

Dans la sauteuse ayant servi pour les saucisses, remettre un peu d’huile à chauffer. Y mettre l’ail à roussir avec le thym et le carri poullé.

Ajouter ensuite le curcuma et laisser roussir 30 secondes en mélangeant.

Ajouter ensuite les feuilles des brèdes et laisser tomber à feu vif comme on le ferait pour des épinards. Mélanger régulièrement. Quand il n’y a plus d’eau rendue, saler très légèrement. Ça va à nouveau rendre de l’eau. Continuer à cuire jusqu’à totale évaporation de l’eau. A ce moment-là, la cuisson est terminée, goûter, rectifier en sel. Comme pour les épinards, il ne reste plus rien une fois la cuisson terminée… Alors en prévoir un gros volume !

Pendant que les brèdes cuisent, couper les saucisses en rondelles et les ajouter dans la sauteuse de tomate.

Laisser cuire juste le temps de réchauffer. Ajouter un tout petit peu d’eau si ça vous paraît trop sec.

Quand tout est prêt, ajouter le persil ciselé et mélanger.

Servir le riz avec le rougaille de saucisse, puis accompagner avec les brèdes

et le chatini pomme d’amour.

Bon appétit !

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apéro

beignets d’aubergine et de piments doux

Le soir, sur notre terrasse avec vue sur la mer et le merveilleux coucher de soleil, nous aimions tout particulièrement déguster des petits beignets Mauriciens. Parmi tous ceux que nous avons eu l’occasion de grignoter, 3 sortes ont recueilli tous les suffrages : les beignets d’aubergine et ceux de piment doux dont je vais vous parler aujourd’hui, et les « gâteaux songe » que je réserve pour une autre publication, mes photos étant toutes floues : il va falloir attendre que j’en refasse !

Nous avons trouvé ces beignets pour quelques roupies au marché de Quatre-Bornes, mais aussi dans de petites boutiques minuscules le long des routes. Trempés dans une petite sauce pimentée, c’est à se rouler par terre !

Les beignets d’aubergine sont doux, moelleux, mmmmm… Quant à ceux au piment… Âmes sensibles s’abstenir ! Le piment doux, il a beau être doux, comme son nom l’indique, c’est quand même un piment, comme son nom l’indique aussi ! ^^

beignets d’aubergine et de piment doux

prep 15 min

Repos : légumes au moins 1 heure, pâte 30 min

Cuisson : ça dépend de votre friteuse… Pour moi il a fallu environ 20 minutes.

pour 6 personnes à l’apéro, 2 en repas.

Les légumes :

– aubergines : 12 rondelles d’aubergine de 2 mm d’épaisseur, il les faut vraiment très fines, trempées dans de l’eau salée, filmées au contact et réservées au frais

– piment : 6 piments verts doux, fendus pour ôter graines et membranes, coupés en 2 s’ils sont trop longs pour tenir dans la friteuse, placés sur un papier absorbant puis saupoudrés de 2 pincées de sel et d’une de sucre, couverts de papier absorbant et réservés au frais.

Pour la pâte :

125 g farine de pois chiches

25g farine blanche

20g farine de riz complet

2 pointes de couteau de piment de cayenne en poudre (facultatif !)

2 csoupe feuilles de coriandre hachées

1 csoupe feuilles de menthe hachées

1 toute petite pincée de sel (facultatif)

1 ccafé levure chimique

Pour la friture :

QS huile spéciale friture

Pour servir :

sauce pimentée, par exemple Sriracha, pure ou diluée dans un peu de concentré de tomate et d’eau, ou hot ketchup, ou pourquoi pas un chatini pomme d’amour mixé cette fois pour le rendre plus liquide ?

Commencer par préparer les légumes.

Bien entendu, on peut utiliser d’autres légumes, des courgettes par exemple, ou même des pommes de terre en rondelles aussi fines que des chips ! On peut aussi frire la pâte toute seule, c’est un régal !

Préparer la pâte :

Mélanger, et même tamiser le cas échéant, les farines dans un saladier.

Ajouter le sel, le piment en poudre (facultatifs tous les 2) et les herbes hachées, mélanger.

Ne pas mettre la levure !

Ajouter un peu d’eau, par toutes petites quantités, de façon à obtenir une pâte fluide mais très épaisse. Pour moi ça a pris moins d’un verre d’eau. Je vous propose de regarder ci-dessous une vidéo (clic ici si vous ne la voyez pas) qui va vous permettre de bien voir la consistance de la pâte, à environ 2 minutes après le début du film.

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Reposer la pâte 1/2 heure à température ambiante.

Pendant cette demi-heure, égoutter les aubergines, les éponger dans du papier absorbant.

Éponger aussi les piments très soigneusement.

Préparer la friteuse (pour moi une poêle wok – merci Christiane !) et commencer à chauffer l’huile doucement.

Il est très fortement recommandé d’utiliser un thermomètre à cuisson pour surveiller la température de l’huile. En effet, une huile pas assez chaude rendra vos beignets gras et mous, une huile trop chaude va brûler vos beignets sans les cuire et devenir mauvaise à la santé. 180°C est la température idéale ! Cela dit, nos grands-mères n’avaient pas tout cet équipement et elles savaient faire des fritures mémorables !

Au bout d’1/2 heure de repos pour la pâte, lui ajouter la levure, bien mélanger.

On passe maintenant à la friture proprement dite.

Tremper les légumes pour bien les enrober de pâte et les mettre à frire. Certains préfèrent tremper les légumes un par un avant de les déposer dans l’huile, personnellement j’aime bien en mettre plusieurs à la fois dans la pâte, bien tourner et retourner, puis saisir chaque légume déjà bien enrobé pour le plonger une dernière fois dans la pâte avant de l’envoyer à frire. J’ai commencé par les aubergines,

puis poursuivi avec les piments.

Bien surveiller la cuisson ! Retourner régulièrement, veiller à ne pas trop mettre de beignets à la fois pour ne pas trop baisser la température de l’huile, essayer de faire en sorte que la température de l’huile reste à 180°C !

Sur la photo ci-dessus, vous pouvez apercevoir le thermomètre à cuisson !

Égoutter sur du papier absorbant.

Quand tous les légumes sont frits, on peut frire le reste de pâte (s’il en reste !) par cuillerées, toujours dans la même huile.

Servir très chaud avec une sauce pimentée ou un chatini ( par exemple un délicieux et rafraichissant chatini pomme d’amour, vous comprenez aujourd’hui pourquoi j’ai mis en premier la recette de ce condiment…). Une bonne vieille Sriracha fera le bonheur des paresseux dans mon genre ! Penser à la diluer avec un peu de concentré de tomate et d’eau si vous la trouvez trop forte ! Même remarque avec le sambal oelek !

Alors j’en connais qui vont me demander ce que c’est que de la Sriracha… Non ? ^^

En magasin spécialisé… Je devance les demandes ! lol ! Je ne l’ai jamais vue à Auchan contrairement au sambal oelek (ou purée de piment) je l’achète donc en épicerie exotique. Et… le ketchup c’est super bien aussi ! 😉

Bon appétit !

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soupes

soupe de carotte aux épices

Eh bien, je vois que ça fait déjà pas mal de jours que je n’ai pas eu le temps de passer poster une recette sur mon blog… Je dois absolument me rattraper… J’ai de plus en plus de photos qui encombrent mon PC et de délicieuses recettes de saison qui vont bientôt ne plus être de saison du tout si je continue à prendre du retard…

Ce qui me fait d’ailleurs penser à quelque chose : peut-être avez-vous ces derniers jours visité mon blog en espérant y trouver un nouveau billet ? Et, déçu(e) vous avez refermé mon blog en vous promettant à vous-mêmes qu’on ne vous y reprendrait plus…
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Je reviens donc maintenant à ce qui fait mon bonheur : la cuisine. Et voici une petite merveille qui nous a régalés et réchauffés… Dans sa version d’origine, il y avait de la citronnelle. J’étais sûre d’en avoir au congélateur, mais bon, pas de chance, je n’en avais plus… Et c’était délicieux sans. Je n’ose imaginer ce que ça aurait été avec! En tout cas, sachez que si vous n’avez pas de citronnelle chez vous, ne prenez pas la peine de sortir rien que pour elle, c’est déjà génial sans!

Enfin, une petite remarque :
La citronnelle se congèle très bien. On coupe les 2 extrémités, on pèle la couche externe de la tige pour ne garder que l’intérieur, on la coupe pour lui donner une longueur compatible avec le récipient dans lequel on va la congeler, on entasse toutes les branches dans le récipient, on ferme, et zou, au congélo! On l’utilise ensuite comme si elle était fraîche.
Le gingembre aussi se congèle très bien. Coupez des morceaux de racine de la taille d’une phalange de votre pouce, roulez les sans les peler dans un peu de film plastique, réunissez tous les morceaux dans une boite et congelez. Pour l’utiliser, sortez un morceau, ôtez le film plastique, pelez immédiatement (c’est froid, je sais… donc c’est dur et dangereux, faites bien attention!) et si vous devez le râper, faites le immédiatement car le gingembre se râpe merveilleusement facilement quand il est congelé… Si vous devez faire des tranches, alors là mieux vaut peut-être attendre un peu que ça ramollisse… Tout dépend de ce que vous voulez faire. Le gingembre une fois dégelé prend une couleur et une consistance bizarres mais ne change pas de goût par rapport au frais. Il est donc recommandé de ne l’utiliser que pour des cuissons et non à cru pour parfumer une salade orientale par exemple, ça ne serait pas joli du tout.

Allez, passons maintenant à la

Soupe de carottes aux épices douces

adapté d’une recette du magazine Good Food, Lightly spiced carrot soup

pour 4 personnes
prep : 10 min
cuisson : 35 min

1 csoupe huile végétale neutre genre isio4
1 oignon, ciselé finement
1 grosse gousse d’ail, hachée
1 morceau de gingembre d’environ 2 cm (frais ou congelé), pelé et râpé
1 ccafé de curry en poudre
800g carottes, pelées et coupées en rondelles fines (ou râpées pour moi)
2 tiges de citronnelle, (fraîches ou congelées), parées et écrasées (voir note**)
2 bandes de zeste d’orange (si possible bio)
1 boite de 400ml de lait de coco
environ 700ml bouillon de légume ou de volaille (reconstitué d’un cube marche très bien)
4 feuilles de coriandre (pour la déco. Facultatif)

** Pour écraser les tiges de citronnelle, on peut soit leur donner un bon coup de fond de casserole, soit les écraser du plat de la lame d’un grand couteau de cuisine, soit utiliser le côté non coupant de la lame de ce grand couteau et donner quelques bons coups sur toute la longueur des tiges. C’est cette dernière solution que je choisis.

Chauffer à feu moyen l’huile dans une casserole possédant un couvercle.
Ajouter l’oignon, mélanger, laisser fondre un peu.
Ajouter l’ail et le gingembre, laisser fondre doucement environ 3 à 5 minutes.
Ajouter alors la poudre de curry, mélanger

puis ajouter les carottes, la citronnelle (je rappelle que je n’en avais pas) et le zeste d’orange

Mélanger, couvrir et laisser fondre tout doucement 10 minutes en remuant de temps en temps.
Chauffer le bouillon (ou le faire à partir d’un cube le cas échéant), l’ajouter dans la casserole. Porter à ébullition puis baisser le feu et laisser mijoter doucement 15 minutes. Si le bouillon atteint un niveau critiquement bas, ajouter un peu d’eau bouillante (mais cela ne devrait pas être le cas).

Quand c’est cuit, prélever un peu de bouillon dans un bol, juste histoire d’être sûr(e) que la soupe ne sera pas trop liquide. On pourra toujours le remettre si c’est trop épais!
Ôter la citronnelle (le cas échéant) et le zeste d’orange.
Mixer.
Bien secouer la boîte de lait de coco.
Prélever 4 ou 5 csoupe de lait de coco dans un bol (ça servira pour la présentation) et verser le reste dans la casserole, mixer encore. Remettre du bouillon de cuisson si c’est trop liquide à votre goût.
Donner un bouillon, c’est prêt!
Goûter, rectifier l’assaisonnement.

Répartir dans les assiettes, déposer une spirale de lait de coco et décorer d’une feuille de coriandre.

Je ne suis pas très douée pour les spirales de lait de coco! lol!
Quant à la coriandre, si vous n’en avez pas, pas la peine de sortir non plus, une pincée de poudre de curry fera l’affaire!

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