accompagnements

Vinaigrette au chutney de tomate

Est-ce que vous avez regardé l’autre soir sur M6 l’émission sur le gaspillage alimentaire ? Moi oui. Et j’avoue que je fais partie des gens qui jettent parfois des choses… mais pas à la poubelle ! Déjà, nous compostons, donc jeter un légume abîmé devient un geste utile puisqu’ensuite nous utilisons le compost dans le jardin. En ce qui concerne les protéines animales, que ce soit viande ou poisson, là par contre il est extrêmement rare que nous jetions. Quand ça approche trop la DLC, nous congelons. Tout simplement.

Toujours est-il que cette émission m’a « interpelée quelque part », comme on dit… Et j’ai regardé avec attention le contenu de mon bac à légumes dans le frigo, ainsi que la panière à fruits et tomates, en me disant que cette fois, plutôt que de nourrir le compost, je trouverai quelque chose à cuisiner. J’avais des tomates qui tiraient la gueule, et des concombres très très mous… Les concombres pouvant attendre le lendemain, je me suis concentrée sur les tomates. Il fallait impérativement les cuire, seules quelques unes d’entre elles avaient encore un aspect correct mais auraient été trop molles pour être mangées crues en salade.

Alors j’ai trouvé une recette de tarte dans laquelle on met un chutney de tomate ! Mmmmmmmm, un chutney de tomate… Moi qui adore les chutneys…

Ça me plaît, ça… Je regarde donc de plus près la recette. Et je m’y jette.

Je vous raconte.

Ce chutney de tomate était un des constituants d’une quiche à la tomate, au parmesan et à la mozzarelle, un chutney de tomate à se rouler par terre alors que la tarte, elle, nous l’avons tout simplement trouvée mauvaise. Oui, mauvaise. Peut-être parce que j’avais substitué du Philadelphia au mascarpone initialement prévu ? Je ne sais pas. Mais ce que je sais c’est que c’était pô bon du tout… Le chutney, par contre… Une tuerie ! Avec une viande il doit être à tomber ! Très très sucré, très très acide, une pure merveille. Il ne contient aucune épice, mais un sucre au goût naturellement délicatement épicé, le sucre muscovado… Qui bien sûr s’était totalement pris en bloc dans son paquet et que j’ai dû remplacer par de la vergeoise… Grrrrrrr !!! Un peu moins épicée, mais quand même bien goûteuse.

J’ai utilisé ce chutney pour finaliser la vinaigrette de la salade servie avec la tarte, et avec du canard ou toute autre viande ça doit être un régal.

Sur les photos, vous allez voir cette tarte, elle est bien belle, elle est juste pas bonne… Et vous allez voir la salade avec sa vinaigrette toute particulière et délicieusement parfumée…

Vinaigrette au chutney de tomate

chutney-de-tomate-04

Traduit et adapté d’une recette du magazine Delicious : heritage tomato, cheese and chutney tart with fennel pastry

Je ne vous parlerai pas de la tarte, elle n’était pas bonne du tout.

Commençons par le chutney :

J’ai fait la moitié des proportions données dans la recette d’origine.

350g tomates très mures
125g sucre vergeoise, moitié blonde moitié brune, mais j’aurais aimé faire moitié muscovado, moitié vergeoise, car dans la recette d’origine il est indiqué « light muscovado » (muscovado clair)
125ml vinaigre de vin
2 grosses gousses d’ail
1 piment rouge langue d’oiseau (facultatif)

Hacher grossièrement les tomates.
Peler l’ail (le magazine ne le dit pas mais je pense qu’il faut hacher)
Mettre tous les ingrédients dans une casserole à fond épais.
Mijoter sur feu doux environ 30 à 40 minutes en mélangeant souvent, le chutney obtenu doit être épais, brillant, bref, très réduit. Poursuivre la cuisson si ce n’est pas le cas.
Verser dans un pot stérilisé.
Laisser refroidir au moins 2 heures.

Bon ben ça c’est une mission pour Max le Momix ! Mijoter en touillant, c’est pour lui !
Et en effet…
J’ai tout mis, les tomates entières (j’avais soigneusement ôté – et composté ! – les parties abimées), l’ail pelé juste dégermé, le piment entier avec les graines, dans le bol

chutney-de-tomate-01

et hop, une dizaine de secondes à vitesse 4 et encore quelques secondes à vitesse 8… Puis 40 minutes/température 100°/vitesse 1,5/sans bouchon. Au bout des 40 minutes, c’était très liquide, j’ai rajouté 20 minutes : parfait. Donc il fallait programmer 60 minutes/ temp 100° / Vitesse 1,5 sans bouchon.

chutney-de-tomate-02

Et j’ai réservé dans un bol : chez nous les chutneys, pas besoin de stériliser les pots… Contrairement à la confiture !

chutney-de-tomate-03

Une grande partie du chutney est partie dans la tarte, mais il en restait un peu. Or, quand je l’avais goûté, je lui avais trouvé une idée du vinaigre de prune japonaise, le vinaigre umeboshi. Super acide ! Super fruité ! Du coup, j’ai pensé à ma vinaigrette, elle ferait le lien entre la tarte (que nous n’avions pas encore goûtée…) et la salade servie avec.

Vinaigrette :

Mettre dans un saladier 1 belle pincée de sel, quelques tours de moulin de poivre, 1 ccafé moutarde jaune et 1 ccafé de chutney. Mélanger. Ajouter 1 csoupe de vinaigre de vin rouge, mélanger, puis terminer avec de l’huile d’olive en émulsionnant bien.

chutney-de-tomate-05

Les filaments blancs sur la salade, c’est juste du parmesan râpé, là aussi pour faire le lien avec la tarte…

A tomber, cette vinaigrette !

Au fait, j’oubliais de vous dire : la tarte, on ne l’a pas jetée… Pas même au compost… On l’a mangée ! Pas bonne, mais pas immangeable non plus ! 😉 « 15 jours sous une benne », disait ma grand-mère… 😉

Bon appétit !

accompagnements

sauce bolognaise blanche

Je suis tombée par hasard sur cette recette en me promenant sur internet, et j’en suis tombée amoureuse…
Et puis il me restait du veau… Alors du coup… Hé hé hé… Voyons voyons…
Oh, justement, j’ai un peu de porc au congélateur… Ho ho hoooo…
Et je n’ai pas de panais, vu que mon Nomamoi n’aime pas, mais le céleri rave est très poche et en goût et en consistance, et justement j’ai un céleri rave dans le frigo…
Par contre je n’ai plus de céleri branche… Tant pis, on s’en passera.
Rhôôôôôôô… Décidément, elle est faite pour moi cette recette !

Et me voilà partie pour faire cette sauce qui ne pouvait qu’être délicieuse, Martha Stewart étant une valeur sure.

Eh bien quand je l’ai goûtée, ça a été une révélation… Quelle merveille !
Allez-y, c’est un régal !!! Un vrai régal !!!

Je vous encourage à aller voir la recette d’origine, et surtout la vidéo… Juste pour les quantités cuisinées !!!!! On croirait qu’elle va nourrir une armée… 😉 J’adore !

Sauce bolognaise blanche

bolognaise-blanche-01

Traduit et adapté d’une recette de Martha Stewart et John DeLucie, silk handkerchief pasta with white bolognese

pour 3 personnes

1 oignon
4 gousses d’ail
1 fenouil
1 petit céleri rave
1/2 verre de vin blanc
200ml bouillon de volaille (attention au sel)
250g veau
150g échine porc
3 csoupe crème liquide allégée
4 feuilles de sauge fraiches

250g pâtes (spaghetti)
QS huile d’olive, parmesan fraîchement râpé

On commence par hacher les viandes au hachoir (ou on demande à son boucher !) Éviter le mixeur à couteau qui donnerait de la bouillie.

On prépare les légumes : oignon émincé, céleri rave et fenouil râpés, ail écrasé ou haché menu, sauge finement ciselée
On prépare aussi le demi verre de vin blanc (j’ai pris du Noailly-Prat).

On chauffe un peu d’huile d’olive dans une sauteuse anti adhésive sur feu moyen. Quand l’huile est chaude, on ajoute les viandes hachées et on les fait revenir jusqu’à évaporation totale de tout le liquide rendu. Cela prend bien 10 minutes, attention à ne pas vouloir précipiter les choses en poussant le feu plus fort ! Réserver dans un bol. Ne pas saler. Mais on peut poivrer !

Ensuite, dans la même sauteuse, on rajoute un peu d’huile d’olive si nécessaire mais ça ne devrait pas être le cas. On y ajoute les oignons pour les faire suer sans coloration. On ajoute ensuite les autres légumes (fenouil, céleri rave et ail) et on fait sauter en montant un peu le feu, toujours sans coloration, sinon il faut baisser le feu ou passer très vite à la suite !

Préparer du bouillon bouillant. Attention à la doser très faiblement, car ce bouillon va réduire TOTALEMENT une fois dans la sauteuse, donc il risque d’apporter beaucoup de sel. Vous connaissez votre bouillon, s’il est salé, mettez moitié moitié de bouillon reconstitué et moitié eau, sinon le plat risquera d’être hyper salé. J’en sais quelque chose, c’est ce qui m’est arrivé ! J’ai dosé mon bouillon normalement et c’était trop. Alors mieux vaut en mettre le moins possible et compléter avec de l’eau. Ou utiliser des produits sans sel, je sais que ça existe pour les bouillons de légumes.

Quand les légumes sont « tombés », il reste bien moins de volume et les râpés sont mous ! On ajoute alors la viande, on mélange, on verse le vin et on laisse évaporer sur feu moyen-vif. On mouille ensuite presque à hauteur avec le bouillon bouillant. Et on laisse à nouveau réduire en surveillant bien : il ne doit plus rester de liquide.
On ajoute alors la crème et un petit peu de sauge, environ les 3 quarts des 4 feuilles ciselées. La sauge a un goût très puissant, il en faut peu…

Et on laisse réduire pour la dernière fois, le temps de râper le parmesan et de cuire les nouilles (des spaghetti pour moi).

Goûter la sauce pour rectifier l’assaisonnement, lui ajouter les pâtes égouttées et bien mélanger.
Servir saupoudré de parmesan et de quelques tout petits brins de sauge minuscules.

bolognaise-blanche-02

Éventuellement, prendre une photo de votre assiette puis l’inonder de tonnes de parmesan ! 😉

Le Petit Jésus en culotte de velours moi je vous dis !

Bon appétit !