plats

Chili de veau rapide aux patates douces

Voici une recette parfumée, délicieuse et surtout hyper rapide à faire.
Elle est tirée d’un livre destiné à perdre quelques kilos pour rentrer dans son maillot de bain, mais vous qui me connaissez, vous savez que les régimes c’est pas mon truc. Comme disait je ne sais plus qui, « j’ai quelques kilos à perdre mais je n’aime pas perdre »… 😉
Bref.
La version d’origine se fait avec de la dinde, encore plus maigre que mon veau, et ne prévoit pas de riz en accompagnement. Et ne prévoit qu’une petite patate douce à chair orange par personne, moi j’ai ajouté une patate douce à chair blanche pour gouter, je n’en avais jamais mangé.

Chili de veau rapide aux patates douces

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Basé sur une recette du livre Mon régime du lundi au vendredi aux éditions Marabout Chef

Pour 2 personnes

Compter 30 minutes en tout.
J’ai servi avec du riz noir… Le plus long, c’est le riz… 40 minutes…

2 patates douces orange, si possible bio (1 par personne donc elles ne doivent pas être trop grosses). Mais comme je n’avais jamais goûté de patates douces à chair blanche, j’ai voulu essayer. Et pour ne pas perturber mon Nomamoi, j’ai donc mis aussi celle à chair orange, au cas où on n’aurait pas du tout aimé celle à chair blanche. Ce qui a fait beaucoup trop de patate douce…
250g veau haché (ou dinde ou poulet, bref une viande blanche pas trop grasse. Avec mon veau, j’étais limite…)
1 oignon
4 gousses d’ail
1 carotte
1 csoupe cumin moulu (commencer par 1 ccafé et ajouter au goût)
1 petit piment langue d’oiseau
1 boite de pulpe de tomate 400g
200g haricots rouges ou noirs en boite pesés rincés et égouttés.
QS huile d’olive, parmesan fraichement râpé, sel, poivre, coriandre pour décorer

Vous pouvez remplacer piment et cumin par un mélange spécial chili tout prêt.

Préparer tous les ingrédients :
Hacher la viande, réserver.
Peler l’oignon, le couper grossièrement en quartiers, les mettre dans le bol du mixeur.
Peler et dégermer l’ail, l’ajouter dans le mixeur.
Peler la carotte (ou la gratter si elle est bio) et la couper grossièrement en une dizaine de tronçons, mettre dans le mixeur.
Ôter ou non les graines du piment (selon votre tolérance au piment) et le mettre aussi dans le mixeur.
Pulser plusieurs fois jusqu’à obtenir de petits morceaux mais surtout pas de la bouillie ! Réserver.
Mettre la bouilloire à chauffer.

Bien laver les patates douces car on ne va pas les peler, d’où l’intérêt qu’elles soient bio dans la mesure du possible. Les piquer profondément de la pointe d’un couteau. Les placer dans un plat passant au micro-ondes. Ajouter 1 csoupe d’eau. Couvrir d’un film étirable adapté. Installer dans le micro-ondes, on n’aura plus qu’à appuyer sur le bouton.

Mettre un peu d’huile d’olive à chauffer sur feu moyen dans une cocotte à fond épais.
Quand l’huile est chaude, y mettre la viande à revenir environ 5 minutes en remuant fréquemment. On veut cuire la viande et la colorer légèrement.
Quand la viande est cuite, ajouter les légumes mixés, mélanger.
Laisser suer, toujours sur feu moyen, environ 3 minutes.
Ajouter le cumin (commencer par 1 ou 2 ccafé, il sera toujours possible d’en rajouter ultérieurement) et la boite de tomate.
Verser de l’eau bouillante dans la boite jusqu’à mi-hauteur et verser dans la cocotte (ça rince la boite). Mélanger et laisser monter à ébullition, toujours sur feu moyen. Puis baisser le feu au minimum pour mijoter le temps de cuire les patates douces.

Lancer la cuisson au micro-ondes, 8 minutes à pleine puissance.

Pendant ce temps, râper le parmesan et préparer les citrons, ciseler quelques feuilles de coriandre.

Au bout de ce temps, tester la cuisson des patates : la lame d’un couteau doit pénétrer facilement à cœur, sinon prolonger la cuisson.

Goûter le chili et rectifier l’assaisonnement.
Servir le chili avec les patates douces coupées en deux.
Saupoudrer de parmesan, arroser de quelques gouttes de jus de citron, terminer avec la coriandre.

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J’ai choisi de servir avec du riz bien que ce soit un plat très complet déjà sans cela. Du riz noir, en plus. Pourquoi ? Parce que la couleur de ce riz me plait. 40 minutes de cuisson, quand même, ce riz noir… Donc pas rapide du tout, contrairement au chili en lui même… Mais c’est un riz excellent, au goût de noisette, et sa couleur violet hyper foncé est magnifique.

Ne zappez pas le jus de citron au moment de servir, il change tout !

Quant à la patate douce à chair blanche, j’ai adoré. Elle n’a rien à voir avec celle à chair orange… Si vous ne connaissez pas, je pourrais vous résumer ces 2 sortes de patates douces en disant que la patate douce à chair orange a la couleur et la consistance d’une courge un peu plus sucrée que notre potiron habituel, tandis que la patate douce à chair blanche est comme une pomme de terre farineuse un poil plus sucrée que notre bonne vieille patate à soupe classique !

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Bon appétit !

accompagnements

sauce bolognaise blanche

Je suis tombée par hasard sur cette recette en me promenant sur internet, et j’en suis tombée amoureuse…
Et puis il me restait du veau… Alors du coup… Hé hé hé… Voyons voyons…
Oh, justement, j’ai un peu de porc au congélateur… Ho ho hoooo…
Et je n’ai pas de panais, vu que mon Nomamoi n’aime pas, mais le céleri rave est très poche et en goût et en consistance, et justement j’ai un céleri rave dans le frigo…
Par contre je n’ai plus de céleri branche… Tant pis, on s’en passera.
Rhôôôôôôô… Décidément, elle est faite pour moi cette recette !

Et me voilà partie pour faire cette sauce qui ne pouvait qu’être délicieuse, Martha Stewart étant une valeur sure.

Eh bien quand je l’ai goûtée, ça a été une révélation… Quelle merveille !
Allez-y, c’est un régal !!! Un vrai régal !!!

Je vous encourage à aller voir la recette d’origine, et surtout la vidéo… Juste pour les quantités cuisinées !!!!! On croirait qu’elle va nourrir une armée… 😉 J’adore !

Sauce bolognaise blanche

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Traduit et adapté d’une recette de Martha Stewart et John DeLucie, silk handkerchief pasta with white bolognese

pour 3 personnes

1 oignon
4 gousses d’ail
1 fenouil
1 petit céleri rave
1/2 verre de vin blanc
200ml bouillon de volaille (attention au sel)
250g veau
150g échine porc
3 csoupe crème liquide allégée
4 feuilles de sauge fraiches

250g pâtes (spaghetti)
QS huile d’olive, parmesan fraîchement râpé

On commence par hacher les viandes au hachoir (ou on demande à son boucher !) Éviter le mixeur à couteau qui donnerait de la bouillie.

On prépare les légumes : oignon émincé, céleri rave et fenouil râpés, ail écrasé ou haché menu, sauge finement ciselée
On prépare aussi le demi verre de vin blanc (j’ai pris du Noailly-Prat).

On chauffe un peu d’huile d’olive dans une sauteuse anti adhésive sur feu moyen. Quand l’huile est chaude, on ajoute les viandes hachées et on les fait revenir jusqu’à évaporation totale de tout le liquide rendu. Cela prend bien 10 minutes, attention à ne pas vouloir précipiter les choses en poussant le feu plus fort ! Réserver dans un bol. Ne pas saler. Mais on peut poivrer !

Ensuite, dans la même sauteuse, on rajoute un peu d’huile d’olive si nécessaire mais ça ne devrait pas être le cas. On y ajoute les oignons pour les faire suer sans coloration. On ajoute ensuite les autres légumes (fenouil, céleri rave et ail) et on fait sauter en montant un peu le feu, toujours sans coloration, sinon il faut baisser le feu ou passer très vite à la suite !

Préparer du bouillon bouillant. Attention à la doser très faiblement, car ce bouillon va réduire TOTALEMENT une fois dans la sauteuse, donc il risque d’apporter beaucoup de sel. Vous connaissez votre bouillon, s’il est salé, mettez moitié moitié de bouillon reconstitué et moitié eau, sinon le plat risquera d’être hyper salé. J’en sais quelque chose, c’est ce qui m’est arrivé ! J’ai dosé mon bouillon normalement et c’était trop. Alors mieux vaut en mettre le moins possible et compléter avec de l’eau. Ou utiliser des produits sans sel, je sais que ça existe pour les bouillons de légumes.

Quand les légumes sont « tombés », il reste bien moins de volume et les râpés sont mous ! On ajoute alors la viande, on mélange, on verse le vin et on laisse évaporer sur feu moyen-vif. On mouille ensuite presque à hauteur avec le bouillon bouillant. Et on laisse à nouveau réduire en surveillant bien : il ne doit plus rester de liquide.
On ajoute alors la crème et un petit peu de sauge, environ les 3 quarts des 4 feuilles ciselées. La sauge a un goût très puissant, il en faut peu…

Et on laisse réduire pour la dernière fois, le temps de râper le parmesan et de cuire les nouilles (des spaghetti pour moi).

Goûter la sauce pour rectifier l’assaisonnement, lui ajouter les pâtes égouttées et bien mélanger.
Servir saupoudré de parmesan et de quelques tout petits brins de sauge minuscules.

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Éventuellement, prendre une photo de votre assiette puis l’inonder de tonnes de parmesan ! 😉

Le Petit Jésus en culotte de velours moi je vous dis !

Bon appétit !

plats

le rata du dimanche : casserole de veau au fenouil, lentille et riz

Eeeeeeeeeh oui… On ne s’en sort pas de l’hiver ! Après quelques semaines très chaudes en mars et en Avril, voici que l’hiver est revenu… Pfff, moi qui ai fait l’échange de vêtements hiver/été dans mon placard mardi dernier, je suis vexée comme un pou !

Allez, on va faire venir le soleil avec ce rata parfumé et coloré !

casserole de veau au fenouil, lentille et riz

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Encore une recette de cuisson douce toute parfaite pour ma super cocotte en terre noire !
Vous allez penser que je suis payée pour faire la pub pour cette cocotte, mais non, pas du tout ! Je mets un point d’honneur à ne pas accepter de cadeau qui me priverait de ma liberté de conscience parole ! Si j’en parle, c’est que j’aime, c’est tout !

Pour 3 personnes

matériel : une cocotte à fond épais avec couvercle

compter 1h en tout, sans doute un peu moins avec une cocotte plus réactive que ma cocotte en terre noire.
Le plus long à cuire c’est le riz basmati complet (30 minutes), vous gagnerez un peu de temps avec du riz basmati blanc qui ne prendra que 10 minutes à cuire. Il vous faudra alors inverser l’ordre d’apparition du riz et des lentilles…

250g veau en cubes
1 fenouil moyen
1 carotte moyenne
1/4 cup riz basmati complet (60 ml. Temps de cuisson 30 min)
1/4 cup lentille verte (60ml. Temps de cuisson 20 min)
1 boite de pulpe de tomate
1 oignon
1 coeur de céleri branche (ou 2 branches)
1 ail
1 brindille de thym
1 poignée d’olives noires
QS huile d’olive, bouillon volaille (ou légumes), sel, poivre

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en rédigeant ce billet, je me rends compte que je fais beaucoup de choses pour 3 alors que nous ne sommes que 2… En fait, je fonctionne beaucoup avec le « ton oeil est ta mesure » de Fatéma Hal, et j’essaie de cuisiner pour 2 puisque nous ne sommes plus que 2 à la maison, mes fifilles ayant quitté le nid. Mais j’ai souvent des restes, de quoi nourrir 1 personne le lendemain… Ce qui m’arrange bien ! 😉

Allez, on attaque !

Commencer par préchauffer la cocotte sur feu doux avec un tout petit peu d’huile d’olive. Passer ensuite sur feu moyen et faire rissoler doucement les cubes de veau.

Pendant ce temps, préparer les légumes :
ail : peler,dégermer, hacher menu
piment : hacher menu. Penser à ôter les graines pour rendre moins piquant.
oignon : peler, hacher en cubes de 1cm de côté
céleri : (coeur ou branche) couper en petits morceaux de 1cm. Réserver 2 feuilles pour la déco
carotte : peler et couper en cubes de 1cm
fenouil : ôter les parties abîmées, éventuellement peler avec un économe, puis couper en cubes de 1cm
Rincer le riz, égoutter
Rincer les lentilles, égoutter

Quand la viande est rissolée, ajouter le piment et l’ail, mélanger, ajouter les autres légumes en petits cubes, le thym et le riz égoutté, puis verser le contenu de la boite de tomates. Mélanger.
Remplir les 3/4 de la boite vidée avec du bouillon de volaille ou de légumes, cela permet au passage de rincer la boite, et verser dans la cocotte. Le liquide doit juste couvrir la préparation.
Porter à ébullition puis couvrir, baisser le feu au minimum pour 10 minutes.

Pendant ce temps, dénoyauter les olives et les couper grossièrement.

Au bout des 10 minutes, ajouter les lentilles, mélanger, ajuster en liquide bouillant si nécessaire, couvrir et mijoter 20 minutes sur feu minimum.

Au bout des 20 minutes, ajouter les olives, mélanger, ajouter du bouillon bouillant si nécessaire, couper le feu, couvrir et laisser gonfler 15 minutes.

Goûter pour savoir si le riz et les lentilles sont bien cuits (sinon prolonger la cuisson), rectifier l’assaisonnement, et servir décoré de quelques feuilles de céleri ciselé. Ou de frondaison de fenouil ? Ou les deux ? Pourquoi pas ?

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Bon appétit !

plats

Rognons de veau au Xéres (ou Jerez)

Encore une recette de fête que je vous propose après les fêtes… Allez, on va dire que chez la Cath, c’est la fête tous les jours… 😉

C’est un plat super simple et rapide à faire ; on peut aisément le classer dans la série « épatez-vos-amis » ! Et puis, il ne faut pas avoir peur du rognon qui a soit-disant le goût d’urine… Non non non, un bon rognon préparé par un bon boucher, aucun risque ! Et si vraiment ça vous inquiète, voici l’astuce pour vous rassurer : jetez le 1er jus rendu par votre rognon quand vous le faites dorer, remplacez si nécessaire par la même quantité d’eau bouillante ou de fond de veau et tout sera parfait.

Rognons de veau au Xéres (ou Jerez)

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Pour 2 personnes

prep 10 min
cuisson 20 min

1 rognon de veau coupé en gros cubes (j’ai fait 10 ou 12 cubes de mon rognon après avoir enlevé un bon peu de gras qui était resté à l’intérieur)
1 échalote finement ciselée
1 bonne rasade de vinaigre de Xéres ou Jerez (environ 50ml, soit à peu près 3 csoupe. C’est juste pour déglacer, il n’en faut pas beaucoup !
environ 2 csoupe de crème liquide 12%, à mettre ou pas selon l’acidité de la sauce
QS huile végétale neutre en goût, sel, poivre fraîchement moulu

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Commencer par préparer le rognon et le couper en cubes, peler et ciseler l’échalote, approcher le vinaigre, le sel et le poivre pour les avoir sous la main quand le moment sera venu.

Préchauffer un peu d’huile végétale neutre en goût dans une cocotte en fonte ou une sauteuse possédant un couvercle sur feu vif.
Quand l’huile est très chaude, y dorer les rognons sur toutes leurs faces. Cela prend environ 5 minutes.
Baisser le feu et ajouter les échalotes ciselées, bien mélanger pour pas que ça brûle. Saler, poivrer, déglacer au vinaigre. La température va baisser un peu dans la cocotte, les rognons vont rendre un peu de jus qui va aider l’échalote à fondre sans brûler. Il est temps de remonter un peu le feu pour avoir un tout léger mijotage tout doux tout doux.
Couvrir la cocotte et laisser mijoter une dizaine de minutes en surveillant.

Au bout des 10 minutes, les rognons sont en principe rosés mais cuits. Ce temps peut varier selon la taille des morceaux d’une part et selon le goût de chacun d’autre part : nous les aimons très peu cuits, d’autres les aimeront bien cuits… Tester la cuisson (rognon rosé ne rendant plus de sang rouge) pour être sûr(e).
Et il doit rester un fond de jus bien parfumé. (S’il n’y en a pas, je vous recommande le demi verre d’eau bouillante, ou, mieux, de fond de veau… et je croise les doigts que vos rognons ne soient pas cramés.)

Goûter le jus au fond de la cocotte et rectifier l’assaisonnement.
Si la sauce est trop acide, ajouter un peu de crème liquide 12% (ou entière, éviter l’allégée à moins de 12% car elle aurait du mal à supporter l’ébullition) et réduire quelques minutes. Vous pouvez ôter les rognons de la cocotte pour faire cette rectification à la crème s’ils sont déjà bien assez cuits. S’ils sont un peu justes en cuisson, cela ne pourra que leur plaire de rester au chaud un peu plus longtemps… 😉
Si la sauce a un niveau d’acidité tout à fait acceptable, vous avez le choix de mettre de la crème ou non. Personnellement, je pense qu’un poil de crème, ou un petit morceau de beurre sont importants pour lier et faire briller la sauce, mais ce n’est vraiment pas obligatoire. Chacun fait fait fait… C’qui lui plaît, plaît, plaît… laaaaaa la la la la la !

Et j’ai servi avec du riz basmati vapeur et des brocolis cuits 3 minutes à l’eau bouillante salée puis égouttés et lustrés d’un minuscule morceau de beurre.

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Ben voilà, je salive rien qu’en y repensant…

Bon appétit !

plats

blanquette de veau aux asperges et aux petits pois

Si vous n’avez pas d’idée pour votre repas de demain, j’ai ce qu’il vous faut : une recette doucement mijotée (mais pas trop longtemps), des légumes de saison (asperges et petits pois mais on peut prendre des petits pois surgelés) et une viande blanche légère, le veau (mais on pourrait prendre de la dinde sans problème, ou du porc, alors que j’aurais tendance à ne pas trop recommander le poulet… je ne saurais pas dire pourquoi…). La blanquette, pour moi c’est vraiment le plat « comfort food » à la française, topissime de douceur et de tendresse…

Blanquette de veau aux asperges et petits pois

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C’est une recette « familiale », je ne vais donc pas vous donner de mesures et consignes exactes, je vais juste vous donner des pistes. Après, je me permets de vous conseiller de prendre votre recette de blanquette habituelle, sans doute aux carottes et champignons ou, comme ici, au citron confit et au safran, et de l’adapter à ces légumes de printemps.

Voici ce que j’ai fait, à plusieurs reprises, pour 2 ou 4 ou 6 personnes selon combien nous allions être à dîner. Chaque fois ce fut différent, chaque fois ce fut excellent… 😉

– Des cubes de veau à blanquette : je compte 200g par personne car cette viande a tendance à « diminuer » à la cuisson.
– un peu de farine : cela permet de donner un peu d’épaisseur à la sauce, mais si vous ne craignez pas la sauce très liquide, il ne sera pas nécessaire de fariner la viande. J’aime les 2 versions, avec ou sans farine.
– Des gros lardons natures : je n’en ai pas mis à chaque fois, j’avoue que c’est avec lardons que je préfère
– 1 oignon blanc en gros quartiers : j’en ai mis 2 fois sur les 3 et il ne m’a pas manqué quand je n’en ai pas mis. Le jus est plus clair sans oignon et pour retrouver cette limpidité avec de l’oignon, il faudrait passer le bouillon avant de finaliser la sauce.
– un peu de vin blanc sec genre Noailly-Prat : je n’en ai pas mis à chaque fois, c’est quand même meilleur avec… 😉 Mais c’est très bon sans aussi !
– du bouillon de volaille ou du fond de veau : j’ai fait 2 fois au bouillon de volaille et une fois au fond de veau, les 2 sont parfaits même si très différents. Il en faut en quantité suffisante pour couvrir totalement la viande et « nourrir » les légumes
– des asperges : pour ce plat, je préfère des asperges blanches ou violettes : elles sont plus fermes que les vertes. Je les prends d’épaisseur moyenne, donc pas aussi fines que les vertes qu’on trouve en bottes et qu’il n’est pas nécessaire de peler, mais moins grosses que les énormes asperges blanches qui sont aussi larges que la moitié de mes poignets ! En général, la queue est de la même largeur que la tête, c’est important pour la cohérence de la cuisson. J’en prends environ 4 par personne.
– Des petits pois : j’utilise souvent des petits pois frais en cette saison. J’en prends suffisamment pour obtenir 1 poignée de graines par personne. Je pourrais largement utiliser des petits pois surgelés, il suffirait de les mettre en fin de cuisson…
– De l’huile végétale neutre en goût pour rissoler les cubes de viande, les lardons et les oignons,
– 1 jaune d’œuf jusqu’à 4 personnes, 2 jaunes pour 6 personnes
– de la crème liquide, j’en utilise environ 100ml pour 2 personnes, 200 ml pour 4, 250ml pour 6. Mais bon, on peut en mettre plus, ou moins ! Et prendre la version à 12% plutôt que celle entière,
– et bien sûr, du sel et du poivre !
– On met parfois un peu de jus de citron dans la blanquette, je trouve que le vin blanc – quand on en met – et surtout l’asperge, apportent suffisamment d’acidité, je préfère donc ne pas en mettre.

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Le déroulement est très simple, il consiste à faire revenir la viande dans un peu de matière grasse, dans une cocotte avec couvercle si possible en fonte, genre Le Creuset. Il faut que la viande dore bien et ne bouille pas, donc feu vif et on procède en plusieurs fois si nécessaire. On enlève la viande une fois dorée pour la réserver dans un récipient, on sale et poivre à ce moment là. On peut également rouler les morceaux de viande dans de la farine avant de la mettre à dorer, cela aide à dorer la viande plus rapidement et cela règle la question de l’introduction de la farine ultérieurement.

Pendant ce temps, on prépare le bouillon ou le fond.

Dans la casserole débarrassée de la viande, on remet un peu d’huile si nécessaire et on fait dorer les oignons et les lardons le cas échéant. Quand c’est doré, on remet la viande dans la cocotte. Si on n’avait pas mis de farine et qu’on souhaite quand même en mettre, c’est le moment de « singer » : on saupoudre d’environ 1 csoupe rase de farine, un peu moins si c’est pour 2, un peu plus si c’est pour 6. Et on mélange bien, toujours sur feu vif, quelques secondes pour tout bien enrober.

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On ajoute ensuite le vin blanc si on l’utilise, sinon, hop, directement le bouillon chaud, petit à petit en mélangeant bien pour faire gonfler la farine sans grumeau (ceci si on a utilisé de la farine bien entendu. C’est le même principe qu’un roux ou une sauce blanche). On doit complètement recouvrir la viande et il doit rester de la place pour les légumes. On porte à ébullition puis on couvre, on baisse le feu et on laisse mijoter environ 30 à 45 minutes selon la taille des cubes : demandez à votre boucher !

Si on veut préparer la blanquette à l’avance, on arrête la cuisson ici, on reprendra plus tard, il faudra compter environ 10 minutes pour porter à nouveau à ébullition.

Au bout des 30 à 45 minutes de cuisson, ajouter les asperges pelées et coupées en  3 ou 4 gros tronçons. Porter à ébullition à nouveau. Si vous utilisez des petits pois frais, c’est le moment de les ajouter.

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Porter à nouveau à ébullition puis couvrir, baisser le feu et mijoter 20 minutes. Testez régulièrement la cuisson, des asperges très fraîches cuiront un peu plus vite, des « vieilles » un peu moins, et puis bien sûr ça dépend aussi de leur diamètre !

Quand les asperges sont tendres, c’est cuit ! Pour les petits pois surgelés, c’est là ! On les ajoute encore gelés et on laisse à nouveau revenir à ébullition, puis on coupe le gaz. Et voilà !

Éliminer du bouillon s’il y en a trop. Goûter et rectifier l’assaisonnement.

On finalise ensuite la sauce : dans un bol, on met le jaune d’oeuf et la crème, on touille bien, on prélève une petite louche de bouillon qui n’est donc plus bouillant à ce moment-là sinon il cuirait l’oeuf, et on verse cette petite louchette dans le bol qui contient le mélange jaune d’oeuf-crème en touillant bien. On ajoute encore une petite louchette de bouillon, toujours en touillant bien, puis on reverse le tout dans la cocotte.

Et voilà !

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Goûtez et rectifiez l’assaisonnement une dernière fois.

Sur du riz, c’est miam miam slurp !

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Bon app’ !

 

plats

pâtes à la chataigne, paupiettes de veau aux champignons, sauce émulsionnée à la chataigne

Parmi les produits offerts par mon partenaire Panier d’Oullins, il y avait de la farine de châtaigne. Cette farine, c’était le plus grand défi pour moi… Car comme je déteste la châtaigne en dessert, au point que même une crème de marron (sucrée) en dessert chez Trois Gros me donne des nausées, c’est vraiment un produit dont j’ai un peu peur, et ce sous toutes ses formes… J’ai commencé cependant à m’intéresser à la châtaigne (version bocal ou poche sous vide), avec par exemple ce velouté de potimarron aux châtaignes, potimarron râpé et miettes de roquefort ou cette mousse de châtaigne accompagnant des magrets aux poires, mais ces recettes utilisent des châtaignes entières et non de la farine de châtaigne avec laquelle ma seule expérience, le pain à la farine de châtaigne, m’avait carrément dissuadée de l’ utiliser… Même si c’était très bon au dire des amateurs…

Oui, c’était vraiment un défi.


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plats

roti de porc (ou veau ou dinde !) et pommes de terre au vin blanc

Je ne sais pas vous, mais moi je cuisine au gaz. Et je vois ma facture de gaz augmenter régulièrement… Remarquez, vous pourrez aisément me dire qu’avec l’électricité c’est pareil… Enfin bref, j’ai décidé de remonter ma cocotte-minute de la cave.

Mais que faisait-elle donc à la cave, me demanderez-vous ? Si si, vous me le demanderez.

Eh bien, j’ai toujours pensé qu’une bonne cuisson pas trop rapide, à une température pas trop élevée permettait aux aliments de conserver non seulement leur goût  mais aussi leurs vitamines. D’ailleurs il n’y a qu’à voir la mode des cuissons vapeur, des cuissons basse-température… La cocotte-minute avec sa température supérieure à 100°C me semblait malmener les aliments que j’essaie de choisir toujours de bonne qualité, voire bios. Par ailleurs, il me faut être très honnête : je ne consomme pas des légumes cueillis au moment-même de les cuire et il m’arrive souvent parfois de les garder pas mal de temps dans mon frigo… Il leur arrive même de hurler du fond du bac à légumes… Alors les vitamines… Hum hum hum… Et autre chose encore : en cocotte en fonte au four, ce sont des températures très fortes sur une longue plage de temps, donc peut-être n’est-ce pas mieux…

Et puis si j’en crois les reportages que je regarde parfois (rarement…) à la télé, même les légumes en conserve sont bourrés de vitamines… Ce qui m’intrigue quelque peu au passage, puisqu’il y a quelques années, on ne jurait que par le frais et le surgelé… La stérilisation des conserves aurait en effet détruit goût, vitamines, minéraux, tout quoi ! Le lobby des 5 fruits et légumes par jour et des mangez bougez aurait-il récemment vaincu celui des surgelés et ainsi permis la résurrection des conserves ?

Bref,  ma bonne vieille cocotte-minute a repris du service : en réduisant quasiment par 2 les temps de cuisson, je réduis ma facture énergétique et je prends soin de l’environnement
Et cela pour un résultat aussi bon qu’avec des méthodes plus longues (mais pas à la pointe de la technique et du goût comme la basse température…)

Essayez cette recette en cocotte-minute et vous m’en direz des nouvelles !
Et puis si vous n’avez pas de cocotte-minute, cette recette n’est pas bien difficile à traduire pour une cocotte en fonte sur le feu ou dans le four à 180°C !

Rôti de porc (ou veau ou dinde) et pommes de terre
au vin blanc

adapté d’une recette du livre « les secrets de la cuisine Mauricienne » de Sandy Daswany

Pour 4 personnes

compter 1 heure en tout.

1 roti de porc (j’ai une nette préférence pour l’échine qui est moins sèche et plus moelleuse que le filet), ou de veau ou de dinde, pour 4 personnes (environ 800g)
2 très  grosses pommes de terre à chair ferme ou 4 moyennes (j’ai fait une fois avec de la rose , une fois avec des charlottes, la charlotte était meilleure au goût mais commençait à s’écraser alors que la rose avait certes moins pris le goût des aromates, mais elle était restée intacte.) (Éviter les petites pommes de terre qui ne résisteraient pas à 20 minutes de cuisson sous pression.)
1 gros oignon
75cl vin blanc genre Noailly-Prat pour les jours fastes ou simple vin blanc de cuisine genre la Villageoise pour le tout-aller… ^^
3 ou 4 feuilles de laurier et autant de brindilles de thym frais bien garnies
1 briquette de 200ml de crème, si possible allégée (15% ou 12% mais pas moins sinon la crème risque de tourner à l’ébullition)
QS huile végétale neutre, sel, poivre

Dans la cocotte-minute, chauffer un peu d’huile. Mettre le rôti à dorer sur toutes ses faces, cela prend une petite dizaine de minutes.
Pendant ce temps, peler et laver les patates. Si elles sont très grosses, les couper en 2 : il faut penser qu’elle auront 20 minutes de cuisson sous pression, pas plus.
Quand le rôti est bien doré, le saler et poivrer sur toutes ses faces puis, hors du feu pour éviter la vaporisation instantanée,  voire le flambage, verser 1/3 du vin blanc (soit 250ml). Fermer la cocotte et cuire 10 minutes à partir du sifflement.

Pendant ce temps, finir de préparer les autres ingrédients, et peler puis émincer très finement l’oignon.

Au bout de 10 minutes de pression, ôter la cocotte du feu, lever la soupape pour évacuer la vapeur, ouvrir la cocotte, ajouter la moitié du vin restant (soit 250ml),  les pommes de terre, le thym et le laurier,

saler et poivrer légèrement les patates, fermer la cocotte et remettre sous pression. Compter 20 minutes à partir du sifflement.

Pendant ce temps, dans une petite poêle, mettre un peu d’huile à chauffer à feu très doux. Y mettre l’oignon à fondre tout doucement…

Ajouter éventuellement une minuscule pincée de sel pour favoriser la « fonte »… Remuer régulièrement, ça ne doit jamais brûler, ça doit « fondre » puis prendre une très légère coloration (au bout de bien 20 minutes de cuisson pour moi sur mon feu le plus doux !)

A la fin de la cuisson, couper le feu, évacuer la vapeur de la cocotte, l’ouvrir, vérifier la cuisson des patates et les réserver dans le plat de service si elles sont cuites. Tester aussi la cuisson de la viande. Remettre sous pression 5 minutes supplémentaires tout ce qui n’est pas suffisamment cuit. Réserver dans le plat de service la viande et les patates. Maintenir au chaud (four à 60°C par exemple)

Remettre la cocotte (ouverte) sur le feu. Déglacer avec le reste de vin blanc, ajouter la crème et les oignons, mélanger, laisser bouillir quelques minutes, le temps d’épaissir un peu la sauce et de couper le rôti en belles tranches.
Goûter la sauce et rectifier l’assaisonnement.
Jeter le thym et les feuilles de laurier.
Servir très chaud.

Un plat réconfortant dont vous me direz des nouvelles !

Bon appétit !

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plats

Côte de veau et caponata rapide

Edit du 19 Juillet 2013 :

Que boire avec ce plat ? Ou plus généralement avec une côte de veau ? Des réponses dans cet article du blog Mets Vins, où vous trouverez les réponses à une question bien classique que me pose régulièrement mon Nomamoi et à laquelle je ne pourrai désormais plus dire, grâce à ce site, que je ne sais pas : et qu’est-ce qu’on va boire avec ça ?


Après quelques jours difficiles arrive cette semaine la joie de retrouver mes enfants autour de moi : c’est le bonheur complet. Et cela explique mon absence prolongée.  En ce moment où nous préparons les anniversaires de Mai (mon Nomamoi, Fifille n°1 et Copain n°1), que nous fêterons dignement (ou pas ! lol !) dimanche, je suis bien occupée, mais je profite de quelques minutes pour vous parler de cette recette que nous avons carrément adorée.

Côte de veau et caponata rapide

Traduit et adapté d’une recette de Gordon Ramsay, « Veal chops with caponata »

Pour 2 personnes

prêt en 30 minutes, un peu plus pour moi car, pour la beauté de la photo, j’ai préparé tous les ingrédients avant de commencer au lieu de faire au fur et à mesure…

Gordon Ramsay prévient que les proportions qu’il donne produisent plus de caponata que nécessaire mais que le reste est excellent en tartine sur une belle tranche de pain de campagne au levain toastée… Personnellement, il ne m’est rien resté !

1 côte de veau très épaisse pour 2 personnes, ou 2 côtes plus petites. La mienne était sans os.
2 têtes d’ail
3 ou 4 gousses d’ail supplémentaires
2 branches de romarin
1 citron
1 aubergine
1 grosse pincée de sel, 1 grosse pincée de sucre
1 oignon (pour moi les bulbes de 4 petits oignons botte)
1 poivron rouge
2 branches de céleri
3 tomates grappe
6 caprons (les grosses câpres à queue)
2 csoupe câpres égouttées
1 poignée olives vertes dénoyautées (sinon, les dénoyauter)
1 poignée feuilles de basilic
1 poignée de pignons de pins
QS huile d’olive, sel, poivre

On commence par mettre à toaster les pignons de pin à sec dans une poêle. Surveiller.

Préparer le romarin et les 2 têtes d’ail : enlever un peu des peaux sèches qui s’effritent sans chercher à peler, puis couper en 2 horizontalement comme sur la photo :

et zester le citron puis le couper en 2. Réserver le zeste.

Chauffer une grande poêle anti adhésive sur feu vif. Quand elle est très chaude, ajouter une bonne giclée d’huile d’olive et placer la ou les côtes ainsi que les demi têtes d’ail et le romarin, saler et poivrer les côtes.

Baisser le feu légèrement et cuire la ou les côte(s), je crois que je vais laisser le singulier à partir de maintenant, laisser cuire la côte, disais-je donc, à feu moyen environ 5 minutes sur chaque face, la côte doit être dorée mais pas brûlée, elle doit ne pas être tout à fait cuite cependant car on va la sortir pour la remettre à réchauffer un peu plus tard. Bien entendu, tout dépend de l’épaisseur de la côte d’une part, et d’autre part de votre goût personnel au regard de la cuisson du veau… L’idéal est de demander le temps de cuisson à votre boucher qui vous connaît bien.

Gordon Ramsay qui est un grand gourmand indique ensuite de mettre un bon peu de beurre dans la poêle, un beurre qui va fondre et dont on pourra alors arroser avec bonheur la côte pour bien l’humecter… Mmmm, ça me rappelle un cours de cuisine chez Anne-Sophie Pic, ça ! 😉 Enfin bon, inutile de vous dire que je ne l’ai pas fait pour prendre soin de mon cholestérol, mais qu’il est clair que cette phase rend la viande encore plus moelleuse et parfumée…

Transférer la viande dans une assiette, verser dessus une grande partie des jus de cuisson puis le jus d’1/2 citron et enfin couvrir de papier alu sans chercher à fermer hermétiquement.

On n’oublie pas les pignons sur le feu… Quand ils sont torréfiés, on les réserve dans un petit bol…

Pendant que la côte cuit, commencer à préparer les brunoises de légumes.
Couper l’aubergine en petits dés, réserver dans un bol.
Peler l’oignon et le couper en petits dés, peler les branches de céleri et les couper en petits dés, réserver ensemble dans un autre bol.
Ôter le trognon et le cœur du poivron puis le couper en dés, réserver dans un autre bol.
Ôter le trognon des tomates, les épépiner puis couper en petits dés, réserver dans un autre bol.
Couper les olives en 2.

Jeter l’ail et le romarin qui ont cuit avec la côte de veau et donner juste un petit coup de sopalin dans la poêle pour la nettoyer grossièrement.
Remettre la poêle à chauffer sur feu vif, et quand elle est bien chaude, y verser un bon peu d’huile d’olive : l’aubergine en boit beaucoup, il faut donc ne pas craindre d’en mettre un bon peu… ni de se rappeler que les Crétois consomment des litres et des litres d’huile d’olive et des tonnes et des tonnes d’aubergine… pour leur bien et surtout pour nous déculpabiliser ! 😉 Et je m’en vais de ce pas donner le mot clé « cuisine-santé » à cette recette, car elle contient plein de bonnes choses !
Ajouter enfin les petits dés d’aubergine, ainsi que 3 ou 4 gousses d’ail non pelées, et faire sauter sur feu vif pour les dorer.

Quand ça commence à colorer, ajouter 1 grosse pincée de sel et 1 grosse pincée de sucre et bien mélanger histoire de caraméliser tout ça.

Ajouter ensuite oignon, céleri, poivron et cuire encore 3 ou 4 minutes, toujours à feu vif et en remuant pour ne pas laisser brûler.

Ajouter enfin la tomate, les olives, les câpres (mais pas les gros caprons même si Gordon dit de le faire, na !) et bien mélanger encore une minute.

J’ai décidé de baisser le feu, de pousser la caponata dans un coin de la poêle pour libérer de la place et de remettre la côte dans la poêle juste le temps de la réchauffer, environ 2 minutes en la retournant 2 ou 3 fois pour bien qu’elle prenne la chaleur par ses 2 faces. Ceci n’est pas mentionné par Gordon Ramsay dans la recette d’origine. Une fois la côte réchauffée je l’ai remise dans l’assiette sous le papier alu le temps de faire les finitions.

Presser la 2ème moitié du citron dans la poêle et ajouter le zeste, ajouter enfin la moitié des pignons torréfiés (on garde le reste pour la déco), mélanger et retirer du feu.
Jeter le basilic juste déchiré dans la poêle, il va s’y recroqueviller.
Mélanger, goûter, rectifier l’assaisonnement.
Trancher la côte en lamelles d’environ 1cm d’épaisseur. Si jamais elle ne vous semble pas assez cuite, le micro-ondes est votre ami à condition de procéder 30 secondes par 30 secondes en vérifiant à chaque fois…

Déposer un lit de caponata dans une assiette.

Placer par dessus 2 ou 3 lanières de côte de veau, décorer avec quelques pignons et des câprons.
Terminer en arrosant du jus de cuisson renforcé du jus rendu lors du repos de la viande puis lors de la découpe.

J’ai encore rajouté quelques gouttes de jus de citron pour renforcer l’acidité que je ne trouvais pas assez présente à mon goût.

Les lamelles de veau sur la photo sont un peu plus rosées que dans la réalité, je ne suis pas arrivée à rendre la couleur réelle. Donc soyez rassuré(e)s, nous aimons le veau rosé, certes, mais pas cru !

C’est un vrai régal que cette côte de veau avec sa caponata ! La viande est tendre à cœur et bien dorée à l’extérieur. L’acidité contraste avec l’aubergine et facilite la digestion tout en apportant plein de vitamines. Le pignon adoucit et apporte non pas du croquant mais de la fermeté. Les caprons ? C’est joli mais j’avoue que je n’aime pas particulièrement. Je préfère les câpres, mais c’est très personnel !

Ce qui est un peu long, c’est de préparer tous ces petits dés de légumes… Parce qu’après, la cuisson en elle-même est hyper rapide ! Je réserverai donc cette réalisation à un dîner pour 4 personnes maximum : pas envie de passer 2 heures à couper des brunoises moâ… même si le résultat est top !

Allez, je m’en vais nettoyer le barbecue maintenant, il faut ultra beau, ultra chaud, Gandalf dort sur le lit de Fifille n°1 tandis que Fifille n°1 et Fifille n°2 dessinent à la tablette graphique à côté de lui, je vais donc pouvoir aller et venir à mes occupations sans craindre qu’il se sauve.
Car ce chat n’a pas l’habitude de vivre en maison et il ne sait pas encore retrouver ses traces… donc il se perd…
Pourvu qu’il ne soit pas trop vieux pour apprendre… 2 ans quand même…

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plats

le sauté de veau façon blanquette au safran et au citron confit d’après Carpe Diem

Il y a quelques jours je vous transmettais la recette des citrons confits à l’huile de Carpe Diem. Aujourd’hui, je vous propose une autre recette de notre regrettée Carpe, sa blanquette de veau au safran (clic).

Je m’étais déjà inspirée une première fois de sa recette pour réaliser une version tout à fait remarquable bien que n’ayant plus grand chose à voir avec sa version d’origine sinon la liste des ingrédients… Une version de laquelle j’avais eu besoin de discuter avec Carpe pour comprendre pourquoi une telle différence de goût, au point de justifier l’ajout chez moi d’un jus de citron. C’est à cette occasion que Carpe m’avait expliqué qu’elle faisait ses citrons elle-même et qu’elle m’avait donné sa recette… Ayant utilisé des citrons confits en saumure du commerce, je ne pouvais pas obtenir un goût aussi riche qu’attendu, d’où l’ajout de jus de citron pour compenser…

Alors, une fois mes propres citrons confits à l’huile (méthode Carpe Diem) en main au frigo, il fallait que je réessaie cette recette en respectant mieux cette fois les consignes de sa créatrice. Mieux, mais pas totalement à l’identique, que voulez-vous, on ne se refait pas… 😉 Cela dit, mes modifications sont minimes, comme vous le verrez plus loin. Et inutile de préciser que je n’ai pas eu besoin d’ajouter la moindre goutte de jus de citron, n’est-ce pas ?

Sauté de veau façon blanquette au safran et au citron confit d’après Carpe Diem

d’après une recette de Carpe Diem, blanquette de veau au safran (clic)

Pour 4 personnes

1 kg blanquette de veau
2 belles carottes
1 gros oignon
1 branche de céleri
1 blanc de poireau
1 bouquet garni (1 feuille de laurier, quelques tiges de persil, quelques brindilles de thym)
1 citron confit à l’huile (mes citrons sont absolument énormes, donc 1/2 citron confit suffit largement!)
1 verre de vin blanc
1 jaune d’oeuf
15 cl crème liquide (environ)
1 csoupe de farine
1 bonne pincée de pistils de safran
huile d’olive prélevée dans le bocal de citrons confits, sel, poivre au goût

Faire infuser les pistils de safran dans la crème. Réserver au réfrigérateur.
Préchauffer le four à 190°C (sans chaleur tournante pour moi)

Dans une cocotte allant au four et possédant un couvercle, faire revenir la viande avec 2 csoupe d’huile du bocal de citrons confits. Saler, poivrer. Quand la viande est presque roussie, la retirer, réserver.

Pendant que la viande dore, préparer les légumes et le bouquet garni : oignon en gros dés, céleri branche en dés de taille identique à celle des oignons, poireaux en fines rondelles, carottes coupées en grosses rondelles biseautées.
Et prélever l’écorce du citron confit (jeter la chair), puis la couper en tout petits dés.

Une fois la viande ôtée de la casserole, faire fondre les légumes préparés (oignon, poireau, céleri, carotte) sans coloration. Ajouter un peu d’huile du bocal si nécessaire. Quand les oignons, poireau et céleri sont tendres, remettre la viande dans la casserole, mélanger.

Mettre environ 75cl d’eau à bouillir (ça c’est une mission pour Super Bouilloire!)

Saupoudrer la viande de farine, mélanger 2 minutes environ pour assurer une bonne répartition de la farine et un début de caramélisation (qui se traduit par « ça attache au fond de la casserole »)

Déglacer avec le vin blanc, bien mélanger, ajouter le bouquet garni et la moitié des dés de citron confit.
Couvrir d’eau bouillante à mi-hauteur (entre 50 et 75cl). Mélanger pour laisser épaissir un peu. Couvrir et enfourner pour environ 1h.

Si vous souhaitez interrompre cette recette pour la terminer et en effectuer la dégustation le lendemain, c’est là que vous allez vous arrêter. Le lendemain, soit le jour J, vous remettrez simplement votre cocotte à réchauffer sur la plaque de cuisson avant de poursuivre normalement le déroulement.

Si vous allez manger tout de suite, goûtez la viande et n’hésitez pas à la remettre 1/2h au four si elle n’est pas assez tendre.

On reprend ici le déroulement normal de la recette.

Si vous souhaitez servir la sauce sans les légumes, c’est le moment de sortir les morceaux de veau et de les réserver le temps de filtrer la sauce dans une passoire ou un chinois. Bien presser pour exprimer tous les sucs! Remettre la sauce et la viande ensemble dans la cocotte et remettre à mijoter. Jeter les légumes (à moins que vous pensiez à une autre utilisation ?)

Goûter la sauce. Si elle manque de citron, ajouter un peu des dés de citron confit réservés tout en laissant mijoter tout doucement. Rectifier l’assaisonnement. S’il n’y a pas assez de sauce, c’est le moment de rajouter un peu de bouillon de volaille ou de légumes. Si la sauce, au contraire n’est pas assez épaisse, diluer 1 ccafé de maïzena dans un peu d’eau (2 csoupe maximum) et ajouter petit à petit cette mixture tout en mélangeant continuellement la sauce (qui mijote toujours, tout doucement, je vous le rappelle!) jusqu’à obtenir l’épaississement désiré.

Ôter du feu.
Délayer le jaune d’oeuf dans la crème safranée.
Prélever une louche de sauce bouillante et la verser peu à peu en mélangeant dans le mélange jaune/crème/safran puis verser sur la viande.
Servir avec du riz blanc.

Si jamais vous avez des restes (et non pas de beaux restes! lol!) , pensez à ne pas faire boullir votre plat lorsque vous le réchaufferez : le jaune d’oeuf risquerait de cuire et de créer une consistance graveleuse.

Régalez-vous! C’est une pure merveille! Du soleil dans l’assiette!
Carpe, merci!

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plats

côte de veau au jus tomaté, écrasée de pomme de terre à l’huile de truffe, poêlée de champignons

Ce que j’aime dans les assiettes de côte de veau servies au restaurant, c’est d’une part la cuisson parfaite de la viande qui arrive rosée, tendre et juteuse, et d’autre part le jus qui est réalisé à partir de la cuisson de la côte, goûteux, épais, sombre et intense… Avec ce plat, j’ai essayé de reproduire ces 2 critères et je n’ai pas été déçue du résultat!

Je suis passée chez mon boucher préféré un vendredi jour de marché… Après avoir rempli mon panier de giroles, de mousserons et de quelques magnifiques cèpes, je me suis dit que ça serait sympa de cuisiner tous ces champignons avec une belle côte de veau et un bon jus bien parfumé. J’aurais bien aimé faire une purée de pommes de terre aux truffes avec tout ça, mais bon… Nous nous contenterons d’huile aromatisée à la truffe!

Je vous présente ce que j’ai fait. Ne cherchez pas de proportions exactes, c’est vraiment de la cuisine familiale, toute à l’oeil et à l’envie.

Côte de veau au jus tomaté,
écrasée de pomme de terre à l’huile de truffe,
poêlée de champignons

Pour 2 personnes

Prep : 30 minutes
cuisson : 30 minutes

Quelques cèpes
Un bon peu de girolles
Un bon peu de mousserons (attention, tous ces champignons réduisent énormément à la cuisson, un peu comme des épinards frais…)
1 ou 2 échalotes selon leur taille
15g beurre (1csoupe)
15g farine (2csoupe)
60ml lait (1/4 cup ou 4 csoupe)
500g environ de pommes de terre à purée
un peu de beurre
QS huile aromatisée à la truffe (à défaut de pouvoir utiliser des lamelles de vraie truffe!)
1 côte de veau avec os et hyper épaisse, 5cm minimum, c’est super important!
1 oignon
1 grosse carotte
1 branche de céleri
1 ou 2 tomates
2 gousses d’ail
1 feuille de laurier et 1 belle brindille de thym
1/2 verre de Noailly-Prat
du jus de veau et du bouillon de volaille, en proportion moitié-moitié, assez pour recouvrir totalement la côte.
2 ou 3 noisettes de beurre bien froid
QS sel, poivre, huile d’olive

J’avais trouvé ces cèpes magnifiques au marché, origine France (Haute-Loire). Un peu chers, c’est pour ça que j’ai complété avec des girolles et des mousserons, un peu moins chers, mais guère…

Allez, on commence.

Préparer les champignons.
Les cuire séparément dans un peu d’huile d’olive et une poêle anti-adhésive. Les cèpes ont besoin de pas mal d’huile, plus que les girolles et les mousserons.
Réserver. Cela peut être fait à l’avance.

Environ 35 minutes avant le repas, on mènera de front :
– les légumes à préparer
– la côte à cuire
– les champignons à terminer
– l’écrasée de pomme de terre.

Dans une grande sauteuse ou cocotte dont les bords sont plus haut que la côte et possédant un couvercle, chauffer un peu d’huile et faire dorer la côte sur ses 2 faces.

Pendant ce temps, peler et hacher grossièrement oignon, céleri, carotte, et échalote. Garder l’échalote à part elle servira pour les champignons.

Peler, couper en gros cubes les pommes de terre et les cuire à l’eau bouillante salée, départ eau froide (ou par tout autre moyen de cuisson à votre convenance)

Chauffer un peu d’huile dans une sauteuse, y fondre l’échalote ciselée puis y rassembler les champignons déjà cuits. Réserver.

Et préparer rapidement une sauce blanche très très épaisse avec 15g de beurre, 15g de farine, 1/4 litre lait. On pourrait mettre de la crème fraîche épaisse mais à mon avis cela pourrait contrarier les autres parfums de la recette. Enfin de toute façon, le cholestérol étant un problème pour nous, la sauce blanche épaisse est une excellente alternative.

En même temps que tout ça, bien surveiller la côte. Dès qu’elle est bien dorée, la sortir et la réserver sur une assiette. Mettre à sa place dans la sauteuse le mélange oignon carotte céleri thym et laurier et faire revenir à feu vif jusqu’à début de coloration en remuant régulièrement.

Pendant ce temps, peler et hacher l’ail, peler et épépiner la tomate puis la couper en morceaux. Quand les légumes sont colorés à souhait, ajouter l’ail et la tomate, mélanger, verser le vin blanc, le laisser s’évaporer un peu,

faire un nid pour la côte, la placer dans le nid et noyer avec du fond de veau et du bouillon de volaille à parts égales.

Couvrir et mijoter 15 minutes maximum. On a donc 15 minutes pour tout terminer!
Largement le temps
– de réchauffer les champignons et leur ajouter un peu de sauce blanche, 1 csoupe, 2 csoupe maxi, comme si c’était de la crème épaisse. Goûter, rectifier l’assaisonnement.
– De tester la cuisson des pommes de terre, de les écraser avec un peu d’huile de truffe, je ne sais pas exactement combien j’en ai mis, mais il y en avait un bon peu! Je dirais à vue de nez 2 csoupe. Peut-être plus. Là aussi, goûter et rectifier l’assaisonnement.
– De retirer la côte sur une planche et de passer le jus de cuisson au chinois. En prélever juste une petite casserole, et faire réduire sur le feu le plus vif possible. Le temps d’offrir un peu de repos à la côte avant de la trancher et de dresser les assiettes.

Quand les assiettes sont dressées, jeter les 2 ou 3 noisettes de beurre bien froid dans la casserole ou ne doit rester qu’un fond de liquide (un peu plus concentré que le bouillon d’origine mais ne vous attendez pas à un sirop!), attraper la casserole et faire tourner le beurre dedans hors du feu, ça va faire la liaison.
Verser sur les assiettes.
Décorer avec la ciboulette et déguster immédiatement, ça refroidit quand même assez vite!

Je suis super fière de ma côte qui était cuite à la perfection!
Je suis super fière de mon jus qui était délicieux, mais quand même pas aussi concentré que ceux des restaurants. Bon, je peux encore faire des progrès!
C’était la 1ère fois que je goûtais de l’huile de truffe. C’est super bon! Oh bien sûr ce n’est pas comme de la vraie truffe (je n’en ai mangé qu’une seule fois, c’était à un cours de cuisine chez Nicolas LeBec…) mais franchement, ça en jette déjà pas mal!

Voilà, c’était beau, c’était bon, c’était pas trop compliqué ni long à faire, j’ai utilisé des produits de saison, bref je suis ravie de cet essai.

Un petit conseil : Si, quand vous découpez la côte de veau, vous la voyez trop rosée, il y a une méthode hyper rapide et efficace : Ôter l’os, placer la côte désossée sur une assiette et mettre au micro-ondes 1 minute à puissance max. Si ça ne suffit pas, ajouter 30s autant de fois qu’il le faudra pour atteindre votre degré de cuisson préféré. Pour nous, les 15 minutes sont largement suffisantes parce que nous aimons le veau très rosé. Ce n’est pas forcément le cas de tout le monde. Par ailleurs, si je ne dis pas de cuire d’office 20 minutes au lieu de 15 minutes, c’est parce que j’ai la chance d’avoir un boucher extraordinaire qui commence à me connaître et qui sait que pour moi, une côte de veau épaisse, ce n’est pas 3 cm mais 5… Voire plus… Je ne sais pas vous aurez une côte d’épaisseur semblable ou moindre… La présence de l’os est importante également, l’os va donner du goût au bouillon, et il ralentit la cuisson de la viande qui lui est accrochée.

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