entrées

salade radis pomme et poire au halloumi grillé : merveille d’automne

Une petite salade rapide, fraîche et santé, toute en légèreté et en saveur, ça vous dit ?

Salade radis pomme et poire au halloumi grillé

adapté et traduit du magazine Good Food, « Warm halloumi with radish, apple & pecan salad »

Pour 2 personnes
prep 15 minutes
Cuisson 10 minutes
Peut se préparer au plus 3 heures à l’avance, cuisson du halloumi au moment.

2 csoupe jus de citron vert (jus de 1 citron vert)
1 ccafé bombée moutarde à l’ancienne (avec les graines)
1 ccafé miel
1/4 ccafé sel (une pincée, quoi!)
1 petite pomme
1 petite poire
2 csoupe huile olive pour la sauce + 1 csoupe pour le grill
1 pack 250g halloumi
8 radis
1 carotte
1 poignée de cerneaux de noix de pécan (ou de Grenoble, elles devraient arriver bientôt)
2 poignées de mâche
QS poivre

Commencer par préparer la sauce vinaigrette : dans un saladier, mélanger jus de citron vert, moutarde, miel, un peu de poivre et le sel, ajouter l’huile et bien émulsionner.
Peler la pomme (une jolie petite pomme du jardin…), la couper en 2, ôter le trognon, couper des lamelles fines (mais qui se tiennent!) et ajouter dans le saladier, mélanger délicatement.
Même chose pour la poire.
De cette façon, les fruits pourront patienter jusqu’à 3 heures sans s’oxyder.

Dans un autre saladier, placer la mâche et les noix de pécan.
Peler la carotte, la couper en 3 ou 4 tronçons, les tronçons en lamelles fines (et non en rondelles!) et les lamelles en petits bâtonnets : on a fait une julienne ! 😉
Nettoyer les radis (garder les feuilles pour une soupe!) et les trancher en fines rondelles.
Ajouter julienne de carotte et rondelles de radis dans le saladier.

Tout est prêt… On peut attendre le dernier moment pour griller le halloumi.

Environ 15 minutes avant de passer à table, mettre le grill (poêle grill pour moi) à chauffer et l’huiler légèrement.
Couper le bloc de halloumi d’abord en 2 puis encore en 2 dans son épaisseur pour obtenir 4 morceaux pas trop épais. Entre nous soit dit, la présentation serait plus jolie avec 3 morceaux par assiette (nombre impair, comme les roses!) donc oubliez ce que je viens de dire et faites 6 morceaux : couper en 3 le blog puis recouper en 2 dans l’épaisseur pour obtenir 6 morceaux pas trop épais! 😉 Et faites un effort d’imagination pour les photos ! lol !
Poivrer mais ne pas saler les pavés de halloumi (le halloumi est un fromage très salé) et faire griller la 1ère face.
Quand elle est bien dorée, retourner les pavés pour griller la seconde face. Il est éventuellement nécessaire de remettre un peu d’huile d’olive.

Pendant ce temps, verser la vinaigrette des fruits dans le saladier de salade et brasser cette dernière. Puis ajouter les fruits et brasser délicatement. Procéder ainsi limite le risque de casse des lamelles de fruits.

Répartir dans les assiettes,

déposer les pavés de halloumi grillés tout chauds et déguster !

Cette salade constitue une excellente entrée car, avec sa fraîcheur et sa légèreté, elle ouvre l’appétit. Cependant, ce fut un plat complet pour nous, une portion de cette salade nous a bien calés.

Nous nous sommes régalés. En plus c’est léger, ça passe tout seul ! Des produits de saison ! Et c’est plein de bonnes choses, vitamines, oméga trucs, anti bidules, bref que demande le peuple ?

Ah, oui, bien sûr, il faut trouver du halloumi…

Allez, faites passer vos adresses, voici les miennes pour Lyon (liste non exhaustive bien entendu)
Bahadourian, l’incontournable à Lyon, la Halle de Lyon ou rue Villeroy
Topkapi, 17 rue Voltaire, Lyon 3ème, à côté de la bourse du travail, métro Guichard
Beyli, 101 bvd de l’Europe, Pierre-Bénite, prox jonction A7-A450

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plats

poulet laqué orange soja

Je reste dans les épices et l’orient encore aujourd’hui avec cette recette simple et rapide à réaliser. Ses parfums vous régaleront les papilles… A condition d’aimer le sucré-salé bien sûr!

Poulet laqué orange soja

Adapté d’une recette du magazine Fine Cooking, « orange and soy glazed chicken thighs »

pour 4 personnes

4 cuisses de poulet avec la peau (ou hauts de cuisse si vous n’avez pas un gros appétit)
8 champignons de Paris (adapter selon leur taille. La recette d’origine indique d’utiliser des shiitake -lentins des chênes- mais je n’en avais pas.)
8 beaux oignons nouveaux au vert bien dodu, c’est le vert qui importe dans cette recette, pas le bulbe. Là aussi, adapter leur nombre à leur épaisseur.
1 gros poivron jaune pas du tout prévu dans la recette d’origine, mais il appelait très fort depuis le fond du frigo, alors j’ai eu pitié…)
1/2 tasse = 125ml sauce soja. Ma recommandation personnelle : utiliser de préférence une sauce soja allégée en sel, la kikkoman verte par exemple.
1/3 tasse = 80ml sucre en poudre
2 csoupe mirin (peut être remplacé par du sherry fino, un sherry très sucré et peu alcoolisé -et délicieux… hips! A consommer avec modération bien sûr!)
zeste d’1/2 orange (si possible bio, sinon au moins non traitée après récolte.)
2 csoupe jus d’orange fraîchement pressé
1/4 ccafé de couteau de purée de piment (sambal oelek. Pas prévu non plus dans la recette initiale! Mais une sauce comme ça, sans piment, impossible pour une Cath qui se respecte!)
1 1/4 ccafé fécule de maïs (maïzéna)
2 csoupe (et non ccafé comme dans la recette!) graines de sésame
QS huile végétale neutre supportant les hautes température, sel, poivre
Et cuire du riz thaï à la vapeur pour servir.

Préparer les champignons de Paris (rincer rapidement sous l’eau, peler, couper le bas du pied) ou les shiitake (on ne mange pas le pied. Non pas qu’il soit toxique, non, il est simplement très dur sous la dent, pas agréable à manger, donc on ne mange que le chapeau.)
Préparer les oignons nouveaux : laver, couper les racines, ôter la 1ère « peau », couper le haut du vert s’il est abimé, et ôter le bulbe renflé et le garder pour un autre usage.
Laver le poivron, jeter le trognon, l’ouvrir, éliminer les graines et les lamelles blanchâtres.

Préchauffer le grill du four à 230°C (pour mon four, mode rotissoire 230°C)
Huiler légèrement une plaque anti adhésive ou protéger la lèche-frite de votre four d’une feuille de papier cuisson huilée.
Sur la plaque, disposer 4 lignes (une par cuisse de poulet) de lamelles de poivrons et de morceaux de champignons. Saler très légèrement.
Recouvrir des verts d’oignon.
Si vous utilisez des shiitake, le magazine Fine Cooking recommande de placer leurs chapeaux lamelles dessus.

Saler et poivrer très légèrement les cuisses de poulet les placer par dessus les légumes, côté peau dessus.

Appuyer pour bien tasser et stabiliser chaque ensemble. Enfourner sous le grill environ 20 minutes. Au bout de 20 minutes, augmenter encore la température 5 ou 6 minutes pour bien caraméliser la peau qui doit être très dorée, super croustillante. Surveiller pour que ça ne brûle pas et retourner la plaque de cuisson si ça dore plus d’un côté que de l’autre.

Pendant ce temps, torréfier tout doucement les graines de sésame à la poêle à sec.

et préparer la sauce :
Mélanger dans une petite casserole la sauce soja, le mirin, le sucre, le zeste d’orange et chauffer sur feu doux pour dissoudre le sucre.

Dans un petit bol, dissoudre le sambal oelek dans le jus d’orange puis y ajouter la maÏzéna, bien mélanger

Ajouter le jus d’orange ainsi « arrangé » dans la petite casserole, continuer à mijoter en mélangeant constamment jusqu’à épaississement, environ 1 minute. La sauce devient onctueuse et brillante.

Préparer dans chaque assiette un lit de riz thaï cuit à la vapeur.
Transférer à l’aide d’une large spatule l’ensemble légumes/poulet sur le riz
Verser la sauce, saupoudrer des graines de sésame et s’il vous en reste un peu, de quelques rondelles d’oignon vert finement ciselé.

Nous avons adoré ce plat. Il est très rapide et simple à faire, et le résultat ne laisse pas indifférent!
C’est la sauce qui fait tout, dans ce plat! Douce, onctueuse, pimentée juste ce qu’il faut, salée (peut-être un peu trop salée d’ailleurs, d’où ma recommandation personnelle de choisir une sauce soja allégée en sel. Si vous n’en avez pas, ne salez pas le riz et tout ira bien.) et délicatement parfumée à l’orange, cette sauce donne tout son caractère à ce plat. Il est indiqué dans le magazine que la sauce se garde jusqu’à 3 semaines au frigo et qu’elle est également délicieuse avec du saumon ou un steak… J’avoue qu’un petit pavé de saumon mariné dans cette sauce puis grillé dans une poêle-grill, régulièrement tartiné de sauce tout au long de sa cuisson, mmmmmmmm, rien que d’y penser je salive…

Un grand merci à Lolo qui nous a apporté ce magazine en direct des USA lors de son dernier passage à Lyon.
Les opossums te saluent! 😉

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plats

curry rouge de canard à l’ananas et basilic thaï

Qui se laissera tenter par un petit canard quasiment confit dans une sauce à l’ananas pimentée juste à point, aux saveurs riches de curry rouge et aux effluves incroyables de basilic thaï ?

Et bien… Moi! Et toute ma petite famille qui s’est régalée de ce plat délicieux!

curry rouge de canard à l’ananas et basilic thaï

Adapté du magazine good food, « Tender duck and pineapple red curry »

Pour 4 personnes
Prep : 0 min (car on va préparer au fur et à mesure)
Cuisson : 2 heures
Peut se faire à l’avance, on s’arrête avant de mettre l’ananas. Le jour J, il ne reste plus qu’à ajouter l’ananas et réchauffer.

4 cuisses de canard (pas de canette mais de canard)
2 csoupe sucre roux
1 ccafé pâte de curry rouge
1 boîte de 400ml de lait de coco
200ml eau
2 csoupe sauce de poisson
6 feuilles de citronnier kaffir
1 ananas pas trop gros, pelé, coeur ôté, coupé en gros cubes
1 piment rouge thaï, graines ôtées, finement ciselé
1 jolie branche basilic thaï
1 tige d’oignon vert, ciselée

Préchauffer le four à 180°C/160°C chaleur tournante/gaz 4

Prendre une grande casserole allant au four et possédant un couvercle, une cocotte le creuset ou équivalent. Les cuisses de canard doivent pouvoir s’y installer sans se chevaucher. Y faire dorer à feu moyen les cuisses de canard côté peau sans ajouter de matière grasse. On ne retournera les cuisses qu’une seule fois et ce lorsque le côté peau sera complètement doré. On laissera alors le côté chair dorer complètement à son tour.

Pendant ce temps, préparer les autres ingrédients jusqu’au feuilles de citronnier kaffir incluses.
Faire dorer les cuisses de canard va prendre environ une vingtaine de minutes.

Sortir les cuisses de canard et réserver.
Beaucoup de gras est rendu, je n’ai pas cherché à l’enlever mas avec du recul je dirai qu’on peut en jeter l’excédent, n’en garder qu’un peu.
Ajouter le sucre et caraméliser quelques minutes puis ajouter la pâte de curry et mélanger environ 2 minutes pour d’une part incorporer la pâte de curry qui a tendance à rester en gros caton et d’autre part laisser les aromes se dégager. Et croyez-moi, ils se dégagent! Un vrai bonheur… De nombreuses et bruyantes appréciations arrivent de l’autre bout de la maison, « Mmmmmmm, ça sent bon Maman, qu’est-ce que c’est? » 😉

Ajouter ensuite le lait de coco et 200ml eau. Le caramel va se solidifier en grumeaux. Laisser mijoter tout doucement en mélangeant pour dissoudre le caramel puis ajouter la sauce de poisson et les feuilles de citronnier.

Remettre les cuisses de canard, placer le couvercle et enfourner pour 1 heure 30 minutes.
Le canard va confire dans ces parfums merveilleux…

Si vous préparez ce plat pour le jour même, c’est maintenant le moment de préparer les derniers ingrédients.

Quand le canard est tendre et de détache presque tout seul des os, le retirer de la cocotte et le placer dans le plat de service. Ou, si votre plat est pour le lendemain, laisser refroidir tout ça tranquillement avant de réchauffer le tout le jour J une vingtaine de minutes au four (même programmation que pour la cuisson de la veille) et s’assurer que le canard est bien chaud. Une fois qu’il est bien chaud on le sort dans le plat de service et on poursuit.

Ajouter l’ananas dans la cocotte et laisser mijoter quelques minutes. Goûter la sauce, ajouter de la sauce de poisson si ce n’est pas assez salé et ajouter du sucre si c’est au contraire trop salé. J’ai dû rajouter de la sauce de poisson, mon ananas devait être très juteux et très sucré!

Au tout dernier moment, ajouter les 3/4 environ du piment ciselé et du basilic thaï dans la sauce, mélanger juste un petit coup pour dire (on ne veut pas cuire le piment et le basilic!) et verser sur le canard dans le plat de service.
Saupoudrer du reste de piment et de basilic.

Servir avec du riz thaï vapeur et saupoudrer les assiettes de quelques rondelles d’oignon vert.

C’est excellent!
Bon, encore une fois de plus, il faut aimer le sucré-salé, sinon mieux vaut ne pas se lancer là-dedans!
Il est important d’utiliser un canard et non une canette : la canette, plus petite et moins coriace supporterait moins bien la longue cuisson au four… Et réduire le temps de cuisson pour adapter la recette à une canette ne permettrait pas une telle pénétration das arômes dans la chair. Enfin c’est mon avis!!!

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plats

extraordinaires cuisses de canard aux fruits séchés et aux épices et leur purée de patates douces

Voilà exactement le genre de plat que j’adore, un sucré salé, des épices douces, une viande délicieuse et confite que j’apprécie tout particulièrement. Et surtout cette purée de patates douces que j’avais découverte aux USA chez des amis (ceux qui faisaient cuire au four leur poule à bouillir, vous vous souvenez de ce billet ?) mais que je n’avais jamais encore faite. C’est pourtant tellement facile, et tellement bon… Je ne resterai sûrement pas 10 ans sans en refaire! 😉
Un plat coloré et parfumé qui à mon avis conviendrait très très bien à un repas familial. Je verrais bien ça pour l’anniv de Fifille n°2 qui se passe début Novembre. Ca irait moins bien pour celui de Fifille n°1, en mai…

Cette sauce, mais cette sauce… A se damner !

Mais faut aimer le sucré-salé ! 😉

Cuisses de canard aux fruits séchés et aux épices, purée de patates douces

Réalisation : 2h30 environ

Pour 4 personnes

4 petites cuisses de canard ou 2 grosses recoupées
1 csoupe huile végétale neutre genre Isio4
sel
250ml vin rouge
2 csoupe vinaigre framboise
1 tête d’ail complète
1 orange, zeste et jus
1 litre de bouillon de volaille
mélange de fruits séchés :
– 1 petite rondelle d’ananas séché
– 2 pruneaux
– 2 abricots séchés
– 1 petite csoupe raisins secs
– 1 petite csoupe cranberries séchées
– 1 grosse figue sèche
en fait, on met ce qu’on veut à condition d’équilibrer les fruits très sucrés par d’autres plus acides. J’avoue cependant que je ne mettrais pas de fraises… Mais pourquoi pas poire, mangue, papaïe, etc…
1 ccafé 4-épices (piment de la jamaÏque)
1/2 ccafé cannelle

Préchauffer le four à 180°C sans chaleur tournante
Préparer le bouillon de volaille qui doit être chaud au moment de son utilisation

Dans une grande cocotte ou sauteuse passant au four et possédant un couvercle, chauffer l’huile et faire dorer les cuisses de canard sur toutes leurs faces. Saler.
Quand c’est doré, ôter, réserver, et jeter l’excédent de gras

Pendant ce temps, couper les fruits séchés en petits morceaux. Détacher les gousses d’ail, les peler et les laisser entières (si elles avaient eu des germes, je les aurais juste coupées en 2 pour les dégermer).
Zester l’orange et presser le jus

Déglacer la sauteuse ou la cocotte avec le vin rouge et le vinaigre de framboise. Laisser bouillir 1 minute en grattant le fond de la cocotte à l’aide d’une cuiller en bois pour bien récupérer tous les sucs de cuisson.
Ajouter alors les fruits séchés, l’ail et le jus d’orange, mais seulement un peu de zeste (en réserver un peu pour la déco des assiettes.

Remettre les cuisses de canard dans la casserole, les saupoudrer avec les épices. Terminer en ajoutant le bouillon de volaille chaud (s’il est froid c’est pas grave mais ça prendra plus de temps).
On ne sale pas plus que ça, parce que ça va beaucoup réduire en 2 heures au four, et le bouillon qui est souvent très salé quand il n’est pas fait maison rendrait le plat immangeable.

Mélanger, porter à ébullition, couvrir, couper le feu et enfourner pour 2 heures.

Goûter, rectifier l’assaisonnement.
Servir sur assiette, saupoudrer du reste de zeste d’orange, et ajouter la purée.

La purée, ce sera pour une autre fois, je suis à la bourre, Fifille n°1 déménage, elle quitte son petit appart et revient habiter à la maison…

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En 2008, j’expérimentais avec un gratin de chou-rave
En 2007, je nous régalais avec une petite merveille venue tout droit des USA, les muffins cranberry-orange. Si vous ne les aviez pas vus, ne ratez pas cette occasion !

entrées

nage de St Jacques au caramel de citron confit, poivre vert et beurre salé

J’ai eu la chance récemment d’aller dîner au restaurant « la mère Brazier » à Lyon, un très vieux nom de la cuisine lyonnaise ramené à la vie par Mathieu Vianney (voir cet article). Nous y avons dégusté un excellent repas. En entrée j’avais choisi des noix de St Jacques au citron confit, poivre vert et beurre salé… C’était délicieux et j’ai voulu refaire à la maison. Après de nombreux essais, j’ai obtenu un plat complètement différent mais que nous avons adoré! C’est donc ma version que je vous propose aujourd’hui.

Ne nous voilons pas la face, c’est un sucré-salé, alors si vous n’aimez pas ça, passez votre chemin tout de suite…
Sinon, laissez-vous tenter par cette

Nage de St jacques au caramel de citron confit, poivre vert et beurre salé

Pour 4 personnes

16 noix de St Jacques si possible sans corail. Le nombre de pièces est à déterminer en fonction de leur taille.
1 csoupe sucre
750ml bouillon de crevettes (maison ou bien du commerce. A défaut, du bouillon de légumes.)
3 à 7 grains de poivre vert selon le goût (poivre sec Ducros pour moi)
1/2 citron confit moyen ( prendre 1 citron entier s’ils sont petits. On ne consomme que l’écorce)
50g beurre salé très froid et coupé en petits dés
1 jus de citron
8 brins de ciboulette, 4 feuilles de persil haché et sel noir du Pacifique pour la déco

Préparer un cuit vapeur en plaçant au fond du panier un film plastique percé de nombreux trous. Y déposer les St Jacques, réserver au frigo.

Préparer le bouillon. Y faire bouillir 5 minutes puis infuser 10 minutes l’écorce du citron confit coupée en dés et les grains de poivre concassés. Attention, avec 7 grains c’est très piquant, mais c’est très bon aussi, quand on aime ça… Filtrer et garder au chaud.

Dans une casserole à bords hauts, chauffer le sucre à sec jusqu’à obtenir un caramel ambré.
Déglacer avec le bouillon chaud, attention, ça mousse, ça monte, c’est dangereux! Laisser bouillir doucement pour dissoudre les éventuels morceaux de caramel. Garder à feu minimum pour que ça reste chaud le temps de cuire les St Jacques.

Mettre l’eau du cuit-vapeur à bouillir. Quand la vapeur se dégage, placer le panier préparé et le couvercle et laisser cuire jusqu’à ce que les noix s’opacifient. Cela va très vite, 3 à 5 minutes maximum.

Pendant que les St Jacques cuisent, ajouter petit à petit le beurre très froid coupé en petits dés au bouillon et fouetter. Quand c’est prêt, ajouter 1/2 jus de citron et servir. Entre le bouillon et le beurre salé, c’est assez salé.

Verser le bouillon dans les assiettes. Déposer délicatement les noix de St Jacques. Arroser du reste du jus de citron. Décorer avec sel noir (seulement sur les St Jacques) et ciboulette.

En principe on ne mange pas le corail, on s’en sert pour les sauces, mais j’avoue que moi j’adore ça… Si si… Alors je les mets aussi!

Mais je le répète, faut aimer le sucré-salé!

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En 2008 je cuisinais un must de la cuisine familiale, les endives au jambon.

En 2007, mon Nomamoi, en déplacement professionnel aux USA, découvrait sur mon blog les financiers aux amandes et à l’orange, zestes d’orange confits que j’avais réalisés en son absence… Il n’a pu goûter qu’une fois rentré… Heureusement que je lui en avais gardé!

plats

exceptionnels magrets poêlés, chou crémeux aux châtaignes, poires caramélisées épicées, verrine de mousse de châtaigne

Voici une recette de fête par excellence, parfaite pour un réveillon à condition de ne pas avoir plus de 6 à 8 personnes à table… Enfin à moins d’avoir un équipement professionnel, large table de cuisson et grandes poêles…

Ses plus : des produits de saison, un magret festif, une sauce extraordinaire mais très légère, un plat complet puisqu’il regroupe protéines, légumes et féculents (châtaignes), un côté équilibré (pas de sauce au vin, lourde, de la crème d’amande et non de vache, trop lourde elle aussi) et un look modernisé par la présence de la verrine de crème de châtaigne, très « fashion ».

Ses moins : on ne peut pas préparer à l’avance, et on ne peut pas dépasser les 6 à 8 convives (à moins d’être équipé pour cela!)

Reconnaissez qu’il y a nettement plus de points positifs que négatifs! 😉
En tout cas, si nous n’étions pas 14 à table le soir de Noël dont certains n’apprécient pas le sucré-salé, c’est sans hésitation ce plat que je réaliserais! Ce sera donc un civet de marcassin qui nous régalera ce soir là. Mais ce sera une autre histoire! 😉

Ce plat, une recette de Gordon Ramsay (un chef dont les recettes jusqu’à présent ne m’ont jamais enthousiasmée), est une vraie merveille, nous nous sommes tous régalés et avons regretté de ne pas en avoir plus, même si nous n’avions plus faim du tout après cette assiette très complète!

Magrets poêlés, chou crémeux aux châtaignes, poires caramélisées aux épices,
verrine de mousse de châtaigne

adapté du Good Food octobre 08

Pour 4 personnes

pour les magrets :
2 à 4 magrets de canard selon la taille
2 ou 3 gousses d’ail en chemise
2 brindilles de thym
une poignée de cresson (que je n’ai pas trouvé, j’ai mis de la mâche à la place.)
1 csoupe huile olive
1 ccafé vinaigre balsamique
sel, poivre QS

pour le chou crémeux :
1 petit céleri rave
1 plaquette de poitrine fumée en tranches fines
1 ccafé de feuilles de thym (séchées Ducros pour moi)
1/2 chou frisé s’il est gros, sinon un entier
100ml eau
100mL crème d’amande
200g châtaignes sous vide

pour les poires :
2 poires
4 étoiles de badiane (anis étoilé)
10 csoupe sucre glace
1 1/2 csoupe vinaigre balsamique

pour la mousse de châtaigne :
75g châtaignes sous vide
250ml crème d’amande
quelques graines germées

Les cuissons se mènent toutes en même temps, et tout le monde finit de cuire en même temps, ce qui limite les efforts de réflexion sur la synchroniqation, certes, mais qui nécéssite une grande plaque de cuisson… ou d’être peu nombreux!

La crème de châtaigne peut parfaitement être préparée à l’avance. Il suffit de mettre la crème à chauffer dans une petite casserole et de lui ajouter les châtaignes coupées en petits dés. Assaisonner en n’oubliant pas qu’on veut une version salée de la crème et non sucrée! Mixer au mixeur plongeur. Goûter rectifier. Verser dans un siphon à travers une passette, fermer, retourner le siphon tête en bas, gazer d’une cartouche, secouer et, si le siphon n’est pas thermos, maintenir au chaud (environ 65°C). Mon siphon est thermos donc je le préchauffe avec de l’eau bouillante que je vide juste au moment de verser la crème, et ensuite je peux attendre jusqu’à 3 heures!
Pas de siphon ? Pas grave! Bien mixer la crème brûlante qui se laisse, vous le verrez, facilement émulsionner et répartir dans les verrines en essayant de mettre de la mousse sur le dessus. Nickel chrome!

Bon, ça c’est fait, passons au reste de la recette.

On commence par préparer tout ce qui est nécessaire.
Couper la poitrine fumée en petit bâtons. Peler et couper le céleri-rave en petits dés. Ôter les premières feuilles du chou frisé, ôter le trognon et émincer ce qui reste en lamelles les plus fines possible. Couper les châtaignes en fines lamelles. Scarifier légèrement les magrets côté peau pour faciliter l’échappement du gras lors de la cuisson. Peler les poires, les couper en 2, ôter le coeur. Et on peut alors commencer.

Préparer 2 sauteuses, une juste adaptée à la taille des magrets et l’autre plus grosse pour contenir tout le chou cru (il va réduire ensuite à la cuisson).

Placer la sauteuse destinée aux magrets sur feu moyen et y placer les magrets côté peau. Laisser cuire jusqu’à ce qu’un peu de gras commence à s’écouler dans la sauteuse, ajouter alors l’ail entier non pelé et les brindilles de thym.

Baisser alors le feu et laisser cuire le canard côté peau une vingtaine de minutes selon la taille des magrets, la peau doit devenir croustillante et caramélisée, tout le gras doit s’être écoulé. Quand c’est OK, retourner les magrets quelques minutes côté chair juste pour dorer ce côté aussi, remettre les magrets côté peau, couper le gaz et laisser attendre. Assaisonner.

Dès qu’il y a assez de gras dans la sauteuse des magrets pour pouvoir en prélever 2 csoupe, effectuer ce prélèvement et mettre ce gras dans la sauteuse destinée au chou. Placer cette sauteuse sur feu vif. Y ajouter alors les bâtonnets de poitrine fumée et les dés de céleri-rave et les saisir : la poitrine doit devenir craquante et le céleri-rave dorer légèrement. S’il n’y a pas assez de gras, en prélever à nouveau dans la sauteuse du canard.

Ajouter le thym en feuilles et le chou. Laisser le chou à feu vif quelques minutes, il va changer de couleur et commencer à se racornir. Verser alors 100ml d’eau, baisser le feu et laisser mijoter environ 5 minutes jusqu’à ce que tout liquide soit évaporé et que le céleri-rave soit tendre. Assaisonner. Ajouter la crème d’amande, mélanger pour que tous les légumes soient bien enrobés, ajouter enfin les châtaignes, mélanger et laisser juste le temps que tout soit tès chaud.

Le chou peut éventuellement être réchauffé un peu si les poires prennent trop de temps.

Pendant que les magrets et le chou cuisent, chauffer une poêle anti adhésive et y mettre 6 csoupe de sucre glace. Cuire au caramel ambré, ne pas aller jusqu’au marron (et encore moins au noir!). Déglacer avec le vinaigre balsamique, on doit obtenir une espèce de sirop foncé bouillonnant. Ôter la poêle du feu pour ne pas risquer que ça brûle ou réduise trop. Saupoudrer les poires des 4 csoupe restantes de sucre glace, enfoncer une étoile de badiane dans chaque coeur et placer dans le caramel balsamique.

Remettre la poêle sur feu moyen et laisser caraméliser doucement une dizaine de minutes en retournant les poires régulièrement.

C’est prêt!

Découper le canard en tranches pas trop fines.

Placer un lit de chou sur le côté d’une assiette. Disposer les tranches de canard en éventail par dessus. Attraper une poire et la placer coeur dessus (avec la badiane bien visible) à côté. Arroser de sauce au caramel balsamique. Secouer vigoureusement le siphon, le retourner bien verticalement au dessus d’une verrine, pschitter doucement pour ne pas en projeter de partout. Placer la verrine dans l’assiette. Ajouter un peu de cresson en déco pour la couleur, la fraîcheur et le craquant, et quelques graines germées sur la verrine (version miniature du cresson qui décore l’assiette…), mélanger rapidement huile d’olive et vinaigre balsamique et verser sur le cresson (ou ce qui lui en tient lieu)

N’ayant pas de cresson, j’ai mis de la mâche. Honnêtement ce n’est pas top pour plusieurs raisons : la taille des feuilles tout d’abord, trop grosses pour une déco d’une assiette déjà bien remplie. La couleur ensuite, trop sombre, pas assez éclatante, trop veloutée et matte. Et bien entendu le goût, pas assez acide, pas assez frais. Cela dit, ce n’était pas mauvais non plus, faut pas exagérer!

Cette assiette est une merveille! Tout y est parfaitement en accord (enfin sauf la mâche, il faut imaginer du cresson!), et chaque bouchée est un ravissement… Chaque partie du plat à elle seule est délicieuse, et quand on rassemble en bouche chou, canard et poire, alors là ça devient un festival! C’est vrai que la verrine de crème châtaigne apporte peu à part le côté visuel très mode 😉 Par ailleurs, elle permet de lisser et d’adoucir l’ensemble. Donc pas nécessaire mais pas malvenue non plus.

Ainsi que je le disais plus haut, la crème d’amande s’émulsionne facilement, mais sa tenue n’est pas aussi ferme que celle de la crème de vache. Quand j’ai versé la crème au siphon, une belle pointe de mousse s’est formée, mais le temps de faire les photos et elle avait disparu… Est cependant (et heureusement) restée une légèreté en bouche très agréable… Utiliser plus de châtaigne épaissirait la crème et lui donnerait une meilleure tenue, mais la légèreté en bouche serait-elle conservée?

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En 2007 nous dégustions un risotto crémeux langoustines et sa petite crème toute douce, mais aussi un panettone délicieux!

plats

le canard croustillant sauce aux prunes de Kylie Kwong et Loula

Joyeux Halloween à tous!

Malgré la date qui donnerait plus envie de parler trick-or-treats, sorcières, bonbons, énormes potirons ou… chrysanthèmes, je vais me distinguer et parler totalement d’autre chose…

Voici une recette extrêmement parfumée, trouvée sur le forum de CuisineTV, que Loula a eu la grande gentillesse non seulement de retranscrire après avoir vu l’émission de Kylie Kwong et noté toutes les informations, mais aussi de la tester, ce qui m’a permis, après un premier essai pas très satisfaisant (horriblement salé et trop cuit), d’atteindre ensuite, lors du 2ème essai effectué après concertation avec Loula, le paradis du canard croustillant sauce aux prunes

Canard sauce aux prunes de Kylie Kwong et Loula

source : forum cuisineTV, sous le titre : canard croustillant sauce aux prunes de Kylie Kwong

Les magrets, salaison à faire la veille

compter 1 magret pour 2 personnes
compter 1 csoupe de gros sel marin par magret
Compter 1 ccafé de grains de poivre de sichuan par magret

Dans une poêle, faire revenir le gros sel marin et le poivre du sichuan entier. Quand ça commence à crépiter, agiter la poêle environ 1 minute pour torréfier sans que ça brûle puis ôter du feu et mettre dans un mortier.
Laisser refroidir un peu et écraser le tout au pilon en fine poudre.

Quadriller le gras des magrets, puis frotter les magrets avec le sel obtenu, les placer dans une assiette puis filmer et mettre au frigo.
Et c’est au salage qu’il faut être prudent. En effet, lors de mon premier essai, totalement enthousiaste des parfums incroyables du sel/sichuan torréfié, j’ai tout mis sur mes magrets, massé, forcé à pénétrer, à accrocher aux magrets, j’ai même poussé le vice jusqu’à poser les 2 magrets l’un sur l’autre pour qu’un max de sel/sichuan soit maintenu entre eux deux… Non, il faut juste saler normalement! Ça change tout!

le lendemain,

La cuisson vapeur des magrets :

Lorsque l’on sale normalement les magrets, il n’est pas nécessaire de les rincer et de les sécher au papier absorbant. Si vous avez le moindre doute, que vous pensez avoir trop salé, n’hésitez pas, rincez! La première fois, j’avais tellement salé mes magrets que même après rinçage, lessivage même, c’était immangeable! La seconde fois, j’avais salé normalement, j’ai rincé quand même, dans le doute, et surtout tellement stressée par l’essai précédent, et j’ai obtenu un excellent résultat. Aurait-il été meilleur encore sans rinçage ?

Cuire les magrets à la vapeur dans un cuit vapeur ou le panier vapeur d’une casserole bien couverte, genre couscoussier, environ 30-45 minutes.
Bon. Encore un ratage pour moi qui aime les magrets très rouges et saignants… Donc si comme moi vous aimez le canard pas trop cuit, réduisez ce temps de cuisson à 10 ou 15 minutes seulement, ou ajustez en fonction de votre goût, en sachant qu’on va encore faire frire ce canard, ce qui lui donnera une seconde cuisson!

Beaucoup de gras est évacué au cours de cette cuisson vapeur.
Laisser ensuite refroidir les magrets et passer à la sauce aux prunes.

La sauce aux prunes :

250 ml d’eau
225 g de sucre
250 500 g de prunes mûres dénoyautées, qu’on peut remplacer par des congelées, indique Loula. J’ai doublé la quantité de prunes car j’ai trouvé lors de mon premier essai la sauce trop liquide : quelques morceaux de prune nageant dans du sirop rouge…
160 ml de nuoc mam (je pense que ça fait un peu trop, mais ça passe. En mettre moins si vous craignez vraiment le sel.)
6 anis étoilés (ou badiane)
2 bâtons de cannelle
60 ml de jus de citron vert

Dans une casserole cuire environ 5 minutes l’eau et le sucre : dès que ça bout, mettre à feu doux et remuer de temps en temps (pour que ça réduise : il faut que ce soit un peu sirupeux). J’ai respecté les indications précédentes lors de mon premier essai, et j’ai trouvé la sauce beaucoup trop liquide. Lors de mon deuxième essai, j’ai réduit beaucoup plus, environ 15 minutes, obtenu un sirop plus épais, mais encore très liquide.
Ajouter les prunes dénoyautées et coupées en 2 ainsi que tous les autres ingrédients sauf le jus de citron vert. Laisser mijoter environ 1 ou 2 minutes, j’ai dû laisser plus pour que les prunes confisent légèrement et se délitent un peu sans toutefois totalement « fondre » dans le sirop.
Rajouter ensuite le jus de citron vert, mélanger et ôter du feu.

Dernière étape : frire les magrets

Saupoudrer les magrets précuits à la vapeur de farine, ou les rouler dedans, au choix.
Chauffer un bon fond d’huile neutre dans une sauteuse de taille adaptée et quand c’est bien chaud, y mettre avec précaution les magrets, côté peau, jusqu’à ce que ce soit doré et croustillant.

On remarquera que grâce au gras rendu par les magrets, le niveau de graisse fondue dans la sauteuse va suffire à cuire aussi le côté chair des magrets. Enfin si la sauteuse a juste la bonne taille… Sinon, retourner les magrets vite fait bien fait pour dorer la farine côté chair aussi.

Lors de mon premier essai, j’avais coupé les magrets en tranches avant de les fariner puis de faire frire les tranches obtenues. Résultat, un canard non seulement trop salé par ma salaison irraisonnée de la veille, plus dur comme de la pierre, bref, la totale! lol!

Égoutter, trancher, servir avec du riz nature (heu… voire même pas salé! lol!) et un peu de coriandre finement ciselée pour le contraste des couleurs.

Je me suis bien amusée pour la déco des assiettes… Lors de mon premier essai, j’avais moulé mon riz dans des cercles inox pour faire joli, placé des étoiles de badiane dessus pour faire encore plus joli, puis nappé de sauce… Grossière erreur! La sauce étant liquide (plus exactement contenant une partie liquide), elle a fait s’effondrer mes tas de riz comme de vulgaires pâtés de sable attaqués par la marée montante… lol! Je vous ai épargné les photos du naufrage! lol! Du coup, lors de mon 2ème essai, celui qui apparaît en photo, je ne me suis pas cassé la tête, j’ai mis le riz au fond des assiettes et déposé canard et sauce par dessus… Na! Non mais!

Enfin bon, après tous ces tâtonnements, je suis arrivée à un plat qui nous a plu à tous. Canard croustillant à souhait, parfumé au Sichuan (entre le zeste de citron et un clou de girofle hyper discret), sauce très exotique grâce aux épices, sucrée-salée avec une pointe d’acidité qui rend l’ensemble digeste, riz vapeur pour éponger le tout, franchement, c’est un régal.
Oserez-vous tenter l’aventure ? 😉

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plats

canard au miel, couscous mangue et coriandre

J’avais déjà fait il y a quelques temps une recette avec du couscous et de la mangue, et nous avions tous adoré, rappelez-vous, c’était le poulet, couscous et mangue. Et je remets ça à nouveau aujourd’hui avec une nouvelle recette ultra rapide et ultra facile, parfumée et originale. Si vous n’aimez pas le « sucré-salé », passez votre chemin…

canard au miel, couscous à la mangue et coriandre

Magazine Good Food Août 08

Pour 2 :
prep 10 minutes, cuisson 18 minutes

1 csoupe huile olive
175g couscous
300ml bouillon de volaille bouillant (reconstitué du commerce pour moi)
1 bonne pincée de flocons de piment séchés
1 petite mangue pelée et coupée en dés (pas trop petite quand même!)
2 csoupe coriandre fraîche hachée
2 petits magrets de canard (ou 1 gros dans mon cas)
2 csoupe miel liquide
4 clous de girofle entiers
sel, poivre QS
Pour la déco, 1 mangue, quelques clous de girofle, des feuilles de coriandre

Dans une sauteuse, mettre l’huile à chauffer, ajouter le couscous et le laisser aller jusqu’à une très légère coloration en remuant souvent. Ajouter le bouillon bouillant, les flocons de piment séché, la mangue coupée en dés, sel et poivre (attention au sel, le bouillon est déjà salé. Mieux vaut avoir la main légère quitte à en rajouter après…). Ôter du feu, couvrir et laisser gonfler 10 minutes.

Préchauffer le four à 200°C/180°C chaleur tournante/gaz 6
Quadriller de la lame d’un couteau la peau des magrets et placer les magrets dans une poêle anti adhésive froide peau dessous. Cette poêle doit pouvoir passer au four.
Mettre la poêle sur feu vif 5 minutes environ, le temps que le gras commence à s’écouler et la peau à dorer. (Ici j’ai choisi de jeter l’excédent de gras avant de poursuivre.) Retourner les magrets pour saisir le côté chair quelques secondes seulement et enfourner tel quel pour 5 minutes.
Retirer les magrets du four, arroser du miel en filet, caser les clous de girofle dans les croisillons (je n’avais qu’un seul magret j’ai quand même mis tous les clous de girofle) et ré-enfourner pour 5 minutes maxi (ou moins selon comment vous aimez votre canard)
Égrainer le couscous, ajouter la coriandre, goûter, rectifier éventuellement l’assaisonnement.
Ôter les clous de girofle des croisillons des magrets et couper les magrets en fines tranches.
Répartir le couscous sur les assiettes, placer les tranches de magret dessus.
Ajouter la déco (éventail de tranches de mangue, clous de girofle, feuilles de coriandre)

C’est excellent, à la fois sucré, salé, pimenté, parfait avec le canard qui adore ce genre d’association.

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plats

filets de dinde au miel

Voici à présent la 2ème recette tirée du livre envoyé par Olivier. Une recette largement aussi sympa que la précédente, le cabillaud en chapelure de pain d’épices, sauce ail-citron vert!

Filets de dinde au miel

source « Pains d’épices », Mireille Oster

se commence plusieurs jours avant par la marinade (seulement la veille pour moi)

Pour 4:
1 poitrine de dinde
1 oignon
100g miel
50cl vin blanc
1 gousse d’ail
gros sel
coriandre
épices selon votre goût (j’ai pris du curry en poudre)
poivre du moulin
50g beurre
1 tasse chapelure de pain d’épices (je n’avais que le reste de mon pain d’épices qui avait déjà servi pour le cabillaud et encore avant de dessert, donc je n’en avais pas une tasse complète, loin de là. Et c’est vrai que c’était un peu juste, du coup…)

Hacher l’oignon, l’ail, les herbes, mélanger avec le vin, le miel, saler, poivrer. Badigeonner la viande et la laisser mariner au frigo plusieurs jours en la retournant de temps en temps (juste 24h pour moi).
Préchauffer le four à 180°C
Égoutter la viande, saupoudrer de chapelure et de morceaux de beurre
Enfourner 1/2 heure à 180°C.

La cuisson de la dinde est parfaite, elle est rosée mais cuite, donc absolument pas sèche comme l’est si souvent la volaille sans os au four!

La recette située sur la même page du livre semblait un vrai bonheur comme accompagnement, voyez vous-mêmes, des salsifis soufflés au pain d’épices! Seulement voilà, je n’avais pas de salsifis, ni de pain d’épices de reste. Du coup j’ai fait rapidement un petit mélange de légumes (certains surgelés, certains frais, d’autres semi-frais vendus tout prêts sous plastique à Auchan) parfumé au gingembre et au curry en poudre, avec un peu de miel et de sauce soja.

Mais comme d’hab, l’accompagnement que j’ai choisi ne m’a pas à 100% satisfaite. Je regrette que le livre ne contienne pas d’indication sur les accompagnements possibles, les mieux adaptés en fait. En effet, il est rare, exceptionnel même que je fasse 2 fois la même recette, donc quand j’utilise une recette pour la 1ère fois, par définition je ne sais pas trop ce que je vais obtenir. Bien sûr j’ai une idée, en fonction des ingrédients, particulièrement lorsqu’il y a des épices, mais si cela m’indique une direction, cela ne me mène pas toujours à la bonne destination! Là encore j’étais dans la bonne direction, mais j’ai obtenu quelque chose de beaucoup trop goûteux, trop contrasté (bien que pas piquant du tout) avec la tendreté et la douceur délicatement sucrée de la viande. C’était bon, mais aucune symphonie ne se créait lors de la rencontre de l’ensemble…

En tout cas c’est une façon délicieuse de préparer une poitrine de dinde, reste à réfléchir à un accompagnement plus adapté… Je verrais bien, maintenant que j’ai goûté une première fois, un purée de patate douce au miel et aux noix… Mais les patates douces ne sont pas des légumes, et dans un souci tout à  mon honneur (n’est-ce pas?) d’équilibre alimentaire, je ne me contenterai pas d’un féculent… et c’est là que je coince! lol!

Des idées?

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entrées

salade de riz sauvage aux pois chiches et à la féta

Voici pour changer une salade qui peut aussi bien se manger tiède que froide, au choix… Pleine de contrastes, elle est délicieuse et vitaminée!

Salade de riz sauvage aux pois chiches et à la féta

adapté du Good Food Février 08

Pour 4 personnes
Prep 5 minutes
Cuisson 25 minutes (pas pour moi car j’ai pris du riz bio complet… )

250g de riz mélangés (basmati et sauvage, ou bien le mélange de 3 riz Taureau ailé, moi j’ai pris riz complet bio et riz sauvage bio)
1 boite de 400g de pois chiches, rincés et égouttés
100g cranberries séchées
1 oignon rouge émincé finement en demi rondelles
1 gousse d’ail écrasée
3 csoupe huile olive
2 csoupe jus de citron (et en rajouter au goût si nécessaire)
1 paquet de 200g de féta, coupé en petits dés
une poignée de persil, ciselé.
sel, poivre QS

Suivant le ou les riz que vous utilisez, respectez les temps de cuisson indiqués sur les paquets. Cela peut, comme pour moi, signifier de cuire 2 ou 3 riz dans 2 ou 3 casseroles différentes…
La recette dit de cuire le riz et d’ajouter les pois chiches 4 minutes avant la fin de la cuisson. J’ai déjà vu en effet des pois chiches non cuits vendus en conserve. Je pense qu’ils sont quand même un peu cuits, mais je n’en suis pas sûre. En tout cas ceux que j’utilise sont bien cuits, et je ne rajouterai pas de cuisson de peur qu’ils partent en purée! Je me contente donc d’égoutter mes pois chiches dans une passoire et d’y égoutter  mon riz par dessus!
Une fois le riz et les pois chiches légèrement refroidis, les verser dans un saladier et ajouter l’oignon émincé et les cranberries, mélanger.
Dans un bol, fouetter ail, huile d’olive, jus de citron, sel, poivre, verser sue la salade, mélanger. Goûter rectifier l’assaisonnement. C’est toujours là que je rajoute du citron… 😉
Ajouter enfin les dés de féta, presque tout le persil, mélanger délicatement.

Répartir sur assiettes et saupoudrer du persil restant.

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